Zograscope

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Enfants regardant à l'intérieur d'un zograscope allemand (Guckkasten) au XIXe siècle.

Le zograscope est un appareil d'optique permettant de visionner des vues d'optique. Apparu au XVIIe siècle dans les cabinets de curiosités, il était utilisé pour montrer ce que nous pourrions appeler les ancêtres de nos cartes postales. Il s'est répandu au XVIIIe siècle dans les attractions de foires populaires où il offrait « une évasion à bon marché » et la possibilité de s'émerveiller devant la beauté de vues exotiques (peu de personnes avaient les moyens de se déplacer à l'époque). Le phénakitiscope et la lanterne magique, puis la photographie le feront progressivement tomber en désuétude.

On pouvait voir de tels appareils au Musée national des arts et traditions populaires à Paris 16e, qui a fermé en 2005 et dont les collections ont intégré le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille. Le château de Flaugergues en conserve un, ainsi qu'un ensemble de vues d'optique.

Vues d'optique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vues d'optique.

D'abord peintes à Paris et Londres, puis en Allemagne, elles furent vendues à des milliers d'exemplaires pour représenter les principaux monuments et panoramas fameux de l'Europe et de l'Orient, exactement comme les cartes postales d'aujourd'hui.

Le zograscope[modifier | modifier le code]

Les vues d'optique étaient glissées à plat (un peu comme avec un épiscope).

  • Un miroir à 45° renvoyait une image verticale.
  • Une loupe plate à hublot, qui faisait la qualité du zograscope, permettait de regarder cette image.
  • Un dispositif d'éclairage latéral permettait d'avoir assez de lumière ; souvent constitué de bougies, il nécessitait un conduit vertical d'évacuation de la suie.
  • Un levier permettant de régler la luminosité donnait l'impression de voir l'image aux différentes heures du jour ; l'effet était encore amplifié par un raffinement permettant de disposer sur la vue d'optique des découpes de verres colorés : les vues de cathédrales sont particulièrement belles.
  • Pour les panoramas, l'attention était portée surtout sur la perspective, et la qualité du rendu de la « lumière en profondeur », ce qui a suscité les travaux de Jean-Henri Lambert en photométrie (loi de Lambert).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lorraine Aressy, Bertrand Caron, Henri de Colbert, Morgane Didier, Hélène Palouzié, Le monde en perspective : vues d'optique au siècle des Lumières, DRAC Languedoc-Roussillon, collection Duo, 2014 (ISBN 978-2-11-138379-1)
  • Philippe Hugot, Vues d'Optique du Château de Mons... une collection en Perspective, Éditions de Mons, 2012