Aryabhata

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Âryabhata
2064 aryabhata-crp.jpg

Statue d'Aryabhata à l'ICAA (en), Pune

Biographie
Naissance
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Décès
5??
-.
Nom de naissance
आर्यभटVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres réputées

Aryabhata (IAST : Āryabhaṭa, sanskrit : आर्यभट) est le premier des grands astronomes de l'âge classique de l'Inde. Il naît en 476 et passe probablement l'essentiel de sa vie à Kusumapura que l'on identifie généralement comme Pataliputra, l'actuelle Patna.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Aryabhata fut l'un des plus grands mathématiciens indiens. Il est connu des Arabes sous le nom d'Aryabha et, en Europe médiévale, on l'appelle Ardubarius.

Le premier satellite artificiel indien et un cratère lunaire portent son nom.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Le livre principal d'Aryabhata est l’Āryabhaṭīya. Un de ses autres livres, l'Ārya-Siddhānta (« Siddhānta » étant un nom générique donné aux ouvrages astronomiques de l'Inde classique), n'est connu que par des traductions et commentaires.

L'Āryabhaṭīya est divisé en quatre parties :

  1. les constantes astronomiques et la table des sinus (en) ;
  2. les mathématiques nécessaires aux calculs ;
  3. la division du temps et les règles pour calculer les longitudes des planètes en utilisant les excentriques et les épicycles ;
  4. la sphère armillaire, les règles concernant les problèmes de trigonométrie et le calcul des éclipses.

Il y présente ses théories astronomiques et mathématiques dans lesquelles la Terre est considérée comme tournant autour de son axe et les distances des planètes sont exprimées par rapport à la distance Terre/Soleil, obéissant à un système héliocentrique. Il analyse la lumière émise par la Lune et les planètes comme celle du Soleil réfléchie par ces astres. De même, il explique correctement les éclipses du Soleil et de la Lune, alors que la croyance indienne généralement suivie est que ces phénomènes sont causés par le démon Rahu. Dans le même livre, le jour est considéré d'un lever de soleil au suivant, tandis que dans son Ārya-Siddhānta, il le compte d'un minuit au suivant. Il donne une durée de 365 jours 6 heures 12 minutes 30 secondes pour l'année, une valeur trop grande de quelques minutes.

Aryabhata écrit que 1 582 237 500 rotations de la Terre équivalent à 57 753 336 orbites lunaires.

Il s'agit d'une estimation très précise d'un rapport astronomique fondamental () et c'est peut-être la constante astronomique la plus ancienne calculée avec une telle exactitude.[réf. nécessaire]

Aryabhata donne également une approximation précise de π. Dans l'Āryabhaṭīya, il écrit :

Ajoutez quatre à cent, multipliez ensuite le résultat par huit puis ajoutez alors soixante-deux mille. Le résultat est alors approximativement la circonférence d'un cercle d'un diamètre de vingt mille. Par cette règle, la relation de la circonférence au diamètre est donnée.

En d'autres termes, . Comme il s'agit d'un résultat remarquable, exact à près.

Aryabhata en littérature[modifier | modifier le code]

  • Jean d'Ormesson écrit une Histoire du Juif Errant, en 1990 dans laquelle le héros rencontre Aryabhata. Le héros révèle la légende du point d'Aryabhata au mathématicien Al-Biruni qui invente le zéro à cette occasion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kripa Shankar Shukla, Aryabhatiya of Arabathata, New Delhi, Indian national science academy, (lire en ligne).
  • (en) N. Swerdlow, « Review: A Lost Monument of Indian Astronomy: Das heliozentrische System in der griechischen, persischen und indischen Astronomie by B. L. van der Waerden », Isis, vol. 64, no 2,‎ , p. 239-243 (lire en ligne).
  • (en) Kim Plofker, Mathematics in India, Princeton University Press, (présentation en ligne).
  • (en) R.C. Gupta, « Āryabhaṭa », dans Helain Selin, Encyclopaedia of the History of Science, Technology, and Medicine in Non-Western Cultures, Berlin Heidelberg New York, Springer-Verlag, .
  • (en) B.N. Narahari Achar, « Aryabhata and the tables of Rsines », Indian Journal of history of sciences, vol. 37, no 2,‎ , p. 95-99 (lire en ligne).
  • (en) Takao Hayashi, « Aryabhata's rules and table of sine differences », Historia Mathematica, vol. 24, no 1,‎ , p. 396-406 (lire en ligne).
  • (en) Eleanor Robson et Jacqueline Stedall, The Oxford Handbook of the History of Mathematics, coll. « OUP Oxford », (présentation en ligne).
  • (en) K Chandra, « Genesis and antecedents of Aryabhatiya », Indian Joumal of History of Science, vol. 37, no 2,‎ , p. 103-113 (lire en ligne).
  • (en) K.V. Saram, « Aryabhata : his name, time and provenance », Indian Journal of History of Science, vol. 36, no 3,‎ , p. 105-115.
  • (en) S. M. R. Ansari, « Aryabhata I, His Life and His Contributions », Bulletin of the Astronomical Society of India, vol. 5,‎ , p. 10-19 (lire en ligne).
  • (en) David Pingree, « Āryabhaṭa », dans Complete Dictionary of Scientific Biography, Détroit, Charles Scribner's Sons, (ISBN 978-0-684-31559-1, lire en ligne)
  • (en) Takao Hayashi, « Aryabhata, Indian astronomer and mathematician », sur Encyclopædia Britannica,‎ (consulté le 24 avril 2017).
  • Léon Rodet, Leçon de calcul d'Aryabhata, Imprimerie nationale, (lire en ligne).
  • (en) Bhâu Dâjî, « Brief Notes on the Age and Authenticity of the Works of Âryabhaṭa, Varâhamihira, Brahmagupta, Bhaṭṭotpala, and Bhâskarâchârya », Journal of the Royal Asiatic Society of Great Britain and Ireland,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]