Zoubeir Turki

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Zoubeir Turki (زبير التركي), également orthographié Zoubeïr Turki, né en avril 1924 à Tunis et décédé le 23 octobre 2009[1], est un peintre et sculpteur tunisien. Il jouit d'une grande renommée dans son pays et a participé à de nombreuses expositions internationales. Il est le frère cadet de Hédi Turki.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait du dramaturge Tayeb Saddiki, symbole de la Fondation Tayeb Saddiki, par Zoubeir Turki

D'origine turque et né dans la médina de Tunis, il suit ses études à la Zitouna puis à l'Institut des hautes études de Tunis et, en parallèle, à l'École des beaux-arts de Tunis.

Il est recruté comme professeur d'arabe dans les écoles françaises mais, lors des évènements violents de janvier 1952, incite à la grève, ce qui lui vaut d'être renvoyé de son travail. Il part alors en Suède où il rejoint l'Académie des beaux-arts de Stockholm ; il y perfectionne son art avant de revenir à Tunis après l'indépendance.

Adepte de l'expression figurative, il devient rapidement le porte-drapeau de la peinture tunisienne et ses œuvres acquièrent une grande renommée : elles illustrent notamment les ouvrages scolaires. Il occupe pendant longtemps une place privilégiée dans l'administration publique des arts et de la culture, en tant que haut responsable du ministère de la Culture, et fonde l'Union nationale des arts plastiques de Tunisie, dont il assure la présidence jusqu'à son départ volontaire, ainsi que l'Union maghrébine des arts plastiques.

Il prépare également la création du Centre d'art vivant du Belvédère à Tunis et se fait élire député et conseiller municipal. Dorra Bouzid décrit son art en ces termes :

« Sans aucun doute ses paysages, ses natures mortes et ses personnages comme lui vibrent avec ce cœur. Pour les peindre, il fouille dans les couleurs millénaires de la soie ou de la laine des souks : des verts, des ocres et des rouges somptueux et profonds. Il les entoure des volutes, des voûtes et des courbes de l'architecture de la ville qui a bercé son enfance. »

Mort le 23 octobre 2009, après plusieurs mois d'hospitalisation, il est inhumé le lendemain au cimetière du Djellaz, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre Abderraouf El Basti[2].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • L'été à la médina
  • L'homme au fume-cigarettes
  • Deux jeunes filles suédoises
  • Paysage
  • Femme au bkhour (encens)
  • Le fabricant de chéchias
  • Mariage
  • Prince à la sortie de la mosquée
  • L'homme à l'éventail
  • Choua
  • L'homme au journal
  • Homme en bleu
  • Jeune femme à l'éventail
  • Un dimanche à Sidi Bou Saïd

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Statue d'Ibn Khaldoun dressée sur la place de l'Indépendance à Tunis

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le peintre et sculpteur Zoubeir Turki n'est plus », Tunis Afrique Presse, 23 octobre 2009
  2. (fr) « Une figure marquante des arts plastiques en Tunisie et dans le monde arabe », La Presse de Tunisie, 25 octobre 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dorra Bouzid, École de Tunis. Un âge d'or de la peinture tunisienne, éd. Alif, Tunis, 1995
  • Zoubeir Turki, Tunis naguère et aujourd'hui, éd. Société tunisienne de diffusion, Tunis, 1967

Lien externe[modifier | modifier le code]