Toronto

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Toronto
Armoiries
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Drapeau de Toronto
Drapeau de Toronto
De haut en bas et de gauche à droite : Downtown Toronto vu depuis Toronto Islands, le Toronto City Hall, l'édifice de l'Assemblée législative de l'Ontario, Casa Loma, le Prince Edward Viaduct et les falaises de Scarborough.
De haut en bas et de gauche à droite : Downtown Toronto vu depuis Toronto Islands, le Toronto City Hall, l'édifice de l'Assemblée législative de l'Ontario, Casa Loma, le Prince Edward Viaduct et les falaises de Scarborough.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau de l'Ontario Ontario
Région Greater Toronto Area
Comté ou équivalent Ville de Toronto
Statut municipal City
Arrondissements 242 quartiers
Maire John Tory
Fondateur
Date de fondation
John Graves Simcoe
27 août 1793
Démographie
Gentilé Torontois(e)
Population 2 615 060 hab. (2011)
Densité 4 151 hab./km2
Population de l'aire urbaine 6 054 191 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 12″ N 79° 23′ 02″ O / 43.65347, -79.3840243° 39′ 12″ Nord 79° 23′ 02″ Ouest / 43.65347, -79.38402  
Altitude Min. 0 m – Max. 76 m
Superficie 63 000 ha = 630 km2
Divers
Fuseau horaire UTC-5
Indicatif 416, 647, 437
Devise Diversity Our Strength (« La diversité est notre force »)
Localisation
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Liens
Site web http://www.toronto.ca/

Toronto (prononciation en anglais canadien /tɵˈrɒntoʊ/ ou /ˈtrɒnoʊ/) est la plus grande ville du Canada et la capitale provinciale de l'Ontario. Elle se situe dans le Sud-Est du Canada, sur la rive nord-ouest du lac Ontario. Selon le recensement de 2011, Toronto compte 2 615 060 habitants, faisant d'elle la cinquième ville la plus peuplée en Amérique du Nord[1], et l'une des plus importantes de la région des Grands Lacs[2],[3]. Son aire métropolitaine quant à elle compte 6 054 191 habitants[4],[5], et est située au cœur de la mégalopole du Golden Horseshoe, région extrêmement urbanisée abritant plus de 8 759 312 habitants en 2011[6],[7],[8].

Toronto est considérée comme une ville mondiale de classe alpha par la GaWC[9], et est une des plus importantes places financières dans le monde[10],[11]. Bay Street est le foyer de la Bourse de Toronto, la septième plus grande au monde sur le plan de la capitalisation boursière, et abrite les cinq plus grandes banques canadiennes[12]. La majorité des entreprises canadiennes ont leur siège social dans la ville. Les secteurs économiques les plus importants sont la finance, les télécommunications, l'aérospatial, les transports, les médias, les arts, le cinéma, la production de séries télévisées, la publication, l'informatique, la recherche médicale, l'éducation, le tourisme et les sports[13],[14].

Toronto est une des villes les plus visitées d'Amérique[15],[16], et constitue le troisième centre de l'industrie cinématographique et télévisuelle au monde[17],[18],[19],[20]. Elle abrite de nombreux établissements d'enseignement supérieur réputés, dont l'université de Toronto, qui figure dans le classement des meilleures universités dans le monde[21],[22]. Toronto est une des villes les plus cosmopolites au monde[23], 49 % des résidents sont nés en dehors du Canada[23],[24],[25], faisant de la ville une des plus importantes destinations au monde en termes d'immigration[24]. Toronto est classée comme une des meilleures villes en termes de qualité de vie par l'Economist Intelligence Unit et Mercer[26],[27]. De plus, elle est considérée comme la ville du Canada la plus chère pour y vivre[28]. Ses habitants s'appellent les Torontois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toronto est d'abord un ancien fort français du nom de fort Rouillé fondé en 1750, dont le site fut abandonné en 1759[29]. Au cours de la Révolution américaine, la région de Toronto a été le refuge de nombreux colons britanniques loyalistes en provenance des provinces instables. L'arrivée des loyalistes, réfugiés américains, poussa les autorités britanniques à diviser cette province en deux parties avec l'Acte constitutionnel de 1791. La colonie du Haut-Canada fut ainsi établie sous le gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806).

Simcoe s'établit à Newark (Niagara-on-the-Lake), mais en 1793 Guy Carleton, premier baron Dorchester, le gouverneur général du Canada accepta le second choix de Simcoe, un site sur le lac Ontario qu'il nomma York d'après Frederick, duc d'York et Albany, le second fils du roi George III. York a été le nom de la ville de Toronto de 1793 à 1834. Cette appellation reste en partie inscrite dans la cartographie du Toronto actuel par l'existence de quartiers comme York, East York et North York. Le 1er février 1796, Simcoe choisit York comme capitale du Haut-Canada en remplacement de Newark en pensant que la nouvelle ville était moins vulnérable aux attaques américaines[30]. Il y installa le gouvernement et l'Assemblée législative du Haut-Canada en 1796. Fort York fut construit à l'entrée du port naturel de la ville, abrité par un long banc de sable en forme de péninsule.

Carte de Toronto, 1894

Durant la guerre de 1812, la ville capitule lors de la bataille de York en 1813 et est pillée par les forces américaines.
La reddition de la ville fut négociée par John Strachan. Au cours des cinq jours d'occupation, les soldats américains détruisirent une grande partie de Fort York et mirent le feu aux bâtiments abritant le parlement. Le sac d'York fut la motivation première de l'incendie de Washington par les troupes britanniques en 1814.

