Bas-Rhin

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Bas-Rhin
Bas-Rhin
Bas-Rhin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Strasbourg
(arrondissement
Chef-lieu)
Sous-préfecture(s) Haguenau
Molsheim
Saverne
Sélestat
Wissembourg
Président du
conseil général
Guy-Dominique Kennel (UMP)
Préfet Stéphane Bouillon
Code Insee 67
Code ISO 3166-2 FR-67
Démographie
Population 1 099 269 hab. (2011)
Densité 231 hab./km2
Géographie
Superficie 4 755 km2
Subdivisions
Arrondissements 6
Circonscriptions législatives 9
Cantons 44
Intercommunalités 47
Communes 527

Le Bas-Rhin (prononcé [ba ʁɛ̃ ]) est un département français de la région Alsace. La préfecture ainsi que le conseil général sont basés à Strasbourg. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 67.

Dénomination[edit | edit source]

Il s'agit du dernier département français à avoir conservé le terme « bas » dans son nom. Les autres départements qui étaient concernés ont préféré changer de dénomination, jugeant ce qualificatif peu valorisant. Exemples : les Basses-Pyrénées devenues en 1969 les Pyrénées-Atlantiques ou les Basses-Alpes, devenues en 1970 le département des Alpes-de-Haute-Provence. Le même phénomène a été observé pour les départements « inférieurs » (Charente-Inférieure, Seine-Inférieure ou Loire-Inférieure). Cependant, il reste la région de Basse-Normandie.

Histoire[edit | edit source]

Article détaillé : Histoire du Bas-Rhin.

Le département a été créé à la Révolution française.

Le 14 janvier 1790, l'Assemblée nationale constituante décréta : « — Que l'Alsace sera divisée en deux départements dont Strasbourg et Colmar ser[o]nt les chefs-lieux ; — Que le département de Strasbourg sera subdivisé en trois districts […] ; — Que les terres des princes allemands, possédées en souveraineté par la France, seront comprises dans la division des districts ; — Que Landau, enclavé dans le Palatinat, aura une justice particulière […] ».

Le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la moitié nord de la province d'Alsace (Basse-Alsace).

1852

Les limites du Bas-Rhin furent modifiées à de nombreuses reprises :

Évolution des frontières départementales depuis 1871.
Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même.
Commentaires : Le blason du Bas-Rhin se rattache étroitement à l'histoire de la Basse-Alsace. Il apparaît pour la première fois en 1262 sur un sceau des comtes de Werd, originaires de Woerth près d'Erstein, qui étaient devenus landgraves de la Basse-Alsace en 1156.
Article détaillé : Blason du Bas-Rhin.

Géographie[edit | edit source]

Article détaillé : Géographie du Bas-Rhin.

Le département du Bas-Rhin fait partie de la région Alsace. Il est limitrophe des départements du Haut-Rhin au sud, des Vosges et de Meurthe-et-Moselle au sud-ouest, de la Moselle à l'ouest, ainsi que de l'Allemagne, à l'est le long du Rhin et au nord.

Climat[edit | edit source]

Article détaillé : Climat du Bas-Rhin.

Économie[edit | edit source]

Article détaillé : Économie du Bas-Rhin.

Démographie[edit | edit source]

Article détaillé : Démographie du Bas-Rhin.

Les habitants du Bas-Rhin sont les Bas-Rhinois.

Les résidences secondaires[edit | edit source]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 2,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du département du Bas-Rhin dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Administration et politique[edit | edit source]

Article détaillé : Politique dans le Bas-Rhin.

Le Bas-Rhin, placé sous l'autorité d'un préfet de département, qui se trouve être à la fois celui du Bas-Rhin et celui d'Alsace, siégeant à l'Hôtel de préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg, est subdivisé en sept arrondissements, chacun placé sous l'autorité d'un sous-préfet, siégeant au chef-lieu.
Les arrondissements du Bas-Rhin, à savoir ceux d'Haguenau, de Molsheim, de Saverne, de Sélestat-Erstein, de Strasbourg-Campagne, de Strasbourg-Ville, et de Wissembourg, sont subdivisés en cantons (44 cantons du Bas-Rhin), eux-mêmes subdivisés en communes (527 communes du Bas-Rhin).
Ces dernières, ayant à leur tête un maire (maires du Bas-Rhin), sont, pour la plupart, regroupées dans des intercommunalités (intercommunalités du Bas-Rhin et/ou dans des Pays LOADDT (Liste des pays d'Alsace), ayant à leur tête un président.

