Zinédine Zidane
| Zinédine Zidane | ||
| Biographie | ||
| Nom | Zinédine Yazid Zidane | |
|---|---|---|
| Nationalité | ||
| Naissance | 23 juin 1972 | |
| Lieu | Marseille (Bouches-du-Rhône) | |
| Taille | 1,85 m (6′ 1″) | |
| Période pro. | 1988-2006 | |
| Poste | Milieu offensif | |
| Parcours junior | ||
| Saisons | Club | |
| 1981-1982 | ||
| 1982-1983 | ||
| 1983-1987 | ||
| 1987-1988 | ||
| Parcours professionnel 1 | ||
| Saisons | Club | M.(B.) |
| 1988-1992 | 61 (6) | |
| 1992-1996 | 176 (39) | |
| 1996-2001 | 212 (31) | |
| 2001-2006 | 227 (49) | |
| 1988-2006 | Total | 686 (125) |
| Sélections en équipe nationale 2 | ||
| Années | Équipe | M.(B.) |
| 1988-1989 | 4 (1) | |
| 1989-1990 | 6 (0) | |
| 1990-1994 | 20 (3) | |
| 1995 | 1 (0) | |
| 1994-2006 | 108 (31) | |
| 1 Compétitions officielles nationales et internationales. 2 Matchs officiels. Dernière mise à jour : 3 janvier 2012 |
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Zinédine Zidane, né le 23 juin 1972 à Marseille, souvent surnommé Zizou, est un footballeur international français d'origine algérienne, actif de 1988 à 2006.
Il est listé parmi les 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la Fédération internationale de football association (FIFA). Sportif préféré des Français en 2006[1], il est classé à trois reprises meilleur joueur mondial de l'année par la FIFA en 1998, 2000 et 2003[2] et ballon d'or en 1998. Il est par deux fois classé second meilleur joueur français de tous les temps par France Football. En 2004, il est élu meilleur joueur européen du demi-siècle par l'UEFA. En 2011, toujours par l'UEFA, il est élu meilleur joueur de la Ligue des champions des 20 dernières années.
Jouant au poste de milieu offensif, il a été le meneur de jeu de clubs européens comme la Juventus de Turin et le Real Madrid.
Sélectionné à 108 reprises avec l'équipe de France, Zinédine Zidane s'illustre principalement au niveau international lors de la victoire à la Coupe du monde de 1998 où il marque deux buts de la tête lors de la finale gagnée 3-0 contre le Brésil, au championnat d'Europe de 2000 également remporté, et à la Coupe du monde 2006 où ses exploits portent la France en finale.
Le numéro 10 des Bleus met un terme à sa carrière suite à la Coupe du monde de 2006, au cours de laquelle il se distingue et obtient le titre de meilleur joueur du mondial[3]. Le 9 juillet 2006, il joue son dernier match à l'occasion de la finale de la Coupe du monde opposant l'Italie à la France. Il s'y illustre de manière ambivalente en inscrivant son 31e but sous le maillot français par une panenka réussie, mais aussi par son expulsion sur carton rouge pour son coup de tête au thorax de Marco Materazzi[4].
Sommaire |
Famille et origines [modifier]
Issu d'une famille d'origine algérienne, Zinédine Zidane compte trois frères et une sœur. Ses parents sont originaires de petite Kabylie dans la wilaya de Béjaïa en Algérie. Son père, Smaïl Zidane est arrivé en France en septembre 1953[S 1]. Alors qu'il garde les moutons dans son village d'Aguemoune Ath Slimane, ce musulman-pratiquant (ses enfants ne le sont pas) décide de traverser la Méditerranée pour venir travailler en tant qu'ouvrier BTP[S 2]. Après l'indépendance algérienne, en 1962, Smaïl veut rentrer au pays après neuf années passés sur les chantiers de Seine-Saint-Denis comme conducteur d'engins. Mais juste avant d'embarquer à Marseille, il rencontre Malika, une marseillaise originaire elle aussi de Kabylie, qu'il épouse peu après. Finalement, le couple reste en France et s'installe dans la cité phocéenne[S 3]. Très discrets dans les médias, ils ont la réputation d'être très protecteurs avec leurs enfants[S 4]. Ensemble, ils ont cinq enfants : Madjid, Farid, Noureddine, Lila et Zinédine. Ils possèdent tous la double nationalité française et algérienne, leurs parents étant tous deux algériens[5],[6].
Aîné de la fratrie, Madjid Zidane est le frère le plus méconnu. Rarement en compagnie de son frère cadet lors d'apparitions publiques, il est le seul des quatre frères et sœurs a revenir régulièrement dans le village d'Aguemoune. Il travaille actuellement dans une piscine municipale à la Castellane[S 5]. Le deuxième frère se nomme Farid Zidane. Comme Zinédine, il a pratiqué le judo et le football durant sa jeunesse. Il a d'ailleurs combattu pour l'équipe d'Algérie de judo en 1984 et 1986. Pendant son service militaire, seul frère à l'avoir effectué en Algérie (à Dely Ibrahim), il est sacré vice-champion militaire de judo. Vigile dans un supermarché, il partage son temps aujourd'hui entre la gestion d'un club de football d'une cité marseillaise, la Nouvelle-Vague, et la société Zidane Diffusion[S 5]. Troisième enfant de la famille, Noureddine Zidane est surement le mieux connu après Zizou. Jeune, il est le plus doué de la famille au football et joue en compagnie de ses frères. À l'âge de 14 ans, il est contacté par l'AS Saint-Étienne qui souhaite le recruter[S 6]. Mais son père refuse, jugeant qu'il est trop jeune pour tenter une expérience à l'autre bout du pays. Malgré sa grosse déception, il va pouvoir suivre l’ascension de son petit-frère. En effet, au cours de la carrière de Zinédine, Noureddine va devenir son fidèle « Bras droit » ou autrement dit son deuxième agent[S 7]. Il joue alors le rôle d'attaché de presse du joueur, l’accompagne lors de nombreuses sorties publiques, fait l'intermédiaire auprès des sponsors, etc. et gère de manière plus générale la carrière extra-sportive de son frère[S 8]. Enfin, l'unique sœur de Zinédine se nomme Lila. Née trois ans avant lui, c'est le frère dont elle est le plus proche. Titulaire d'un DEUG d'anglais, elle est la seule membre de la famille à être allée à l'université. Elle est mariée à Yannick Pellet. Elle participe également aux affaires extra-sportives de Zinédine dont Zidane Diffusion[S 9].
