Auby

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Auby
La mairie, intégrée au château d'Auby
La mairie, intégrée au château d'Auby
Blason de Auby
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Douai-Nord-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Douaisis
Maire
Mandat
Freddy Kaczmarek
2014-2020
Code postal 59950
Code commune 59028
Démographie
Gentilé Aubygeois, Aubygeoise
Population
municipale
7 498 hab. (2011)
Densité 1 053 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 57″ N 3° 03′ 18″ E / 50.4158333333, 3.05550° 24′ 57″ Nord 3° 03′ 18″ Est / 50.4158333333, 3.055  
Altitude Min. 18 m – Max. 32 m
Superficie 7,12 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.auby.fr

Auby est une commune française située dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais.

La Compagnie des mines de l'Escarpelle y a ouvert au XXe siècle sa fosse no 8.

Géographie[edit | edit source]

Localisation[edit | edit source]

Position d'Auby par rapport aux communes limitrophes.

La commune d'Auby est située à l'ouest du département du Nord, à la limite du Pas-de-Calais. Elle est au centre du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et est traversée par le canal de la Deûle. Rattachée au canton de Douai-Nord-Est et à l'arrondissement de Douai, Auby est orthodromiquement située à 6 kilomètres au nord de Douai, à 16 kilomètres à l'est de Lens, à 23 kilomètres au sud de Lille et à 34 kilomètres à l'ouest de Valenciennes[1].

La commune d'Auby est située dans une plaine basse, presque au pied du coteau de Pévèle. C'est dans cette partie de l'ancienne Pévèle que s'étend la commune.

Auby compte six communes limitrophes (Leforest, Raimbeaucourt, Roost-Warendin, Flers-en-Escrebieux, Courcelles-lès-Lens et Évin-Malmaison). Les trois communes au nord-ouest d'Auby sont situées dans le Pas-de-Calais et tout le sud de la commune jouxte Flers-en-Escrebieux.

Communes limitrophes d’Auby
Évin-Malmaison Leforest Raimbeaucourt
Courcelles-lès-Lens Auby Roost-Warendin
Flers-en-Escrebieux/Le Villers Flers-en-Escrebieux/centre Flers-en-Escrebieux/Pont de la Deûle

Géologie et relief[edit | edit source]

Le terrain sur lequel s'élève Auby est une plaine formée de couches sédimentaires recouvertes d'une couche d'alluvions plus ou moins épaisses dans presque toutes ses parties. Le sous-sol d'Auby est argilo-calcaire, dans les terres anciennement marécageuses, le sol arable et noirâtre, le sous-sol en général, repose sur de la marne calcaire. Cette marne calcaire a servi bien longtemps à faire la chaux nécessaire aux vieilles bâtisses de la ville, car on retrouve la trace du chemin des Marlières et d'un chaufour dans quelques actes des Archives.

Dans la plupart des terres marécageuses, le sol repose sur une coucher d'argile. Cette drève d'un gris verdâtre est fort imperméable, ce qui explique l'humidité persistante du sol et sa transformation en marécages. Suivant la coupe du Puits n°8 que la Compagnie des Mines de l'Escarpelle a fait foncer sur Auby, au lieu-dit Port Arthur, nous connaissons la composition des assises sur lesquelles nous marchons :

  • Couches aquifères : sol argilo-calcaire, argile ferrugineuse, marne meunière, silex
  • Couches imperméables : drève argileuse, drève blanche avec pyrites de fer (tourtia)
  • Couches perméables accidentelles : calcaire ou marbre (on y rencontre deux fissures remplies d'eau salée ayant donné 600 m3 en 24 heures. D'après les techniciens, ce sont des révolutions terrestres non comblées, des poches qui se sont trouvées enfoncées par les mouvements du sol)
  • Couches imperméables et houillères : terrain houiller (la première veine de charbon épaisse de 0.30 m à 0.82 m et inclinée à 28° y fut trouvée à la profondeur de 232 mètres)

Hydrographie[edit | edit source]

Au point de vue orographique et hydrographique, le terrain de la commune ne présente aucune côte.

