Caudan

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Caudan
La chapelle Notre-Dame-de-Trescoët.
La chapelle Notre-Dame-de-Trescoët.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Pont-Scorff
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Lorient
Maire
Mandat
Gérard Falquerho
2014-2020
Code postal 56850
Code commune 56036
Démographie
Gentilé Caudanais
Population
municipale
6 865 hab. (2011[1])
Densité 161 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 41″ N 3° 20′ 21″ O / 47.8114, -3.3392 ()47° 48′ 41″ Nord 3° 20′ 21″ Ouest / 47.8114, -3.3392 ()  
Altitude 52 m (min. : 2 m) (max. : 84 m)
Superficie 42,63 km2
Localisation

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Liens
Site web www.caudan.fr

Caudan (prononcé [kodɑ̃]) est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Contents

Géographie[edit | edit source]

Le territoire de la commune possède à l'ouest et à l'est des frontières naturelles formées par les rivières du Scorff (Ar Scorv) et du Blavet (ar Blañwezh).

Géologie[edit | edit source]

La géologie de la commune qui longe le Cisaillement sud-armoricain se divise comme suit :

Roches métamorphiques Roches magmatiques
Gneiss et migmatites Granites d'anatexie Granites de Guidel et Carnac

La géologie de Lanester est presque exclusivement constituée de roches métamorphiques (micaschistes de la presqu'île de Rhuys, de l'estuaire de la Vilaine et du Pouldu), sauf l'extrême pointe orientale qui est constituée de roches magmatiques (leucogranites tardifs).

Climat[edit | edit source]

Caudan bénéficie du climat océanique tempéré armoricain. À sa petite échelle, la commune connaît déjà des différences pluviométriques entre le nord et le sud du territoire avec une variation annuelle de 900 à 1 000 mm. Caudan se situe dans la zone arrière-littorale sud, médiane des trois mésoclimats qui traverse le pays de Lorient[2].

Situation[edit | edit source]

La communauté d'agglomération de Lorient.

Caudan fait partie de la communauté d'agglomération Lorient Agglomération (nommée Cap L'Orient avant 2012).

Elle contribue financièrement et humainement comme les 18 autres communes à l'aménagement concerté de ce grand ensemble territorial. Ce qui permet la réalisation de grandes infrastructures hors de portée pour une seule de ces communes.

Toponymie[edit | edit source]

Le nom breton de la commune est officiellement Kaodan, mais les locaux disent [kwɛˈdan]. Ce qui s'écrirait alors Koedann et fait penser au verbe koada (action de boiser, planter des arbres) se disant koédein en vannetais, le dialecte pratiqué à Caudan. Il fait aussi penser au mot Koed Dann, soit le bois de chênes rouvres ou la Rouvraie. Il existe pour preuve quelques lieux-dits nommés Couëdan, comme à Sévignac, Pleugueneuc, Plessé, Pleugriffet ou Plélan-le-Grand ou Coët-Dan à Naizin et Coat-Tan à Brest.

Démographie[edit | edit source]

La population caudannaise connaît actuellement un certain vieillissement. La migration des jeunes adultes vers des bassins d'emploi plus développés explique ce fait.

La solution actuellement prévue pour retrouver un équilibre démographique est la construction de 900 nouveaux logements sur 47 ha susceptibles d'accueillir de nouvelles familles dans la ZAC du Lenn Sec'h.

Une fois ce cap passé, la commune aura gagné un nouveau souffle mais devra probablement tourner le dos à son équilibre rural-urbain.

Dans le tableau ci-dessous, sont comptabilisées de 1793 jusqu'à 1906 les populations de Caudan et de Lanester, ce qui explique la chute conséquente d'habitants lors du recensement de 1911, après la création de la commune de Lanester.

En 2011, la commune comptait 6 865 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 242 3 619 3 450 3 496 3 475 3 374 3 018 3 059 3 954
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 069 4 755 5 167 5 478 5 707 6 458 7 279 7 670 7 999
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 011 9 646 2 487 2 393 2 376 2 396 2 317 2 141 2 536
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 665 2 686 4 764 5 819 6 674 6 744 6 810 6 839 6 865
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[edit | edit source]

Tendances politiques et résultats[edit | edit source]

Liste des maires[edit | edit source]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1792 1815 Julien Jaffray    
1815 1832 Louis Le Ferrant    
1832 1834 François Le Cren    
1834 5 août 1848 Jacques François Le Bellec nommé par le Roi en 1835, 1839 et 1843  
6 août 1848 29 avril 1849 Yves Hubert Le Floc'h   Lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'Honneur
1er mars 1849 1853 Mathurin Le Ferrand    
9 novembre 1852 26 février 1853 Louis Le Goff pour le maire décédé    
5 mars 1853 23 mars 1871 Victor-Adolphe Bruyère nommé par l'Empereur  
24 mars 1871 avril 1884 Pierre Courtet    
mai 1884 février 1890 Joseph Guyomar    
février 1890 juillet 1894 Yves Guyomar    
juillet 1894 28 juin 1903 M. Kerdavid Radical-socialiste Conseiller général
28 juin 1903 mai 1908 Abel Graindorge   Propriétaire de Faïencerie
mai 1908 191. M. Mouëlo    
1925 1959 Louis Le Leannec Droite Ancien sénateur du Morbihan de 1948 à 1959,

Président de la Chambre d'Agriculture du Morbihan

19.. 19.. Jean Goulias Droite  
22 mars 1959 28 mars 1971 Jean Gaudin Droite  
1977 2001 Joseph Le Ravallec Droite Agriculteur, responsable au sein d'organismes de gestion du secteur agricole[5]
2001 en cours Gérard Falquerho Droite Ingénieur[6]

Économie[edit | edit source]

Secteur primaire[edit | edit source]

Commune essentiellement rurale, Caudan a cependant vu le nombre de ses agriculteurs régulièrement régresser depuis un vingtaine d'années. Les agriculteurs nés dans les années 1950 représentent une bonne part de l'ensemble de cette CSP sur la commune.

Le produit de l'agriculture de Caudan est relativement diversifié :

  • cultures céréalières : blé, maïs (grain et ensilage), colza, tournesol, sarrasin
  • cultures maraîchères : choux-fleurs, chou de Milan, céleris, haricots, petits pois, carottes, tomates, fraises, kiwis, cucurbitacées, etc.
  • élevage : bovin (races laitières essentiellement), porcin, aviaire (poulet, dinde)

L'agriculture est organisée selon le système de la Coopérative agricole[réf. nécessaire]. Cette dernière récupère le fruit de la moisson/cueillette de plusieurs agriculteurs et se charge de négocier les prix avec les acheteurs. En contrepartie, l'agriculteur doit respecter un cahier des charges incluant les qualités de poids, d'aspect, de calibre ; l'usage d'engrais et de produits phytosanitaires prévus.

Une ancienne variété de pomme de terre, appelée la « Rouge de Caudan[7] » a été sauvée de l'oubli au jardin de Saint-Urchaud à Pont-Scorff.

Secteur secondaire[edit | edit source]

La SBFM (Société Bretonne de Fonderie Métallique) est une des rares sociétés de transformation de matières premières minérales de la commune. Elle est issue du transfert des forges-fonderies Renault de Billancourt par volonté de l'État, sous le ministère de Georges Pompidou. Menacée de fermeture en l'absence de repreneur, une reprise par Renault au 1er septembre est confirmée le 29 juin 2009, après d'âpres négociations et des mois de conflit menées par les 538 salariés, soutenus par la CGT et la CFE-CGC. Elle vient à point face au redressement judiciaire du 20 janvier 2009, avec la promesse de conserver les emplois en CDI. La SBFM reprise par Renault fin 2009 s'appelle désormais « Fonderie de Bretagne ». Ses objectifs en 2010 : réduire les pertes (18 M€ en 2009, objectif 20 107 M€), remise en état du bâti, modernisation des installations, amélioration de la qualité des pièces produites. Des aides obtenues de l'État, de la région, du département et de la communauté d'agglomération du pays de Lorient (Cap l'Orient Agglomération) permettront avec l'implication de chacun des salariés de maintenir un niveau de performance compatible avec le niveau du marché et être concurrentiel avec les autres fonderies faisant le même métier.

Les villes environnantes accueillent cependant un nombre important de sociétés agro-industrielles qui transforment les fruits de l'agriculture et de l'élevage locaux.

L'agro-industrie représente donc une forte proportion du bassin de l'emploi local et régional.

Secteur tertiaire[edit | edit source]

Caudan dispose d'une zone industrielle répartie le long de la RN165 (future A82), elle fait face à celle de Lanester.

Les secteurs d'activité présents sont le commerce, les services, la construction, l'industrie et l'agriculture/pêche.

Le pôle industriel et commercial de Kerpont situé sur Caudan et Lanester regroupe la plus grande concentration d'entreprises du Morbihan, soit près de 300 établissements pour plus de 5 000 salariés.

Elle est composée des zones suivantes :

  • Z.A. de Lann Sévelin ;
  • Z.A. de Kergouaran ;
  • Z.A. de Kergoussel ;
  • Z.A. de La Montagne du Salut et de Kerloïc ;
  • Z.I. de Kerpont ;
  • Z.C. (zone commerciale) de Bellevue.

Et prochainement la Z.A de Lezevorc'h (face à la Z.A. de Kerloïc).

Enseignement[edit | edit source]

Enseignement public[edit | edit source]

Il est assuré par l'école maternelle publique Claude-Debussy et l'école élémentaire publique Jules-Verne.

Enseignement privé[edit | edit source]

Il est assuré par le groupe scolaire Saint-Joseph - Sainte-Anne. L'école Saint-Joseph accueille les élèves de la maternelle à la troisième, et l'école Sainte-Anne accueille les élèves du CP au CM2.

Centre de loisirs[edit | edit source]

La commune dispose d'un centre de loisirs sans hébergement.

Un « accueil de loisirs » dans un cadre de verdure, entièrement clôturé, est organisé pour les enfants de 3 à 12 ans de la commune en périodes de vacances et les mercredis.

Langue bretonne, culture bretonne[edit | edit source]

Caudan (Kaodan) appartient au « Bro Gwened Izel », Pays-Bas-vannetais, ancien Broërec. Elle appartenait aux Présidial et Sénéchaussée d'Hennebont ou Kemenet-Héboé.

Le maire actuel s'est engagé dans son projet de mandature 2008-2014, « à signer la charte « Ya d'ar brezhoneg » et en concertation avec Tarzh An Deiz à mettre en place une signalétique des équipements publics en langue bretonne. ». L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg label 1 a été votée par le conseil municipal le 30 septembre 2010 et signée le 2 juillet 2012.

Depuis 2006, chaque année en mars, l'association Tarzh An Deiz organise le concours du Kan Ar Bobl (Pays de Vannes) à Caudan. Les participants y font découvrir leur maîtrise dans les catégories « Groupe scolaire », « Chant à écouter », « Chant à danser », « Chant accompagné », « Conte et déclamation » pour le Vannetais.

Une classe bilingue a été ouverte à l’école catholique Saint Joseph à la rentrée 2013. 21 enfants s’y sont inscrits (soit 3,5 % des enfants de la commune scolarisés dans le primaire)[8].

Le costume traditionnel[edit | edit source]

Le costume traditionnel porté quotidiennement jusqu'à la Seconde Guerre mondiale est celui de Lorient.

La coiffe de Lorient, mode années 1930-1940
Le costume de Lorient porté entre 1900 et 1930.
Le Kapot gris, coiffe d'été lorientaise en tissus blanc à pois gris, portée jusque vers 1915

La femme porte :

  • une coiffe de dentelle posée sur un chignon haut sur l'arrière du crâne. Elle se compose d'un béguin porté tous les jours, et d'une coiffe (l'aéroplane) posée par-dessus et maintenu par des épingles ;
    • pour le mariage, le front, comme la taille, est ceint d'une légère couronne de fleurs d'oranger qu'il était d'usage de conserver sous une cloche de verre en souvenir de ce jour ;
    • en cas de deuil, la dentelle ajourée de la coiffe est abandonnée pour une dentelle fine, opaque et sans motif ;
    • jusqu'au début du XXe siècle elle porte par-dessus la coiffe, le capot noir en période hivernale et le capot gris (blanc à pois noirs) en période estivale ;
  • par-dessus une guimpe blanche ajourée de dentelles, une camisole de lin cousu sur un corset, souvent doublée de satin, soie ou velours selon les moyens. Les manches de la camisole sont doublées d'une hauteur de velours équivalant celle du jupon ; elles laissent apparaître des manchons blancs ajourés de dentelles ;
  • par-dessus le jupon, une jupe de satin noir avec une bande de velours noir plus ou moins large selon la richesse de la famille ;
  • par-dessus le tout, un tablier de velours (noir, bleu roi, pourpre, vert émeraude sombre... ces couleurs sombres faisaient également partie du costume de la mariée. Trois tabliers différents étaient prévus pour les 3 jours de noces) dont la partie haute (le danter) couvre toute la poitrine et les épaules. Le tablier peut être peint ou cousu — aux fils d'or et d'argent ou de verroteries brillantes — de motifs floraux ;
  • un sautoir de métal simple (du fait du financement de la Guerre par l'or des citoyens) formé d'anneaux ovales sertis de filigranes, souvent attachée sur le côté à la ceinture du tablier par un coulant ; ainsi qu'une broche de même, ouvragée d'une étoile et de motifs floraux, fixée sur l'encolure du danter entre les clavicules. On attache au sautoir une montre à gousset cachée dans la ceinture de la jupe.