Biographie [modifier]
Jeunesse [modifier]
Zinédine Zidane naît le 23 juin 1972 à Marseille. En arabe, Zinédine signifie « beauté de la religion ». Depuis la fin des années 1960, la famille Zidane est implantée dans la cité de la Castellane, quartier défavorisé de la ville phocéenne où vivent environ 6 000 habitants issus de l'immigration : Maghrébins, noirs africains, espagnols et quelques comoriens[S 10],[8]. Cette famille de cinq enfants habite dans un appartement de la place Tartane, près du supermarché Casino où travaille Smaïl Zidane[9]. C'est sur cette place que « Yazid » ou « Yaz », comme l’appelle son entourage, effectue ses premiers pas avec le ballon rond[10]. Avec ses frères et ses amis du quartier, le jeune Zidane passe des heures sur l'esplanade en face de son immeuble à jouer au football[8]. Faisant alors ses premiers gestes techniques, le football devient rapidement une passion[S 11]. Peu intéressé par l'école, Zizou ne s'adonne qu'au foot ainsi qu'au judo, son deuxième sport préféré, qu'il pratique jusqu'à 11 ans au centre social de la Castellane[S 12],[10].
À l'âge de neuf ans, Zidane signe sa première licence dans le club de son quartier : l'AS Foresta[8]. Sous les couleurs jaunes et vertes, il porte la brassard de capitaine et se distingue alors physiquement par ses oreilles décollées et sa coupe de cheveux particulière[S 12]. L'année suivante, en 1982, il signe à l'US Saint-Henri, club du quartier voisin, où il porte déjà le numéro 10[9]. Ensuite, il rejoint l'équipe de SO Septèmes-les-Vallons en 1983[9]. Gravissant les échelons, le jeune garçon progresse sans cesse. Zidane revêt alors le maillot jaune et rouge de l'un des plus importants club de la banlieue nord de Marseille. Son entraîneur, Robert Centenero, s'en occupe beaucoup et lui apporte son aide[9]. Le 23 juin 1984, il assiste à la demi-finale de l'Euro 1984, France-Portugal, au stade Vélodrome en tant que ramasseur de balles[S 13]. Jeune encore, son idole d'enfance se nomme Enzo Francescoli, un milieu offensif uruguyen qui évolue une saison à l’Olympique de Marseille[11].
Sur le terrain, le jeune Zidane est excellent techniquement, maîtrise les dribles et le jeu de tête. Par contre, il manque de vitesse et de puissance physique[12]. Pour combler ses lacunes, il s'impose davantage d'entraînements grâce à sa volonté de réussir. En 1986, il est sélectionné en cadet première année pour le championnat de la Ligue de la Méditerranée[13]. En décembre, il est convoqué au Centre régional d'éducation populaire et de sport (CREPS) d'Aix-en-Provence pour un stage de trois jours[13]. C'est lors de stage qu'il est remarqué par Jean Varraud, recruteur de l'AS Cannes, lui-même ancien joueur de l'ASSE[14]. Varraud revient alors le 11 janvier 1987 à Saint-Raphaël en compagnie du directeur du centre de formation cannois, Gilles Rampillon. Lors ce match, Zidane, positionné libéro, tente un petit pont dans sa surface de réparation et encaisse un but. Malgré cette bévue, le recruteur cannois est séduit par son talent et lui propose un stage d'entraînement d'une semaine[13]. L'essai étant concluant, l'AS Cannes propose à Zidane de rejoindre son centre de formation[S 14]. Il ne manque plus que l'accord des parents. Alors que Smaïl Zidane a déjà refusé une proposition de l’AS Saint-Étienne pour Noureddine, le frère de Zinédine, la décision est importante[15]. Après plusieurs semaines de réflexion, les parents de Zizou acceptent mais à une condition : Zizou doit être hébergé dans une famille d'accueil[13]. À l'été 1987, Zinédine Zidane rejoint l'AS Cannes[S 15].
Débuts à l'AS Cannes (1987-1992) [modifier]
Zinédine Zidane intègre en 1987, à l'âge de quinze ans, le centre de formation cannois sous les ordres de Guy Lacombe[16]. À son arrivée à Cannes, Zidane est hébergé dans la famille de Nicole et Jean-Claude Élineau, à Pégomas, village dans lequel il baptise un square à son nom en 2007[17]. Il bénéficie également de l'aide de Jean Varraud[18], un homme qui « a beaucoup compté pour moi » selon lui[19], décédé le 24 juin 2006 d'un cancer généralisé peu avant la coupe du monde[20]. À l'AS Cannes, Zidane rencontre de nouveaux entraîneurs et les professionnels de l'équipe première[S 16]. L'année suivante, il quitte le domicile des Élineau pour rejoindre le Foyer des jeunes travailleurs de Provence où vivent les stagiaires de l'AS Cannes[S 17]. En parallèle, Zidane poursuit ses études en CAP au Centre de formation d'apprentis durant deux ans[S 18]. Côté terrain, sa persévérance et sa qualité technique le font progresser rapidement[18]. Remarqué, Jean Fernandez l'intègre à 16 ans, dans l'effectif professionnel[13]. Le 20 mai 1989, Zinédine Zidane débute en Première division contre le FC Nantes, équipe composée de Marcel Desailly et Didier Deschamps entre autres, au stade de la Beaujoire[R 1]. Entré à douze minutes de la fin, il parvient à tirer sur le poteau et Cannes obtient le match nul (1-1). À l'issue de la rencontre, Zidane et ses coéquipiers touchent une « double-prime » (5 000 francs) alors que le salaire habituel est de 700 francs[C 1].
Après une saison blanche (1989-1990) où il ne joue pas avec l'équipe première, Zidane retrouve la Division 1 en août 1990 contre l'AJ Auxerre[18]. Mais une défaite 3-0 à domicile l'éloigne encore de l'équipe professionnelle pendant plusieurs matchs[18]. Il fait son retour en septembre contre Nantes et ne quittera plus l'équipe première[18]. En effet, le numéro 9 cannois enchaîne les bonnes prestations. Après avoir battu l'Olympique de Marseille de Beckenbauer sur son terrain (1-0)[C 2], il marque son premier but chez les professionnels, le 10 février 1991, toujours contre le FC Nantes (2-1), après avoir lobé le gardien nantais[21]. En guise de récompense, il reçoit une Renault Clio rouge comme lui a promis le président du club, Alain Pedretti[R 2],[18]. Par la suite, Zidane et son club terminent la saison en apothéose avec une quatrième place obtenue, qualificative pour la Coupe UEFA[13]. L'AS Cannes ainsi que Zidane découvre pour la première fois l'Europe. Malheureusement cette première participation européenne voit l'AS Cannes échouer dès les seizièmes-de-finale contre le FC Dynamo Moscou[22]. Par ailleurs, entre juin et décembre 1991, Zidane effectue son service militaire au bataillon de Joinville et participe à la Coupe du monde militaire où la France termine quatrième[R 3],[23]. En club, l'élimination en coupe d'Europe s'accompagne d'une saison complètement manquée en championnat, terminée à une 19e place synonyme de retour en Division 2[13]. Malgré 5 buts en 31 matchs, Zidane ne peut éviter la relégation de son club[24].