Aucune source notable ne jaillit du sol et aucun cours d'eau y prend naissance.

Climat[edit | edit source]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voies de communication et transport[edit | edit source]

L'accès se fait principalement par la D120 qui traverse la ville. L'autoroute A21 (LensValenciennes) se trouve également aux abords de la ville. Auby est également desservie par la ligne 2 (Auby - Bon Air ↔ Sin le Noble - Lycée de Sin) du réseau Evéole. La ville sera desservie d'ici quelques années[Quand ?] par la ligne D du tram Évéole. Auby est également à proximité des gares de Leforest et de Pont-de-la-Deûle.

Un projet de contournement d'Auby est en cours de réalisation[Quand ?] afin de réduire le passage des camions, en créant une route de la Zone Industrielle des Prés Loribes à la rue Jean-Jacques Rousseau.

Urbanisme[edit | edit source]

Quartiers[edit | edit source]

Les Asturies.

La commune d'Auby est composée de plusieurs quartiers :

  • Les Asturies : ancien quartier de la Compagnie Royale Asturienne des Mines, devenue par la suite Vieille-Montagne, Union Minière, Umicore et aujourd'hui Nyrstar ;
  • Le Bon-Air : ancien quartier des mineurs mais aussi des Engrais d'Auby, de la Cokerie, de la Société Lorraine de Carbonisation et de la Potasserie ;
  • La Vallée : l'entrée de la fosse 8 d'Auby se trouve rue Francisco Ferrer et quartier HLM construit dans les années 1970.
  • Le Champ Fromentin/Cité du Moulin : là où se trouvait un ancien moulin, toujours présent, mais en ruine. La Cité du Moulin est une ancienne cité minière alors que le Champ Fromentin est un quartier résidentiel du début des années 1980 ;
  • Le Grand Marais : quartier résidentiel ;
  • Le centre-ville : quartier regroupant la Place de la République et la Départementale 120, représenté par les rues du Général de Gaulle, Léon Blum et Jean Jaurès. Il s'agit du quartier où se trouvent la plupart des commerces de la ville (alimentation, la Poste, pharmacies…) et les services publics (Mairie, CCAS, Médiathèque, Maison de Services, Centres sociaux).

Environnement[edit | edit source]

Auby est située au cœur d'un bassin minier et industriel qui a aussi connu des séquelles de guerre lors des deux Guerres mondiales.

La commune abrite un important complexe industriel métallurgique (l'Usine Les Asturies, l'une des plus grandes raffineries de zinc dans le monde (avec de 245 Mt/an), appartenant au groupe Umicore France qui produit essentiellement du zinc et du cadmium).

Cette zone fait l'objet de requalifications environnementales depuis les années 1980, avec l'EPF (établissement public foncier).

Deux sites pollués ont fait l'objet d'une attention particulière :

  • le terrain de dépôt d'Auby no 80 de VNF. Ce bassin a reçu dans les années 1970 des sédiments prélevés dans la gare d'eau de Courcelles-les-Lens. Ces sédiments étaient très pollués, notamment par du plomb et du zinc. Il a fait l'objet en 2009 d'importants travaux de restauration paysagère ;
  • Le Bois des Asturies. Situé près de l'usine, il est très pollué par du zinc, du plomb et du cadmium (jusqu'à plusieurs centaines à plusieurs dizaines de milliers de mg/kg de sol sec[2]). Une peupleraie y a été plantée en deux vagues, d'abord sur la partie la moins proche de l'usine (boisée de 1974 à 1977) puis sur les parcelles les plus proches (de 1981 à 1983)[2]. Dans les parties moins polluées, le sous-bois est caractérisé par des associations de plantes indicatrices de sols pollués (Arrhenaterum elatius et Arabidopsis halleri, mais aussi par un humus, de type Mull, riche en diplopodes (Polydesmus angustus) et vers de terre. Sur les parties polluées, Viola calaminaria, plante métallicole pousse sur un humus dégradé (Mor « sans activité visible de la faune »[2] et sur les parties très polluées (à quelques centaines de mètres de l'usine, les arbres poussent mal, et la strate herbacée est riche en Armeria maritima halleri qui indique une forte pollution par le plomb. Des Phragmites australis montrent la présence d'une nappe superficielle. On y a trouvé une espèce de collembole particulièrement résistante aux sols pollués (Mesaphorura macrochaeta, dont les populations constituent jusqu'à 94 % de la communauté de collemboles sur les parties polluées étudiées, contre 1,7 % sur la partie moins polluée[2]).

