Malinké (langue)
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Malinké | |
| Parlée en | Guinée, Mali, Sénégal |
|---|---|
| Région | Afrique de l'Ouest |
| Nombre de locuteurs | 10 à 13 millions selon les évaluations |
| Classification par famille | |
|
|
| Codes de langue | |
| ISO 639-2 | nic[1] |
| ISO 639-3 | (en) mlq (en) emk (en) myq (en) mwk |
| Échantillon | |
| Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (voir le texte en français)
Sariya 1 |
|
| modifier |
|
Le malinké est une langue africaine de la famille des langues mandé, parlée en Guinée, au Mali, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, par les Malinkés. Elle est très proche du bambara, du dioula et du mandengo ou mandinka (Gambie).
Comme ces derniers elle est écrite en alphabet latin ou en alphabet N'ko. Des pratiques d'écriture du malinké en caractère arabes existent également.
Elle est parfois désignée sous d'autres noms : Maninkakan, Maninka-Western, Maninga, Malinka, Malinke, Western Malinké
Sommaire |
Développement de la langue[modifier]
En 1996, une Organisation non gouvernementale, Savane Développement, a créé à Kolia, en Côte d'Ivoire, une école pour une scolarisation partiellement en langue maternelle : c'est le Centre scolaire intégré du Niéné (CSIN). Dans ce centre expérimental, les élèves reçoivent, du préscolaire à la fin de la première année du primaire, un enseignement en sénoufo ou en malinké, selon leur langue maternelle, et poursuivent par la suite leurs études en français[2].
Alphabet N'ko[modifier]
Voyelles[modifier]
| o /ɔ/ |
ô /o/ |
ou /u/ |
è /ɛ/ |
i /i/ |
é /e/ |
a /a/ |
| ߐ | ߏ | ߎ | ߍ | ߌ | ߋ | ߊ |
Consonnes[modifier]
La langue n'ko qui est comprise par les peuples mandingues de la Gambie (mandinka) au Ghana (dioula) en passant par la Guinée (malinké), Mali (Bambara), Sierra Leone (mendés) Côte d'Ivoire (dioula) et Burkina Faso (dioula) est écrite en alphabet N'ko. Cet alphabet qui est inventé en 1949 en cote d'ivoire par le savant chercheur guinéen d'origine malienne Solomana Kante est aujourd'hui informatisé[réf. nécessaire]. C'est l'alphabet le mieux adapté pour transcrire les langues avec tonalité[réf. nécessaire]. Mais le manque de financement des gouvernements et l'omniprésence du français à tous les niveaux de la vie quotidienne éclipse cet alphabet qui n'est utilisé que par quelque 400 000 à 900 000 personnes en Guinée et au Mali principalement.
Lexique[modifier]
Emprunts français[modifier]
Le français a emprunté quelques mots au malinké, notamment balafon, boubou.
Notes et références[modifier]
Bibliographie[modifier]
- (fr) Dictionnaire français-malinké et malinké-français, précédé d'un abrégé de grammaire malinkée, Mission des Pp. du Saint-Esprit, 1906
- (fr) O. Abiven, Essai de dictionnaire pratique français-malinké, Kayes ?, 1896
- (fr) Mamadou Camara, Parlons malinké, Paris, L'Harmattan, 2000 (ISBN 2738476619)
- (fr) Boniface Keita, Le Malinké de Kita (parler de Bindougouba), Institut national des langues et civilisations orientales, 1984. [1]
- (fr) A. Klein (Père blanc), Grammaire malinké, Évêché, 1961
- (fr) A. Klein (Père blanc), Exercices malinké : (Complément de la grammaire malinké, Évêché, 1962