La politique des communes est menée par des conseils municipaux, avec à leur tête un maire, et celle des intercommunalités par des conseils communautaires, avec à leur tête un président.
Celle du département est menée par un conseil général de département (Conseil général du Bas-Rhin), constitué des 44 conseillers généraux du Bas-Rhin), élus, par canton, au suffrage universel direct, avec, à leur tête, un président.
Le département est représenté au Conseil régional d'Alsace par les 29 conseillers régionaux du Bas-Rhin, élus au suffrage universel direct.
Il est aussi représenté au Parlement par 5 sénateurs (sénateurs du Bas-Rhin) ainsi que par 9 députés (députés du Bas-Rhin), élus dans les 9 circonscriptions législatives du département (circonscriptions législatives du Bas-Rhin).

Droit[edit | edit source]

Les deux départements alsaciens et la Moselle relèvent, dans certains domaines, d'un droit local particulier, principalement issu du droit allemand. En effet, la suite de la défaite française de 1871, ces territoires ont été annexés par l'Empire allemand de 1871 à 1919.

Enseignement supérieur[edit | edit source]

Que ce soit par ses établissements d’enseignements secondaires ou supérieurs, l’Alsace est une région d’étudiants très importante et très tournée vers l’international. Strasbourg accueille à elle seule 75 % d’étudiants au sein de son université. Depuis la fusion des trois facultés et des IUT d’Illkirch et de Schiltigheim, c’est même devenue l’une des plus grandes universités de France. On trouve par ailleurs des établissements de grande renommée tels que l'École nationale d'administration (ENA), l'Institut national des études territoriales (INET), l’Institut supérieur européen de gestion ou encore l'école nationale supérieure de physique de Strasbourg.

Tourisme[edit | edit source]

Le Bas Rhin possède une agence de promotion du tourisme, l'ADT67.

Le château du Haut-Koenigsbourg : construit au XIIe siècle, le château du Haut-Koenigsbourg domine la plaine d’Alsace à plus de 700 mètres d’altitude. Détruit lors de la Guerre de Trente Ans, il est restauré de 1900 à 1908 par l’empereur allemand Guillaume II. Il accueille une importante collection d’armes et de meubles de l’époque.

Le château du Fleckenstein : du début du XIIe siècle, érigé par la famille impériale des Hohenstaufen, ce château fort fut habité et transformé en forteresse imprenable par les Fleckenstein. De nombreuses activités sont proposées telle que le « Château des défis ». Il s’agit d’un immense parcours de vingt jeux à travers la forêt et dans les pièces secrètes du château afin de découvrir la vie au Moyen Âge. De quoi passer une bonne journée en famille et de mêler plaisir et pédagogie.

Le château de Lichtenberg : érigé au début du XIIIe siècle, sur une colline qui domine le village, le site intègre un espace contemporain lié à des activités culturelles.

Avec plus de vingt-sept millions de touristes, le Bas-Rhin est le cinquième département français en nombre de nuitées.

Autres sites d'intérêt :

Monuments religieux[edit | edit source]

La Cathédrale de Strasbourg : la cathédrale de Strasbourg est un chef-d’œuvre de l’art gothique. Mesurant 142 mètres de haut, du parvis au sommet du clocher, elle est considérée comme la deuxième plus grande cathédrale de France, après celle de Rouen. Son horloge astronomique d’époque Renaissance et dont le mécanisme date de 1482 est un chef-d’œuvre en soi.

Le Mont Sainte-Odile : le Mont Sainte-Odile est un haut lieu spirituel toujours vivant. Culminant à 764 mètres, cette montagne vosgienne est surmontée par un couvent fondé par Sainte-Odile, patronne de l’Alsace. Il est un site touristique et lieu de pèlerinage apprécié.