Auby a fait l'objet d'une AEU (Analyse Environnementale Urbaine) dans le cadre de son PLU (Plan Local d'Urbanisme)

Toponymie[edit | edit source]

On retrouve le nom d'Auby sous différents orthographes

- 1143: ALBI, cartulaire de l'abbaye de Marchiennes 
- 1241: ALBIACUM, 1er cartulaire d'Artois 
- 1284: AUBI, inform. judic. du comte de Flandre 
- 1290: AUBIG, 1er cartulaire d'Artois 
- 1323: OBIES, 3ème cartulaire du Hainaut 

- OBY, OPPY, AUBI, documents divers.

C'est probablement un nom propre, Albus, Albius, qui lui a donné son nom.

Histoire[edit | edit source]

On trouve depuis le XIIe siècle assez souvent le nom d'Auby, mais avec des orthographes variées. Ces formes varient suivant les époques, mais aussi suivant les individus. En 1143, Albi, dans un cartulaire de l'Abbaye de Marchiennes. En 1241, Albieum dans le premier cartulaire d'Artois. En 1248, Aubi, dans une information judiciaire du Comte de Flandre. En 1323, Obies dans le troisième cartulaire d'Artois.

Il faut d'abord retenir qu'en ces temps-là, il n'y avait pas d'orthographe. Par exemple, dans une requête adressée par les gens du pays au lieutenant-général de la gouvernance en février 1668 on trouve écrit Auby et dans sa réponse le lieutenant-général a écrit Oby.

Le nom de la ville signifie « Domaine d'Albius ».

Avant 1789, la commune d'Auby fait partie de la province d'Artois, comme tout le canton ouest de Douai sauf Raimbeaucourt et Râches. En 1790, lors de la formation des départements, elle est rattachée à l'arrondissement de Douai et ensuite au département du Nord dont Douai fut le chef-lieu jusqu'en 1804. Depuis 2002, à l'occasion de travaux de constructions communales, de nombreuses fouilles opérées par le service d'archéologie de la communauté d'agglomération ont permis de mettre en évidence une occupation antérieure à celles mentionnées dans les textes anciens. Des vestiges d'occupations du haut Moyen Âge et moyenâgeuse viennent d'être découverts, de nombreuses tombes et objets notamment près de l'église actuelle ou a d'ailleurs été localisée la motte féodale mais aussi sur la place actuelle et autour de l'ancienne mairie. D'autres chantiers de fouilles sont en cours.

Politique et administration[edit | edit source]

Situation administrative[edit | edit source]

Auby dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[edit | edit source]

v

Administration municipale[edit | edit source]

Liste des maires[edit | edit source]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Benoît Facomprez    
    Joachim Facomprez    
    François Cogez    
    Pierre Joseph Facomprez    
    Cassiodore Courtecuisse    
    Delattre    
    Augustin Reutier    
    Bénoni Courtecuisse    
    François Dubois    
    Bénoni Demonchy    
1835 1873 Alexandre Moguez    
    Louis Bouche    
    Alexandre Delaunay    
    Henri Wilfert    
    Léon Courtecuisse    
    Alfred Delaunay    
    François Facomprez    
    Casimir Gasiorowski    
    Jean Facompré    
    Henri Kints    
    Voltaire Collart    
    Charles Dennetière    
    Alexandre Dubois    
  mars 1971 Robert Cappelaere    
Mars 1971 mars 2001 Aldebert Valette PCF Professeur des collèges,
Conseiller général du Canton de Douai-Nord-Est (1992-2004)
Mars 2001 en cours
(au 3 avril 2014)
Freddy Kaczmarek PCF Député suppléant de la 16ème circonscription du Nord,
Ancien Président du Réseau Évéole
Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Instances judiciaires et administratives[edit | edit source]