Le 6 mars 1834, l'agglomération de York devient Toronto, l'année de son incorporation comme ville. Elle retrouve ainsi son nom original. À cette époque Toronto comptait environ 9 000 habitants dont les esclaves afro-américains qui avaient fui les Black Codes qui avaient été instaurés dans certains États[31]. L'esclavage fut aboli dans tout le Haut-Canada en 1834. Le politicien réformiste William Lyon Mackenzie devint le premier maire de la ville de Toronto. C'est lui qui dirigea la rébellion infructueuse du Haut-Canada en 1837 contre le gouvernement colonial britannique.

Le nom Toronto était autrefois celui d'un lac d'assez bonnes dimensions (mais qui n'est pas un des Grands Lacs) se trouvant à environ 120 kilomètres au nord de l'agglomération et qui se nomme aujourd'hui lac Simcoe (du nom du premier gouverneur du Haut-Canada qui fit de York / Toronto sa capitale). Puis, par une de ces dérives toponymiques assez typiques en Amérique du Nord, ce fut le nom d'une petite rivière qui arrose le site actuel de la ville et qui s'appelle aujourd'hui la rivière Humber. C'est d'après le nom de cette Rivière Toronto que fut dénommée initialement la ville, sans doute sur le modèle de Chicago qui avait été nommée d'après une des baies du lac Michigan. Le mot Toronto signifie « l'endroit où les racines des arbres trempent dans l'eau » dans un dialecte mohawk de l'est du Canada. La périphrase française usuelle pour Toronto est la Ville-Reine.

Toronto était la principale destination des immigrants au Canada et la croissance de la ville fut particulièrement rapide au cours du XIXe siècle. Le premier important afflux de population eut lieu au cours de la Grande famine en Irlande. En 1851, la population d'origine irlandaise était le groupe ethnique le plus important de la ville.

Au cours de son histoire, Toronto a été choisie à deux reprises comme capitale de la province du Canada : une première fois entre 1849 et 1852 à cause de troubles à Montréal puis une deuxième fois entre 1856 et 1858[32]. Lors de la création de la province de l'Ontario en 1867, Toronto en fut choisie comme capitale. Le siège de l'Assemblée Législative et du gouvernement de l'Ontario furent situés dans Queen's Park. La ville de Toronto accueille également du fait de son statut de capitale provinciale la résidence du lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne.

Au XIXe siècle, un important système de traitement des déchets a été construit et les rues ont été éclairées par un éclairage au gaz. Des lignes de chemin de fer longues distances furent construites. La compagnie de chemin de fer du Grand Tronc du Canada et la Northern Railway of Canada se réunirent dans la construction de la première Gare Union au centre-ville où l'on retrouvait Toronto Belt Line Railway.

En 1891, les tramways à traction hippomobile furent remplacés par des véhicules électriques quand la ville de Toronto accorda une franchise de trente ans à la Toronto Railway Company. En 1921, les transports publics passèrent sous le contrôle de la municipalité avec la création de la Toronto Transportation Commission, renommée plus tard en Toronto Transit Commission.

En 1904, le grand incendie de Toronto détruisit une partie importante du centre de Toronto. Si la ville fut cependant rapidement reconstruite, les dégâts ont coûté plus de dix millions de dollars. Cet événement a entraîné un durcissement de la législation en matière de sécurité incendie et le développement des services de pompiers de la ville.

Au cours de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, la ville de Toronto accueillit à nouveau de nombreux immigrants, principalement des Allemands, des Français, des Italiens et des Juifs venus de différents pays d'Europe de l'Est. Ils furent bientôt suivis par les Chinois, les Russes, les Polonais et les immigrants d'autres pays d'Europe de l'Est. Ceux-ci vivent principalement dans des baraques surpeuplées situées dans des quartiers pauvres comme The Ward qui était situé autour de Bay street. Malgré sa croissance importante, Toronto reste dans les années 1920 la seconde ville du Canada sur le plan économique et sur celui de la population, derrière la ville plus ancienne de Montréal. Néanmoins, en 1934, la bourse de Toronto devient la plus importante du pays.

En 1951, la population de Toronto dépassa le million d'habitants avec le commencement d'une grande suburbanisation. En 1953 la Municipality of Metropolitian Toronto fut créée par le gouvernement de l'Ontario pour regrouper plusieurs municipalités de l'ancien comté de York (notamment North York, Scarborough et Etobicoke).

En 1954, la ville fut frappée par l'ouragan Hazel. 81 personnes furent tuées dans la région de Toronto, près de 1 900 familles se retrouvèrent sans logement et l'ensemble des dégâts fut estimé à plus de 25 millions de dollars[33]. À cette époque, plusieurs entreprises d'importance nationale et multinationale ont déménagé leur siège social de Montréal à Toronto et dans d'autres villes de l'Ouest canadien en partie en raison de l'incertitude politique qui régnait à cause de la résurgence des mouvements souverainistes au Québec[34].

Dès les années 1960, de grands projets immobiliers sont entrepris comme la construction de la First Canadian Place, haute tour (72 étages) blanche du centre-ville qui sera le premier grand projet du futur milliardaire Paul Reichmann[35].

En 1971, Toronto comptait plus de deux millions d'habitants et dans les années 1980, elle devint la ville la plus peuplée et le principal centre économique du Canada, dépassant Montréal.

En 1998, la municipalité régionale disparaît au profit d'une seule ville, Toronto, le nouveau maire étant Mel Lastman, l'ancien maire de North York (devenu un quartier du nord du nouveau Toronto).

