Rocroi
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| Rocroi | ||
Vue de Rocroi |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Champagne-Ardenne | |
| Département | Ardennes | |
| Arrondissement | Charleville-Mézières | |
| Canton | Rocroi (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Val et Plateau d'Ardenne | |
| Maire Mandat |
Michel Sobanska 2008-2014 |
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| Code postal | 08230 | |
| Code commune | 08367 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Rocroyenne, Rocroyen | |
| Population municipale |
2 408 hab. (2010) | |
| Densité | 48 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Max. 391 m | |
| Superficie | 50,41 km2 | |
| Localisation | ||
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Rocroi, ou Rocroy, est une commune française, située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne. C’est aussi un chef-lieu de canton.
Les habitants sont les Rocroyens et les Rocroyennes.
Ancienne sous-préfecture jusqu'en 1926, elle est maintenant un centre touristique connu pour sa fortification en forme d'étoile et est un lieu chargé d'histoire de par la bataille du 19 mai 1643.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Rocroi se situe à proximité de la frontière avec la Belgique qui est à 2,5 kilomètres au nord, à 28 kilomètres au nord-ouest du chef-lieu du département, Charleville-Mézières, et à 60 km au sud de Charleroi, en Belgique.
Le territoire communal s'étend sur une superficie de 5 041 hectares et le point culminant de la commune est à 391 mètres.
Les communes limitrophes sont :
- Taillette (à l'ouest)
- Gué-d'Hossus (au nord)
- Brûly (Belgique, au nord)
- Fumay (à l'est)
- Revin (à l'est)
- Les Mazures (au sud-est)
- Bourg-Fidèle (au sud)
- Le Châtelet-sur-Sormonne (pointe sud)
- Sévigny-la-Forêt (au sud)
- Petite-Chapelle (au nord)
Géologie [modifier]
Rocroi est située sur un plateau, appelé, de façon éponyme, "Massif de Rocroi". Il s'agit en fait d'une structure paléozoïque, à dominante cambrienne, composée de roches dures. Cette structure, large d'une vingtaine de kilomètres en direction NS et longue d'une cinquantaine de kilomètres en direction EO, est recoupée par la frontière belge.
Histoire [modifier]
Étymologie [modifier]
Le nom de Rocroi signifie la croisée (le carrefour) de Raoul, un ancien seigneur du lieu au XIIIe siècle. Au XVIIe siècle, quand Louis XIII acheta la quasi-totalité de la seigneurie de Rocroi en 1614, on inventa une étymologie plus conforme au nouveau statut de la ville, pour en faire la Roche du Roy, Roc-Roy, si bien que sous la Révolution française, elle fut renommée Roc-Libre.
Jusqu’au XVIIe siècle [modifier]
En 1545, François Ier demande à Girolamo Marini, commissaire-général des fortifications de Champagne, de fortifier la frontière de Champagne. Il construit un petit fort près du village de Roulcroix.
Charles Quint décide de construire la fort de Charlemont, à Givet en 1552, Henri II répond en faisant édifier l'enceinte de Rocroi le même année. Elle est terminée en 1556. La ville a été construite en étoile avec cinq bastions avec orillons. Rabutin décrit la place comme « un pentagone à cinq fronts, couverte et défendue de quatre gros boulevards garni de leurs flancs, cassemattes et platte-formes, et vieil fort qui fait le cinquième ». Le vieux fort est probablement le fortin construit par Marini, transformé en bastion appelé bastion du Petit-Fort ou bastion du Roy. La construction a été confiée à un maître maçon de Senlis, Loys Lenthe, par le maréchal de Bourdillon. À l'origine, l'enceinte n'était pas maçonnée. La ville est assiégée par les Espagnols en 1556 et 1559, sans succès. Le gouverneur de Champagne, François de Clèves avait fait renforcer les défenses en urgence. La place est prise par les protestants de Sedan le 20 novembre 1588. Ils la vendent au duc de Guise. Le roi Louis XIII la rachète en 1614. Le plan initial a été conservé mais les bastions ont été modifiés quand des demi-lunes ont été ajoutées. Le bastion du roi est retranché de la ville par un fossé pour devenir une citadelle. Les escarpes sont alors revêtues de maçonnerie[1].
C'est au cours du siège de Rocroi par les Espagnols, commandés par Francisco de Melo, qu'eut lieu la fameuse bataille de Rocroi, le 19 mai 1643, qui vit la victoire des Français sur les Espagnols. Le chef de l'armée française, le duc d'Enghien, plus tard appelé le Grand Condé, révéla ici tout son génie militaire, alors qu'il était seulement âgé de 22 ans. Cette victoire fut décisive dans la guerre de Trente Ans (1618-1648) : elle marqua le retour de la France sur la scène internationale après un siècle de défaites et de guerres civiles.
