Ogyen Kunzang Chöling

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Ogyen Kunzang Chöling (OKC) se présente comme un ensemble de centres bouddhistes tibétains. Ogyen Kunzang Chöling a été mentionné dans les rapports des Commissions d'enquête parlementaires sur les sectes en France et en Belgique, ainsi que par plusieurs associations anti-sectes.


Structures[modifier | modifier le code]

En Belgique[1], Ogyen Kunzang Chöling est une association sans but lucratif.

Controverses[modifier | modifier le code]

Commissions parlementaires[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

En France, OKC est répertorié comme secte dans les rapports no 2468 de et no 1687 de . Le groupe, qui est considéré comme une "secte orientaliste", figure parmi les mouvements ayant de 50 à 500 adeptes.

D'après le rapport de 1999, le patrimoine financier de OKC en ferait, selon les sources, le onzième mouvement supposé sectaire de France. Il semble que le chiffre permettant un tel classement résulte d’une confusion entre le chiffre d’affaires des sociétés gérées par les membres d’OKC-Belgique et les dons qui seraient perçus annuellement par OKC-France (voir ci-dessous "Financement").

Vie communautaire et organisation du travail[modifier | modifier le code]

Selon la Commission parlementaire belge, OKC "demande à ses membres du travail communautaire, et leur fournit gratuitement en échange le logis, le manger et l'enseignement (...). L'ampleur des tâches imposées et la durée du travail peuvent être importantes et conduire à une véritable exploitation de la main d'œuvre ainsi employée".

Conditions de vie au Château de Soleils[modifier | modifier le code]

Dans son rapport, la Commission parlementaire belge déclare à la page 158 qu'OKC fait partie des mouvements proposant des "formes d'alimentation alternatives telles que le végétarisme, le véganisme et la macrobiotique". Ce qui, d'après elle, est une technique permettant "d'attache[r] mentalement les (nouveaux) disciples au groupe".

Le rapport de la Commission belge cite (2e partie, p. 165) le journaliste Belge Alain Lallemand qui estime que le mode de vie serait très dur au sein de la communauté : lever à 4h, prière à 4h30, déjeuner à 8h, puis travaux communautaire jusqu'à 20h, horaire de la prière du soir et du dîner.

Financement[modifier | modifier le code]

Selon une Commission d'enquête parlementaire française de 1999, OKC est une "secte moyenne" pour ce qui est de ses finances. Son patrimoine immobilier et ses recettes annuelles seraient estimés respectivement à 6 et 25 millions de FF (900 000 et 3 500 000 euros). La fortune du groupe proviendrait essentiellement de dons, mais aussi de ses sociétés commerciales, de la vente de sa revue, des cours (gratuits pour les membres) et des revenus des membres de la communauté[2] (par exemple, deux d'entre eux versaient mensuellement 200 000 à 240 000 francs belges (5 000 à 6 000 euros), selon le rapport belge).

Actions judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 2 juin 2015, après 18 ans d'instruction, il a été décidé d'un renvoi d'un dossier judiciaire devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Le 4 janvier 2016, les auditions ont commencé pour le procès Spatz/Ogyen Kunzang Chöling [3], et après un procès de six mois aura lieu, le 15 septembre 2016 en séance publique, la prononciation du jugement contre Spatz et Ogyen Kunzang Choling.

Le 15 septembre 2016, Robert Spatz a été condamné à quatre ans de prison avec sursis pour abus sexuels, prise en otage d’enfants et faits de blanchiment d’argent par le tribunal correctionnel de Bruxelles. L'OKC a été condamné à des confiscations de plus de 4 millions et demi d'euros. Le tribunal a également attribué des indemnités à une centaine de personnes constituées parties civiles[4]. OKC et Robert Spatz ont fait appel du jugement[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard De Backer, « Bouddhismes en Belgique », Courrier hebdomadaire du CRISP, nos 1768-1769,‎ , p. 45-48 (DOI 10.3917/cris.1768.0005).
  • (fr + nl) Antoine Duquesne et Luc Willems, Enquête parlementaire visant à élaborer une politique en vue de lutter contre les pratiques illégales des sectes et le danger qu'elles représentent pour la société et pour les personnes, particulièrement les mineurs d'âge : Rapport fait au nom de la commission d'enquête (Partie I), Bruxelles, Chambre des représentants de Belgique, , 364 p. (lire en ligne), p. 199-217.
  • (fr + nl) Antoine Duquesne et Luc Willems, Enquête parlementaire visant à élaborer une politique en vue de lutter contre les pratiques illégales des sectes et le danger qu'elles représentent pour la société et pour les personnes, particulièrement les mineurs d'âge : Rapport fait au nom de la commission d'enquête (Partie II), Bruxelles, Chambre des représentants de Belgique, , 306 p. (lire en ligne).
  • (en) Susan J. Palmer, « Government Raids and Child Abuse Allegations in Historical and Cross-Cultural Perspective », dans Stuart A. Wright et James T. Richardson, Saints under Siege : The Texas State Raid on the Fundamentalist Latter Day Saints, New York, New York University Press, (lire en ligne), p. 65-71.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]