Le maire actuel de Toronto est John Tory.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Toronto a une superficie de 630 km2[36] avec une distance nord-sud maximale de 21 km et une distance est-ouest maximale de 43 km. La ville de Toronto possède une côte de 46 km de long sur la partie nord-ouest du lac Ontario. Les Toronto Islands et la partie portuaire de la ville, qui s'étendent vers l'intérieur du lac, offrent une protection à la partie de la côte qui se situe directement au sud de la partie centrale de la ville. Les limites de la ville sont constituées par le lac Ontario au sud, par le ruisseau Etobicoke et l'autoroute 427 à l'ouest, par l'avenue Steeles au nord et par la rivière rouge à l'est.

Panorama à 360 degrés photographié depuis la tour CN.

Topographie[modifier | modifier le code]

Toronto est traversée par deux rivières principales et de nombreux affluents : la rivière Humber à l'ouest du centre-ville et la rivière Don à l'est du centre-ville. La côte est formée de sédiments qui ont été apportés naturellement par les courants du lac qui ont également créé les Toronto Islands. Les nombreux ruisseaux et rivières venant du nord et venant se jeter dans le lac ont créé de grands ravins très boisés et fournissent des sites idéaux pour l'établissement de parcs et de petits sentiers de randonnée.

Néanmoins, cet ensemble de ravins interfère aussi avec le plan hippodamien classique des villes nord-américaines, ce qui entraîne l'interruption temporaire de nombreuses rues d'un côté du ravin pour reprendre de l'autre : par exemple l'avenue Finch, ' la rue Leslie, l'avenue Lawrence, ou l'avenue St. Clair. Des viaducs, comme celui le prince Édouard, ont également été construits pour franchir ces obstacles. Ces ravins sont également utiles pour l'évacuation des eaux de pluie mais certaines zones, en particulier près de la rivière Don, sont sujettes à des crues soudaines.

Au cours de la glaciation de Würm, la partie sud de Toronto était sous le lac glaciaire Iroquois. Il en résulte aujourd'hui une série d'escarpements qui marquent les anciennes limites du lac, connues sous le nom de Iroquois Shoreline. Ces escarpements sont plus marqués de l'avenue Victoria à l'embouchure du ruisseau Highland, où elles forment les falaises de Scarborough. D'autres sections de ces escarpements sont observables, par exemple près de l'avenue St. Clair Ouest entre la rue Bathurst et la rivière Don, ou au nord de Davenport Road de Caledonia à l'avenue Spadina. Le château Casa Loma surplombe ces escarpements.

Les Toronto Islands étaient à l'origine un cordon littoral naturel jusqu'à ce qu'une tempête en 1858 les coupe du littoral, formant ainsi un chenal qui fut utilisé plus tard pour permettre l'accès aux docks.

Malgré la présence de nombreux ravins, Toronto n'est pas une ville spécialement vallonnée. Son altitude est comprise entre 75 mètres au-dessus du niveau de la mer au niveau du lac Ontario et 209 mètres près de l'Université York au nord de la ville, à l'intersection entre la rue Keele et l'avenue Steeles[37].

Climat[modifier | modifier le code]

En regard de l'ensemble du territoire canadien, le climat de Toronto peut être considéré comme modéré. Il s'agit d'un climat continental humide (selon la classification de Köppen) avec des étés chauds et humides et des hivers froids. Quatre saisons distinctes sont observables avec des différences importantes de température d'une journée à l'autre, en particulier au cours de la saison froide. Certains événements extrêmes y arrivent occasionnellement comme un important épisode de verglas en décembre 2013 et des orages violents en été. La température la plus élevé fut de 40.6 °C le 8 juillet 1936, la température la plus basse fut de -35.2 le 16 janvier 1994. L'humidex le plus élevé fut de 50.9 le 14 juillet 1995 et le wind chill le plus bas fut de -44.7 °C le 4 janvier 1981.

En raison de l'urbanisation et de sa proximité au lac Ontario, Toronto présente une amplitude thermique entre le jour et la nuit relativement faible en particulier à cause de nuits plus chaudes.

Relevé météorologique de The Annex, Toronto, ON (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −6,7 −5,6 −1,9 4,1 9,9 14,9 18 17,4 13,4 7,4 2,3 −3,1 5,9
Température moyenne (°C) −3,7 −2,6 1,4 7,9 14,1 19,4 22,3 21,5 17,2 10,7 4,9 −0,5 9,4
Température maximale moyenne (°C) −0,7 0,4 4,7 11,5 18,4 23,8 26,6 25,5 21 14 7,5 2,1 12,9
Record de froid (°C) −32,8 −31,7 −26,7 −15 −3,9 −2,2 3,9 4,4 −2,2 −8,9 −20,6 −30 −32,8
Record de chaleur (°C) 16,1 14,4 26,7 32,2 34,4 36,7 40,6 38,9 37,8 30 23,9 19,9 40,6
Ensoleillement (h) 85,9 111,3 161 180 227,7 259,6 279,6 245,6 194,4 154,3 88,9 78,1 2 066,3
Précipitations (mm) 61,5 55,4 53,7 68 82 70,9 63,9 81,1 84,7 64,4 84,1 61,5 831,1
dont neige (cm) 37,2 27 19,8 5 0 0 0 0 0 0,1 8,3 24,1 121,5
Source : Environment Canada[38]
Relevé météorologique de Toronto Pearson International Airport (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −9,4 −8,7 −4,5 1,9 7,4 13 15,8 15,1 10,8 4,6 −0,2 −5,8 3,3
Température moyenne (°C) −5,5 −4,5 −0,1 7,1 13,1 18,6 21,5 20,6 16,2 9,5 3,7 −2,2 8,2
Température maximale moyenne (°C) −1,5 −0,4 4,6 12,2 18,8 24,2 27,1 26 21,6 14,3 7,6 1,4 13
Record de froid (°C) −31,3 −31,1 −28,9 −17,2 −5,6 0,6 3,9 1,1 −3,9 −8,3 −18,3 −31,1 −31,3
Record de chaleur (°C) 17,6 14,9 25,6 31,1 34,4 36,7 37,6 38,3 36,7 31,6 25 20 38,3
Précipitations (mm) 51,8 47,7 49,8 68,5 74,3 71,5 75,7 78,1 74,5 61,1 75,1 57,9 785,9
Source : Environment Canada[39]