Musées[edit | edit source]

Musées de Strasbourg

Le Musée alsacien : musée d’art et traditions populaires. On y découvre une importante collection d’objets utilitaires, décoratifs ainsi que des costumes qui retracent la vie quotidienne en Alsace des XVIIIe et XIXe siècles.

Le Musée d'art moderne et contemporain : situé en plein cœur de la ville de Strasbourg, le musée d’Art Moderne et Contemporain abrite près de dix-huit mille œuvres, réparties en trois départements : art plastique, art graphique et photographique, de quelques-uns des plus grands novateurs du XXe siècle.

Le Musée Tomi Ungerer : on peut y découvrir une importante collection de dessins, archives, jouets et revues donnés à sa ville natale par le dessinateur français Tomi Ungerer. Il accueille également des expositions temporaires.

Le Musée du palais du Rohan : le Palais du Rohan fut construit entre 1731 et 1742 à la demande d’Armand de Rohan-Soubise, Cardinal et Évêque de Strasbourg qui en fit sa résidence principale au cœur historique de la ville. Il accueille entre autres le Musée des arts décoratifs, Musée d'archéologie ainsi que le Musée des beaux-arts.

Traditions populaires[edit | edit source]

Quelles soient anciennes ou vivaces, les traditions calendaires ou festives font toujours sens et émerveillent plus que jamais.

La cigogne[edit | edit source]

La cigogne est l’oiseau emblématique de l’Alsace. Selon la légende, elle apporte les nouveau-nés en les portant dans un linge serré dans son bec. Autrefois disparue, elle est désormais protégée et fait partie intégrante du paysage. On peut les apercevoir la plupart du temps, sur les toits des édifices publics et de plus en plus sur les habitations[9].

Le costume traditionnel[edit | edit source]

Le costume traditionnel alsacien est l’un des symboles de la région. Même s'il reste composé le plus souvent d’une coiffe noire et d’une jupe rouge, symboles de l’Alsace, il existe une multitude d’autres tenues qui varient selon les villages mais aussi selon le statut social de la personne. Aujourd’hui pratiquement disparu, on peut encore le voir dans certains villages lors de diverses manifestations et grâce aux groupes folkloriques.

Les manifestations[edit | edit source]

Nombre de traditions[10] puisent leur origine dans une quête du sens de la vie ou dans les rites de protection… Les fêtes chrétiennes, encore aujourd’hui, rythment la vie des villages de la région. Les quatre saisons de l’année proposent chacune leur lot de célébrations : moissons, vendanges, fête patronale, artisanat, vide-greniers, produits du terroir…

Notes et références[edit | edit source]