Politique environnementale[edit | edit source]

Jumelages[edit | edit source]

Population et société[edit | edit source]

Démographie[edit | edit source]

Évolution démographique[edit | edit source]

En 2011, la commune comptait 7 498 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
709 762 886 887 968 953 980 1 020 1 092
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 092 1 177 1 253 1 385 2 049 2 410 2 277 2 364 2 685
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 048 3 445 4 462 4 745 6 930 7 506 7 165 7 227 8 579
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
9 007 9 090 8 954 8 630 8 442 7 958 7 845 7 747 7 585
2011 - - - - - - - -
7 498 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[edit | edit source]

Pyramide des âges à Auby en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,8 
6,3 
75 à 89 ans
10,3 
10,0 
60 à 74 ans
13,5 
20,5 
45 à 59 ans
18,8 
19,6 
30 à 44 ans
18,2 
20,0 
15 à 29 ans
19,0 
23,5 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[edit | edit source]

Enseignement[edit | edit source]

Auby fait partie de l'académie de Lille.

La ville possède plusieurs établissements selon les quartiers.

Au Centre :

- École Maternelle Gérard Philipe

- École Primaire Jules Guesde

Au Bon-Air :

- École Maternelle Jacques Prévert

- École Primaire Georges Brassens

Aux Asturies :

- École Maternelle et Primaire Marcel Pagnol

La ville est également dôtée d'établissements secondaires :

- Collège Victor Hugo (De la 6ème à la 3ème et une SEGPA (Section d'Enseignement Général et Professionnel Adapté)

- Lycée Professionnel Ambroise Croizat (Bac Professionnel Administratif, Bac Professionnel Métiers de la Mode et du Vêtement, Bac Professionnel AASP, CAP Agent Polyvalent de Restauration, CAP Assistant Technique en Milieu Familial, CAP APR en contrat d'apprentissage)

Média[edit | edit source]

  • Radio-Quinquin est une ancienne station radio qui émettait depuis Auby. Cette radio était destinée aux travailleurs. Celle-ci a beaucoup fait parler d'elle au début des Années 1980 alors que le gouvernement dans les mouvement des Radios Libres.[réf. nécessaire]
  • L'Aubygeois est le journal de la ville.

Cultes[edit | edit source]

Sports[edit | edit source]

Culture locale et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments[edit | edit source]

  • Château d'Auby : du XVIIIe siècle dont la plus ancienne propriétaire connue reste la marquise de Leyde, Dame du Forest et d'Auby ; puis le Sieur Plaisant, trésorier de la ville de Douai ; Simon de Maibelle, professeur de droit à l'Université de Douai qui se maria avec la fille de M. Plaisant, Auguste Dubois, intendant militaire qui assura la rénovation de l'édifice dans les années 1854-1857 pour lui donner son état actuel. Ce château revint à la famille Cardon de Montigny à la suite du décès d'Auguste Dubois en 1875 et fut racheté en 1921 par les Houillères nationales lors d'une vente promulguée par le tribunal civil de Bernay à la suite de la liquidation de la succession de Norbert Cardon de Montigny, les Houillères le transformèrent alors en centre d'apprentissage pour Galibots mineurs. En 1968, la municipalité d'Auby en fit l'acquisition, il accueillit successivement des salles de classes, une cantine scolaire, une bibliothèque qui fut transformée en médiathèque en 1989. L'ancienne bibliothèque a été incendiée lors des émeutes des banlieues en 2005. Le château est constitué d'une partie centrale de médiocre apparence à laquelle sont flanquées deux ailes de style espagnol bâtard flanquées de tourelles décoratives. Son parc et ses jardins sont vastes (actuel parc du château )et une ferme composait ses annexes.