Économie[modifier | modifier le code]

Bay Adelaide Centre

C'est surtout la croissance de l'industrie automobile dans la banlieue d'Oshawa qui a donné l'impulsion industrielle initiale à cet ancien centre d'abattoirs porcins. Toronto est aujourd'hui le cœur bancaire, financier et commercial du Canada [40]. Les activités culturelles et l'informatique s'y développent à un rythme soutenu. Pourtant, depuis une quinzaine d'années, peu de nouveaux immeubles à bureaux ont vu le jour dans le centre-ville. La situation semble cependant changer avec le démarrage de nouveaux projets, dont la construction de la West Tower du Bay Adelaide Centre d'une hauteur de 50 étages (achevé en 2009), la construction de la deuxième tour (East Tower) de 44 étages est actuellement en cours[41], la tour RBC haute de 43 étages (achevée), et la tour Telus de 30 étages (achevée). Les immeubles relativement hauts du centre-ville bénéficient depuis 2004 d'un mode de réfrigération innovant par le biais de pompes à chaleur alimentées par l'eau froide des profondeurs du lac Ontario (EnWave). Depuis vingt (20) ans environ, les entreprises spécialisées dans la construction résidentielle ont bénéficié d'un marché en pleine croissance avec la construction de centaines de nouvelles tours résidentielles de 30 étages jusqu'à 60 étages et plus, comme la tour Trump. Trois nouveaux hôtels de renommée internationale sont actuellement en construction : l'hôtel Shangri-La (66 étages), l'hôtel Ritz Carlton (52 étages), et l'hôtel Four Seasons (55 étages). La tour résidentielle la plus haute du pays [42],[43], la tour Aura compte 78 étages. Les tours jumelles nommées ICE de 57 et 67 étages, qui formeront le Centre York situé près des quais royaux (Queen's Quay), le Southcore Financial Centre qui comprend le nouvel hôtel Delta de 45 étages et les tours jumelles (66 étages) du Harbour Plaza viendront rejoindre un vaste corridor de gratte-ciel qui s'élèvent le long du havre de Toronto.

De plus, Toronto est un centre très important pour la recherche médicale et scientifique avec de nombreux grands hôpitaux qui abritent des centres de recherche. L'hôpital pour enfants (SickKids) a récemment inauguré le début de la construction (construction terminée) de sa tour baptisée « Learning Tower », qui consistera en une tour de 21 étages entièrement consacrée à la recherche sur les maladies qui touchent les enfants. Il y a 9 importants centres de recherche regroupés ensemble et surnommés « Discovery District » (quartier de La Recherche). Les institutions membres sont les suivantes :

Culture médiatique[modifier | modifier le code]

Toronto est au cœur de la vie intellectuelle et culturelle du Canada anglophone. La chaîne anglophone de Radio-Canada, la Canadian Broadcasting Corporation, siège à Toronto [44],[45], ainsi que TV Ontario et TFO, CTV, Global, CityTV, les chaînes anglophones et francophones du gouvernement ontarien. La plupart des maisons d'édition se trouvent à Toronto. L'International Festival of Authors (IFOA) au Harbourfront Centre est le premier festival littéraire au Canada anglophone, avec en deuxième place le festival littéraire The Word On The Street. Toronto est également un centre de productions pour le film et le théâtre (Festival international du film de Toronto) où se trouve le nouveau siège social du festival nommé Bell Lightbox avec sa tour de 45 étages.

Les nouveaux Pinewood Toronto Studios, qui se trouvent dans le quartier Portlands, vont assurer une production de méga-productions étrangères avec le plus grand plateau de tournage en Amérique du Nord[46]. On peut également voir des films de tous genres dans plus 300 salles de cinéma à travers la région métropolitaine[réf. nécessaire].

On y trouve aussi le National Ballet of Canada avec son siège social aménagé dans les anciens locaux historiques de la CBC, partagé entre la modernité des nouvelles salles de répétition et le manoir historique de Northfield entièrement restauré. Le Toronto Symphony Orchestra et le Conservatoire royal de musique avec son audacieuse rénovation font de Toronto un atout pour la culture. Depuis 1967 la compagnie de théâtre professionnelle du Théâtre français de Toronto propose une saison complète de spectacles en français. Certains spectacles sont présentés avec des Surtitres en anglais.

Il y a deux quotidiens locaux, le Toronto Star et le Toronto Sun et deux quotidiens nationaux, The Globe and Mail et le National Post. De plus, il y a plusieurs journaux gratuits quotidiens (Metro, 24 Hours) et hebdomadaires (Now, Eye Weekly...). La bibliothèque publique de Toronto possède, entre autres, la plus grande collection publique de documents relatifs à la science-fiction (d'importantes rénovations sont actuellement en cours), la collection Merril, riche de plus de 55 000 articles.

