Valdis Dombrovskis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Valdis Dombrovskis
Valdis Dombrovskis, en 2011.
Valdis Dombrovskis, en 2011.
Fonctions
13e ministre-président letton
(depuis l'indépendance de 1990)
En fonction depuis le 26 février 2009
(&&&&&&&&&&&015434 ans, 2 mois et 23 jours)
Président Valdis Zatlers
Andris Bērziņš
Gouvernement Dombrovskis I, II et III
Législature 9e, 10e et 11e Saeima
Coalition JL-TP-ZZS-TB/LNNK-
PS (2009-2010)
Unité-ZZS (2011-2010)
RP-Unité-NA (depuis 2011)
Prédécesseur Ivars Godmanis
Député européen
20 juillet 200411 mars 2009
Élection 12 juin 2004
Ministre des Finances
7 novembre 20029 mars 2004
Ministre-président Einārs Repše
Prédécesseur Gundars Bērziņš
Successeur Oskars Spurdziņš
Biographie
Date de naissance 5 août 1971 (1971-08-05) (41 ans)
Lieu de naissance Rīga, RSS de Lettonie
(URSS)
Nationalité lettone
Parti politique Nouvelle Ère (2001-2011)
Unité (Depuis 2011)
Profession Universitaire
Économiste

Signature

Valdis Dombrovskis
Chefs du gouvernement letton

Valdis Dombrovskis , né le 5 août 1971 à Riga, est un homme politique letton membre d'Unité et actuel ministre-président de Lettonie depuis le 26 février 2009.

Après avoir suivi une carrière d'universitaire et d'économiste à la banque centrale, il est élu député en 2002 et nommé ministre des Finances dans la coalition gouvernementale de centre-droit d'Einārs Repše. Il renonce en mars 2004, du fait de la chute de Repše, puis entre trois mois plus tard au Parlement européen. Il revient en Lettonie en 2009 pour devenir ministre-président, à la tête d'une alliance réunissant cinq formations de centre-droit.

En 2010, chef de file de la coalition Unité aux élections législatives, il arrive en tête du scrutin avec 30 % des voix, tandis que sa coalition sortante obtient près de 60 % dans son ensemble. Il devient alors le second chef du gouvernement à voir son mandat renouvelé dans les urnes. Il est de nouveau reconduit après les élections anticipées de 2011, bien qu'Unité ait chuté à la troisième place des forces politiques.

Sommaire

Éléments personnels [modifier]

Formation [modifier]

Après avoir obtenu un diplôme de sciences physiques en 1993 à l'université de Lettonie, il poursuit ses études supérieures et intègre l'université technique de Riga, où il décroche en 1995 un diplôme de sciences économiques. Il reçoit un an plus tard un master de sciences physiques à l'université de Lettonie.

Il suit, de 1997 à 1998, des études doctorales en génie électrique à l'université du Maryland, puis obtient en 2007 un master professionnel dans le domaine des douanes et de l'administration fiscale.

Carrière [modifier]

Son parcours professionnel commence en 1991, comme assistant de laboratoire au sein de l'Institut de physique sur l'état solide de l'université de Lettonie. Il quitte cet institut deux ans plus tard et rejoint, en conservant le même poste, le département de la physique des semi-conducteurs de la faculté de physique et de mathématiques.

Assistant de laboratoire à l'université Johannes Gutenberg de Mayence entre 1995 et 1996, il retourne en 1997 à l'Institut de physique sur l'état solide pour y occuper un poste de chercheur, mais quitte la Lettonie peu après afin de devenir assistant de laboratoire au département de génie électrique de l'université du Maryland pendant un an. En 1998 en effet, il est recruté par la banque centrale comme spécialiste en questions macro-économiques.

Il est promu économiste principal en 1999, puis chef économiste en 2001. Il démissionne en 2002 afin de pouvoir rentrer dans la vie politique. Il a cependant servi comme conseiller du ministre des Affaires économiques de 2004 à 2006.

Vie privée [modifier]

Il est marié et parle, outre le letton, l'anglais, le russe, l'allemand et a des notions d'espagnol.

Activité politique [modifier]

Ministre des Finances, puis député européen [modifier]

Le 5 octobre 2002, il est élu député au Saeima sous les couleurs de la Nouvelle Ère (JL), une formation récemment fondée par Einārs Repše, et devient le 7 novembre suivant ministre des Finances dans le cabinet dirigé par Repše. Il reste en poste jusqu'au 7 mars 2004, un mois après la démission du gouvernement du fait du retrait du Premier Parti de Lettonie (LPP) de la coalition.

