Thé blanc

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Feuilles de Bai Hao Yin Zhen de la province du Fujian.

Le thé blanc (en chinois pinyin : báichá) est un thé légèrement oxydé, environ 12 %, selon la méthode traditionnelle[1]. Avant le thé vert (qui est lui aussi peu transformé), c'est le thé qui connaît la transformation la plus faible par rapport à la feuille fraîche du théier. Ses crus traditionnels sont rares et souvent coûteux, en particulier le Bai Hao Yin Zhen 白毫银针 composé exclusivement de bourgeons.

Fabrication[modifier | modifier le code]

De jeunes feuilles sont cueillies avec les bourgeons, puis séchées au soleil et enfin à l'ombre (ou encore torréfiées par vapeur). La différence avec le thé vert consiste en l'absence de flétrissage, de torréfaction et de roulage. Les feuilles de thé blanc conservent donc beaucoup de propriétés des feuilles fraîches du thé. Elles ont également une densité très faible, par rapport à des feuilles roulées — ou, à l'extrême, à du thé compressé.

Contrairement aux idées reçues, le thé blanc est très légèrement oxydé, du fait de l'absence d'un processus de cuisson quelconque qui dégraderait l'enzyme responsable de cette oxydation. Comme ce thé est très peu manipulé (pas de roulage), cette oxydation a lieu seulement en surface.

La province chinoise du Fujian est l'une des plus connues en matière de thé blanc.

Préparation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Préparation du thé.

Le thé blanc demande une infusion d'environ 5 à 10 minute (voire davantage) dans une eau de source peu minérale entre 30 et 85 degrés Celsius. Cette infusion à basse température évite la destruction de certaines vitamines[1]. La meilleure façon de le préparer et de le déguster est d'utiliser un zhōng (aussi nommé Gaiwan), une tasse de porcelaine munie d'un couvercle traditionnellement utilisée en Chine.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Leurs liqueurs cristallines sont subtiles et rafraichissantes. Il s'agit d'un thé frais souvent utilisé en Chine en été pour se désaltérer.

Le thé blanc permettrait de réduire l’obésité en régulant le stockage des graisses[2].

Variétés[modifier | modifier le code]

  • 白毫银镇 Bai Hao Yinzhen (litt. "aiguilles d'argent aux poils blancs", thé blanc uniquement composé de bourgeons, en forme d'aiguilles) ;
  • 白牡丹 Bai Mu Dan ou Pai Mu Tan (litt. pivoine blanche, thé blanc composé de bourgeons et des deux premières feuilles) ;
  • Shou Mei ;
  • Yin Zhen (litt. aiguilles d'argent), parfois parfumé au jasmin.

Il existe également du thé blanc provenant du Sri Lanka, ainsi que d'Inde (notamment du Darjeeling), du Népal (jardin de Guranse)[3], de Thaïlande, ainsi que d'Afrique australe (variétés antlers, bois de cervidés, du Malawi par exemple).

Notes et liens[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b Les thés blancs, sur The Tea Blog.
  2. (en) Sohle J, Knott A, Holtzmann U, Siegner R, Gronniger E, Schepky A, Gallinat S, Wenck H, Stab F, Winnefeld M, « White Tea extract induces lipolytic activity and inhibits adipogenesis in human subcutaneous (pre)-adipocytes », Nutrition & Metabolism, vol. 6, no 20,‎ 2009 (lire en ligne)
  3. http://www.palaisdesthes.com/fr/nepal-guranse-himalayan-ice.html