À l'Ouest, rien de nouveau

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À l'Ouest, rien de nouveau
Image illustrative de l'article À l'Ouest, rien de nouveau
Couverture de l'édition originale

Auteur Erich Maria Remarque
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Roman
Version originale
Langue Allemand
Titre Im Westen nichts Neues
Éditeur Ullstein
Lieu de parution Allemagne
Date de parution
Version française
Traducteur Alzir Hella et Olivier Bournac
Lieu de parution France

À l'Ouest, rien de nouveau (titre original : en allemand : Im Westen nichts Neues) est un roman de Erich Maria Remarque paru en 1929[1]. Le roman décrit la Première Guerre mondiale vue par un jeune soldat volontaire allemand sur le front ouest. Symbole du pacifisme allemand, le roman devient rapidement un best-seller et est suivi par d'autres romans de la même veine  : Après, Trois camarades, etc. L'auteur, pourchassé dès 1930 par les nazis en raison de son pacifisme, émigre en Suisse, puis aux États-Unis. Son livre subit les autodafés de 1933 en Allemagne nazie le [2].

Le roman[modifier | modifier le code]

Paul Bäumer est un jeune allemand de 18 ans. Après avoir été soumis à un bourrage de crâne patriotique par leur professeur, Kantorek, tous ses camarades de classe et lui-même s'engagent volontairement dans l'armée impériale allemande[3].

Après dix semaines d’entraînement, la rencontre du fameux caporal Himmelstoss et la brutalité de la vie au front va faire découvrir à Paul et à ses amis que leurs idéaux de patriotisme et de nationalisme se résument à des clichés inadaptés au monde réel. Sous le révélateur de la guerre, le jeune soldat se sent trahi par ses maîtres :

« Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – préparant l'avenir. Parfois, nous nous moquions d'eux et nous leur jouions de petites niches, mais au fond nous avions foi en eux. La notion d'une autorité, dont ils étaient les représentants, comportait à nos yeux, une perspicacité plus grande et un savoir plus humain. Or, le premier mort que nous vîmes anéantit cette croyance. Nous dûmes reconnaître que notre âge était plus honnête que le leur. Ils ne l'emportaient sur nous que par la phrase et l'habileté. Le premier bombardement nous montra notre erreur et fit écrouler la conception des choses qu'ils nous avaient inculquée. »

— Erich Maria Remarque, À l'Ouest, rien de nouveau, chapitre I[4].

Paul raconte les abominations de la guerre : les tranchées ne sont même plus en état d'être occupées, envahies de rats ou complètement détruites par les obus. Heureux d'avoir une permission, Paul rentre chez lui, mais n'est compris que de sa mère qui ne lui pose aucune question. De retour de permission, il est heureux de n'avoir perdu aucun de ses amis.

Obligé de mûrir d'un coup à 18 ans, Paul remet en cause les références morales qu'on lui a inculquées et se demande comment, lui qui n'a jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, les corps sont dénudés et découpés, réduits en charpie par l'artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour à l’arrière, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, car les gens de l’arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Paul Bäumer : narrateur et personnage principal, sa mère est souffrante.
  • Leer : comme il est dit, c’est un connaisseur de bordels d’officiers.
  • Tjaden : il mange énormément, il est boulimique, mais ne grossit pas. Serrurier.
  • Müller : un homme chicaneur et prévoyant (il rêve de se faire repêcher à un examen manqué).
  • Detering : paysan rêvant de sortir de la guerre sans une blessure pour continuer son activité agricole.
  • Haie Westhus : c’est un homme très costaud, il est ouvrier tourbier.
  • Stanislas Katczinsky : c’est la tête du groupe, il est dur, rusé, roublard et il a beaucoup de flair. Il est appelé Kat.
  • Franz Kemmerich : grand blessé à la jambe lors d’une décharge .
  • Kantorek : il n’est pas présent, c’est le professeur qui a enrôlé Paul et ses amis.
  • Albert Kropp : un homme petit, qui a les idées plus claires que tous les autres. Soldat de première classe.
  • Himmelstoss : un sous-officier qui mène la vie dure aux soldats.