Remarqué pour son talent, Zidane est courtisé par plusieurs clubs au terme de la saison[S 19]. Parmi eux, l'Olympique de Marseille et son président Bernard Tapie manifestent leur intérêt pour le jeune joueur[C 3]. Mais l'entraîneur de l'époque, Raymond Goethals le trouve « trop lent »[25]. C'est alors que les dirigeants des Girondins de Bordeaux, Rolland Courbis et Alain Afflelou, venus pour négocier les transferts de ses coéquipiers Jean-François Daniel et Éric Guérit, s’intéresse à lui suite au refus de l'OM[26]. Zinédine Zidane est recruté par Bordeaux pour la somme de 3 millions de francs (460 000 euros) et rejoint le club girondin à l'été 1992[C 4].
Chez les Girondins [modifier]
En 1992, Zidane est recruté par Rolland Courbis et Alain Afflelou, alors président de Bordeaux. Zidane et deux joueurs de Cannes ont ainsi été échangés contre un joueur de Bordeaux. Au sein de son nouveau club, il sympathise avec deux autres futurs internationaux français, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec lesquels il forme le « triangle bordelais », ces trois joueurs démontrant une capacité à se trouver les yeux fermés sur le terrain, à Bordeaux comme en équipe de France.
Zidane marque dix buts pour sa première saison, puis six les trois saisons suivantes. Il atteint également la finale de la Coupe UEFA en 1996 contre le Bayern Munich dans lequel évolue Jean-Pierre Papin (perdue 0-2 ; 1-3).
En huitièmes de finale, il inscrit un but d'anthologie de quarante mètres contre le Betis Seville. Il déclare à propos de ce but : « Antony Bancarel dévie le ballon, il arrive devant moi et rebondi une seule fois… Tout va très vite mais j'ai l'impression de pouvoir tout faire… Je reprends directement du gauche, chose que je ne fais pas habituellement, et j'arrive à lober le gardien à 30 ou 40 mètres »[27].
En quart de finale, les girondins éliminent le Milan AC de Desailly, notamment grâce à un 3-0 mémorable au match retour au Parc Lescure (0-2 au match aller). Zinédine Zidane réalise un festival lors de ce match et offre le 3e but à Christophe Dugarry qui envoie les girondins en demi-finale[28].
Contre le Slavia Prague en demi-finale, il exécute ses premières roulettes et l'Europe découvre alors un artiste du ballon rond. Bordeaux va jusqu'en finale mais ne peut rivaliser avec le Bayern Munich sans Zidane, suspendu à l'aller.
Le 17 août 1994 à Bordeaux, il est pour la première fois sélectionné en équipe de France, contre la République tchèque, sur la pelouse de son club au Parc Lescure. Il entre en jeu à la 63e minute avec le numéro 14, en remplacement de Corentin Martins. La France est alors menée 2-0 mais Zidane marque deux buts en deux minutes permettant aux Bleus d'obtenir le match nul. Il lui faut néanmoins encore attendre près d'une année pour devenir un titulaire à part entière au sein de l'équipe de France, et ce n'est qu'en 1995, au cours des éliminatoires pour l'Euro 1996 et sa dernière année chez les Girondins de Bordeaux, que le sélectionneur national Aimé Jacquet fait de Zidane son meneur de jeu titulaire.
Éclosion à la Juventus (1996-2001) [modifier]
Zinédine Zidane rejoint la Juventus Turin à l'issue de l'Euro 1996[C 5]. Il hérite du numéro 21[29]. Le club italien est alors considéré une des meilleures équipe du monde[S 20]. Zizou franchit alors un nouveau palier et découvre la « culture de la gagne »[30]. Aussitôt comparé à l'ancien meneur de jeu français Michel Platini[31], qui a évolué à la Juventus au milieu des années 1980[C 6], Zidane éprouve quelques difficultés à cause de la préparation physique, très rigoureuse en Italie[30]. Mais il bénéficie de l'aide de Didier Deschamps[S 21], coéquipier français de la Juve, et de la confiance de l'entraîneur Marcello Lippi qui lui permet de franchir un cap[31],[C 7]. Peu en vue lors des premiers mois, le déclic se produit le 20 octobre 1996 lors d'un match de championnat contre l'Inter Milan (2-0) où il marque son premier but sous le maillot Bianconeri[32],[C 8].
Sa première saison (it) italienne est une réussite, il remporte la coupe intercontinentale[33] puis décroche la Supercoupe d'Europe[34]. En fin de saison, la Juventus remporte le Scudetto pour la 24e fois de son histoire[35]. Le repositionnement de Zidane effectué par Lippi, en tant que numéro 10 derrière les deux attaquants[36], lui permet d'inscrire 5 buts en 29 matchs de championnat[24]. En ligue des champions, il réalise l'un des meilleurs matchs de sa carrière, selon lui[C 9], en demi-finale contre l'Ajax Amsterdam (4-1)[S 22], mais s'incline en finale contre le Borussia Dortmund[37]. La saison 1997-1998 (it) est encore meilleure pour le joueur français. En août 1997, il remporte la Supercoupe d'Italie[38] tandis qu'en championnat, la Juventus domine tout au long de la saison. Zizou marque 7 buts en 32 matchs (meilleures statistiques sous l'ère turinoise)[24] et multiplie les passe décisives pour Alessandro Del Piero ou Filippo Inzaghi. Il devient champion d'Italie pour la deuxième fois consécutive à deux journées de la fin du championnat[C 10]. En ligue des champions, les joueurs de la Vieille Dame perdent une nouvelle fois en finale, contre le Real Madrid (1-0)[39].