Le Conseil des artisans (Ontario Crafts Council) fait la promotion des arts céramiques, et l'expo «One of A Kind» attire des foules de partout une fois par année sur les lieux historiques d'Exhibition Place. Chaque année les festivals Luminato et Nuit Blanche réusissent à capter une part croissante du marché du tourisme de la ville. La région de Toronto compte aujourd'hui plus de 100 théâtres[réf. nécessaire], où on peut voir tous les genres de spectacles, ainsi que plusieurs cinémas Imax, dont la technologie a été inventée à Toronto. La célèbre auteure canadienne, Margaret Atwood, y vit depuis des années[réf. nécessaire], ainsi de nombreux autres personnages très connus dans le monde de la culture canadienne[réf. nécessaire]. Les signaux des diffuseurs suivants sont émis depuis la Tour: CBC, CHIN, MASTER FM, CHUM, CHFI, CKFM-FM, CTV, CFNY, GLOBAL, TV Ontario, LOOK TV, ROGERS CABLE, CJEZ, CLASSIC 96.3M, CIRV FM, CFYIAM, CISS-FM, CFTR, CKMW, CJMR, CFZM, CJCL, CFRB, CFMT-TV, CILQ-FM, SUN TV, CJRT-FM.

Éducation et enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Toronto regroupe de nombreuses institutions d'enseignement supérieur. En particulier, plusieurs universités sont situées sur son territoire. La plus ancienne, l'Université de Toronto, fondée en 1827, est la doyenne des universités de l'Ontario[47] et une des principales institutions de recherche du Canada. Son immense bibliothèque Robarts de 13 étages est à voir absolument. Les deux autres universités d'importance sont l'Université York, la troisième du Canada par son nombre d'étudiants[48], et l'Université Ryerson. Il existe également deux autres universités de taille plus modeste : l'Ontario College of Art & Design et l'Université de Guelph-Humber.

TDSB Education Centre, le siège du Conseil scolaire du district de Toronto

Il existe aussi quatre collèges délivrant des diplômes supérieurs à Toronto : le Seneca College, l'Humber College, le Centennial College et le George Brown College dont un tout nouveau campus est en construction et sera érigé au bord du lac Ontario dans le centreville. La ville accueille également deux campus satellite de collèges francophones, dont La Cité collégiale et le collège Boréal.

Le Tyndale University College and Seminary est une institution d'enseignement supérieur chrétienne ainsi que le plus grand séminaire du Canada.

Toronto possède également une grande offre de formation dans les domaines artistiques. Le Conservatoire royal de musique est une école de musique réputée située dans le centre-ville. Le Centre canadien du film est un institut de formation, fondé par le cinéaste Norman Jewison, dans les domaines cinématographique, télévisuel ainsi que dans celui des nouveaux médias.

Les bibliothèques sont particulièrement riches. La bibliothèque publique de Toronto possède le réseau le plus important du Canada avec 99 établissements et plus de onze millions d'ouvrages répertoriés dans ses collections[49]. Son réseau de bibliothèques est le quatrième plus important de l'Amérique du Nord, juste après ceux des universités d'Harvard, de Yale et de Berkeley. La bibliothèque Robarts à l'Université de Toronto, étalée sur 13 étages, est un lieu qu'il faut visiter sinon pour son architecture de style brutaliste.

L'Osgoode Hall Law School, rattachée à l'Université York, possède la collection d'ouvrage la plus importante dans le domaine du droit des pays du Commonwealth des Nations. De plus, la bibliothèque centrale de Mississauga est la troisième en importance dans la région métropolitaine avec 5 étages.

Les 451 écoles élémentaires et les 102 écoles d'enseignement secondaire de Toronto sont regroupées dans le Conseil scolaire du district de Toronto, ce qui en fait le plus important regroupement du Canada. De leur côté, le Toronto Catholic District School Board (en français, le conseil scolaire du district catholique de Toronto) dirige les écoles catholiques romaines financées publiquement ; le Conseil scolaire Viamonde gère les écoles publiques de langue française et le Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud les écoles catholiques de langue française.

Architecture[modifier | modifier le code]

Toronto en hiver

Il n'existe pas de style architectural prédominant dans la ville de Toronto. Lawrence Richards, professeur membre de la faculté d'architecture de l'Université de Toronto, a déclaré « Toronto is a new, brash, rag-tag place — a big mix of periods and styles. »[50]. Les bâtiments de la ville sont d'âges et de conceptions extrêmement variés : de nombreuses constructions datent du milieu du XIXe siècle tandis que les grands immeubles furent érigés au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

La tour CN est certainement le symbole de la ville de Toronto et la signature de son panorama urbain. Haute de 553,33 mètres, elle était la structure autoportante la plus haute du monde jusqu'en 2007, année durant laquelle elle a été dépassée par le Burj Khalifa[51]. Elle est un important hub de télécommunication et l'une des principales attractions touristiques de la ville.

Toronto est l'une des villes du monde qui possède le plus de gratte-ciel ; elle possède en effet plus de 1 700 bâtiments de plus de 90 mètres de hauteur, ou plus de 25 tours d'une hauteur d'au moins 50 étages[52]. La majorité de ces gratte-ciel sont des immeubles résidentiels ; les tours à vocation commerciale se regroupent principalement dans le centre-ville de Toronto, North York, Scarborough et dans la ville de banlieue de Mississauga. La tour First Canadian (Banque de Montréal) est le plus haut gratte-ciel de la ville avec 72 étages. Dernièrement, la façade blanche de la tour a été ravalée.