Après l'incendie de 2005, les élus locaux programmèrent la rénovation et la transformation de l'édifice en Hôtel de Ville dont l'inauguration se déroula le 5 novembre 2011.

  • L'ancienne mairie est en fait une ancienne église bâtie en 1810 par l'architecte spécialisé dans les constructions d'églises, DEWARLEZ, bâtisseur aussi des églises de Roost Warendin et de Vieux condé. Ce bâtiment remplaça celui de 1761 fortement dégradé. En 1875, une nouvelle église fut construite sur un terrain appelé "Les mottes".
  • Le clocher situé sur la partie arrière fut supprimé, un étage fut construit dans le bâtiment où furent ouvertes des classes, des ouvertures furent faites sur la façade afin d'y accueillir les services administratifs de la mairie.
  • Kiosque à musique du début du XXe siècle construit en 1921 par l'entreprise Maerstens sur les vestiges de l'ancien parc du Château dit « Laloux » démantelé sur décision du conseil municipal lors des réflexions sur le devenir de cet immense espace situé en centre ville et laissé en ruine par les occupants. Ce château dont il est fait mention au XVIIIe siècle aurait été construit par le chevalier Reytier Bailli d'Auby dont la lignée occupa jusqu'en 1830 le bâtiment dont il ne subsiste aucun élément. C'est dans cette propriété que fut installée en 1811 la toute première sucrerie utilisant la betterave suivant un procédé instauré par le docteur Reytier, membre de la société horticole de Douai.
  • Église paroissiale Notre-Dame-de-la-Visitation de 1967 construite sur l'emplacement d'un édifice datant de 1875, profondément remanié après les dégâts de la Première Guerre mondiale notamment pour son clocher entièrement reconstruit en 1921. En 1957, les affaissements miniers eurent raison de la partie arrière du chœur qui s'effondra totalement. Une église provisoire en bois fut reconstruite à proximité.
  • Église des cités de la fosse no 6 des mines de l'Escarpelle.
  • Chapelle Saint Joseph du XIXe siècle, au quartier des Asturies.
  • Chapelle dédiée du XIXe siècle, comme le prouve la date de 1856 inscrite sur le porche, construite par Auguste Dubois, intendant militaire et époux de Léocadie Bouziers d'Estouilly, propriétaire avant la baronne de Montigny. Cette chapelle est dédiée à Notre-Dame-de-Bonsecours et a été édifiée sur une crypte qui devait accueillir la dépouille d'Auguste Dubois, propriétaire du château, mais il n'en fut rien, la crypte resta entièrement vide, Auguste Dubois fut un des premiers à poser son monument funéraire dans le nouveau cimetière situé à l'entrée d'Auby. Le 8 décembre 2013 ont été posées trois statues dans les niches restées désespérément vides après la guerre 14/18.
  • Saint Éloi, Sainte Barbe et une Vierge à l'Enfant de bonne facture embellissent l'édifice.
  • Ancien moulin à grain du XVIIIe siècle à l’entrée de la ville (en venant de Flers-en-Escrebieux) détruit avant 1914.Tour droite en briques supportant le mécanisme en toiture tournante.Un autre moulin est mentionné sur un plan ancien, il devait se trouver dans les parcelles occupées par l'ancien terril de la fosse 8
  • Pont du canal de la Deûle, lieu stratégique de franchissement de la Deûle, les ponts de bois existants furent remplacés au XIXe siècle par un pont tournant en fer monté sur un axe central, ce dernier fut remplacé en 1910 par un pont de fer construit par l'entreprise Five Cail qui fut détruit par les Allemands lors de leur départ en 1918. Un pont-levis en bois fut construit en hâte à l'emplacement de l'ancien pont tournant afin d'assurer les liaisons ce n'est qu'en 1923 qu'un nouveau pont en fer vit le jour celui même que les voies navigables viennent de remplacer en 2012 pour le passage du trafic fluvial de conteneurs sur deux couches.