Sacré champion du monde et auteur d'une belle saison avec la Juve, Zidane reçoit le Ballon d'or en décembre 1998[40] et devient le quatrième joueur français à remporter le trophée[41]. La saison 1998-1999 (it), post-coupe du monde, est assez décevante pour Zidane : Moins performant sur les terrains, il ne marque que 2 buts en 25 matchs (son plus faible total en Italie)[24] et est victime d'une blessure en fin de saison[42]. En pleine crise, le club change d'entraîneur : Carlo Ancelotti remplace Marcello Lippi[C 11]. Terminant 7e au classement, la Juve ne se qualifie que pour la coupe Intertoto[43]. Une compétition qu'il remporte dès la saison suivante (it)[44]. Alors qu'elle pointe en tête du Calcio, la Juve perd deux matchs importants contre le Milan AC (2-0)[45] et la Lazio Rome (0-1)[46]. Zidane, quant à lui, marque même l'un de ses plus beaux buts contre la Reggina le 23 janvier 2000[47]. Les turinois laisse échapper le titre lors de la dernière journée contre Pérouse (1-0)[48] et se font éliminer de la coupe UEFA par le Celta Vigo (4-1)[49]. Sacré champion d'Europe avec les Bleus et élu meilleur joueur de l'Euro 2000, Zinédine Zidane est favori pour remporter un deuxième Ballon d'or en 2000[50]. Mais il reçoit deux cartons rouges en ligue des champions contre La Corogne puis Hambourg où il prend cinq matchs de suspensions[51]. Deux mauvais gestes qui l'empêchent de remporter un second trophée[52]. En cette saison 2000-2001 (it), Zidane noue une réelle complicité avec l’attaquant français David Trezeguet, arrivé au mercato estival, à qui il distribue les passe décisives[53]. Le duo français fait le bonheur de la Juventus qui revient en haut du classement. Lors d'une rencontre décisive pour le titre, la Juve fait match nul contre l'AS Rome (2-2)[54]. Ce résultat empêche Zidane de remporter un troisième et dernier Scudetto malgré 6 réalisations en 33 matchs de championnat[24].
Avec la Juventus, Zidane a disputé 214 matchs et inscrit 31 buts toutes compétitions confondues entre 1996 et 2001. Sous les couleurs turinoises, il remporte la Coupe intercontinentale (1996), la Supercoupe de l'UEFA (1996), le championnat d'Italie (1997 et 1998), la Supercoupe d'Italie (1997), la Coupe Intertoto (1999). Il est également finaliste de la ligue des champions, par deux fois, en 1997 et 1998. À titre individuel, il est nommé meilleur joueur étranger de l'année de Serie A en 1997 et 2001[32].
Consécration internationale [modifier]
Titulaire pour l'Euro 1996 en Angleterre malgré un accident de voiture quelques jours avant le début de la compétition[55], il parviendra avec ses coéquipiers à atteindre les demi-finales (défaite contre la République tchèque aux tirs aux buts).
Deux ans plus tard, il participe à la Coupe du monde (la première de la France depuis 1938) organisée en France en 1998. Le premier match a lieu au stade Vélodrome à Marseille (ville natale) contre l'Afrique du Sud, coup d'envoi du parcours de l'équipe de France. Après cette première victoire (3-0), la France remporte son second match contre l'Arabie saoudite (4-0) mais Zidane est expulsé pour mauvais geste contre un adversaire. Suspendu deux matchs, il ne peut jouer le troisième match de la phase du premier tour contre le Danemark et le huitième de finale contre le Paraguay. Il fait son retour en quarts de finale contre l'Italie, équipe composée de nombreux partenaires en club de Zidane, et lors de la séance de tirs aux buts il y inscrit le sien, puis dispute la demi-finale contre la Croatie où son équipier Lilian Thuram marque un doublé qualificatif pour la finale. À l'occasion de la finale, Zidane entre dans l'histoire de la compétition en marquant deux buts, tous deux de la tête sur des corners tirés respectivement par Emmanuel Petit et Youri Djorkaeff et permet à la France de soulever le trophée pour la première fois de son histoire. Ce titre de champion du monde lui permet d'atteindre la consécration sur le plan national (notamment en termes de popularité où le soir de la finale, de nombreux slogans clamaient « Zizou Président ») et international en recevant le Ballon d'or France football[56] et le titre de joueur FIFA de l'année devant Ronaldo.
En 2000, lors du Championnat d'Europe des nations, il conduit l'équipe de France à un nouveau titre de champion, en plus d'un but marqué en quarts contre l'Espagne, ce qu'aucune équipe n'avait réalisé (doublé Coupe du monde/Championnat d'Europe dans cet ordre), et reçoit de nouveau le titre de meilleur joueur FIFA de l'année.
Zidane est retenu pour la coupe du monde 2002 où la France est tenante du titre mais lors du dernier match de préparation contre la Corée du Sud il se blesse au quadriceps de la cuisse gauche[57] et ne prend pas part aux deux premiers matchs du 1er tour, il fait son retour lors du troisième match décisif contre le Danemark mais ne permet pas à la France de se qualifier pour les huitièmes de finale.
Alors qu'il était encore homme du match lors de la première rencontre de l'Euro 2004 suite à un doublé inscrit face à l'Angleterre dans les dernières minutes du match (un coup franc et un pénalty), et seul tricolore retenu dans l'équipe type de la compétition[58], il annonce son retrait de l'équipe de France le 4 août 2004. Le 3 août 2005, quasiment un an plus tard, il revient sur sa retraite internationale et souhaite revenir jouer avec les Bleus pour une dernière aventure, à savoir jouer jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2006 si la France se qualifie.
Son match de retour a lieu le 17 août à Montpellier où la France bat la Côte d'Ivoire par un score de 3 à 0, avec un but de Zidane. Il est nommé capitaine de l'équipe de France. Début août, environ 12 000 places sur les 35 500 du stade de la Mosson sont vendues, le match étant prévu depuis la mi-juillet. Le 4 août, lendemain de l'annonce de son retour, la billetterie est prise d'assaut et les places restantes se vendent en moins d'une journée.
C'est alors qu'il emmène les Bleus vers le Mondial 2006 en Allemagne grâce à une dernière victoire face à Chypre tandis que la Suisse fait en même temps un résultat nul en Irlande 0-0, ce qui assure à la France la première place de son groupe qualificatif.
Un Galactique au Real Madrid (2001-2006) [modifier]
Alors que Zinédine Zidane a déjà rencontré Florentino Pérez, au cours d’un gala UEFA en août 2000[C 12], le président madrilène, qui veut bâtir une équipe « galactique » composée de stars, souhaite faire venir le joueur français au Real Madrid[S 23],[59]. Après plusieurs mois de négociations entre le club espagnol et la Juventus[S 24],[60], le transfert est officialisé le 8 juillet 2001[S 25] par Alain Migliaccio, l’agent de Zizou[S 26]. La somme s’élève à 75 millions d’euros[Note 1] : Zidane devient alors le joueur le plus cher de l’histoire du football[Note 2],[61],[62]. Il est présenté officiellement le lendemain à la Ciudad Deportiva du Real Madrid devant la presse[63] et reçoit des mains d’Alfredo Di Stéfano le numéro 5[64], porté précédemment par Manuel Sanchís[65].