L'homme porte :

  • une chemise blanche à col court, souvent plastronnée de plis cousus ;
  • un gilet sans manches en drap noir doublé de velours noir boutonné sur deux rang verticaux ; Une fois fermé, il laisse apparaître la chemise par un col en U dont la base de l'arrondi est au niveau du plexus ;
  • une veste (Kramailhon - ar C'hramailhon (du français « camail »)) de drap noir non fermée, dont la longueur de la doublure de velours des manches dépend de la fortune ;
  • un chapeau de peau de castor ou de taupe cerclé d'un large ruban de velours noir pincé à l'avant, vers le bas, par une boucle ovale — d'or ou d'argent — travaillée ;
  • un pantalon noir.

La transmission orale en breton par le chant et le conte[edit | edit source]

Chanson du cidre nouveau - Son ar chistr nehué

Chant traditionnel collecté à Caudan

En français En breton bas-vannetais

Paysans, vos arbres sont remplis
de pomme dorées
Lavez vos fûts, les gars,
La récolte l'exige.

Faites tremper vos fûts et vos tonneaux
dans de l’eau claire
Mettez vos pommes en tas
Dans un coin de l’aire à battre

Quand viendra le rude hiver,
Chargez vos moulins
Et tournez de bon cœur, les gars,
Pour bien moudre les pommes.

Et sur vos pressoirs garnis d’étoupe
Façonnez votre marc
Mettez de la paille d’avoine entre chaque couche,
votre cidre sera couleur miel

Et maintenant, de toute votre énergie
Pressez
Le cidre coule : un parfum suave
S’élève dans vos caves

Pour la maisonnée et le patron,
Quand on est à table,
Rien ne vaut un verre de cidre
Pour apaiser la soif.

Et quand on est rompu
Par les durs travaux des champs
Pour vous rendre le cœur vaillant
Le cidre n'a pas son pareil.

Le cidre est le breuvage universel
Du riche comme du pauvre
Mais s'enivrer avec c’est perdre
et gaspiller un breuvage en or

Le cidre est le sang des Bretons
Sans lui ils ne peuvent vivre,
Restons fidèle à notre cidre, Les gars,
Mais n'en abusons pas.

Peizanted ar gwez zo karget
A avaleu melen
Gwalc'heit o fustigou, Paotred,
Ar blead er goulenn

Laket ho fustaou, ho tonnaou
Da drempein e dour sklaer
Ha tolpet ho pern avalaou
Er c’hornig a ho leur

Ha pa zeui ar gouian kalet
Karget o milineu
Ha troeit ged plijadur paotred
Maleit hou avaleu

Hag en ho presour stoupet mad
Paket ho markajenn
Laket plouz kerc'h ar bep trouc’had
Ho chistr a vo melen

Ha breman ged ho nerzh brasañ
Sterdet ar ho presour
Ar chistr a red: ar frond c’hwekañ
A sav dre ho krañjaou

D'en dud ag en ti ha d'er mestr
A pe ver ged ar pred,
Nitra ne dalv ur bannig chistr
Eit torrein er sehed,

Hag a pe ver draillet d'er boen
É hersal d'oc'h en douar,
Aveid de gas kalon d'an dud,
Ar chistr a zo hemb par,

Ar chistr a zo evaj an holl
Ar pinvik hag er paour
Me mezviñ getoñ a zo koll
Ha dismantr evaj aour.

Ar chistr zo gwad er Vretoned,
Hemzon n'hellamb mui parein,
Chomamb fidel d'omp chistr, paotred,
Mes gouiamb er lonkein.

Comptine. La petite cloche de Caudan - Rimostel. Kloc'hig Kaodan
En français En breton bas-vannetais

Ding Dong
Petite cloche de Caudan
Jegou est mort
sur le seuil
d'une indigestion
de boudin
et qui l'a mis en terre ?
sinon l'attelage de bœufs et la charrette

Bedi bedan
Kloc’hig Kaodan
Marv e Jegou
Ar e dreuzoù
Get e gornad
Gwadennigoù
Ha piv er c’hasay-eñ d’an douar ? (Ha piv er c'has aet en d'an douar (?))
Nemet e zaou ejon hag e garr

La Rose de Caudan - Rozen Kaodan

Chant traditionnel collecté par Loeiz Herrieu[9], extrait du Recueil des mélodies bretonnes de MM. Guillerm et Herrieu.

E parrez Kaodan, é larér gé
E hes ur rozennig tinér gé.

E neptu ne véhé kavet
Rozenn ken kaer él Iouanned.

Konz e hrer a men diméein
Mes pas d'en hani e blij d'ein.

Konz e hrer d'ein ag en Oriant
Mes tostoh kalz é ma me hoant.

E parrez Kaodan, ér Goh-kér
Ha, mar klasket gout, em fenhér.

Chetu é tont me haranté
-Diméamb en eil d'égilé.

-Na penaus diméein hun deu
Hanni anomb nen des madeu ?

N’hun es na ti na loj erbet
D’en noz, eit monet de gousket

Ni hrei hun deu él er glujar,
Ni gouskou d’en noz ar en doar !

Ni hrei él er réral eùé,
Ni brenou ur bank, ur gulé ;

Ni brenou ur bank, ur gulé,
Ur havelig doh é gosté.

Ur havelig doh é gosté,
Eit luchennat hun haranté

En Paroisse de Caudan l'on dit, gé
Qu'il y a une rose tendre, gé

En nul endroit ne se trouve
Une rose plus belle qu'Yvonne.

On parle de me marier
Mais pas à celle qui me plaît.

On parle d'une fille de Lorient
Mais mon désir est bien plus proche.

Dans la paroisse de Caudan, au bourg
Et si vous voulez le savoir, au pignon de ma maison.

Voici qu'approche ma bien-aimée :
- Fiançons-nous l'un l'autre

- Et comment nous marier
Nous qui n'avons pas de biens ?

Nous n'aurons ni maison ni cabane aucune
où allez nous coucher le soir

Nous irons tous deux tels les perdrix
nous coucher par terre la nuit venue

Nous ferons comme les autres aussi,
Nous achèterons le banc-coffre et le lit-clos

Nous achèterons le banc-coffre et le lit-clos
Le petit berceau tout auprès

Le petit berceau tout auprès
Pour bercer notre amour...

Un chant satirique. Les filles de Caudan - Merc'hed Koadan

Ce chant fut composé contre les filles de Caudan par des tailleurs cousant sous un chêne, mécontents de n'avoir eu assez à manger, car ils n’eurent que de la soupe[10]. On le trouve dans le second tome du recueil Sonioù Breiz-Izel de François-Marie Luzel édité en 1890.

Selaouet hol, hac a klewfet
Eur zon a newez gomposet ;
Eur zon a newez gompozet,
Da verc'hed Kaodan ez eo grêt.

A zo grêt da verc'hed Kaodan,
'Ia gant leaz dous d'an 0riant ;
E-mant eno a ru da ru :
— Dimezell, ha leas ho pô-c'hu ?

Goerzet eo al leaz a-la-fin,
Et eo ar merc'hed d'efa gwin :
Eun eskod gwin ho deus evet,
Arc'hant da baea n'ho deus ket.

Pa 'c'h a 'r verc'h-henañ d'he sakodou,
Na gave diner nemed daou :
Ar merc'hed gomans da ouelo,
Hac an ostiz d'o diwisko.

Hac ar manac'h a zeu en ti :
— Merc'hed Kaodan, petra faot d'ac'h-c'hui ?
Eun eskod gwin o deus efet,
Arc'hant da baea n'o deus ket.

Hac ar manac'h a ieas d'he zac'h,
Paeo 'n eskod, ha paeo yac'h.
Eur guele-noz oa 'n tal an tan,
Lec'h m'hen eus grêt tri mab bihan.

— Heman vô roue, eun all pab,
Eun all vô henvel euz he dad.
Ar merc'hed a zo gwilioudet,
D'an ospital ez int kaset.

D'an ti publik eo êt ar merc'hed,
Da lavaret d'ar soudarded :
— Arruët kement ma karfet,
Aman hol vefet servijet !

Mar fell d'ac'h-c'hui breman klewet
Piou 'n eus ar zon-ma kompozet,
Eo eur vandenn kemenerien,
0 wriad indan eun derwenn ;

Faot n'ho doa leaz d'ho merenn,
Rac n' ho doa bet nemed soubenn.
Merc'hed coant Kaodan a fache,
0 klewet kanañ ar zon-me.

Bezet drouk gant neb a garo,
Grêt eo ar zon, kanet vezo,
Skrivet,eo d'imb war baper gwenn,
Ni hi c'hano, war bouez hon penn.

Écoutez tous, et vous entendrez
Une chanson nouvellement composée ;
Une chanson nouvellement composée :
Aux filles de Caudan elle est faite ;

Qui est faite aux filles de Caudan,
Lesquelles vont avec du lait doux à Lorient ;
Elles sont là de rue en rue :
— Demoiselle, du lait aurez-vous ?

Vendu est le lait, à la fin,
Sont allées les filles boire du vin ;
Un écot de vin elles ont bu,
De l'argent pour payer elles n'ont pas.

Quand va la fille aînée à ses poches,
Elle ne trouve deniers que deux.
Les filles de se mettre à pleurer,
Et l'aubergiste de les déshabiller.

Et le moine entre dans la maison :
— Filles de Caudan, que vous faut-il ?
Un écot de vin elles ont bu,
De l'argent pour payer elles n'ont pas.

Et le moine alla à sa besace,
Paya l'écot, et paya net.
Un lit de nuit était près de l'âtre,
Où il a fait trois petits fils.

— Celui-ci sera roi, un autre pape,
Un autre sera semblable à son père.
Les filles sont accouchées,
À l'hôpital on les a portées.

À la maison publique sont allées les filles,
Dire aux soldats :
— Arrivez, aussi nombreux que vous voudrez,
Ici tous vous serez servis.

S'il vous importe maintenant d'ouïr
Par qui fut cette chanson composée,
C'est par un groupe de tailleurs,
En train de coudre, sous un chêne,

Faute de n'avoir eu du lait, à leur goûter,
Car ils n'avaient eu que de la soupe.
Les jolies filles de Caudan se fâchaient,
En entendant chanter cette chanson.

Soit furieux qui voudra,
Faite est la chanson, chantée elle sera ;
On nous l'a écrite sur du papier blanc,
Nous la chanterons à tue-tête.

Parmi les autres chants ayant Caudan pour sujet, on notera Teir merc'h yaouank a vourc'h Kaodan zo aet da vale d'an oriant da glask galant (Trois jeunes filles du bourg de Caudan sont allés se promener à Lorient pour trouver l'amour), E parrez Kaodan e larer (Dans la paroisse de Caudan, il se dit que...), Chantiér Kaodan (Le Chantier de Caudan), Porzh An Oriant chantier Kaodan, penaos e pasin-me ar goañv p'emañ dime'et an hani 'garan, me 'garehe ne vize ket dont plusieurs archives sonores sont conservées par Dastum[11].

Le diable à la danse

Une jeune et belle fille qui était domestique alla danser un soir sur
l'aire dans un village de Caudan. Les joueurs de biniou étaient assis
sur des barriques, comme à Port-Louis, au 14 juillet. Un beau jeune
homme coiffé d'un chapeau de velours vint la prendre par la main
et la fit danser.

Un homme âgé s'assura que le beau danseur avait des pieds de
cheval, que c'était donc le diable, et il donna l'ordre à son domestique
de prendre un cheval dans l'écurie et d'aller chercher un prêtre au
bourg.