Au cours du début du XXIe siècle, de nombreux bâtiments culturels ont été profondément restaurés et modifiés : par exemple, le musée royal de l'Ontario, le Gardiner Museum, le musée des beaux-arts de l'Ontario ou le Ontario College of Art & Design, désormais devenu Ontario College of Art & Design University.

Le quartier historique, nommé Distillery District et situé dans le coin sud-est du centre-ville, est l'exemple de zone industrielle d'architecture victorienne le plus important et le mieux conservée d'Amérique du Nord. Ce quartier piétonnier est maintenant orienté vers les arts, la culture et le divertissement.

La forte demande du marché immobilier a entrainé une multiplication des immeubles modernes dans le centre-ville et de nombreux gratte-ciels, principalement résidentiels et hoteliers, sont encore en construction : par exemple le Trump International Hotel and Tower, le Ritz-Carlton Toronto, le Four Seasons Hotels and Resorts le Shangri-La Toronto, ou la tour L (L pour Libeskind) de 57 étages conçue par Daniel Libeskind (achevée), et enfin l’agglomération de CityPlace avec plus de 19 tours résidentielles, la tour 1 Bloor de 75 étages (en construction), et l'agglomération de ParkPlace avec une vingtaine de nouvelles tours (en construction). D'autres projets résidentiels importants sont actuellement en cours de développement tels que l’agrandissement du quartier Regents Park et le tout nouveau projet West Donlands qui verra la venue de milliers de nouveaux habitants dans un quartier jadis industriel, et le nouveau quartier East Bayfront où sera construit un autre campus pour le collège George Brown (en construction).

Un nouveau design architectural vient d'être choisi pour les rénovations de la partie Nord du marché St. Lawrence. Le nouveau bâtiment sera conçu par les architectes britanniques Rogers Stirk Harbour + Partners, qui ont également conçu la très prestigieuse tour Lloyds et le complexe résidentiel Neo Bankside de Londres. Ce choix a été le fruit d'un concours entre architectes internationaux.

Une ville de quartiers[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des quartiers de Toronto.

La ville actuelle de Toronto est composée de six anciennes municipalités qui ont chacune développée une identité propre au cours de l'histoire. Les noms de ces municipalités disparues restent d'usage courant parmi les Torontonians (Torontois en français) : East York, Etobicoke, North York, Old Toronto, Scarborough, et York. À travers toute la ville, il existe de très nombreux quartiers en majorité de petite taille mais dont les plus grands couvrent quelques kilomètres carrés.

La Old City of Toronto correspond globalement au centre-ville actuel (en anglais downtown). Il s'agit du cœur historique de Toronto et reste la partie de la ville possédant la plus forte densité de population. Le Financial District contient le regroupement le plus important de gratte-ciels du Canada avec notamment le First Canadian Place (récente rénovation terminée), la TD Tower, le Scotia Plaza, le Royal Bank Plaza, le Commerce Court West et le complexe Brookfield Place ou BCE. À partir du district financier, la skyline de Toronto s'étend vers le nord le long de la rue Yonge. Old Toronto abrite également de nombreux quartiers résidentiels historiques comme Yorkville ancien village, Rosedale, The Annex, Forest Hill, Lawrence Park, Lytton Park, Moore Park, et Casa Loma. Ces quartiers abritent beaucoup de maisons, copropriétés et locations haut de gamme. Dans le même temps, le centre ville abrite également des quartiers dans lesquels la population est majoritairement constituée d'immigrants récents et de familles à bas revenus vivant dans des logements sociaux et dans des tours d'habitation comme St. James Town (agglomération de 19 tours résidentielles), Regents Park (actuellement en cours de redéveloppement), Moss Park, Alexandra Park et Parkdale.

Les nombreuses communautés résidentielles de Toronto possèdent des caractères architecturaux propres et se distinguent nettement des immeubles du centre financier et commercial. Des quartiers comme Rosedale, Cabbagetown, The Annex et Yorkville possèdent de nombreux bâtiments de styles victorien et édourdien.

Wychwood Park est une ancienne gated community, c'est la plus ancienne des communautés planifiée de Toronto et fut désignée en 1985 Ontario Heritage Conservation district ce qui lui confère une protection architecturale. À l'est de Wychwood Park se situe le quartier Casa Loma qui a reçu son nom du célèbre château qu'il abrite.

À l'est et à l'ouest du centre-ville, des quartiers comme Kensington Market, Leslieville, Cabbagetown et Riverdale accueillent des zones commerciales et culturelles animées, des communautés artistiques pleines de vie. D'autres quartiers proches du centre-ville présentent des regroupements ethniques, avec en particulier le vaste Chinatown, la populaire Greektown, la branchée Little Italy, Trinity-Bellwoods qui rassemble les populations lusophones, ou encore Little India.

Les quartiers des anciennes municipalités de York et East York sont traditionnellement habités par la classe ouvrière. Ils sont constitués essentiellement de modestes maisons familiales individuelles et de petites résidences datant d'après la Première Guerre mondiale. Certains quartiers comme Crescent Town, Thorncliffe Park, Weston, et Oakwood-Vaughan consistent principalement en de grands immeubles d'habitation dans lesquels vivent de nombreuses familles issues d'une immigration récente.

Récemment du fait de l'augmentation de la population et du boom immobilier, certains quartiers comme Leaside, North Toronto et les quartiers ouest de York ont subi une gentrification et ont vu l'apparition d'une diversité ethnique.