Les personnages principaux sont tous très jeunes, ils ont entre 18 et 20 ans, sauf Katczinsky qui en a 40.

Résumé[modifier | modifier le code]

Chapitre 1[modifier | modifier le code]

La compagnie se réjouit : sur les 150 soldats supposés revenir, il n’en reste plus que 80, chaque homme a donc droit à une double ration. Paul Bäumer, le héros, explique pourquoi il s’est engagé : c’est son professeur, Kantorek, qui l’a convaincu de se battre pour son pays. Un de ceux qui était hésitant à l’idée de se porter volontaire, Joseph Behm, est l’un des premiers à tomber. Paul accompagné par d’autres soldats se rend ensuite à un lazaret pour aller voir Franz Kemmerich, amputé d'une jambe. Ce dernier n’a pas encore été prévenu de son opération et reste confiant sur son état. La vérité est tout autre, et l'un des soldats, Müller, espère récupérer ses bottes.

Chapitre 2[modifier | modifier le code]

Paul se souvient de son entraînement avant la guerre : Himmelstoss qui était chargé de s’occuper de son groupe, était tyrannique et imposait chaque fois un peu plus aux futurs soldats. Le jeune homme se demande ensuite ce qu’il fera s'il survit. Pour lui, sans le soutien des autres soldats, il serait devenu fou depuis longtemps. Il se rend ensuite une dernière fois au lazaret pour voir Kemmerich. Celui-ci avant de mourir demande à Paul de ramener ses bottes à Müller. Il meurt dans son lit, les médecins sont débordés. On l’enlève du lit rapidement et se débarrasse de ses affaires, car on manque de place.

Chapitre 3[modifier | modifier le code]

Katczinsky est un soldat débrouillard, d’une quarantaine d’années qui fait partie des amis de Paul : il parvient toujours à trouver de la nourriture, du bois, des cigarettes ou d’autres choses. Il est souvent aidé par Haie Westhus. Albert Kropp est un penseur et Tjaden lui, déteste Himmelstoss. Finalement, avant de repartir au front, le groupe de soldats s’est vengé de Himmelstoss en le coinçant seul puis en le frappant.

Chapitre 4[modifier | modifier le code]

Tjaden, refusant d'obéir au caporal Himmelstoss, est puni et doit rester trois jours enfermé. Quant à Kropp, il écope d'une journée pour avoir aussi mal parlé à Himmelstoss. La compagnie de Paul est agrandie par de nouvelles recrues et doit rentrer au front. Une nuit, des chevaux « crient » de douleur, mais personne ne peut les achever, c’est trop dangereux. Beaucoup de soldats meurent ensuite : ils sont attaqués dans un cimetière par des obus puis du gaz. Peu après, Kat et Paul trouvent une oie pour la rôtir. Ils ramènent les restes à leur compagnie.

Thèmes[modifier | modifier le code]

  • Camaraderie
  • L'atrocité de la guerre
  • Pacifisme
  • Peur
  • Souffrance
  • Perte de l'innocence
  • Décalage entre les gens du front et de l'arrière
  • la tranchée

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le roman commença cependant à paraître sous forme de feuilleton dans la Vossische Zeitung à partir de novembre 1928.
  2. Ian Kershaw, Hitler. 1889-1936 : Hubris, tome I, p. 685, Flammarion, 2000.
  3. Erich Maria Remarque, À l'Ouest, rien de nouveau, p. 12, Le Livre de Poche
  4. Erich Maria Remarque, À l'Ouest, rien de nouveau, p. 17, Le Livre de Poche
  5. (en) Martin Chilton, « All Quiet on the Western Front », The Telegraph,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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