Rennes-sur-Loue
| Rennes-sur-Loue | |||||
Château de Rennes-sur-Loue. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Doubs | ||||
| Arrondissement | Besançon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Loue-Lison | ||||
| Maire Mandat |
Thierry Maire Du Poset 2020-2026 |
||||
| Code postal | 25440 | ||||
| Code commune | 25488 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Regnaux | ||||
| Population municipale |
107 hab. (2022 |
||||
| Densité | 19 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 00′ 46″ nord, 5° 51′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 245 m Max. 495 m |
||||
| Superficie | 5,5 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Besançon (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Vit | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| modifier |
|||||
Rennes-sur-Loue est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Rennes-sur-Loue est situé au nord-est de la France, en Franche-Comté, dans le Doubs, à 35 km au sud de Besançon et sur la frontière Doubs-Jura, au confluent de la Loue et de la Furieuse.
Le village est installé en rive gauche de la Loue qui est en partie dérivée vers un bief par un barrage double de 330m de long.

Toponymie
[modifier | modifier le code]Reigne en 1256 ; Regne en 1297 ; Raignie en 1318 ; Rayne en 1400 ; Rainne en 1570 ; Raynes en 1591 ; Reynnes en 1625[1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Chay | ||||
| Buffard | N | By | ||
| O Rennes-sur-Loue E | ||||
| S | ||||
| Port-Lesney (Jura) Grange-de-Vaivre (Jura) |
La Chapelle-sur-Furieuse (Jura) |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 190 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arc-et-Senans à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 182,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Rennes-sur-Loue est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 310 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), prairies (24 %), terres arables (14,8 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Géologie
[modifier | modifier le code]Rennes comprend plusieurs gouffres, dolines et grottes, dont une qui a servi de cachette à un homme durant la Seconde Guerre mondiale
Histoire
[modifier | modifier le code]Rennes-sur-Loue est un ancien village fortifié, limitrophe du Jura au confluent de la Loue et de la Furieuse. Son ancienne orthographe est Resnes-sur-Loue.
Plusieurs ponts permettent d'admirer les anciennes maisons au bord de la Loue. Le village est situé sur l'axe de l'ancienne voie romaine Salins-les-Bains-Quingey. Vers le milieu du XIIIe siècle, Jean de Chalon donne la seigneurie de Rennes-sur-Loue en fief à Hugues de Rans. Hormis leur droit de suzeraineté, les Chalon possèdent d'abord peu de biens à Rennes, puis ils multiplient petit à petit leurs possessions. En 1277, Jean II de Chalon achète le bourg. La famille ne réside pas sur la seigneurie, qui est représentée par un châtelain.
Au XVe siècle et au XVIe siècle, elle est plusieurs fois vendue et rachetée, les Chalon se réservant à chaque vente le droit de suzeraineté. Les Nassau, princes d'Orange, héritent des Chalon vers 1530. Le territoire de Rennes-sur-Loue est confisqué en 1567 par le roi d'Espagne, après la révolte des Pays-Bas contre la puissance espagnole, menée par Guillaume de Nassau.
Au XVIIIe siècle, la famille Girod, anoblie par charge, est propriétaire de la seigneurie.
Le phylloxéra détruit le vignoble de Rennes-sur-Loue en 1883.
Le château a été construit au début du XVIIIe siècle et les maîtres des lieux (la famille Girod) ouvrent en 1829 une vaste orangerie. Le château est maintenant possédée par la famille de Guillebon.
Une source-lavoir, située entre les deux châteaux, donne naissance à un ruisseau nommé Grande Fontaine qui longe les terrasses de l'orangerie et du château, pour se jeter dans la Loue en amont du pont de pierre.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].
En 2022, la commune comptait 107 habitants[Note 3], en évolution de +8,08 % par rapport à 2016 (Doubs : +1,88 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Les habitants sont appelés les Regnaux[21].
Économie
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le château de Rennes-sur-Loue du XVIIIe siècle inscrit aux monuments historiques.
- Le chemin des Gabelous passe à Rennes. C'est une double conduite de bois qui permettait à la saline d'Arc-et-Senans de recevoir le sel sous forme de saumure depuis les salines de Salins-les-Bains via le Saumoduc de Salins-les-Bains à Arc-et-Senans. Sur cette conduite se trouve le passage sous la route de Lyon, un des bâtiments de transit de la saumure. Datant de la fin du XVIIIe siècle, le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis 2009.
- L'église de la Vierge-Marie.
- Le pont double sur la Loue.
-
Pont sur la Loue.
-
Pont sur la Loue.
-
La Loue.
-
L'église.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Rennes-sur-Loue sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE, .
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Rennes-sur-Loue et Arc-et-Senans », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Arc-et-Senans », sur la commune d'Arc-et-Senans - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Arc-et-Senans », sur la commune d'Arc-et-Senans - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Besançon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ tresordesregions.mgm.fr, « France, le trésor des régions » (consulté le ).