Exécutant l'ordre, il en ramena un qui avait gardé ses sabots aux
pieds, car il faisait froid, et qui s'approchant du diable lui fit
sommation de partir.

Mais ce dernier répliquait :

« Tu n'es pas pieds nus ».

Le prêtre se fit reconduire au presbytère et revint pieds nus.

« Tu as cueilli deux fleurs dans un jardin et tu ne l'as pas confessé.

— Non, je ne l'ai pas confessé. »

Le domestique alla reconduire le prêtre et en ramena un autre qui
entendit ceci :

« Tu es allé boire dans une auberge au lieu de rester boire ta chopine
à la porte. »

C'était vrai, et le domestique ramena un autre prêtre, après avoir
été reconduire le deuxième; Le nouvel arrivé somma le diable de partir.

« Oui, dit-il, mais j'emmènerai la jeune fille.

— Pas du tout. »

Et le prêtre lui jetait de l'eau bénite .pour le faire hurler.
« Comment peux-tu partir ?

— Je peux partir en feu, en vent ou en eau.

— Pars en vent, enlève une pierre des murs de cette maison que tu
vois et emporte une branche de ce châtaignier. »

Ainsi fit-il.

Depuis, toutes les pierres de la maison tombent et la branche n'a pas repoussé[12].

Le Gouren, lutte bretonne très appréciée[edit | edit source]

« Caudan, la fête sportive : (...) Comme dans toutes les fêtes de la région, les luttes ont été le clou de la journée. Sous un soleil de plomb plus de 2 000 personnes s’entassaient autour de la lice pendant 4 heures qui ont semblé courtes. Dans toutes les maisons entourant la petite place, les fenêtres étaient occupées. Des jeunes gens étaient perchés dans les tilleuls et d’autres, pour voir de plus haut, étaient montés dans le clocher voisin. C’est qu’à Caudan on a, bien ancrée, la passion de ce sport de Bretons. (...) En dépit de toute leur énergie, les arbitres ont souvent bien de la peine à imposer leurs décisions au public, pas toujours impartial. C’est que chaque lutteur a dans ses concitoyens présents des partisans bruyants et acharnés[13]. »

Histoire[edit | edit source]

Préhistoire[edit | edit source]

Plusieurs monuments mégalithiques ont été répertoriés :

  • un tumulus et un dolmen à couloir et à chambre circulaire de 5 m de diamètre au Nelhouët dans lequel on a mis au jour en 1898 une plaque d'ardoise de 11 cm sur 2,6 cm percée aux deux extrémités et six poteries d'argile de forme sphérique, apodes et à une oreille-bouton. De teinte généralement rouge-brun à acajou, l'une d'elle est ornée de quatre bandes à six rayures exécutées à la roulette dentée[14].
Mesures du dolmen à couloir du Nelhouët basées sur des multiples de 0,30 m[14]
Longueur totale du monument
8,70 m = 0,30 x 29
Diamètre moyen de la chambre
4,80 m = 0,30 x 16
Longueur de l'allée
3,90 m = 0,30 x 13
Largeur de l'entrée de l'allée
1,20 m = 0,30 x 4
Distance entre l'entrée de l'allée et le menhir indicateur
17,40 m = 0,30 x 58
  • un dolmen à éléments de quartz appelé « Ty Neuziganed » au Lainmat, fouillé en 1822, qui comportait une sépulture adventice de la période du Hallstatt recelant une ciste (récipient contenant des objets de soin et de toilette ou des offrandes destinées aux dieux) en bronze à cordons avec poignée en fer. Cet objet dort dans une collection privée. Le dolmen n'existe plus.
  • un dolmen à couloir dégradé dont la chambre mesure 2,50 mètres sur 3 au Mané Guillo près de Coëtforn Bihan.
  • un dolmen à Kerloret (propriété privée)
  • un dolmen à Saint-Coner avec trois dalles visibles
  • un tumulus de l'âge du bronze à Locoyarn-Bihan
  • une allée couverte à Kerblaye au Park Mezenn, détruite dans les années 1970

et, pour indication, sur le territoire actuel de Lanester :

  • le cairn de Bellané, haut de 1,50 mètre pour 18 mètres de diamètre ;
  • une pierre appelée Rocher du Diable non loin de la rive du Blavet ;
  • le dolmen de Kervenguen, aujourd'hui disparu ;
  • le dolmen de Kercand, détruit ;
  • la pierre à cupules de Saint-Guénaël ;
  • un dépôt de l'âge du bronze mis au jour à La Montagne-du-Salut vers 1885 sous la forme d'un vase de terre contenant des haches à talons et à anneau latéral, des pointes de lances à douille, des fragments de lames d'épée[15].

Sous l'empire romain[edit | edit source]

L'époque romaine nous a laissé les vestiges d'un camp romain à Kério, de la voie romaine reliant Vannes et Quimper et d'une usine à poisson et/ou garum au Resto (territoire de Lanester)

Période des migrations bretonnes en Armorique[edit | edit source]

Saint Gwenhael décède vers 590 dans le monastère qu'il a fondé à la pointe de Caudan.

Onomastique[edit | edit source]

Selon certains, Caudan qui vient du breton « Kaodan », dériverait d'un nom de personnage ou d'un saint issu de l'immigration de l'île de Bretagne au cours du Ve siècle.

  • Soit saint Cado / Cadou / Cadoan/ Cadwan, (né vers 522 - mort vers 577 à Bannaventa) moine fondateur de l'abbaye de Llancarfan au Pays de Galles, fils de saint Gwynllyw, roi de Glamorgan, et de sainte Gwladys, sœur de sainte Ninnoc qui fonda le premier monastère de femmes en Armorique, Lannénec à Ploemeur. Il fut ermite à l'île de Saint-Cado (Morbihan) - patron des lutteurs de Gouren du fait la signification de son nom : Cad signifie « combat » en breton.

Il fonda des monastères dans le Finistère et en Côtes-d'Armor avant de prendre la tête d'une compagnie de missionnaires à l'ouest du Pays de Galles avec saint Conan, saint Llywen, saint Sulien et saint Mael entre autres. Il fonda un monastère à Tywyn sur la côte ouest du Gwynedd et sur l'île Bardsey (Ynys Enlli) en 546. Il décéda un 1er novembre au VIe siècle. Ses reliques furent translatées de l'île Bardsey à la cathédrale de Llandaff. Il est aussi connu sous le nom de saint Caduan, à Poullan-sur-Mer dans l'église Saint-Cadoan ou au lieu-dit Boscadouen (Bot Cadoan, soit la demeure de Cadoan) non loin de Gourin. Il y avait une église Saint-Caduan à Brasparts.

Au Xe siècle, invasions et occupation normande[edit | edit source]

Dès 911, la Bretagne devient le terrain d'exactions de la part des Normands. L'autorité des rois bretons s'effondre et nombre de seigneurs s'exilent auprès du roi d'Angleterre Athelstan. En 966, par crainte des Normands, les reliques de saint Gwenhael (successeur de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec et décédé en son monastère de Caudan vers 590) quittent la cathédrale de Vannes (où elles étaient depuis 925), à destination de Courcouronnes et Corbeil (Essonne), où elles sont vénérées jusqu'à la Révolution au prieuré Saint-Guénault, rattaché à l'abbaye Saint-Victor de Paris. Guéthénoc, évêque de Vannes jusqu'en 1222, obtient la majeure partie des reliques. Dès 1350, une partie de la tête du saint est exposée dans la cathédrale de Vannes. En 1660, Charles II de Rosmadec évêque de Vannes reçoit une portion de ses reliques ; un tombeau est alors élevé dans le transept sud de la cathédrale pour les recueillir. Pendant la Révolution, les reliques conservées à Corbeil sont brûlées et celles honorées à Vannes sont perdues[16].

Au début du XIe siècle, l'abbaye de Rhuys compte le prieuré de Caudan (qui perd le statut de monastère avec les destructions normandes) parmi ses possessions.

Origines et empreintes catholiques du territoire[edit | edit source]

Caudan est une paroisse primitive. À Caudan, il convient de rattacher Saint-Caradec-Hennebont qui en fut soustraite avant le XIIIe siècle, tout comme Cléguer. Lanester fut détachée de Caudan au début du XXe siècle. Caudan est l'une des plus anciennes paroisses du Morbihan, elle était divisée en onze frairies :

  • Le Bourg sous le patronage de ND de La Croix ;
  • Penhoet (signifiant en français : l'orée du bois) ;
  • Kermen ;
  • Lamouhic (les petites chutes d'eau) ;
  • Kerguillé (la maison dans la vallée) ;
  • Kerdronquis (maison de la vallée en recul) ;
  • Locmaria (ermitage consacré, oratoire à la Vierge Marie) ;
  • Kerbeban (la maison nourricière, le restaurant) ;
  • Pendreff (le bout de la trève) ;
  • Le Stumo (les méandres (du Scorff à proximité)) ;
  • Les deux ponts (en breton : An daou bont).

La paroisse de Caudan, comme celle de Saint-Caradec-Hennebont, est un vicariat perpétuel au bénéfice de l'archidiacre de Vannes dès 1264. En 1790, il perçoit les dîmes des deux paroisses à la 33e gerbe à hauteur de 6 000 livres et réserve la portion congrue aux vicaires. Caudan a rassemblé un certain nombre de chapelles :

  • la chapelle Saint-Gwenhael, ancien prieuré avec dépendances à Penmané et Beg-Lan dont le prieur commendataire au XVIIe siècle était le prêtre curé de Compans (actuel district de Dammartin-en-Goële). Les deux villages doivent la cinquième gerbe au prieuré. La paroisse de Loctudy à Groix lui doit plusieurs minots de froment et d'avoine. En retour, le prieur a obligation de faire dire deux messes par semaine dans la chapelle de Saint-Gwenhael.

Une stèle à inscription du Haut Moyen Âge découverte à Kervanguen en 2001, sur l'actuel territoire de Lanester, semble pouvoir être rattachée à la délimitation du territoire foncier de l'ancien monastère de Saint-Gwenhael[17] .

  • Notre-Dame de Pendreff
  • Notre-Dame du Resto
Ancienne mairie et chapelle Sainte-Croix
  • Notre-Dame de la Croix ou de la Vraie-Croix rebâtie, après un leg testamentaire de Marie Rio-épouse Pomzat en 1746, elle est bénie le 3 mai 1768, jour de l'Invention de la Vraie Croix. Le 19 juin 1768, bénédiction de la cloche de ladite chapelle ; parrain honorable homme François Bonnet, sieur de Rohu ; marraine dame Renée-Guyonne Morin de la Chaise, dame de Kerscau. La chapelle est vendue en 1908 par la commune avec l'ancien presbytère (restauré et agrandi en 1866, fortement ébranlé pendant la Seconde Guerre mondiale, détruit en 1975). Elle était située à l'entrée du bourg, près de l'ancienne mairie, en face de l'école municipale.
  • la chapelle de Locunel
  • Notre-Dame de Vérité
  • la chapelle Saint-Yves, attribuée par tradition aux Templiers,
  • la chapelle du Trescouët qui n'est passée de la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont à celle de Caudan que depuis le Concordat de 1801. Elle reçut une cloche bénie le 4 août 1697.

Elle était apparemment rattachée primitivement au Mouster-C'hoet, dénommé Monster-en-Coët, villa in Trescoët (d'après un fonds de l'Abbaye de la Joie daté de 1280) tenu par les Chevaliers de Malte, membres du Temple de Beauvoir sis en la paroisse d'Inzinzac au village du Temple, dans un manoir ruiné en 1697, associé à la chapelle Saint-Jean-du-Temple, ruinée de même. Le Temple de Beauvoir s'unit à la Commanderie de Quimper en 1574.

  • la chapelle Saint-Séverin, disparue appartenait aussi à la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont. Elle dépendait des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, du Croisty ainsi qu'une maison appelée l'Hôpital.
  • une probable chapelle Saint-Sulan dans le village éponyme
  • une chapelle et/ou un cloître Saint-Coner anciennement Saint-Conel. Saint Conel aussi connu sous le nom de saint Congel[18] est en fait saint Comgall de Bangor, illustre fondateur de la vie monastique en Irlande. Il naquit en 516, élevé par saint Fintan, il fonda l'abbaye de Bangor en 550 et saint Colomban, père de l'Europe chrétienne, fut son disciple. Il décède le 10 mai 601. Kirkconnel, une ville du Dumfries and Galloway en Écosse est dédiée à saint Comgall. Il peut aussi s'agir de saint Conval (Konwal) formé par saint Maelgur dans un monastère à Plougrescant, il aurait fondé un monastère à Penvénan dont la chapelle Saint-Gonval garde le sonvenir.