Comme lors de son arrivée à la Juventus, Zidane a quelques difficultés d’adaptations. Suscitant beaucoup l’attention après son transfert, il subit quotidiennement la pression médiatique espagnole[C 13]. Au sein d’une équipe composée de stars, comme Raúl, Luís Figo ou Fernando Hierro, le français peine à trouver sa place[S 27]. De plus, malgré une victoire en Supercoupe d’Espagne en août 2001[66], les premiers résultats du Real en championnat sont décevants avec aucune victoire après trois journées[67]. Zidane marque son premier but Merengue le 15 septembre 2001 contre le Real Betis (1-3). Vicente Del Bosque, l’entraîneur madrilène, décide alors de le faire évoluer légèrement sur le côté gauche mais disposant d’une certaine liberté derrière les deux attaquants : Raúl et Fernando Morientes. Ce choix s’avère payant, avec Luís Figo à droite, le quatuor d’attaque va permettre à Zidane d’exprimer tout son talent[C 14]. Le début de sa belle carrière au Real intervient le 5 janvier 2002, lors d’un match de championnat contre le Deportivo la Corogne[S 28]. Zidane réalise un grand match et inscrit un but mémorable combinant agilité et technique[C 15],[68]. Distancé en championnat et défait en finale de la coupe du Roi (es), le Real se tourne sur la ligue des champions où il est assez performant[C 16]. Arrivés en finale, les Merengue s’impose 2-1 contre le Bayer Leverkusen et Zidane inscrit le but de la victoire d’une reprise de volée splendide (du pied gauche) à l’entrée de la surface[S 29],[69]. Ce but est considéré comme l'un des plus beaux de la compétition et de la carrière de Zidane[70],[71],[72]. Par la suite, le but est baptisé « la volée de Glasgow » par les supporters madrilènes[73]. Élu homme du match[69], Zinédine Zidane remporte sa première ligue des champions après trois finales européennes perdues et rentre définitivement dans l’histoire du club madrilène[C 15]. En une saison (en), Zidane est devenu un élément indispensable de l’équipe espagnole. Après une coupe du monde 2002 en demi-teinte, Zidane engrange un nouveau trophée, la Supercoupe d’Europe avec le Real Madrid[74]. En décembre, le Real Madrid conquit la coupe Intercontinentale[75] puis quelques mois plus tard, remporte le championnat, arraché à la Real Sociedad lors de la dernière journée[76]. Cette seconde saison (en) est une réussite pour Zidane : le français a inscrit 9 buts en 33 matchs de championnat[24].
Malgré ces victoires, le club se sépare de l'entraîneur Del Bosque, remplacé par Carlos Queiroz[77]. En août 2003, Zidane remporte une nouvelle Supercoupe d’Espagne contre Majorque (5-3)[78] qui constitue son dernier trophée sous les couleurs madrilènes. En effet, le Real Madrid enchaîne les saisons blanches alors que les dirigeants du club privilégient l’aspect marketing à l’aspect sportif[79]. La politique de Pérez, qui constitue d’acheter une star tous les ans, se conclue sur un échec[C 17],[79]. En 2003-2004, le club madrilène est éliminé en quart-de-finale de ligue des champions par l’AS Monaco à la surprise générale[80]. De plus, en coupe du Roi (es), le Real Madrid s’incline en finale contre Saragosse (3-2) laissant filer un nouveau trophée[C 18],[81]. En championnat, le Real termine seulement à la quatrième place[82]. Zidane, quant à lui, inscrit 6 buts en 33 matchs, son plus faible total au Real[24]. La saison suivante (en) est encore pire : après un début de saison catastrophique où trois entraîneurs se succèdent[C 19], le Real ne parvient pas à rattraper le FC Barcelone en championnat et se fait éliminer des autres compétitions[83]. Après une nouvelle saison blanche, l’équipe est décrite en « fin de cycle » selon les médias[C 19]. Décrié lui aussi pour son âge, Zidane marque 6 fois en 29 rencontres de championnat[24]. La saison 2005-2006 (en) constitue la dernière pour Zinédine Zidane au Real. Revenu en équipe de France, le joueur français doit enchaîner les matchs entre club et sélection[S 30]. Le Real n’est pas au mieux et se fait humilier 3-0, en octobre 2005, à Santiago Bernabéu par Barcelone et son numéro 10 Ronaldinho qui réalise une magnifique prestation[84]. Ces mauvais résultats entraînent le remplacement de Vanderlei Luxemburgo par Juan Ramón López Caro (es)[85]. Après un mois de repos, Zidane revient en pleine forme début 2006[C 20]. Il réalise un triplé, le premier de sa carrière, contre le FC Séville (4-2), le 15 janvier 2006[86] puis un mois plus tard, un doublé contre l’Espanyol (4-0). Malgré les bonnes prestations de Zizou, une nouvelle défaite contre Majorque (2-1) provoque la démission du président, Florentino Pérez[87], très proche de Zidane[C 21].
Déjà pressentie dans les médias espagnols[C 22], Zinédine Zidane annonce sur Canal+, le 25 avril 2006, qu'il prend sa retraite à l'issue de la Coupe du monde, en Allemagne[S 31],[88]. Le numéro 5 madrilène déclare qu'il n'a plus le même niveau ni la même constance qu'au sommet de sa carrière et décide de résilier son contrat, un an avant son terme[88]. Les saisons blanches successives ainsi que le départ de Florentino Pérez, ont également joués un rôle important dans sa décision[88]. Le 7 mai 2006, Zidane joue son dernier match au stade Santiago Bernabeu contre Villarreal (3-3)[C 23]. Tout le public madrilène porte son maillot avec le numéro 5 et de nombreuses banderoles lui sont dédiées[89]. Sous les yeux de sa famille[S 32], il inscrit un but de la tête à la 66e minute sur un centre de David Beckham[C 24]. Enfin, pour son ultime match avec le Real Madrid, il marque à nouveau contre le FC Séville mais n’empêche pas la défaite (4-3)[C 12],[90]. Zidane réalise sa meilleure saison, statistiquement, avec 9 buts en 29 matchs de championnat malgré l'absence de titres[24].
Avec le Real Madrid, Zidane a disputé 231 matchs et inscrit 49 buts toutes compétitions confondues entre 2001 et 2006. Sous les couleurs madrilènes, il remporte la ligue des champions (2002), coupe intercontinentale (2002), la supercoupe de l'UEFA (2002), le championnat d’Espagne (2003), la supercoupe d'Espagne (2001 et 2003). Il est également finaliste de la coupe du Roi, par deux fois, en 2002 et 2004. À titre individuel, il reçoit le prix Don Balón du meilleur joueur étranger en 2003[91].
Coupe du monde 2006 [modifier]
Il entreprend alors sa dernière compétition avec l'équipe de France pour la Coupe du monde de football de 2006 en tant que capitaine[92]. Durant la préparation, il manque un pénalty contre la Chine au stade Geoffroy-Guichard, le 7 juin 2006, le seul penalty raté par Zidane en match officiel. Pour son dernier match officiel sur une pelouse française et quelques instants après la grave blessure de Djibril Cissé qui prive ce dernier de la Coupe du monde, il glisse et place le ballon au-dessus de la transversale.
