Zygmunt Bauman

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Zygmunt Bauman

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Zygmunt Bauman, à Varsovie, en février 2005

Nom de naissance Zygmunt Bauman
Naissance 19 novembre 1925 (1925-11-19) (87 ans)
Poznań, Drapeau de Pologne Pologne
Nationalité Drapeau de Pologne Pologne
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Pays de résidence Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession Sociologue
Autres activités Professeur
Distinctions Croix de la vaillance (1945)

Prix européen d'Amalfi 1990
Prix Theodor-W.-Adorno 1998
Prix Prince des Asturies 2010
Famille Janina Bauman (écrivain), épouse
Michael Sfard (avocat), petit-fils

Zygmunt Bauman est un sociologue polonais possédant la double nationalité anglaise et polonaise né à Poznań en Pologne le 19 novembre 1925. Il enseigne à l'université de Leeds en Angleterre.

Sommaire

Biographie [modifier]

Il a enseigné la philosophie et la sociologie à l'université de Varsovie où il fut lui-même étudiant. Il a été contraint par le régime communiste de quitter la Pologne en 1968 lors des persécutions antisémites. Il rejoint l'université de Leeds en 1973.

Il décrit la télé-réalité comme une métaphore du monde global, où « ce qui est mis en scène, c'est la jetabilité, l'interchangeabilité et l'exclusion[1] ». Les problèmes sont globaux et la politique locale, le lien entre pouvoir et politique est desserré. Il décrit la société comme liquide[2], parce que les liens permanents entre homme et femme sont devenus impossibles. Plus exactement il définit les relations sociales comme de plus en plus impalpables dans la société actuelle. Il prend l'exemple de l'amour ou du sentiment comme témoin de l'impalpabilité des nouvelles relations. Il définit comme responsable la société de consommation actuelle et le modèle économique.

Le concept de redondance de la misère peut aussi lui être attribué. Dans Vies perdues, il le définit comme le développement de zones de pauvretés concentrées autour des villes, et dans les zones de récupération des déchets consommables. Il prend pour illustrer ce concept la métaphore d'Italo Calvino de la ville des nouveautés et des montagnes de récupération.

Notes et références [modifier]

  1. Zygmunt Bauman, S'acheter une vie, Chambon, 2008.
  2. La société liquéfiée du capitalisme global, L'Humanité 2006

Œuvres traduites en français [modifier]

  • Le coût humain de la mondialisation, Hachette, 1999
  • Modernité et holocauste, La Fabrique, 2002, rééd. Complexe, 2009
  • La Vie en miettes. Expérience postmoderne et moralité, Paris, Hachette, 2003
  • L'Amour liquide, De la fragilité des liens entre les hommes (Liquid Love, 2003), Éditions du Rouergue, 2004
  • La société assiégée (Society Under Siege, 2002), Le Rouergue/Chambon, 2005 (ISBN 2-84156-699 4)
  • La Vie liquide, Le Rouergue/Chambon, 2006
  • Vies perdues : La modernité et ses exclus, Payot, 2006
  • La Décadence des intellectuels. Des législateurs aux interprètes, Chambon, Actes Sud, 2007.
  • Le présent liquide, Seuil, 2007.
  • S'acheter une vie, Chambon, 2008.
  • L'éthique a-t-elle une chance dans un monde de consommateurs?, Climats/Flammarion, 2009
  • Identité, L'Herne, 2010.
  • "Guerres d'entropie négative", in Entropia, n°8 : Territoires de la décroissance, Parangon, printemps 2010.

Voir aussi [modifier]

  • Arte, ¿líquido?, Ediciones Sequitur, Madrid, 2007. ISBN 978-84-95363-36-7
  • Pierre-Antoine Chardel, Zygmunt Bauman. Les illusions perdues de la modernité, CNRS Editions, 2013.

Liens externes [modifier]