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Héraldique[edit | edit source]

Blason de la ville d'Auby (59) Nord-France.svg

Les armes d'Auby se blasonnent ainsi : « Ecartelé aux 1 et 4, d'argent à l'aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules ; aux 2 et 3, contre-écartelé d'or et de sable. »

Manifestation ou fêtes[edit | edit source]

  • Février : carnaval d'Auby avec la cérémonie des Cacheux
  • Mai : brocante, fête foraine, historiquement programmée le 3e dimanche de mai;
  • 13 et 14 juillet : retraite aux flambeaux, pique-nique républicain, feu d’artifice ;
  • Fin juillet/début août : Auby Plage (parking de la Piscine, rue Alexandre-Dubois) ;
  • 2 septembre : Libération de la Commune d’Auby ;
  • Septembre : Brocante, fête foraine historiquement prévue le 1er dimanche après le 15 du même mois
  • Décembre : marché de Noël (parvis de l’Église ou place de la République).

Les géants[edit | edit source]

  • Alphonse et Zulma construits primitivement en osier dans les années 1980, puis en aluminium en 1982, les têtes ont été réalisées par et sur une idée de Gérard Laurent, employé communal, voulant rendre hommage à la corporation des mineurs et à son grand père, meneux qu'chevaux à la fosse 8 d'Auby ;
  • Zin Zinc, symbolisant la corporation des fondeurs de zinc de la Compagnie royale Asturienne des Mines ;
  • Jean Miche, représentant Jean-Michel Blervaque, ancien compagnon de la troupe de Cacheux d'Auby, disparu tragiquement ;
  • Éric, représentant Éric Camart, pâtissier local ;
  • Merdouille, sur une idée des parents d'élèves du centre.

Pour approfondir[edit | edit source]

Bibliographie[edit | edit source]

  • Jean-Marc Gasperi, « La ferme expérimentale d'Auby-Écosite : une des 4 réalisations proposées au titre du Projet de Reconquête Environnementale », La Lettre du Pôle, n° spécial, oct. 2000
  • Jean Paul Marlaire, Auby. Mémoires en images, Allan Sutton, 2000
  • François Cattoen, « Monographie historique, agricole et industrielle de la commune d'Auby (Nord) », Bulletin géographique du nord de le France, 1911
  • Aldebert Valette, Parcours (On sème pour la vie), Geai Bleu Éditions, autobiographie de l'ancien maire d'Auby (ISBN 978-2914670-58-3[à vérifier : isbn invalide])
  • Edmond Deldique, Histoire locale de la ville d'Auby, imprimerie OSAP à Lille (1945), 46 pages
  • Edmond Deldique, Etudes historiques et locales d'Auby lez Douai 109 pages, Imprimerie commerciale Douai, 1978
  • Edmond Deldique, A l'ombre du château d'Auby, Imprimerie Maulde et Renou-Sambre Maibeuge, 1987, 158 pages
  • Pierre Outteryck et Laurence Dubois, Résistances à Auby, 2014, Editions du Geai Bleu

Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[edit | edit source]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Auby et les autres communes », sur lion1906.com (consulté le 23 février 2011)
  2. a, b, c et d Gillet Servane, Ponge Jean-François, Dynamique du peuplement de Collemboles sous l’effet d’une pollution croissante par des ETM (The impact of increasing pollution by zinc, lead and cadmium on collembolan communities (Arthropoda, Hexapoda), in "Contaminations métalliques des agrosystèmes et écosystèmes péri-industriels, Cambier (P.), Schvartz (C.) & Van Oort (F.) (Ed.) (2009) 219-227"
  3. « Auby : C. Kaczmarek élu maire sans surprise », L'Observateur du Douaisis, no 586,‎ 3 avril 2014, p. 11
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Evolution et structure de la population à Auby en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  8. [PDF] « Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, par commune », sur http://www.bmu.fr/, Association Bassin Minier Uni & Mission Bassin Minier,‎ 1er juillet 2012