  1. Ldh/EHESS/Cassini - Notice Communale
  2. Décret du 14 mars 1793, qui réunit à la France trente-deux communes sur les bords du Rhin : « La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité diplomatique, déclare, au nom du peuple français, qu'elle accepte le vœu librement émis par le peuple souverain des villes et communes suivantes : Berglabren, Glengenmenster, Billirchein, Oberhofen, Barbelrod, Winten, Dierbach, Pleisweiler, Klingen, Oberhausen, Kleishorbach, Fiderhorbach, Kleiszellen, Kaplen, Herchiersveiler, Horbach, Erlebach, Mertzheim, Steinweiler, Volsfisbeim, Appenhoffen, Heichelheim, Mulheffen, Volmersheim, Nidershorst, Oberhorst, Effingen, Aldorff, Germersheim, Freisbach, Ilvesheim, enclaves et dépendances, dans leurs assemblées primaires, pour leur réunion à la France, et, en conséquence, lesdites villes et communes font partie intégrante de la République française. — Les commissaires de la Convention nationale dans les départements de la Meurthe, de la Moselle et du Bas-Rhin, sont chargés de prendre toutes les mesures pour l'exécution des lois de la République dans lesdites villes et communes, ainsi que de faire parvenir à la Convention nationale tout ce qui peut lui servir à fixer définitivement leur organisation. — Ces villes et communes formeront le cinquième district du département du Bas-Rhin. Le chef-lieu [de ce district] sera Landau ».
  3. Décret du 30 pluviôse an III (18 février 1795), qui réunit au district de Senones plusieurs communes du district de Schelestadt.
  4. Décret du 30 pluviôse an III (18 février 1795) : « Les communes de Russ, Wisches, Schirmeck, Rothau, Neuviller, Natzwiller, Wildersbach, Waldersbach et Barembach, faisant partie du district de Sélestat, département du Bas-Rhin, sont et demeurent réunies au district de Senones, département des Vosges ».
  5. Traité de paix signé, à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « 5° La forteresse de Landau ayant formé, avant l'année 1792, un point isolé dans l'Allemagne, la France conserve au-delà de ses frontières une partie des Départements du Mont-Tonnerre et du Bas-Rhin, pour joindre la forteresse de Landau et son rayon au reste du Royaume. La nouvelle démarcation, en partant du point où, près d'Obersteinbach (qui reste hors des limites de la France), la frontière entre le Département de la Moselle et celui du Mont-Tonnerre atteint le Département du Bas-Rhin, suivra la ligne qui sépare les cantons de Weissenbourg et de Bergzabern (du côté de la France), des cantons de Pirmasens, Dahn et Anweiler (du côté de l'Allemagne), jusqu'au point où ces limites, près du village de Wolmersheim, touchent l'ancien rayon de la forteresse de Landau. De ce rayon, qui reste ainsi qu'il était en 1792, la nouvelle frontière suivra le bras de la rivière de la Queich, qui, en quittant ce rayon près de Queichheim (qui reste à la France), passe près des villages de Mertenheim, Knittelsheim et Belheim (demeurant également Français), jusqu'au Rhin, qui continuera ensuite à former la limite de la France et de l'Allemagne ».
  6. Traité de paix signé, à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « 5° […] Quant au Rhin, le thalweg constituera la limite, de manière cependant que les changements que subira par la suite le cours de ce fleuve, n'auront à l'avenir aucun effet sur la propriété des îles qui s'y trouvent. L'état de possession de ces îles sera établi tel qu'il existait à l'époque de la signature du Traité de Lunéville ».
  7. Traité de paix signé, à Paris, le 20 novembre 1815, article premier : « Les frontières de la France seront telles qu'elles étaient en 1790, sauf les modifications de part et d'autre qui se trouvent indiquées dans l'article présent. 1° […] Des limites du pays de Sarrebruck, la ligne de démarcation sera la même qui sépare actuellement de l'Allemagne les départements de la Moselle et du Bas-Rhin jusqu'à la Lauter, qui servira ensuite de frontière jusqu'à son embouchure dans le Rhin. Tout le territoire sur la rive gauche de la Lauter, y compris la place de Landau, fera partie de l'Allemagne ; cependant la ville de Wissenbourg, traversée par cette rivière, restera toute entière à la France, avec un rayon, sur la rive gauche, n'excédant pas mille toises, et qui sera plus particulièrement déterminé par les commissaires que l'on chargera de la délimitation prochaine. 2° À partir de l'embouchure de la Lauter, le long des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, du Doubs et du Jura, jusqu'au canton de Vaud, les frontières resteront comme elles ont été fixées par le Traité de Paris. Le Thalweg du Rhin formera la démarcation entre la France et les États de l'Allemagne ; mais la propriété des îles, telle qu'elle sera fixée à la suite d'une nouvelle reconnaissance du cours de ce fleuve, restera immuable, quelques changements que subisse ce cours par la suite du temps. Des commissaires seront nommés de part et d'autre par les Hautes Parties Contractantes, dans le délai de trois mois, pour procéder à ladite reconnaissance. La moitié du pont entre Strasbourg et Kehl appartiendra à la France, et l'autre moitié au Grand-Duché de Bade […] ».
  8. Obersteinbach - Notice Communale
  9. Source : Site officiel de l'Association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace Lorraine.
  10. Voir Association départementale du tourisme

Voir aussi[edit | edit source]

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Article connexe[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]