Les banlieues de la couronne extérieure comprennent les anciennes municipalités de Etobicoke à l'ouest, Scarborough à l'est et North York au nord et sont très largement organisées selon un plan hippodamien. Certaines parties se sont développées sous la forme de petites villes ou de villages bien avant les phénomènes de suburbanisation et l'apparition de la métropole torontoise comme Mimico, Islington et New Toronto à l'ouest ; Willowdale, Newtonbrook et Downsview au nord ; Agincourt, Wexford et West Hill à l'est. Le développement suburbain dans et aux alentours de ces quartiers commença à la fin des années 1940.

Des banlieues aisées ont vu le jour comme Bridle Path à North York, Guildwood qui se situe autour des Falaises de Scarborough ainsi que la majorité des quartiers centraux d'Etobicoke comme Humber Valley Village et The Kingsway. Une des premières et des plus importantes "villes nouvelles" est Don Mills dont les parties les plus anciennes datent des années 1950.

Au cours des dernières décennies, le North York Centre, situé au croisement de la rue Yonge et la rue Shepard et le Scarborough City Centre ont émergé comme des pôles commerciaux et financiers secondaires mais d'une importance croissante derrière le centre-ville. L'arrivée d'immeubles de très grande hauteur, comme le nouveau Centre Hullmark de 49 étages (en construction) et les tours jumelles Emerald Park (en construction), dans ces deux zones a donné à North York et à Scarborough leurs propres skylines et une atmosphère de centre-ville avec des axes de circulation importants pour les desservir. Deux autres carrefours importants se sont développés depuis les 20 dernières années; il s'agit des croisements avec la rue Yonge et les avenues Eglinton et St. Clair, où ont vu le jour d'autres chantiers résidentiels et commerciaux, le tout a été couronné par les superbes tours résidentielles Minto de 37 et 54 étages.

Lieux d'intérêt touristique[modifier | modifier le code]

La tour CN
Le Centre Sharp à l'Université de l’EADO

Sports[modifier | modifier le code]

Un match de baseball des Blue Jays de Toronto au Rogers Centre (2005).

Toronto est la ville canadienne qui regroupe le plus grand nombre d'équipes professionnelles ; la plus populaire est son équipe de hockey, les Maple Leafs de Toronto. On dénombre également de nombreuses équipes évoluant dans des ligues amateurs et de nombreux lieux consacrés aux activités sportives[57]. Le siège social de la Ligue nationale de hockey se situe à Toronto à la 50 Bay Street 11th Floor.

Le hockey est le sport dominant de la ville, mais d'autres sports sont également très populaires, comme le baseball, le basket-ball, le soccer et la course automobile avec le Grand Prix automobile de Toronto, ce qui s'explique par le nombre important de personnes ayant immigré en Ontario (notamment d'Europe), et la proximité avec les États-Unis. L'équipe du Toronto FC a ainsi fait ses débuts en 2007 dans la Ligue Major.

Le Mattamy Athletic Centre (environ 2500 places) accueille en juin 2014 le championnat du monde de basket-ball en fauteuil roulant féminin 2014, avant de recevoir en 2015 le tournoi des Jeux parapanaméricains[58].

Équipe Ligue Stade Création Titres
Argonauts de Toronto Ligue canadienne de football (football canadien) Rogers Centre 1873 15
Maple Leafs de Toronto LNH (hockey sur glace) Centre Air Canada 1917 13
Toronto Rock NLL (crosse en enclos) Centre Air Canada 1999 5
Toronto Blue Jays MLB (baseball) Rogers Centre 1977 2
Toronto Nationals MLL (crosse au champ) BMO Field 2009 1
Raptors de Toronto NBA (basket-ball) Centre Air Canada 1995 0
Toronto FC MLS (football association/soccer) BMO Field 2006 0
Lynx de Toronto PDL (football association/soccer) Centennial Park Stadium 1997 0
Marlies de Toronto LAH (hockey sur glace) Ricoh Coliseum 2005 0
Maple Leafs de Toronto (en) Intercounty Baseball League (en) (baseball) Dominico Field 1896 8

Démographie et composition ethnique[modifier | modifier le code]

Groupes ethniques en 2006
Groupes ethniques (2006)
Blanc 52,6 %
Est-Asiatique (Chinois, Coréens...) 13,3 %
Sud-Asiatique (Indiens, Pakistanais...) 12,0 %
Noir 8,4 %
Sud Est-Asiatique (Philippins...) 5,6 %
Latino 2,6 %
Ouest-Asiatique 1,7 %
Arabe 0,9 %
Amérindiens 0,5 %
Métis ou autres 2,3 %

Toronto est considérée comme l'une des villes les plus multiculturelles au monde [59],[60]. Environ la moitié des habitants sont nés en dehors du Canada.

Toronto est une ville cosmopolite. On peut y entendre des centaines de langues parlées dans ses rues, y compris le français. Environ 46 % des habitants sont nés a l’étranger [61],[62], c'est-à-dire qu'ils ne sont pas né au Canada. Les ethnies les plus importantes pour ce qui est de la population sont les suivantes : Sud-Asiatiques, Chinois, Noirs, Filipinos, et Latino-Américains, même si environ 200 ethnies différentes y habitent[réf. nécessaire].

La ville de Toronto est une région désignée en totalité sous la Loi sur les services en français, depuis 1990. Ainsi, les francophones de la ville bénéficient d'une législation qui « garantit au public le droit de recevoir des services en français de la part des ministères et organismes du gouvernement de l'Ontario »[63].

Il faut aussi remarquer que la ville de Toronto regroupe environ 10 % des francophones de la province de l'Ontario[64],[65] .

