Âne sauvage d'Afrique

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Equus asinus africanus

Equus asinus africanus
Description de cette image, également commentée ci-après
Âne sauvage de Somalie
(Equus africanus somaliensis)
Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Perissodactyla
Famille Equidae
Genre Equus
Espèce Equus asinus

Sous-espèce

Equus asinus africanus
Heuglin & Fitzinger, 1866

Statut de conservation UICN

( CR )
CR A1b :
En danger critique d'extinction

L'Âne sauvage d'Afrique (Equus asinus africanus), parfois appelé Equus africanus, est une sous-espèce d'équidés sauvage, ancêtre de l'âne domestique. Cet animal n'est pas domesticable[réf. nécessaire].

Ils vivent dans les déserts et autres zones arides de la corne de l'Afrique, en Erythrée, Somalie ou Ethiopie. On compte actuellement environ 700 individus.

Description[modifier | modifier le code]

L'âne sauvage d'Afrique adulte mesure entre 1,25 m et 1,45 m au garrot (2,1 m tête relevée) et pèse entre 230 et 275 kg. La robe est beige claire, avec une raie noire le long de la colonne vertébrale et, souvent, une raie noire perpendiculaire sur l'épaule, le bout du nez et les extrémités sont rayées horizontalement[1],[2].

Répartition et Habitat[modifier | modifier le code]

Carte de répartition de l'Âne sauvage d'Afrique :
  •      Zones d'origines
  •      Zones où il est inexistant

Actuellement limité à la corne de l'Afrique : Érythrée et Éthiopie.

Il est possible que quelques individus survivent au Soudan, en Somalie, à Djibouti et en Égypte[3].

Les ânes sauvages d'Afrique sont parfaitement adaptés à une vie dans un milieu désertique, en effet leur système digestif est capable de digérer la végétation extrêmement dure des zones arides, ainsi qu'extraire l'humidité de ce qu'ils ingèrent. Ils sont également capable de rester un temps assez long sans boire. Leur grandes oreilles leur permettre d'avoir un sens développé de l'ouïe et les aide à régler leur température.

En raison de la végétation éparse dans leur environnement, les ânes sauvages vivent un peu séparés les uns des autres (à l'exception des mères et des jeunes), contrairement aux troupeaux sauvages de chevaux.

Comportement[modifier | modifier le code]

L'âne sauvage d'Afrique est principalement actif pendant les heures fraiches de la fin d'après midi au début de la matinée, cherchant un abris et une zone d'ombre dans les rocher. Il est très à l'aise dans les zones arides, capable de se déplacer jusqu'à 70km/h. Ses sabots poussent donc rapidement pour contrer l'usure.

Les ânes sauvages peuvent être très rapide, presque aussi vite qu'un cheval. Cependant, contrairement à la plupart des proies, leur tendance est de ne pas fuir immédiatement d'une situation potentiellement dangereuse, mais d'enquêter d'abord avant de décider quoi faire. Quand ils en ont besoin, ils peuvent se défendre avec leur antérieurs ou postérieurs. Les équidés ont été utilisés dans l'ancienne Sumière pour tirer des wagons vers 2600 av. J.-C., puis des chariots sur le Standard d'Ur, vers 2000 avant JC.

Menaces[modifier | modifier le code]

La sous-espèce est considérée comme en « danger critique d'extinction » par l'UICN.

Il en resterait moins de 600 en liberté (200 en Éthiopie et 400 en Érythrée), avec des populations négligeables ou même éteintes en Somalie, Égypte, Soudan et Djibouti, sans compter les animaux élevés dans les zoos. L'UICN considère cette estimation comme très hypothétique, le nombre d'animaux réellement observés étant bien inférieur[3].

La tendance est à la baisse en Éthiopie et stable, voire en légère augmentation en Érythrée[3].

Populations captives[modifier | modifier le code]

Âne de Somalie, à la réserve africaine de Sigean.
Âne sauvage ou âne de Somalie (réserve africaine de Sigean).

Il existe des plans de reproduction de l'âne sauvage en captivité, visant à assurer sa survie en cas de disparition dans la nature.

« En 1999, la population captive de l'âne sauvage somalien (Equus africanus somaliensis) rapportée à l'International Species Information System (ISIS) totalisait 94 individus[4] ». Ce sont les descendants de 5 animaux capturés en 1970 en Somalie et envoyés au zoo de Bâle, en Suisse, et de 12 animaux capturés en 1972 en Éthiopie et envoyés dans la Réserve de Hai Bar, en Israël.

Depuis 1987, la Réserve Africaine de Sigean (Aude) accueille quelques animaux et des naissances y ont régulièrement lieu, dont une le 30 juin 2010[5]. En 2009, seules 13 naissances d'Equus africanus somalicus ont été enregistrées dans les parcs zoologiques du monde entier, souligne la Réserve Africaine. Il ne resterait qu'une centaine d'ânes de Somalie à l'état sauvage.

Au 31 décembre 2010, la population en EEP était composée de 156 individus ; 68 mâles et 88 femelles, accueillis dans 25 parcs. Dans le monde, on compte près de 200 ânes de Somalie présents dans une trentaine de zoos[6].

Il ne semble pas y avoir de population captive d'Equus africanus africanus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]