Caudan : fief de Léon en Kemenet-Héboé[edit | edit source]

La châtellenie des Fiefs-de-Léon en Kemenet-Héboé était tenue par une branche cadette des Léon, par mariage, de Hervé II de Léon et d'Anne d'Hennebont.

Elle comprenait la majorité des paroisses de Caudan et de Saint-Caradec-Hennebont ; toute la paroisse d'Inzinzac et sa trève Penquesten ; et une partie de Lanvaudan et Plouay. Elle comprenait aussi la moitié de l'île de Groix, partagée avec la Roche-Moysan.

Elle disposait de droits et coutumes (péages) sur le Blavet :

  • Sur le pont à mer d'Hennebont : 6 denier par pipe chargée sur une charette ferrée, 3 sur une non-ferrée
  • Droit de pêche sur le Blavet et pêcheries à Inzinzac et à Lochrist. Droit de passage sur le pont de Lochrist
  • Une taxe sur les marchandises et navires des ports du Blavet et du Scorff (x deniers obolle par tonneau de vin, froment, seigle, avoine, sel, quillage)

La châtellenie de Pontcallec Blason ville fr Guer (Morbihan).svg (d'azur à sept mâcles d'or ; au franc-canton d'argent, fretté de huit pièces de gueules (de Guer-Malestroit). Devise : sine maculis) érigée en marquisat au XVIIe siècle comprenait entre autres une partie de Caudan et Saint-Caradec-Hennebont.

Accord entre Hervé de Léon et Pierre de Bretagne[edit | edit source]

(transcription en français actuel)

1264 — À tous ceux qui verront et auront ces présentes lettres, Hervé de Léon, chevalier, seigneur de Château-Neuf, Salut en Notre Seigneur. Sachez que paix et accord est fait entre nous, d'une partie, et monsieur Pierre de Bretagne (fils de Jean Ier Le Roux, duc de Bretagne) d'autre partie, en telle manière que la motte de Hennebont et toutes les autres choses qui sont communes entre nous jusqu'au jour de la date de cette lettre à Hennebont et à Saint Caradec et en toute la paroisse de Caudan, en terres et en èves et en mer, demeureront communes entre nous à toujours mais sans être parties, ainsi comme elles ont été anciennement, et en telle manière que ni nous ni nos héritiers ni Pierre ni les siens ne pourront jamais faire château ni forteresse à Hennebont ni à Saint-Caradec ni en toute la paroisse de Caudan.

La coutume des nefs demeurera sans modification entre nous, ou point, en la manière où elle a été anciennement en quelque terre où les nefs arrivent dans les bornes où nous et ledit Pierre devons prendre coutume, à savoir les bornes de la Roche de Henren, et les amendes du port seront communes entre nous comme elles l'ont toujours été anciennement. Et les nefs pourront arriver là où les marchands voudront, jusqu'à la limite du pont, sans qu'aucun de nous puisse contraindre à arriver fors là. Et si les nefs arrivent en la terre de Languidic (les terres du centre-ville actuel d'Hennebont appartenaient alors au territoire de Languidic), elles seront assujetties aux coutumes et amendes de port de celui qui les possède, à la seigneurie et la justice commune entre nous, ou point, et telles qu'appliquées à Hennebont sur le territoire du port défini par la limite de remontée de la mer dans le Blavet.

En cas de méfait au port et de fuite du malfaiteur en notre ville ou en notre terre de Languidic, les voyers (vicaire, lieutenant d'un seigneur, juge de police) communs entre nous et Pierre ou notre alloué ou celui de Pierre pourront le saisir, l'arrêter et le mener au juge, le jour ou la nuit où aura lieu le méfait. L'amende sera commune tout comme à Hennebont.

Après avoir agréé et octroyé par cette paix, le Comte (duc de Bretagne) fera le pont cette première fois là où était le vieux passage de Hennebont, et aura tout le merrain de l'autre pont pour le faire, et dès lors en avant, nous et ledit Pierre, et nos héritiers après nous, feront le pont et le maintiendront en bon point.

Chacun de nous conservera la justice et les amendes sur nos hommes du Kemenet-Héboé ; Sur les étrangers de passage sur le Kemenet-Héboé ou la communauté du port, les amendes demeureront communes.

Et est à savoir que Pierre peut faire ses moulins ou pré sous Menez an Garu (garu, garv = rude) sans contentieux que nous y puissions mettre, en telle manière que ledit Pierre ne peut élever d'écluse au moyen de pierres, de terre ni de fût sur le Blavet, par quoi les saumons ne puisse passer outre.

Ledit Pierre ne peut contraindre nul des hommes de notre terre ni de nos fiefs à moudre où à fouler dans ses moulins.

Et pour que tout ce que sus-dit soit ferme et stable, nous scellons cette présente lettre de notre sceau, et notre cher seigneur Jahan, duc de Bretagne, en témoignage de ce, à notre requête, y ajouta son sceau.

Ce fut donné au mois d'août, l'an de grâce mil et douze cent sexante et quatre. (Trésor des chartes de Bretagne, L. E. 6)

Les fonds de l'abbaye de la Joie nous révèlent un parchemin daté du 27 janvier 1274 détaillant la vente par Oureguena, fille d'Eudonis de Trescoet à Pierre de Costelabade, bourgeois d'Hennebont, de tout ce qu'elle possède au village de Kerguen, paroisse de Saint-Caradec, aujourd'hui à Caudan[19].

Le 5 février 1311, Arthur II duc de Bretagne établit sur les fermes d'Auray, Caudan, Nostang, Plouay, Pontcallec, Lochrist et Hennebont, 430 livres de rente tant en blés qu'en argent pour l'entretien de l'abbaye de La Joie ;

« Nous Arthur duc de Bretaigne, conte de Richemond faisons savoer à tous que nous baillons et assignons à religieuses dames l'abesse et le couvent de le Joaie Notre Dame près Hannebon de l'ordre de Citeaus en la dyocèse de Vennes [...] cinquante mesures de froment à la mesure Queignart à Caudan valent deux quartiers et quatre tercelées et demée à la mesure d'Aurrai ;[...] pour chaque jour que ils seront en desfaut les dites dames puissent lever et avoir d'iceulx de paine cinq soulz chacun jour, jusqu'à tant que les dites dames soient paiées à plainz des diz bleiz et deniers. En tesmoin de queles choses nous avons mis notre sceau en ces présentes lettres. Donné à Succhiniou le vendredi après la Chandeleur l'an mill trois cenz et diz[19]. »

  • Olivier de Léon, fils d'Hervé V et de Jeanne (fille d'Alain VI vicomte de Rohan) était le seigneur de Caudan en 1326 et y avait un moulin. Il participa aux guerres de Charles de Blois contre Jean de Montfort.
  • La maison de Rohan acquiert par alliance au XIIIe siècle les Fiefs-de-Léon.
  • La seigneurie de Guémené, ou Kemenet-Guégant, acquiert, au XIVe siècle, la châtellenie de la Roche-Moisan et les Fiefs-de-Léon, puis, au XVIe siècle, la châtellenie de Corlay.

Des effets des Guerres de religion[edit | edit source]

L'occupation espagnole par les hommes de Don Juan d'Aguila du port de Blavet dura près de 8 ans. Ceux-ci se sont livré aux pillage, incendie et destruction des récoltes des paysans de Caudan.

« Le jeudy absolu XV d'avril (1593), j'écrivis à Don Juan d'Aguila, pour certains soldats qu'il avait, lesquels brûlèrent à Caudan des maisons et des blés pour 30 000 écus. » (Journal de Jérôme d'Arradon, seigneur de Quinipily).

Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur avait confié le commandement d'Hennebont, de Blavet et la côte à Jérôme d'Arradon.

Le duc de Mercœur, beau-frère d'Henri III de France par son épouse Marie de Luxembourg (1562-1623), duchesse d’Étampes et de Penthièvre, dernière descendante de Jeanne de Penthièvre et de Charles de Blois, convoitait le trône du duché de Bretagne, grâce à la possibilité pour les femmes, en Bretagne, de succéder en tant que duchesse. De même, Philippe II d'Espagne, par son mariage avec Elisabeth de France, sœur d'Henri III, envisageait avec intérêt d'offrir à sa fille, l'Infante Isabelle-Clara-Eugenia, le titre de duchesse de Bretagne. On comprend ainsi mieux leur alliance dans la Ligue contre Henri IV qui ne pouvait prétendre au titre de duc de Bretagne.

Sous Louis XIII[edit | edit source]

Par arrêt contradictoire du Parlement de Bretagne du 19 juillet 1621, les paroissiens de Caudan sont condamnés à payer à leur recteur une gerbe de blé pour le droit de Prémices[20] ; droit dont la valeur est convenus entre le curé et les habitants, que les fidèles prennent sur les premiers fruits de leurs champs, pour en faire une offrande à Dieu dans la personne de ses ministres. Cette espèce d'oblation s'est confondue en général dans le tribut de la dîme[21].

Sous Louis XIV[edit | edit source]

Selon le Terrier Royal de Bretagne établi à la suite d'une ordonnance royale de mars 1678, la Seigneurie de la Roche-moisan et fiefs de Léon, Tréfaven et Plouhinec appartenaient à Anne de Rohan, veuve Louis de ROHAN duc de Montbazon et comprenait : Lesbin - Pont-Scorff, Gestel, Arzano, Guilligomarc'h, Meslan, Rédéné, Quéven, Guidel, Ploemeur, Trefaven, Saint-Caradec-Hennebont, Caudan, Inzinzac, Penquesten en Inzinzac, Lanvaudan, Plouay, Plouhinec, Riantec et Groix.

À Caudan, la princesse de Guémené fait valoir ses droits sur de nombreuses tenues au bourg de Caudan, sur des terres dépendant du prieuré de Saint-Guénaël au village du Beg-Lan, sur des tenues appartenant au sieur de saint-Nudec, sur la métairie noble de Pendreff au sieur Dondel de Pendreff.

Sur le manoir de Saint-Nudec avec métairies, jardins, fuye, bois de haute futaie, moulin à eau à Hiérosmes des Portes, sieur de Saint-Nudec.

Également sur les manoir et métairie de Ménéguen, à Paul du Vergier, écuyer, sieur de Ménéguen. Sur le manoir de Trémélo[22].

Les missionnaires du père Maunoir[edit | edit source]

Recteur de Caudan de 1663 à 1677, Hiérosme L'Estour participe avec les recteurs de Riec et de Rédéné aux missions itinérantes du père Maunoir.

Mission de Caudan. M. L'Estour, recteur de Caudan, guéri d'une manière extraordinaire.

« Le recteur d'une paroisse, où le père achevoit alors ses instructions, s'étant engagé de porter la Croix à la procession qui se devoit faire dans peu, étoit tombé malade depuis quelques jours d'une fièvre continue, et désespéroit de pouvoir s'acquitter de son engagement. Mais le Père toujours plein de confiance en Dieu lui dit d'espérer, et il lui mit au cou une Croix pleine de Reliques. Quelque temps après le malade s'endormit, et le lendemain au matin se trouvant sans fièvre, il dit la messe, et deux jours après il porta la Croix depuis sa paroisse jusqu'à celle de Plumeliau, qui en est éloignée de plus de demi-lieue, sans être incommodé d'une fatigue que les plus robustes avoient de la peine à soutenir. » [23]

Lors de la procession de Plumergat à Sainte-Anne-d'Auray en 1664 :

« ...M. Kermen (vicaire de Hiérosme L'Estour), qui représentait ce jour-là le personnage de Jésus (lors d'une reconstitution de la Passion à Sainte-Anne-d'Auray), était un prêtre d'une grande vertu. Au moment où il gravissait les marches de la Scala Santa, il vit tout à coup devant lui Saint Vincent Ferrier, revêtu de l'habit de son ordre : le grand missionnaire mettait en fuite toute une légion de démons, qui tenaient enchaînés et entrainaient aux enfers de nombreux pêcheurs. Puis, volant au secours des malheureux captifs, il brisa leurs fers et les rendait à la liberté. »

Cette apparition fut scrupuleusement notée par M. L'Estour qui n'en parla au père Maunoir que plus tard, après avoir entouré son témoignage de toutes les garanties possibles d'authenticité[24]. De la même manière, M. L'Estour rapporta au père Maunoir le témoignage du Riantecois Jean Le Guen, sexagénaire qui affirmait avoir été le témoin vers 1635 d'une procession d'anges entre Port-Louis et Caudan et celui de Jean Coachon, sexagénaire de Calan qui fut le témoin en avril 1645 de l'apparition d'anges tournoyant au-dessus de l'église de Caudan, avec la Vierge Marie parmi eux[25].