Le 1er juillet 2006 est une date clé dans la carrière de Zinédine Zidane. Si la qualification des joueurs de l'équipe de France est due à leur maîtrise absolue de la partie face à des Brésiliens impuissants, l'acteur principal en a été le meneur français. Ce jour-là, Zinédine Zidane est élu homme du match par la FIFA et délivre la passe décisive sur un coup franc à Thierry Henry pour l'unique but de la rencontre[93]. Quelques jours plus tôt face à l'Espagne, il inscrit le troisième but de l'équipe de France portant le score à 3-1. En demi, il ne tremble pas face au gardien portugais Ricardo et marque sur penalty l'unique but de la rencontre qui permet à l'Équipe de France et à Zidane de se retrouver une deuxième fois en finale de la Coupe du monde.
Sa carrière s'achève lors de la finale de la Coupe du monde 2006 face à l'Italie. Elle finit sur une expulsion par un carton rouge après consultation par l'arbitre de l'un des arbitres assistants, pour avoir porté un coup de tête au thorax du joueur italien Marco Materazzi après que ce dernier lui eut répondu « J'aurais préféré ta putain de sœur » alors que Zidane lui avait asséné que s'il voulait le maillot qu'il avait tiré, il le lui donnerait à la fin, réflexion jugée hautaine par le joueur italien. Cette information est révélée par le quotidien L'Équipe dans son édition du dimanche 19 août 2007, reprenant une information parue dans un quotidien italien[94].
Zinédine Zidane est le quatrième joueur à avoir été expulsé en finale de Coupe du monde[95] à l'instar de Marcel Desailly en 1998, ainsi que le second joueur avec Rigobert Song à avoir été exclu deux fois en Coupe du monde[96].
Zinédine Zidane est condamné le 20 juillet par la FIFA à trois matchs de suspension et 7 500 francs suisses d'amende, tandis que le joueur italien écope de deux matchs de suspension et 5 000 francs suisses d'amende[97]. Zidane conserve cependant son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde 2006[97]. (voir l'article détaillé). Malgré cela, Zidane est resté plus que jamais une idole pour beaucoup de Français et une célébrité dans le monde entier. Fin 2012, il est le sportif préféré des Français derrière Yannick Noah et Michel Platini[98].
La France perd la finale 5-3 aux tirs au but. Pourtant, dès la 7e minute, Zidane a inscrit ce qui sera son dernier but, son troisième en deux finales de Coupe du monde, rejoignant ainsi Vavá, Geoffrey Hurst et Pelé, tous trois auteurs de trois buts en finale de Coupe du monde. Ce match est le dernier de sa carrière de footballeur[99].
Reconversion [modifier]
Lors de son interview du 25 avril 2006 dans laquelle il annonce sa retraite de footballeur, Zidane a d'ores et déjà fait savoir qu'il souhaite apporter son aide aux jeunes enfants de Madrid dans le domaine du football.
D'autre part, s'il revient sur sa décision d'arrêter sa carrière, le club new-yorkais Red Bull déclare vouloir l'enrôler[100], même si selon le quotidien espagnol As, l'ancien madrilène s'est engagé à ne pas signer dans un autre club.
Pour concurrencer les Galaxy de Los Angeles qui viennent de transférer David Beckham pour la saison 2007-2008, les Chicago Fire demandent à Zinédine Zidane de venir jouer pour la saison 2007-2008. Il refuse cependant l'offre.
En 2002, le patron de Danone, Franck Riboud, a envisagé de l'intégrer au conseil d'administration du groupe[101]. En 2009, Danone et Franck Riboud deviennent principaux partenaires de l'Évian Thonon Gaillard FC, et Zinédine Zidane investit dans le club.
Il est promu officier de la Légion d'honneur le 1er janvier 2009[102].
Le 1er juin 2009, il intègre l'équipe de direction du Real Madrid en devenant le conseiller du président Florentino Perez, et l'ambassadeur du club.
En septembre 2010, il est nommé ambassadeur pour défendre la candidature qatarie à la coupe du monde de 2022[103]. Le 2 décembre 2010, la FIFA désigne le Qatar pour organiser la 22e édition de la coupe du monde de football, Zidane se dira « très content » pour ce pays représentant, selon lui, « le monde arabe qui émerge »[104].
Le 7 juillet 2011, il devient le nouveau directeur sportif du Real Madrid[105].
Motivé par un besoin d'« apprendre ce qui [lui] a fait défaut [lorsqu'il était] plus jeune et de pouvoir demain apporter à [son] sport », il s'est inscrit à la rentrée 2011 à la formation de manageur général de club sportif dispensée par le Centre de droit et d'économie du sport de Limoges[106].
Le nom de Zinédine Zidane était évoqué par la Fédération Française de Football pour succéder à Laurent Blanc à la tête de l'équipe de France[107].
Style de joueur [modifier]
Joueur de milieu de terrain à vocation offensive, faisant partie des grands meneurs de jeu de l'histoire du football, Zidane est connu pour son toucher de balle, qui force l'admiration de ses coéquipiers lors des séances d'entraînement, et des amateurs de beau jeu lorsqu'il est sur le terrain. Disposant d'une maîtrise technique exceptionnelle, sa capacité à s'orienter par rapport au ballon, et à éclaircir le jeu offensif par ses dribbles et ses passes le distinguent des autres joueurs. Ces qualités l'ont conduit à adopter au sein de son équipe un rôle de meneur de jeu à l'instar de ses prédécesseurs en équipe de France Michel Platini ou Raymond Kopa[108].
Sa relative grande taille limite sa vitesse de course et lui fait privilégier l'équilibre à l'acrobatie. Dans le maniement du ballon, il affectionne les roulettes[109] et les passements de jambes. Sa couverture de balle et sa capacité à éliminer un joueur dans un petit espace étaient déroutantes. Pour ses adversaires, la tâche est compliquée : soit ils défendent très près de lui, s'exposant à un dribble court, soit ils se postent plus loin, et dans ce cas la passe est d'autant moins prévisible et donc plus difficilement interceptable. Lorsqu'il est en forme, Zidane donne l'impression de ne jamais pouvoir perdre le ballon, à un des postes les plus exposés du jeu, multipliant les touches de balle pour en garder le contrôle, ou se lançant dans de longues conduites de balle qui se terminent souvent par une tentative de passe décisive vers les attaquants.