Le 19 mai 1643, Rocroi fut au centre de la Bataille de Rocroi, bataille opposant l'armée royale française du tout jeune roi Louis XIV, dirigée par Louis II de Bourbon-Condé (futur Grand Condé), et l'armée espagnole des Pays-Bas de Philippe IV d'Espagne, dirigée par Francisco de Melo. Cette bataille s'est achevée par une victoire française.
Dix ans plus tard, le même Condé, qui commandait alors les Espagnols, prit cette ville pour eux, en 1653, mais elle fut rendue à la France en 1659, par la paix des Pyrénées.
Vauban remanie la place à partir d'avril 1675. Les remparts sont maçonnés extérieurement. Un arsenal est bâti en 1692. Rocroi fait alors partie de la deuxième ligne du Pré carré[2].
Du XVIIIe siècle à nos jours [modifier]
Des travaux sont encore faits sur l'enceinte de Rocroi entre 1879 et 1886. La place est déclassée définitivement en 1888 lors de la « crise de l'obus-torpille ».
Héraldique [modifier]
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Les armes de Rocroi se blasonnent ainsi : D'azur, à trois croissants entrelacés d'argent, accompagnés de trois fleurs de lys d'or, deux en chef et une en pointe. Le blason de la commune est celui des anciens seigneurs de Rocroi. L'écu est timbré d'une couronne murale. |
Administration [modifier]
Rocroi a adhéré à la charte du Parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[4].
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 408 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Grâce à son riche patrimoine historique, la commune accueille chaque année près de 40 000 visiteurs[7].
Agriculture [modifier]
Histoire agricole [modifier]
Pays de terres pauvres, le type d'agriculture pratiquée jusqu'à la première moitié du XXe siècle était le sart. Archétype étudié en géographie rurale, il s'agit d'une rotation agro-sylvo-pastorale d'environ 20 ans, on pratiquait ainsi :
- Écorçage du bois arrivé à maturité et vente de l'écorce aux tanneries ;
- Coupe rase et vente du bois de taillis ;
- On brûle les reliquats de végétation à "l'étouffé", vers la fin du printemps. Cette pratique est à l'origine des fameux « brouillards puants » ou « brouillards de Rocroi ».
- Semis de seigle dans les jours qui suivent, avec respect des souches qui doivent rejeter et former des cépées.
- Récolte du seigle l'année suivante.
- On laisse les genêts proliférer 4-5 ans (plantes légumineuses, apportant de l'azote). Les taillis sont mis en défens, pour éviter que les animaux ne détruisent les rejets de souche.
- Les genêts sont coupés et donne du fourrage, de la litière.
- Après un certain temps, la pâture est autorisée dans les taillis.
- Au bout de 20 ans, le taillis est prêt pour une nouvelle coupe[8].
Sport [modifier]
- Centre aquatique
- Tennis Club
- Football (ASBR)
- Ping Pong
- Tir
- Musculation et Fitness
Culture [modifier]
- L'Harmonie Municipale de Rocroi
Lieux et monuments [modifier]
- Le musée de la bataille de Rocroi
- Les fortifications
- L’église Saint-Nicolas
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Anne Pierre Nicolas de Lapisse, officier du génie
- Jean René Moreaux (1758-1795), général de la Révolution
- Auguste Warnier (1810-1875), député d'Alger
- Théophile Armand Neveux (1824-1893), parlementaire français sous la IIIème République, président du Conseil général des Ardennes et Maire de Rocroi
- Colonel Canard (1824-1894), gouverneur du Sénégal
- Eugène Jacquemart (1836-1894), homme politique français et officier de l'instruction publique
- Arthur Chuquet (1853-1925), historien français
- Chéri Hérouard (1881-1961), illustrateur et dessinateur de presse
- Andrée Vienot (1901-1976), femme politique, secrétaire d'État, maire de Rocroi.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine Champagne Ardenne, p. 314-315, Hachette. Paris, 1995 {{ISBN[978-2-010209871}}
- Les fortifications de Vauban : Rocroi
- Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
- Création du PNR des Ardennes
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- L'Ardennais n° 21133, Cahier central.
- GALOCHET Marc (dir), La forêt, ressource et patrimoine, Paris, Ellipses, Coll. Carrefour, 2006, 272 p.
Sources [modifier]
- Franck Lechenet, Plein Ciel sur Vauban, Editions Cadré Plein ciel, ISBN 978-2-9528570-1-7, pages 190 à 191.
- Alain Sartelet, Xavier de Massary - La place forte de Rocroi - Éditions Dominique Guéniot ("Parcours du patrimoine" n°327) - Langres - 2008 - ISBN 978-2-87825-407-5