Caudan, comme la plupart des paroisses du Kemenet-Héboé pris part en 1675 à la révolte du papier timbré des Bonnets Rouges contre les nouvelles taxes instaurées par Louis XIV pour financer la guerre de Hollande. Le roi ne consulta pas le Parlement de Bretagne pour imposer au duché ces taxes sur les actes notariaux, le tabac et la vaisselle d'étain.

Les archives des sépultures de la paroisse nous font savoir que l'église de Caudan comporte en 1685 une chapelle prohibitive de Sainte-Barbe à l'usage des seigneurs du Plessis-Riou.

Anecdote[edit | edit source]

Louis Caron, né en 1642, à Caudan et décédé en juin 1716, épousa en 1679 à Saint-Paul, Monique Pereire, née en 1665, Daman, décédée le 4 août 1727 à Saint-Paul. Ils font partie des ancêtres de Jeanne Hoarau de la Source, épouse de Gilles de Robien[26],[27], ainsi que de ceux de Raymond Barre[28].

Il embarque, le 29 mars 1670 à Belle-Île, sur l' escadre de Perse commandée par Jacob Blanquet de la Haye, vice-roi des Indes. La flotte de 9 bâtiments atteint Fort-Dauphin au bout de sept mois.

Louis Caron, soldat, débarque à La Réunion le 27 avril 1671, d'un des 4 vaisseaux de la flotte de Blanquet de la Haye, en provenance de Madagascar. Il intègre les troupes du Gouverneur.

En fin de carrière militaire, il accède à la propriété en 1690 à Saint-Paul ou il possède des chevaux « qu'il loue 30 sols par jour », des terres près de l'étang et près de la ravine de Saint-Paul et une case au Vieux Saint-Paul[29].


Il dépose plainte en 1691 contre Henri Habert de Vauboulon, gouverneur de Bourbon pour ses mauvais traitements envers la population. Cette plainte sera utilisée lors du procès engagé en 1697, à Rennes, contre le père Hyacinthe de Kerguelen de Kerbiquet, capucin de Quimper, curé de l'île et d'autres, accusés d'avoir arrêté Monsieur de Vauboulon, de l'avoir mis dans un cachot où il est mort et d'avoir fait fusiller son valet.

« Déclaration faite par Louis Caron natif de la paroisse de Codan (Caudan) en Bretagne et âgé d'environ quarante ans et habitant du quartier St Paul Ile Bourbon contre Monsieur Habert de Vauboulon Gouverneur de la dite Ile du 9 janvier 1691

Disant que Sa Majesté ayant eu la bonté d'écrire une lettre aux habitants par laquelle Elle leur marquait qu’'Elle voulait prendre soin d'eux et les soulager leur envoyant pour cet effet le dit Sieur de Vauboulon pour leur gouverneur lequel bien loin de les soulager aurait commencé par les piller en prenant d'eux des sommes d'argent pour le fond de leurs habitations et leur faisait payer des rentes plus considérables que leurs habitations de valaient.

Déclare de plus que le dut Sieur de Vauboulon lui a fait payer quarante livres en argent pour le fond de son habitation, l'ayant achetée ci devant du Sieur Drouillard la somme de vingt écus ainsi qu'il lui montra l'écrit, lequel le dit Sieur de Vauboulon garda disant qu'il n'avait pas eu le pouvoir de lui vendre la dite habitation et ensuite lui donna un contrat où il l'obligeait de payer 200 tt de blé et douze volailles ce qui n'aurait pu faire dans la dite habitation.

Déclare de plus que Monsieur de Chauvigny a reçu son argent-ci de plus pour sa dite habitation ainsi que le dit Sieur de Vauboulon l'avait envoyé à lui, et ensuite le dit Sieur de Chauvigny vendit des marchandises du magasin au dit déclarant en l'absence du Commis qui était à Saint-Paul.

Marque X du dit Louis Caron[30] »

De 1694 à 1696, il fait partie du Directoire de Saint-Paul.

Sous Louis XV et Louis XVI[edit | edit source]

Le 28 juin 1722, pose et bénédiction de la première pierre de la nouvelle église sous le rectorat (30 juin 1719 - 6 juillet 1741) du vénérable et discret messire Jacques Roudic.

Bénédiction de l'église paroissiale

« L'an de grâce mil sept cent vingt et deux Le 28 juin. L'Église paroissiale de St Pierre de Caudan estant pour la plus part tombé en ruine et hor d'estat d'y pouvoir célébrer ny faire l'office divin depuis l'année 1710, a esté enfin rétablie et benitte par noble et discret missire René Gueheneusc Recteur de Plouay conformément à la permission qu'il en a eu de monsieur l'abbé de Langle vicaire général de Ce dioceze en datte du 22e Janvier 1722 consise dans les termes ci-après. Nous permettons à monsieur le Recteur de Plouay de faire la bénédiction de l'église paroissiale de Caudan après l'avoir visité et vu en estas d'y faire le Service divin avec la décense requise en observant les Cérémonies présenttées par le pontificat ou rituel Romain en pareil cas. à Vannes, le 22 janvier 1722. »

-Signé Delangle vicaire général./présents ont esté noble et discret missire Jacques Roudic Recteur. missire Pierre Mané Curé Guil. Hemery prestre et Jan Tuaud prestre[31].

Entre le 1er et le 17 janvier 1735, une violente tempête de force 11 s'abat de la Bretagne à l'Est de la France.

Les effets de la misère sur la paysannerie[edit | edit source]

De graves épidémies de fièvre typhoïde, dysenterie, rougeole, petite vérole... s'abattent régulièrement sur la population tel en 1741, 1758, 1773, 1774, 1785 et 1786 et dépeuplent la province[32].

Une des conséquences est la crise agricole qui renvoie les journaliers à la mendicité.

En 1787, l'intendant Bertrand de Moleville déclare « qu'on peut évaluer le nombre de mendiants de Bretagne au quart des habitants. »

Ainsi le subdélégué de Lorient rapporte en 1770[33] :

« A Ploemeur, Quéven et Caudan, les mendiants ravagent depuis trois ans la campagne en y coupant les arbres par pieds, et à main armée. Ils s'attroupent à cet effet, repoussent et maltraitent les paysans qui veulent s'opposer à leurs voies de fait. Ils viennent impunément vendre publiquement ces bois au marché de L'Orient. Les gens de la campagne n'osent dénoncer ni même nommer ces malfaiteurs qui les menacent du feu et de la vie. »

Les chantiers navals de la pointe de Caudan[edit | edit source]

En 1756, la Compagnie des Indes, étend ses chantiers sur les terres de la seigneurie du Plessis à la pointe de Caudan, future Lanester, et y aménage trois cales, une forge, des hangars, un corps de garde, une batterie... Ces terres furent achetées à plusieurs propriétaires par la Compagnie dont Antoine de Mauduit, le chevalier du Bouëtiez de Kerorguen et Monsieur Chatard. De 1755 à 1757, la Compagnie des Indes investit à Caudan près de 221 000 livres dans la construction d'édifices et de cales sur 157 000 m2

En novembre 1762, lancement du Diligent et du Six Corps, vaisseaux de 74 canons. Le nom du Six-Corps provient du financement de la construction du bateau par les Six Corps des marchands de Paris dans le contexte du Don des vaisseaux.

Fin février, début mars 1770 une tempête de force 10 touche la Bretagne.

Les familles seigneuriales ayant vécu ou possessionné sur Caudan[edit | edit source]

  • Soliman d'Hennebont[34] (d'argent, à un arbre arraché de sinople, à une aigle éployée de sable, brochant sur le fût. Son sceau, seigneur du Kemenet-Héboé vers 1140.
  • Famille Guimarho de Lamouhic (d'or, à la bande de gueules accostée d'une merlette de sable)
  • Famille du Vergier[35] seigneurs du Ménéguen, de Locohiern, du Moustoir… (De gueules à deux bandes de vair). Paul du Vergier est conseillé du Roi et sénéchal de la juridiction d'Hennebont. Par une lettre du Roi signée du 8 novembre 1662, Paul du Vergier reçoit le collier de l'Ordre de Saint-Michel des mains de Louis prince de Guémené, duc de Montbazon[36].
Seigneurs de Caudan
Identité Terres
Blason ville fr Baud.svg
Guillaume de Baud dit « Sieur de la VIGNE

(D'azur à dix billettes d'or)

Le Bois Joli, Guernehué, la Ville-Neuve, Kerblay, Kerdronquis, Kerhet, Kernivinen
Blason Charles de Rosmadec.svg
Amice de Rosmadec (dame de Talhouet-Kéravéon)

(Palé d’argent et d’azur)

Guernehué, la Villeneuve, Locoyern, le Scouhel, Trémélo
Blason fam fr de Talhouët de Bonamour.svg
Talhouet Keraveon (« D’argent à trois pommes de pin versées de gueules »)
Kerblay, Languidic, Kermen (Lanester)
Jeanne Faucheur

(de gueules à une main d'argent tenant une sphère d'or surmontée de deux étoiles du second)

(dame de la Villeneuve), Kerdronquis, Inguiniel, (Bresséan) Kervignac, (Kéroual) Kernivinen, Guern (Kerriec)
Blason Maison du Quélennec.svg
Julien du Quellenec

(d'hermine au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or)

(sieur de KERJACOB) Penhouet, Chefdubois en Ploemeur, Le Ruzo
Jehan Thomelin St Gilles-Vieux-Marché (C.D.N.) Plessis
Louise de Launay (fille de sieur de GUERGELIN, qui est d'argent au chevron engreslé de sable ; alias : de gueules au chevron d'argent, accompagné de trois besants d'or, écartelé de Pontzal. Fondu dans Talhouët.)
Jehan Toutenoultre («  d'argent à trois hures de saumon, coupées d'azur ») Kerhet, Guiscriff
quelques enluminures du Livre d'Heures du Pou
Blason de la famille du Pou

François du Pou (d'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné d’or) secrétaire du duc de Bretagne François II. Par lettre-patente du 4 novembre 1492, Maximilien d'Autriche, roi des Romains, duc de Bretagne, etc., confère à François du Pou, seigneur du manoir de Kernivinen, près Hennebont, la dignité de noble chevalier de Tournois du Saint-Empire-Romain (du fait de ses 32 quartiers de noblesse).

Jeanne du Pou dame de Coettro, Kernivinen et de Kercaer possédait un livre d'Heures[37] exécuté pour un homme par deux artistes de l'école de Jean Fouquet et Jean Bourdichon. Le Livre d'Heures du Pou-de Veauce est d'une incroyable richesse picturale. Il passa par héritage à son fils, Trequerne de Crossec, puis plus tard aux barons de Veauce en Bourbonnais.

Plouay, Arzano, Saint-Caradec-Hennebont
Adelice de Coetsal dame de Couetro, Kernivinen
Gunthiern devenu Gouzier puis Goyern Locoyern Bihan, Locoyern-Vras
Alain Kergourio, Henry du Verger Locoyarn le Dorze, Locoyarn Verger, Gestel
Jehan Faverot de Kerbrec'h, JeanRaoulin Le Nelhouet, Le Scouhel
Pezron, Jehan de Stang-Hingant Meslan, Restinois
Guillaume, François de Stang-Hingant époux de Anne-Laure de Mauclerc, Jeguic, Hayeux (de gueules à trois coqs d’or, armés, crêtés et barbelés d’argent), Pezron du Pou - Arthur le Flo - René le Flo (De gueules à trois rencontres de cerf d'or) Trémélo (Plouay), Le Nelhouet
Marc le Flo époux d'Anne le Crossec (d'azur à deux bars adossés d'argent, accompagnés de huit étoiles d'or en orle), Henry Lucas, Louis Lucas Kersever
Blason Embrun.svg
Guillaume Bizien (d'azur à la croix d'argent), René de Laage (branche de Volude d'or à une aigle éployée de sable, becquée et membrée d'azur.)
Kerustantin, Kergomo (Saint-Caradec - Hennebont) ; originaire du Château de L'Âge de Volude à Alloue en Charente
Henry de Chefdubois (ou Penhoet) Kervéno
Antoine Forestier (de gueules à trois feuilles de chêne d'argent, en pal) époux de Catherine Trotin de Vallois de Douville Lamouhic
Jehan Raoulin Le Scouhel
Blason Carnieres 59.svg
Jehan de Stang-Hingant, Anne-Laure de Mauclerc, Famille Pezron du Pou
Trémélo
Blason famille Le Flo de Tremelo.svgArthur le Flo époux de Marguerite du Pou, René le Flo, Marc le Flo époux de Anne le Crossec Trémélo

Source : Joseph Jaffre, journaliste-historien ; Société d’archéologie et d’histoire du pays de Lorient

Sous la Révolution[edit | edit source]

Étienne Thomas est recteur de Caudan dès 1787 et participe aux chouanneries sous le nom de Stévan. Il est en lien avec Julien Videlo, jeune chef chouan, dit Tancrède, capturé en 1801 à Persquen. Il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1790, et est remplacé en 1792 par un recteur constitutionnel. À son retour, Étienne Thomas prête serment entre les mains du préfet le 27 octobre 1802 et décède dans la paroisse le 3 juin 1813.