Transport[modifier | modifier le code]

La ville profite de deux systèmes extensifs de transport en commun : Le réseau géré par la Toronto Transit Commission (TTC), composé du métro (quatre lignes, 69 stations), des tramways au centre-ville et des autobus, et le réseau géré par GO Transit, composé des sept lignes de train qui desservent la banlieue de Toronto.

La région métropolitaine est desservie par un réseau important d'autoroutes connu sous le nom de « série des 400 », puisque souvent une autoroute est repérée par une série de trois chiffres débutant par le numéro 4 : l'autoroute 401, connue aussi sous le nom McDonald-Cartier Freeway, faisant 825 km de longueur — depuis Bainsville jusqu'à Windsor — ainsi que 15 voies de largeur sur une cinquantaine de kilomètres à l'intérieur des limites de la ville — depuis Pickering jusqu'à la jonction des autoroutes 403 et 410 à Mississauga (incluant les voies expresses et collectrices) en passant par le Don Valley Parkway et l'A-400. La Queen Elizabeth Way (QEW), inaugurée en 1939 en présence du Roi George VI, conduit jusqu'à la ville de Niagara Falls depuis la jonction de l'A-427 et du Gardiner Expressway au centre-ville.

L'aéroport le plus utilisé du Canada [66], l'aéroport international Toronto Pearson, dessert la partie ouest de la ville et la banlieue de la ville de Mississauga. Un trafic passager limité est aussi disponible sur l'aéroport Billy Bishop Toronto City Airport, sur l'île de Toronto, au sud du centre-ville. L'aéroport municipal Toronto/Buttonville à Markham fournit des services d'aviation générale. L'aéroport Toronto/Downsview à l'extreme nord de la ville, appartient à de Havilland Canada et dessert l'usine Bombardier Aerospace.

La rue Yonge, longue de 1 896 km[67], a été inscrite dans le Guinness des records comme la rue la plus longue au monde mais elle ne l'est plus [68],[69].Elle relie plusieurs localités depuis le lac Ontario jusqu'au lac Simcoe.

Service de police de Toronto[modifier | modifier le code]

Créée en 1837 et réformée en 1859, la Police Métropolitaine de Toronto comprend 5 710 policiers et 2 500 personnels administratifs et techniques. Elle dispose d'une police montée, d'une police judiciaire (Special Investigation Unit) et d'une SWAT Team (Emergency Task Force). Le TPS assure aussi la protection des tribunaux sis à Toronto. L'arme de service est le Glock 22. Ses véhicules sont de marque Ford ou GMC fabriqués aux États-Unis ou au Canada.

C'est le plus grand service de police municipal au Canada et la deuxième plus grande unité de police au Canada après la Gendarmerie royale du Canada (GRC)[réf. nécessaire]. Il sert de cadre aux séries télévisées Les Enquêtes de Murdoch, Blue Murder et Rookie Blue.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenaires[modifier | modifier le code]

Blank map of world no country borders.PNG
Chicago
Chongqing
Francfort
Milan
São Paulo
Le Caire
Kiev
Amsterdam
Hô-Chi-Minh-Ville
San Francisco de Quito
Sagamihara
Varsovie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées SC2011cd.
  2. Friday, April 18, 2014 7:40 PM EDT Facebook Twitter RSS, « Toronto’s population overtakes Chicago | Toronto Star », Thestar.com,‎ 5 mars 2013 (consulté le 18 avril 2014)
  3. Don Peat, « Toronto now fourth largest city in North America | Toronto & GTA | News », Toronto Sun (consulté le 18 avril 2014)
  4. Modèle:SCref
  5. « Population and dwelling counts, for population centres, 2011 and 2006 censuses », Statistics Canada, 2011 Census of Population,‎ 8 février 2011 (consulté le 8 février 2007)
  6. Total population of the Greater Toronto Area comprises the regional municipalities of Durham (561,258), Halton (439,256), Peel (1,159,405) and York (892,712). These population figures are taken from « Population and dwelling counts, for Canada, provinces and territories, and census divisions, 2006 and 2001 censuses - 100% data », Statistics Canada,‎ 2007-03-13 (consulté le 2007-03-18)
  7. The fact that these municipalities form the GTA is stated in « Ontario Population Projections Update, 2005-2031 Ontario and Its 49 Census Divisions », Ministry of Finance, Government of Ontario,‎ avril 2006 (consulté le 2007-03-18) : « The Greater Toronto Area (GTA), comprising the City of Toronto and the regional municipalities of Durham, Halton, Peel and York, ... »
  8. « Portrait of the Canadian Population in 2006: Sub-provincial population dynamics, Greater Golden Horseshoe », Statistics Canada, 2006 Census of Population,‎ 2007-03-13 (consulté le 2007-03-13)
  9. 2012 Global Cities Index and Emerging Cities Outlook
  10. Citymayors.com, Toronto Star (2004). Retrieved on 2007-07-08.
  11. "Toronto (#10)", "World's Most Economically Powerful Cities." Forbes (2008). Retrieved on 2008-10-31.
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  16. http://newsroom.mastercard.com/press-releases/vancouver-and-toronto-neck-and-neck-in-attracting-international-tourists-and-reaping-economic-benefits-of-tourism-mastercard-global-destination-cities-index/
  17. « Film and Television Industry: 2011 Year in Review », City of Toronto,‎ 1 septembre 2012
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    {{ lien brisé | url = http://example.com | titre = Un exemple }} (syntaxe de base)
    Le paramètre url est obligatoire, titre facultatif.
    Le modèle {{lien brisé}} est compatible avec {{lien web}} : il suffit de remplacer l’un par l’autre.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]