Grâce à une application dans son entraînement hebdomadaire, Zidane ajoute à sa technique un physique adapté aux exigences du football moderne, qui lui donne une bonne mobilité et une vitesse d'exécution très au-dessus de la moyenne. Ce droitier travaille également beaucoup son jeu du pied gauche, l'amenant à tenter, à la fin de sa carrière, des coups de pied arrêtés de ce pied. Il se révèle un joueur très complet et précieux pour un collectif : combatif, sachant au passage jouer de la tête, expert dans les coups francs et les penaltys, mais aussi adroit à la finition des actions. Ces caractéristiques amènent la plupart de ses entraîneurs successifs, afin de lui permettre d'exprimer sa créativité, à lui attribuer une entière liberté de mouvement sur le terrain. Zidane, souvent positionné dans l'axe, mais préférant l'aile gauche à la droite, aime se replier pour prendre l'initiative de la construction tout autant que de jouer près du but.
Zidane est également un joueur impulsif, coupable plusieurs fois de « coups de sang » et mauvais geste. En effet, pendant sa carrière, il reçoit au total 14 cartons rouges[110], le tout en près de dix-huit années de carrière. Si on détaille ses cartons rouges[111], on observe qu'il en a reçu trois avec Bordeaux, six avec la Juventus, trois avec le Real Madrid et deux en équipe de France.
Buts mémorables [modifier]
Si ses deux buts en finale de la Coupe du monde 1998 restent gravés dans la mémoire de nombreux supporters français, Zidane a souvent été un joueur présent dans les grands moments : lors de sa première sélection, entrée en jeu, Zidane inscrit deux buts contre la République tchèque, permettant à la France d'arracher le match nul lors de cette rencontre amicale. Début 1998, quelques mois avant le début de la Coupe du monde et de la finale au Stade de France, il inscrit le premier but marqué au Stade de France, lors du match d'inauguration (match amical France-Espagne 1-0)[112].
En demi-finale de l'Euro 2000, il marque un penalty en or contre le Portugal, qualifiant du même coup la France pour sa première finale d'Euro depuis 16 ans. Au passage, il fêtera son but via un geste qui rappelle celui de Michel Platini à l'Euro 1984, contre le Portugal également, en demi-finale également. Il avait contribué aussi, via un coup franc contre l'Espagne, à la victoire des Bleus en quart de finale[113].
En finale de la Ligue des Champions 2002 contre le Bayer Leverkusen, suite à une passe en retrait de Roberto Carlos, Zidane marque un but décisif d'une volée du pied gauche surpuissante en lucarne qui offre la victoire par 2 buts à 1 au Real Madrid[55]. Ce but est élu le plus beau but de la ligue des champions.
Lors du premier match de la France à l'Euro 2004, la France est menée 1-0 par l'Angleterre jusqu'à la fin du temps règlementaire. Zidane va alors marquer, coup sur coup, un coup-franc (91e) et un penalty (93e), offrant la victoire à la France[114].
En huitième de finale de la Coupe du monde 2006, contre l'Espagne, Zinédine Zidane, moqué par les supporters ibériques qui voyaient là le match de sa retraite, marque dans les arrêts de jeu. Pour ce but, il réalise un exploit personnel, concrétisant une très belle passe en piqué de Sylvain Wiltord par un dribble latéral et une frappe a contre-pied, étant à l'origine et à la conclusion de l'action. La France s'impose 3-1 et se qualifie par la même occasion pour les quarts de finale de la Coupe du monde en Allemagne[115].
Elle bat ensuite le Brésil de Ronaldo sur une passe décisive de Zinédine Zidane pour Thierry Henry et démontre son talent par ses nombreux dribbles déstabilisant les Brésiliens très sûrs d'eux (passements de jambe, coup du sombrero, roulette, etc.). Il est élu par la FIFA « Homme du match » pour cette prestation.
En demi-finale, le 5 juillet, il est l'auteur du but vainqueur face au Portugal, sur penalty, synonyme d'accession à la finale de la Coupe du monde 2006, la deuxième de l'histoire des Bleus.
Lors de la finale France-Italie du 9 juillet 2006, il signe le premier but de la partie sur penalty (sur une « Panenka ») consécutif à une faute de Marco Materazzi, son troisième sur toute la Coupe[116].
Avec Bordeaux, en quart de finale de la Coupe UEFA face au Betis Séville, il inscrit l'un des plus beaux buts de sa carrière avec un lob de 35-40 mètres en reprise de volée du pied gauche. Ce but permet à Bordeaux de se qualifier pour le tour suivant. Le club girondin tombe en finale contre le Bayern Munich, alors que Zidane et Dugarry avaient été suspendus pour le match aller à Munich (défaite 2-0).
Carrière extra-sportive [modifier]
Revenus, sponsoring et contrats publicitaires [modifier]
Selon Le Figaro[117], Zinédine Zidane gagnerait plus de 300 000 euros par match.
Le salaire n'est pas la seule source de revenus du footballeur : sur les 14 millions d'euros que Zinédine Zidane gagnerait par an, 44 % sont issus de contrats publicitaires[118], dont Adidas. Zidane porte en effet des chaussures Adidas Predator en cuir de kangourou. La marque lui offre par ailleurs une paire de chaussures de foot en or[119].
Dans le classement des sportifs français les mieux payés, Zidane est deuxième derrière Tony Parker. En 2005, les revenus de Zidane s'élevaient selon le Monde à 14,6 millions d'euros par an, dont 44 % provenant de ses contrats publicitaires.
Selon le quotidien australien Herald Tribune, l'ancien capitaine de l'équipe de France toucherait pour la promotion de la candidature du Qatar à l'organisation de la coupe du monde 2022 la bagatelle de 15 millions de dollars (un peu plus de 11 millions d'euros). L'ancien joueur, qui n'a pas démenti l'information, a cependant confirmé que son rôle d'ambassadeur s'arrêtait là. « Je n'ai pas de rôle précis à tenir maintenant. Mon rôle était de soutenir la candidature, je l'ai accompli et je peux vous dire que j'en suis content. Ce que l'avenir me réserve, on verra, ce n'est pas l'actualité. Ce qui compte pour moi c'est de profiter de ce moment. Je suis heureux de faire partie de cette équipe gagnant », a-t-il expliqué, sur le site officiel de la FIFA.
Même si sa carrière est achevée, Zinédine Zidane tire des revenus de ses divers contrats publicitaires et il apparaît à la télévision pour des marques comme : Adidas (contrat courant jusqu'à 2017)[119], Canal+, Danone (contrat courant jusqu'à 2015)[120], Génerali Assurances[119], GrandOptical, Orange (450 000 euros annuels)[119].
Œuvres caritatives [modifier]
Il est le parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA). Depuis 2001, il est aussi Ambassadeur de Bonne Volonté du Programme des Nations unies pour le développement aux côtés de Ronaldo avec qui il organise depuis 2003 : le Match contre la Pauvreté, un match de football qui réunit les plus grands noms du football et dont les fonds récoltés financent des projets de lutte contre la pauvreté à travers le monde[121],[122].