La paroisse de Caudan se plaint des domaines congéables et des corvées. Les propriétaires fonciers bretons prétendent avoir le droit de forcer leurs domaniers à réparer leurs moulins, à porter leur blé au moulin banal, sous prétexte que l'Assemblée n'a pas encore statué sur le bail à congément. On fait la pétition suivante à laquelle on joint une carte à jouer, un neuf de trèfle. Sur le côté blanc de la carte est écrit :

« Faute à Jacques Le Moing, domanier à Kerveller, de se rendre à la réparation à faire au moulin du Plessix et de suivre ledit moulin, je le prévient qu'il y sera contraint à ses frais, rien ne l'exemptant encore de ses obligations. »
-À Hennebont, le 26 avril 1790, Huo de Kerguinoy, pour M. de Kelivin.

Pétition de la Municipalité de Caudan.[edit | edit source]

(Archives nationales, D XIV 7. no 54.) Messieurs les Députés composant le Comité des Droits Féodaux de l’auguste Assemblée nationale à Paris.

« Messieurs, La paroisse de Caudan, en la sénéchaussée d'Hennebont, m'ayant fait l'honneur de me nommer maire, je n'ai pu me refuser, jointement ici avec les officiers municipaux, au vœu général tendant à vous supplier, Messieurs, d'avoir en considération les malheureux cultivateurs qui gémissent depuis des siècles, de père en fils, sous la tyrannie du régime des domaines congéables.

Cette féodalité, ou plutôt cette surprise faite à nos souverains par les seigneurs de fief, lie les bras et porte le désespoir dans le cœur de plus de 400.000 citoyens que l'Assemblée nationale à déclarés libres, mais qui ne le seront en effet que quand les domaines congéables seront supprimés. Plus des deux tiers de la province de Bretagne souffrent de ce régime.

En effet, Messieurs, à peine avons-nous rendu productive une portion de terre par nos semences et plantations que le seigneur foncier nous augmente le prix de nos tenues. L'augmentation équivaut au moins le fruit de nos travaux. Plus souvent encore nous sommes congédiés par un individu qui nous est substitué et s'empare des lieux qui nous ont vus naître et que nous avons améliorés, qui, à son tour, devient la victime de l’injustice et de la cupidité du propriétaire qui le fait congédier par un troisième toujours avec augmentation, et sans diminution des corvées de toute espèce.

Les bois mêmes, que nous avons plantés, ne sont pas estimés. Qu'arrive- t-il ? Tel est congédié qui, ne sachant où placer ses fonds en terre, les dissipe peu à peu, ou, s'il en place, des banqueroutes, devenues fréquentes, lui enlèvent la meilleure partie avec impunité, réduisent des familles à la mendicité : de là encore les grands chemins, bordés de vagabonds, qui auraient été d'honnêtes gens, si leur père n'avait pas été congédié. On nous fait la grâce d'estimer les fossés ; on convient que les émondes nous appartiennent, et l’on nous refuse la propriété des pieds d'arbres, bien que nous les ayons plantés. Les propriétaires du fonds de nos tenues nous forcent de faire de nouvelles baillées qu'ils augmentent en ce moment arbitrairement. On en citerait de 4 à 600 de baise-main, titre honteux pour des Français.

Cette carte Messieurs, vous prouvera le mépris que portent certains individus aux sages décrets déjà promulgués par l’auguste Assemblée, et combien de pauvres laboureurs ont à souffrir des corvées qui seront perpétuées tant que les baillées existeront. Nous vous supplions, Messieurs, de faire que les domaines soient à perpétuité et par héritage des pères aux enfants, que nos tenues ne soient plus estimées par des procureurs inexperts qui devenaient les estimateurs de nos travaux et de nos sueurs, presque toujours guidés par l'instinct.

Quel que soit le succès de nos doléances, agissez, nous vous en supplions, et présentez à l’auguste Assemblée notre respectueuse et sincère adhésion à ses décrets, ainsi que notre fidélité à la constitution, que nous sommes résolus de défendre jusqu'à l'extinction de notre vie. Nous avons l'honneur d'être, avec un soumis respect, Messieurs, vos très respectueux serviteurs.»[38].

Jean Le Moing, cultivateur, fut condamné à la guillotine le 3 pluviôse An II (mercredi 22 janvier 1794) par le tribunal criminel du Morbihan, comme contre-révolutionnaire.

Le 22 décembre 1798, mise à flot de l'Argonaute, vaisseau de 74 canons de type Téméraire, dont la construction débuta en 1794 sur la cale no 3 de Caudan. Le manque de bois retarda la mise à flot.

Le XIXe siècle[edit | edit source]

Selon le Titre VI, relatif aux Objets Mixtes, de la loi impériale no 5514 du 17 janvier 1810, le maire de Caudan est autorisé à emprunter la somme de 30,000 francs pour être employée à la construction de l'église et la même commune à s'imposer extraordinairement en centimes additionnels à ses contributions directes une somme de 3 000 francs pendant huit années pour que cette somme réunie à l'excédant annuel des recettes évaluées à 800 francs soit employée au paiement des intérêts de l'emprunt et ensuite à l'amortissement du capital (Art. 149 de la Loi)[39].

Au début du XIXe siècle, sous le règne de Louis XVIII, pendant le rectorat (5 juin 1813 - avril 1816) de Joseph-Pierre Lomenech (ami et auxiliaire de Georges Cadoudal, aumônier de la légion chouanne d'Auray) une nouvelle église remplace l'ancienne lourdement sinistrée par un détachement de l'armée révolutionnaire qui en usa comme caserne. La façade conserve un style baroque d'influence jésuite probablement en rappel de la précédente église dont la date de construction correspond à ce style architectural. La tour-porche de l'église est très semblable à celle de l'église abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys. Sa flèche partage des traits communs avec celle de la Christ Church de Philadelphie, mais elle renvoie surtout au profil commun des églises de Port-Louis ou Cléguer entre autres.

Ancienne église de Caudan ayant précédé l'actuelle

À cette époque à Caudan, il y a foire :

Le 25 août 1820, lancement du Jean Bart, vaisseau de 74 canons de type Téméraire - affecté à la station navale des Antilles de 1821 à 1825, désarmé en 1825, il est finalement retiré du service en 1833. Démantelé après 1835.

Au début de l'année 1821, S.A.R. Mgr le duc d’Angoulême fait parvenir un secours de 500 francs (soit environ 1 050 € en 2006 mais 3 340 € en 2011, suivant la valeur du double étalon : (1 franc = 4,5 g d’argent pur = 290,3225 mg d’or fin) établi en 1803 (17 germinal an XI) aux malheureux habitants de Caudan, qui sont en proie à une fièvre contagieuse et épidémique[40].

Le pont « Fil de fer » en 1866

Le 4 septembre 1843, en présence des maires de Lorient et de Caudan, la première pierre du pont suspendu est posée à Kerentrec'h-Lorient par Louis d'Orléans, duc de Nemours et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, duchesse de Nemours, son épouse. Le pont, surnommé « Fil de Fer » est achevé et inauguré en 1848. Il restera en service jusqu'en 1960.

Portrait du duc et de la duchesse de Nemours par Nicolas-Marie Moriot vers 1850

.

En 1858, construction sur les chantiers de Caudan, dans trois anciens hangars à bois, de l'atelier provisoire des bâtiments en fer qui sert en 1859 à la construction de la Couronne. Cet atelier sera remplacé dix ans plus tard par un autre d'une surface de 7 200 m2[41]

Le 15 août 1858, lors de son voyage en Normandie et en Bretagne, Sa Majesté l'Empereur a trouvé sous un arc de triomphe le maire, le curé et les conseillers municipaux de Caudan, qui l'ont complimentée.

En 1859, La Couronne, première frégate cuirassée en fer de type Gloire, est mise en chantier par l'arsenal de Lorient sur la rive de Caudan sur une des huit cales en service depuis 1830. Sa figure de proue en pin cembro, sortie de l'atelier de sculpture de l'arsenal de Lorient, est visible au Musée national de la Marine.

En 1862, Napoléon III inaugure le viaduc ferroviaire nouvellement construit sur le Scorff.

No 15, 864. DECRET impérial (contre-signé par le ministre de la guerre) qui affecte au service du département de la guerre une parcelle de terrain de trente-deux ares trente-quatre centiares, qui dépendait de l'arsenal maritime de Lorient et qui est actuellement occupée par les travaux de fortification de la rive gauche du Scorff, laquelle parcelle, située dans l'anse de K/onon (Kerono), commune de Caudan (Morbihan), est indiquée par les lettres A, B, C, D sur un plan ci annexé. (Paris, 29 Février 1868.) [42].

Le 22 mai 1869, les Caudannais sont les témoins visuels et auditifs de la chute et de l'explosion d'une météorite qui termine sa course à Cléguérec dans le village de Keranroue

En 1879, création par Ladislas Graindorge (1826-1901), émailleur à Rennes, des Poteries de la Manufacture du Rohu, dirigées par son fils Abel Graindorge, maire de Caudan en 1903. Lorsqu'Abel meurt en 1918, la fabrique du Rohu ferme et les moules sont vendus à la fabrique de Malicorne.

Dans son rapport du mois d'août 1881, Léon de Montluc, préfet du Morbihan, relève sur les 5 707 habitants de la commune de Caudan, 481 enfants d'âge scolaire, dont 327 ne vont pas à l'école. Il suggère la création de deux écoles spéciales au hameau de Moustoir-Houët éloigné du bourg de 5 kilomètres et entouré de nombreux villages.

Au hameau de Caudan-Penhoret, deux maisons louées étant beaucoup trop petites; il suggère qu'on les remplace par des constructions nouvelles. Elles n'ont ni mappemonde, ni tableau de système métrique[43].

Les 12 et 13 novembre 1894, un ouragan de force 12 s'abat de la Bretagne à la Belgique.

Le XXe siècle[edit | edit source]

Au début du XXe siècle, la Société des Courses de Lorient organisait régulièrement des courses de chevaux sur l'hippodrome de Lanester. On y décernait le Prix de Caudan et le Prix de la République. À la fin des années 1930, l'hippodrome périclita et fut fermé. Aujourd'hui, les associations du Poney-Club de Caudan et de la Société Hippique de Lanester perpétuent la pratique du sport équestre et donnent à voir leur maîtrise lors de concours de saut d'obstacle.

La reconstruction du clocher de l'église[edit | edit source]

En 1900, Le Conseil de fabrique et le Conseil municipal de Caudan sollicitent un secours, sur les fonds du département, pour les aider à payer les grosses réparations qui ont dû être exécutées, tant à l'église paroissiale après la reconstruction de la tour, qu'au presbytère. Ces réparations se sont élevées à 3 505,69 francs, et si les Assemblées locales n'ont pu les payer, c'est parce que leurs ressources étaient épuisées, la commune ayant dépensé 15 000 francs pour démolir et reconstruire la tour et M. le desservant ayant versé, dans le même but, une somme de 4 200 francs provenant de souscriptions volontaires, augmentées de ses deniers personnels[44].

Lanester distraite de Caudan et érigée en commune[edit | edit source]

Le 26 février 1909, la commune de Lanester (Lann er Sterieù = La Lande des Rivières, zone de marécages et de terres froides) est créée afin de séparer deux populations (les ouvriers de l'Arsenal et les paysans) dont les intérêts et les opinions politiques divergent. Le territoire de la commune occupe six des onze frairies (Penhoet, Kerguillé, Locmaria, Kerbeban, Pendreff et Les Deux-Ponts) et rassemble alors 7 729 habitants sur 1 477 ha.

Les outrages de la Seconde Guerre mondiale[edit | edit source]

Du fait de la proximité géographique de Lorient, où l'organisation Todt a fait construire la base sous-marine pour la Kriegsmarine, Caudan subit les dommages collatéraux des très abondants bombardements alliés par la Royal Air Force. De nombreuses habitations et bâtiments de ferme sont détruits.