Il est élu député européen lors des élections européennes de juin suivant et prend au Parlement européen la direction de la délégation lettone au sein du groupe du Parti populaire européen.

Ministre-président letton [modifier]

Premier mandat [modifier]

Article connexe : Gouvernement Dombrovskis I.
Valdis Dombrovskis avec Phil Gordon, diplomate américain, en août 2009.

Valdis Dombrovskis démissionne le 26 février 2009, après avoir été nommé ministre-président letton par le président Valdis Zatlers. Spécialiste en questions financières et relations internationales, son mandat sera de lutter contre les effets de la crise économique mondiale qui a entraîné la chute d'Ivars Godmanis, son prédécesseur[1].

Il constitue alors une coalition gouvernementale rassemblant cinq formations de centre-droit, à savoir Nouvelle Ère (JL), le Parti populaire (TP), l'Union des verts et des paysans (ZZS), Pour la patrie et la liberté (TB/LNNK) et l'Union civique (PS), et qui compte 67 députés sur 100. Son gouvernement, dans lequel il est également ministre de la Famille pendant trois mois avant la disparition de ce ministère, est investi le 12 mars.

Il fait adopter trois mois plus tard un très dur plan d'austérité budgétaire, qui prévoit une baisse de 20 % des salaires de la fonction publique, la division par deux du salaire des enseignants, une baisse de 10 % des pensions de retraite ou encore la fermeture de plusieurs hôpitaux. Cette dernière mesure provoque d'ailleurs la démission du ministre de la Santé[2].

À partir du retrait du TP de la coalition, le 17 mars 2010, il se retrouve à la tête d'un gouvernement minoritaire qu'il maintient cependant au pouvoir jusqu'à la fin de la législature, quelques mois plus tard.

Deuxième mandat [modifier]

Valdis Dombrovskis devant le Saeima, le 3 novembre 2010.

Aux élections législatives du 2 octobre 2010, la coalition au pouvoir remporte 59 % des suffrages, dont 30 % pour la coalition Unité, alliance électorale entre la JL, la PS et la Société pour une autre politique (SCP). C'est la seconde fois, après les élections législatives de 2006, que le ministre-président sortant obtient un second mandat dans les urnes.

Dombrovskis n'a toutefois pas exclu d'engager des discussions avec le Centre de l'harmonie (SC), une coalition de centre-gauche qualifiée de « pro-russe »[3].

Il forme son second gouvernement, constitué uniquement d'Unité et de l'Union des verts et des paysans (ZZS), qui disposent de 55 députés, le 3 novembre suivant, avec comme priorité affichée la poursuite de la réduction du déficit public entamée au cours de son premier mandat[4].

À l'instar de son premier gouvernement, il occupe jusqu'au 31 décembre le poste de ministre du Développement régional, avant que celui-ci ne disparaisse dans une fusion avec le ministère de l'Environnement. Après la très large victoire du « oui » au référendum sur la dissolution de la Saeima[5], le 23 juillet 2011, il sera de nouveau candidat d'Unité, désormais devenue un parti politique, à la direction du gouvernement lors des élections législatives anticipées du 17 septembre.

Troisième mandat [modifier]

Valdis Dombrovskis lors d'un sommet du Parti populaire européen, en mars 2012, aux côtés d'Andrius Kubilius.

Bien qu'Unité soit arrivée en troisième position, il parvient à un accord avec le Parti réformateur de Zatlers (ZRP), arrivé deuxième, et l'Alliance nationale (NA), et est appelé, le 19 octobre, par le président Andris Bērziņš, à former un nouveau gouvernement[6].

Alors qu'il pouvait compter sur le soutien de 56 députés sur 100, six élus du ZRP ont fait défection, tout en affirmant leur soutien à son futur cabinet, créant des doutes sur la stabilité de la nouvelle équipe[7]. Cette reconduction est soutenue par les milieux d'affaires, qui voient en lui un élément de stabilité et de redressement économiques[8].

Il présente, six jours plus tard, son troisième gouvernement aux députés, qui comprend treize ministres, dont cinq indépendants, et obtient la confiance de la Saeima par 57 voix contre 38[9].

Le 31 janvier 2013, il fait adopter par la Saeima une loi prévoyant l'introduction de l'euro au 1er janvier 2014, affirmant que le passage à la monnaie unique européenne stimulera l'économie et favorisera les échanges avec les principaux partenaires du pays, membres de la zone euro. L'opposition critique cette décision, estimant que cela entraînera une hausse des prix à la consommation, déjà constatée en Estonie, par exemple[10].

Notes et références [modifier]

Annexes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]