Le lager Lemp (en)

Ce lager ou camp, destiné au repos des officiers U-boat allemands était situé sur l'étang de Kersalo et utilisait le moulin comme mess. Ouvert en mars 1943, les officiers y mènent grand train.

Le sous-marin japonais I 29 (en) (nom de code : U-Kiefern, Matsu (松, Le pin en japonais)), commandé par le Chu-sa Takakazu Kinashi (en) arrive au port de Keroman à Lorient, le 11 mars 1944 avec du caoutchouc, 80 tonnes de tungstène, 50 tonnes d'étain et deux tonnes d'or en barres dans ses cales. L'équipage réside au Lager Lemp, va visiter Paris et est initié au football par les hommes de la 2.U-Flottille. Le 29 mars 1944, une réception est donnée aux officiers de l'I 29 au mess du Lager Lemp. Les japonais y font découvrir à leurs alliés, les sushi, saké et autres spécialités culinaires japonaises. Ils laissent en témoignage de leur passage leurs signatures en caractères latins et japonais sur les poutres du plafond du mess. L'I 29 quitte Lorient, le 19 avril 1944, pour Penang et coulera au large des Philippines le 26 juillet 1944, torpillé par trois fois par le sous-marin USS Sawfish. Un seul homme d'équipage y survit[45].

Le lager Caudan

Ce lager situé à Saint-Nudec (Lanester) fut utilisé dès l'automne 1943. Il était destiné au personnel de l'Organisation Todt et consistait en 13 baraquements d'une capacité de 60 hommes. Des ouvriers du STO y étaient détenus dans un camp entouré de barbelés et gardé par des sentinelles armées. Levés à h du matin, ils rejoignaient Lorient en train ou ils travaillaient de h à 18 h avec une pause de 45 min à midi pour avaler une soupe. Ils rentraient au lager à 20 h et n'étaient pas couchés avant 23 h avec un sommeil entrecoupé par les raids aériens.

La destruction du bourg
Aspect de l'église du XIXe siècle avant la Seconde Guerre mondiale

En réplique à l'arrivée des Américains sur Caudan le soir du 7 août 1944, les Allemands bombardent la ville depuis Lorient, pendant la nuit ainsi que dans la journée du 9 août. Le 11 août 1944, l'église ainsi qu'une grande partie du bourg sont détruits. En effet, le clocher de l'église étant assez élevé, les Allemands ont jugé qu'il pouvait faire office de vigie avec sa vue sur la campagne environnante et sur Lorient. Ils l'ont donc fait exploser.

La reddition allemande

Le 10 mai 1945 à Caudan, deux jours après la libération de la Poche de Lorient, le général Wilhelm Fahrmbacher officier d'artillerie, chef du XXVe corps d'armée allemande d'occupation en Bretagne, commandant des troupes allemandes de Lorient, présente la reddition de ses troupes au général Herman F. Kramer, commandant de la 66e division d'infanterie (en) américaine (The Black Panther Division) et au général Henri-Gustave-André Borgnis Desbordes, commandant de la 19e Division d'Infanterie et des FFI dans le Morbihan, en présence du général Francis Rollins, commandant d'artillerie américain du secteur de Lorient.

On fit une brève cérémonie, pour laquelle la Musique de la 66e Division entonna The Star-Spangled Banner et La Marseillaise. Le général Fahrmbacher et son état-major arrivèrent peu avant 16 heures escortés par le général Kramer et le colonel John W. Keating, chef d'état-major. On fit les salutations d'usages entre les trois parties auxquelles le général Fahrmbacher se plia volontiers sauf face au général Borgnis Desbordes. Après un silence embarrassé, il informa le général Kramer de la reddition sans conditions de toutes les forces allemandes sous son commandement. Il sortit alors son pistolet de son étui et le présenta au général Kramer[46].

L'US Army Signal Corps (en) a immortalisé l'évènement, qui a eu lieu dans un champ près du bourg de Caudan, par un document filmographique[47].

La reconstruction[edit | edit source]

Entre 1957 et 1958, construction de la mairie par Yves Guillou et Paul Lindu, architectes. Quatre tableaux de la vie de famille en ciment moulé sont créés par Francis Pellerin :

  • la mariée en ses voiles - Mystère de la vie ;
  • l’épouse par son travail prépare la fructification du patrimoine ;
  • les enfants fruits du mariage cueillent les fruits ;
  • la conjugaison de ces dons du ciel fait la famille heureuse.

Entre 1960 et 1962, construction de la nouvelle église paroissiale Saints-Pierre-et-Paul qui est consacrée le 12 avril 1962.

Le 2 juillet 1965 : La SBFM (Société Bretonne de Fonderie et de Mécanique) est inaugurée par Georges Pompidou, Premier ministre, sur la zone de Kerpont-Bras à Caudan. Elle est au départ une fonderie filiale de la Régie Renault. En 1967, elle emploie 292 ouvriers des Forges d'Hennebont fermées en 1966 après 106 ans d'existence.

Le 13 janvier 1971 : ouverture du centre hospitalier spécialisé Charcot en qualité d'établissement public de santé spécialisé en psychiatrie.

En 1974 : adhésion au Sivom (syndicat intercommunal à vocation multiple) avec les communes de Lanester, Lorient, Larmor-Plage, Ploemeur, Quéven. Une intercommunalité de services appliquée aux transports, à la sécurité incendie, au traitement des déchets se met en place. Le Sivom devient « District du pays de Lorient » en 1990, « Cap L'Orient » en 2000, puis Lorient Agglomération le 2 avril 2012, regroupant 191 716 habitants (en 2008).

Le XXIe siècle[edit | edit source]

En 2007 : Ouverture d'une nouvelle unité de stabilisation des déchets ménagers, unique en France[réf. nécessaire] à impact modéré sur l’environnement.

Le 3 janvier 2011 : Ouverture d’une Unité Centrale de Production Alimentaire, décidée par le Groupement d'intérêt public de la restauration inter-hospitalière de Blavet-Scorff afin de desservir l’ensemble des sites du Centre Hospitalier Bretagne Sud[48] et du Centre Hospitalier Charcot à Caudan. L’unité Centrale produit et distribue 6 000 repas 7 jours sur 7 en liaison froide.

Lieux et monuments[edit | edit source]

  • Église paroissiale Saints-Pierre-et-Paul :
    Église de Caudan
    Les Douze Apôtres du porche par Francis Pellerin
    L'ancienne église, construite sur les ruines d'une plus ancienne ruinée dès 1710, datait du 28 juin 1722. Reconstruite au début du XIXe siècle, restaurée en 1898 ; Elle est détruite en 1944 aux explosifs par l'armée allemande.
Elle fut reconstruite en 1960-62 à la suite du chantier de la mairie par Yves Guillou et Paul Lindu, architectes.
Par sa forme de tente, elle renvoie au Tabernacle des Hébreux, tente de la rencontre avec Dieu qui abritait l'Arche de l'Ancienne Alliance. Le Tabernacle chrétien renferme le pain et le vin de la Communion, symbole de la Nouvelle Alliance, tout comme la Vierge Marie, Nouvelle Arche d'alliance, a porté Jésus en son sein. Un chemin de croix en bronze vert sur ardoises scellées au sol et les douze apôtres en chêne du porche de l'église sont l'œuvre de Francis Pellerin (1915-1998), sculpteur rennais (grand prix de Rome en 1944 avec L’Amazone blessée et dévêtue de sa tunique dorienne s’est retirée du combat). Il réalise également les vitraux de la crypte, les fonts baptismaux et la grand croix du maître-autel. Jusqu'à la reconstruction de l'église, la célébration des messes eu lieu dans un baraquement en bois.
  • Chapelle du Trescouët (Chapel an Treuzkoed) (XIIe siècle), entre Hennebont et Pont-Scorff, dédicacée à Notre-Dame-des-Neiges (Itron Varia an Erc'h) en français elle l'est à Notre-Dame de la Force en breton (Itron Varia an Nerzh) ou aussi à Notre-Dame du Mont (Itron Varia an Nec'h) du fait de sa proximité du point culminant (84 m) de la paroisse. Le pardon a lieu le premier dimanche du mois d'août. Une fontaine est rattachée à cette chapelle et son eau a dit-on le pouvoir de donner la force ; ainsi frictionne-t-on par exemple les jambes d'un bébé qui tarde à marcher. Les adultes doivent plonger le bras dans la fontaine de sorte qu'une fois ressorti, quelques gouttes coulent vers le torse[49]. On avait l'habitude de débiter le premier cidre nouveau de l'année à l'assemblée du Trescouët[50] . Peut-être peut-on associer cette source au dieu gaulois des sources jaillissantes nommé Nerios.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Vérité (Chapel Itron Varia ar Wirionez) (XVIe siècle)- associée à la fontaine de Kerblaye qui fait passer la fièvre des enfants - surnommée aussi chapelle de Nelhouët et située à Kerblaye. Lors du pèlerinage en ce lieu le second dimanche de juillet, on a coutume de chanter un cantique breton de trente-huit couplets relatant quelques-uns des miracles obtenus ici.
Tableau de L'Assomption ornant à l'origine l'autel de la chapelle ND des Neiges et obturant la fenêtre gothique. Il est ensuite relégué dans le bras nord du transept et actuellement en cours de restauration. L'artiste du XVIIIe siècle s'est inspiré de Philippe de Champaigne, de Laurent de La Hyre, de Guido Reni et de Giovanni Battista Salvi dans un style propre à la Réforme catholique. On peut voir un tableau très similaire dans l'Église Notre-Dame-en-son-Assomption de Crévéchamps en Meurthe-et-Moselle.
  • Détail colorisé de la base de la croix du Scouhel
    Calvaire rue de la Libération, élevé en 1504 au hameau du Scouhel (frapper en breton) pour marquer l'endroit ou s'arrêta la Peste. Le fût comporte les armes des Chefdubois (de gueules au greslier d'argent, enguiché de même ; alias : à la bande chargée de trois quintefeuilles brochantes) (Penhoet en breton) sur le blason écartelé ; ainsi qu'une Vierge à l'Enfant et un Christ de Résurrection. La croix fut détruite au Scouhel par les bombardements allemands car en bordure du Scorff, elle se situait dans le périmètre des tirs allemands de Lorient vers Caudan.
  • Menhir de la reddition rue du 10 mai 1945 « Ici le 10 mai 1945 à 16 heures, le général Fahrmbacher de la Wehrmacht, commandant les troupes allemandes de Lorient, a rendu ses armes au général Kramer, commandant la 66e D.I.U.S., et au général Borgnis-Desbordes, commandant la 19e D.I. et les forces françaises du Morbihan » (inscription gravée sur la plaque).
  • Manoir de Keraude (XVIe siècle) appartenant d'abord aux seigneurs du Pou (d'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné d’or) sur leurs terres de Saint-Caradec-Hennebont
  • Manoir de Kerguen (début XVIe siècle), ancien siège de la seigneurie de Villeblanche dépendant de Sain-Caradec-Hennebont. Possède une chapelle privée en partie détruite et remaniée.
  • Chapelle Saint-Gwenhael, chapelle romane du XIe siècle, restaurée aux XVe et XXe siècles. Elle fut fondée au VIe siècle par Saint Gildas. Le culte était surtout suivi par les marins (territoire actuel de Lanester).
  • Le Château « du Diable » ou Manoir de Pendreff (Pendreff = le début « géographique » de la trève (subdivision territoriale d'une commune, quartier rassemblant plusieurs fermes), le « ff » appartient à la graphie du moyen-breton) (XVe ‑ XVIIIe siècles)
  • Les manoirs de Boisjoli, Saint-Nudec, Scouhel, Kerguizien, Kerhel, Kersever, Kerdronquis, Keryanigo, Kerveno, Kermen et lieux nobles de Kerhustantin, Kerblais et Locoyarne le Dorze.

Personnalités[edit | edit source]

Caricature d'Étienne Enault par Nadar pour le Panthéon.

Étienne Enault (1816-1883), auteur oublié de romans et nouvelles, dont Les mystères de la conscience (1861), Le lac des cygnes. Danielle. (1864), L'enfant trouvé (1876), Les jeunes filles de Paris (1873 et 1884). Il situe au Nelhouët l'intrigue de son roman Comme on aime publié en 1876[52]. « Le Nélhouët n'est pas un de ces vieux châteaux, sombres forteresses perdues au fond des châtaigneraies, comme la Bretagne en possède un grand nombre ; c'est au contraire une villa toute moderne, gracieusement posée sur l'un des plateaux du Scorff, à deux lieues environ de Lorient; de fraîches prairies s'étendent à ses pieds, des bois en miniature lui font un délicieux ombrage à peu de distance. On se croirait là dans les belles campagnes de la Seine, au milieu de l'élégante villégiature parisienne, si le paysan bas breton, avec son grand chapeau de feutre et ses larges bragoubras, ne rappelait le Morbihan. »

François Nicolas Guy Napoléon Faverot de Kerbrech, auteur de nombreux ouvrages sur l'équitation et l'art d'atteler, fils de François Jacques Guy Faverot de Kerbrech, général de brigade, maréchal de camp, commandeur de l'ordre impérial de la Légion d'honneur (1821), chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, grand croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne, chevalier de l'ordre des Deux-Siciles, propriétaire du château du Nelhouët à Caudan. Cette famille porte coupé au 1 d'or au chevron de gueules accompagné en chef de deux têtes de cheval de sable et en pointe d'une épée d'azur en pal ; au 2 de sinople à deux sabres croisés en sautoir d'argent.

Paul Guieysse, homme politique, député du Morbihan à partir de 1890, puis ministre des colonies en 1895. Petit-fils de Pierre Guieysse, capitaine de frégate et chevalier de la Légion d'honneur. Il a vécu au château de Kervéléan à Caudan (aujourd'hui Lanester).

Charles Koechlin trouva refuge à plusieurs reprises entre juin 1940 et novembre 1942, à la suite du bombardement de Paris et de l'occupation allemande, à Kervéléan à l'invitation de Jules Guieysse, son premier biographe et ami. Pour fêter son arrivée pour son premier séjour, le 17 juin 1940, il compose Les Chants de Kervéléan entre le 19 et le 21 juin. Les accompagnements sont ajoutés en mai 1944. Il compose en 1945 un Adagio pour orgue (pour le mariage de Soizic Guieysse) et en 1950 un Adagio pour orgue (pour le mariage de Colette Guieysse). Il y compose également Quinze Duos (Souvenirs de Bretagne) pour deux clarinettes.

Loeiz Herrieu (Barde et linguiste, 1879 Cosquer-Penhoet, Caudan - 1953 Auray) paysan du Morbihan, il rentre dans le mouvement breton en 1900. Collecteur de chants traditionnels dans la région du Scorff, il crée en 1905 le journal breton Dihunamb qui paraît jusqu'en 1944. En 1906, secrétaire de l'Union régionaliste bretonne, il fonde Le Réveil breton avec son ami André Mellac et devient Barh Labourer au Gorsedd des bardes. Il édite un supplément au dictionnaire du vannetais, donne des cours de breton et défend la langue bretonne unifiée.

Hélène Rouxel (Sulniac, 1897 - Sainte-Anne d'Auray, 1978). Le matin même de ses vœux, comme religieuse de la congrégation des Filles du Saint-Esprit, elle est nommée à Caudan où elle restera durant 52 ans. En 1941, elle entre au conseil municipal où elle doit siéger pendant 30 ans. Elle participe au Bureau d'aide sociale, parcourt les chemins creux à pied ou en carriole, apporte dans les coins les plus reculés les médicaments et les soins aux malades. Pendant l'Occupation, les bombardements de Lorient et la bataille de la poche de Lorient, elle se dévoue sans compter. La nation reconnaît ses éminents services : le 23 avril 1950, elle reçoit des mains du président de la République, Vincent Auriol, la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Denise Court (née Perigault, janvier 1918 - 25 décembre 2011), fille de l'industriel Jean Perigault natif de Saint-Caradec-Trégomel négociant en bois ayant créé la Scierie Perigault (fermée en 1987) près du pont Saint-Christophe à Lanester, à l'origine des baraques en bois de la région lorientaise d'après-guerre. Après la guerre, elle est adjointe de Raymond Marcellin de 1959 à 1965 puis 1re vice-présidente honoraire du Conseil Général du Morbihan chargée de l'action sociale jusqu'en 1990, sous l'étiquette RI puis UDF. Présidente de la Croix Rouge lorientaise de 1953 à 1985. Elle est commandeur de la Légion d'honneur depuis 1995. Conseillère générale de Lorient-centre de 1957 à 1993. Présidente du conseil d'administration de l'hôpital Charcot pendant plus de 25 ans. Elle participe à l'ouverture de Ker Héol en septembre 1992, premier maillon d'un réseau de prise en charge des personnes autistes dans la région lorientaise. En 2007, elle est auteure d'un récit autobiographique en auto-édition : La Dame du Morbihan. Dans son mémoire, Conduite du changement en matière de gouvernance et de dirigeance associative au sein de la Sauvegarde 56[53], Jean Lavoué détaille l'implication de Denise Court dans la présidence de l'association Sauvegarde 56. Elle possédait à Caudan le domaine familial de Manécourt à Lan Er Groez.

Jumelages[edit | edit source]

Caudan est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Preist (Allemagne) depuis 1993. Cette commune fait partie de la communauté d'agglomération de Speicher.

En mai 1993 une charte d'amitié est signée à Caudan par les deux maires respectifs, Joseph Le Ravallec et Norbert Schrëder. Une grande fête est organisée pour l'occasion en présence de nombreux Caudanais et d'une quarantaine d'allemands dont une majorité de jeunes accueillis dans des familles ayant répondu à l'appel de la municipalité.

En 1994, deux menhirs sont érigés à l'entrée de Preist pour symboliser cette union en présence d'une trentaine de Caudanais. Le comité de jumelage de la ville de Caudan a été créé en mars 1995, Rolande Morvan en était la première présidente (1995-2001), elle a été élue en 2001 adjointe à la culture et communication et réélue en mars 2008. Elle est présidente d'honneur, membre de droit au sein du comité de Jumelage.

En mai 2004, le jumelage s'est étendu au district de Speicher (8 000 habitants) et une nouvelle charte a été signée par les neuf maires des communes dont Peter Schilling, maire de Preist (800 habitants) et par Gérard Falquerho, maire de Caudan (7 000 habitants) en présence de Christine Le Dorze, présidente du comité de Jumelage de Caudan (2001 à 2008) et des membres du comité de jumelage nouvellement créé en Allemagne pour l'occasion. Norbert Schroëder, maire de Preist signataire de la 1re charte en 1993, devient le 1er président. En mai 2008, Marianne Puren est élue présidente.

Les échanges se font chaque année (année paire déplacement dans le district de Speicher et année impaire accueil des amis allemands à Caudan).

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[edit | edit source]

  1. données officielles 2007 sur le site de l'Insee
  2. Rapport de présentation - État initial de l’environnement - Schéma de Cohérence Territoriale du pays de Lorient - décembre 2006
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Jo Le Ravallec. 24 années à la tête de la commune, Le Télégramme', 07 mai 2012.
  6. Résultat Municipales 2008 sur Ouest-France.
  7. POMME DE TERRE Rouge de Caudan sur le wiki de semeur.fr
  8. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  9. http://loeizherrieu.fr/tests/chansons.html
  10. La complainte et la plainte. Chansons de tradition orale et archives criminelles : deux regards croisés sur la Bretagne d'Ancien Régime (16e-18e siècles) - Volume 4 – Annexes. Thèse de doctorat Département d’histoire - 2008
  11. http://mediatheque.dastum.net/Record.htm?idlist=15&record=19107309124919255819
  12. REVUE DES TRADITIONS POPULAIRES - 25e Année. — Tome XXV e — N° 7. — Juillet 1910 - page 273. Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
  13. La Dépêche de Brest, jeudi 16 août 1928. in Histoire du gouren (XIXe–XXIe siècles) : l’invention de la lutte bretonne. - Aurélie EPRON
  14. a et b Revue archéologique, page 201, Troisième série. - Tome XXXIII, juillet-décembre 1898, Paris, Ernest Leroux, éditeur
  15. Compte-rendu de la 44e session, Strasbourg 1920 / Association française pour l'avancement des sciences, MM. Masson et Cie (Paris), 1921
  16. Histoire du diocèse de Vannes, par M. l'abbé Le Mené, chanoine
  17. http://www.sahpl.asso.fr/site_sahpl/Goulpeau_La_stèle_de_Kervanguen_Lanester(56).pdf
  18. Caledonia : or, a historical and topographical account of North Britain, from the most ancient to the present times with a dictionary of places chorographical & philological (1887) - Chalmers, George, 1742-1825
  19. a et b Cartulaire général du Morbihan : recueil de documents authentiques pour servir à l'histoire des pays qui forment ce département / œuvre posthume de M. Louis Rosenzweig,1895
  20. Abrégé des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France - M. Borjon - 1696
  21. Dictionnaire de droit canonique et de pratique bénéficiale - Pierre Toussaint Durand de Maillane - 1776
  22. Recherches sur les États de Bretagne: la tenue de 1736 (1875) ; Alphonse Du Bouëtiez de Kerorguen
  23. Le parfait missionnaire, ou, Vie du R.P. Julien Maunoir de la Compagnie de Jésus, missionnaire en Bretagne (1834) Antoine Boschet
  24. Vie du père Maunoir, tome II, p. 51
  25. Journal du père Maunoir, 1672
  26. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/gilles-de-robien_499067.html
  27. http://roglo.eu/roglo?lang=fr&m=D&i=1430235&v=12&t=L&bd=0&color=
  28. http://roglo.eu/roglo?lang=fr&m=D&i=777493&v=6&t=L&bd=0&color=
  29. L'épopée des 500 premiers Réunionnais - 0070 BENARD & MONGE - BENARD Jules, MONGE Bernard - Original
  30. http://payet.voyeaud.org/Proces/Caron.php Extrait des cartons C2619 et C2620 des archives départementales d'Ille-et-Vilaine relatifs au procès Vauboulon
  31. Registres BMS 1719-1743 de Caudan
  32. Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle a La Révolution - Henri Eugène Sée (1906)
  33. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 1293
  34. http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=deret&lang=fr;alwsurn=yes;m=N;v=d+hennebont
  35. http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=rfralo&lang=fr&m=D&p=pierre&n=du+vergier&v=18&t=L&alwsurn=yes&witn=on&comm=on&rel=on&sosab=10&color=&x=9&y=8
  36. La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse. Tome 3 / recueillis et publiés par M. le Comte de Rosmorduc http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5586686v/f636.image.r=caudan.langFR
  37. 3 M6NToicmxpa2UiO319&|Le Livre d'Heures du Pou / de Veauce
  38. Arch. nat., DXIV, 7. La paroisse de Caudan(Morbihan) au Comité féodal. Mai 1790 (Appendice, III, 4).
  39. Bulletin des Lois de l'Empire Français, 4e Série TOME DOUZIÈME contenant les Lois rendues pendant le premier Semestre de l'année 1810, N° 259 à 298, à Paris de l'Imprimerie Impériale Août 1810 - page 448.
  40. L'ami de la religion et du Roi - Journal ecclésiastique politique et littéraire - tome 27e, février 1821
  41. Revue maritime et coloniale, tome 18, 1866 - Ministère de la Marine et des Colonies
  42. BULLETIN DES LOIS DE L'EMPIRE FRANÇAIS. XIe série. Règne de Napoléon III, Empereur des Français. Premier semestre de 18G8, contenant les lois et décrets d'intérêt public et général publiés depuis le ler janvier jusqu'au 30 juin 1868. Partie principale. Tome XXXI. N- 1558 X 1603. Paris.
  43. Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général - Conseil général du Morbihan, Exercice 1881
  44. Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général - Conseil général du Morbihan, année 1900
  45. Informations fournies par le site http://www.u-boote.fr soumis au droit d'auteur
  46. Hitler's U-boat fortresses, Randolf Bradham - Greenwood Publishing Group, 2003
  47. http://dailymotion.virgilio.it/video/x1wleb_lorient-capitulates-1945-2_people La capitulation allemande du 10 mai 1945 à Caudan (archive relevant du domaine public)
  48. http://etablissements.hopital.fr/annuaire_structure.php?id=1449
  49. Ouest-Eclair, 4 août 1940, page 3
  50. http://ouestfrance.cd-script.fr/opdf/1940/08/03/56/Morbihan/1940-08-03_56_03.pdf
  51. Notre-Dame de France ou Histoire du culte de la Sainte Vierge en France, 4e vol. - André Jean Marie Hamon - 1864
  52. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5697485k/
  53. http://www.sauvegarde56.org/uploaded/MemoireSciencesPoJeanLavoue_1.pdf

Voir aussi[edit | edit source]

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Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]