Zidane a longtemps côtoyé l'abbé Pierre dans les palmarès des Français les plus appréciés, ils s'étaient également rencontrés. Depuis Vannes, il a tenu à rendre un hommage appuyé à l'Abbé Pierre lors de son décès :
- « Comme beaucoup de personnes, je suis triste. Ce que je retiendrai de lui, c'est tout ce qu'il a fait pour les autres, pour les plus démunis. Il a vécu pour les autres, il n'a fait que cela. J'ai eu l'occasion de le rencontrer et c'était très impressionnant d'avoir en face de soi quelqu'un de si déterminé. Cela se sentait dans chacune de ses paroles. (…) Je sais que parfois, il espérait mieux comme aide. C'est quelqu'un de grand qui s'en va. »[123].
Image publique [modifier]
Vie privée [modifier]
À l'âge de 17 ans, Zinédine Zidane rencontre pour la première fois Véronique Lentisco-Fernández au foyer des jeunes travailleurs où ils résident tous les deux à Cannes. Aveyronnaise d'origine espagnole âgée de 18 ans, qui a étudié la biologie à la FAC, elle est alors danseuse-stagiaire chez Rosella Hightower, une prestigieuse école de danse[S 33]. Par la suite, les deux jeunes étudiants s'installent ensembles dans un studio. Fille d'un employé des abattoirs de Rodez et d'une femme au foyer, et Zidane, issu d'une famille maghrébine de la Castellane, les deux viennent d'un milieu social complètement différent[S 34],[124].
Le 28 mai 1994, Véronique et Zinédine Zidane se marient au château du Haillan à Bordeaux où joue à l'époque le meneur de jeu[S 34]. Le couple habite alors à Caudéran, une banlieue aisée de la ville bordelaise. Véronique Zidane abandonne la danse et devient vendeuse dans une boutique d'optique[S 35]. Ils ont leur premier enfant le 24 mars 1995 : il se prénomme Enzo (en) (en hommage à Enzo Francescoli, l'idole d'enfance de Zizou) et est né à Bordeaux[S 36]. Désirant une famille nombreuse, le couple a trois nouveaux enfants : Luca (né le 13 mai 1998 à Marseille), Théo (né le 18 mai 2002 à Marseille) et Élyaz (né le 26 décembre 2005 à Madrid)[S 37]. Portant le nom de Fernández (celui de leur mère), les trois premiers jouent au Real Madrid[125] : Enzo joue en tant que meneur de jeu (Juvenil B - U18)[126], Luca évolue au poste de gardien de but (Cadete B - U15)[127] tandis que Théo est attaquant (Alevín B - U11)[128].
En novembre 2006 éclate une rumeur d'une liaison entre Zidane et la chanteuse Nâdiya. Relayée par l'animateur Marc-Olivier Fogiel dans l'émission T'empêches tout le monde de dormir (M6), cette rumeur devient l'« affaire Zidane-Nâdiya »[S 38]. Après que le magazine Voici a publié des photos des deux protagonistes, Zidane attaque l’hebdomadaire en justice en décembre 2006[S 39]. Le journal est condamné par le tribunal de Marseille à verser 50 000 euros de dommages et intérêts au joueur début 2007[129],[130],[131].
Début 2013, Zinédine Zidane se présente, avec son avocat, devant la cour d'appel de Paris, où il poursuit l'humoriste Christophe Alévêque qui avait tenu des propos injurieux dans une interview donnée au magazine SportMag, en janvier 2011. Le sportif se dit alors « choqué et blessé ». Après avoir été relaxé en première instance, l'humoriste est finalement condamné en appel à 5 000 euros de dommages et intérêts pour injures à l'encontre du champion du monde 98[132],[133].
Zidane réside aujourd'hui à Madrid, dans le quartier résidentiel de Conde de Orgaz, où il possède une propriété d'environ 600 mètres carrés[S 40],[134]. Il possède également un vaste terrain (9 000 mètres carrés) dans la commune d'Onet-le-Château, région de Rodez où vivent ses beaux-parents, au lieu-dit de Puech Baurez[135],[136].
Par ailleurs, Zinédine Zidane est atteint de thalassémie bénigne, une maladie génétique fréquente autour du bassin méditerranéen, qui le fatigue naturellement[137].
Reconnaissance et hommages [modifier]
Reconnaissance par ses pairs et par les médias [modifier]
Hommages [modifier]
La ville de Marseille a fait peindre un grand portrait de 10 mètres sur 15 de son enfant devenu célèbre, sur le mur d'un immeuble face à la rade et au port, remplacé depuis par une affiche publicitaire[138]. Depuis 1998, il possède sa statue de cire au musée Grévin[139].
Palmarès [modifier]
En sélection [modifier]
Passé par les équipes de France de jeunes, Zinédine Zidane est médaillé de bronze aux Jeux méditerranéens de 1993 avec les Espoirs[140]. Avec l'équipe de France A, il totalise 108 sélections dont 25 capitanats et 31 buts entre 1994 et 2006[141]. Au cours de ces 12 années, il dispute l'Euro 1996 où les Bleus sont demi-finalistes avant de remporter le Tournoi Hassan II en 1998 et 2000[141]. Zidane fait partie de la génération dorée de l'équipe de France : il remporte consécutivement la Coupe du monde 1998 puis l'Euro 2000[141]. Par la suite, il essuie deux échecs avec une élimination au premier tour lors de la Coupe du monde 2002 et en quart-de-finale à l'Euro 2004[141]. Zidane met fin à sa carrière internationale à l'issue de la Coupe du monde 2006 où la France est finaliste de la compétition[141],[142].
En club [modifier]
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Distinctions personnelles [modifier]
Zinédine Zidane est fait chevalier de la Légion d'honneur de la République française en 1998[143] puis est promu officier le 1er janvier 2009[102]. L'État algérien le décore de la médaille El-Athir de l'ordre du mérite national le 13 décembre 2006[144].
- Championnat de France :
- Oscar UNFP du meilleur espoir en 1994
- Oscar UNFP du meilleur joueur en 1996
- Trophée d'honneur UNFP 2007[145]
- Championnat d'Italie :
- Championnat d'Espagne :
- Prix Don Balón du meilleur joueur étranger en 2002
- Coupe du monde
- Ballon d'or du meilleur joueur de la Coupe du monde en 2006
- Ballon d'or du meilleur joueur évoluant dans un club européen en 1998, deuxième en 2000, troisième en 1997
- Onze d'or du meilleur joueur évoluant en Europe (Onze Mondial) en 1998, 2000, 2001
- Meilleur joueur européen de l'histoire (BBC)
- Meilleur footballeur de l'année FIFA en 1998, 2000 et 2003, deuxième en 2006 et troisième en 1997 et 2002
- Meilleur joueur du Championnat d'Europe des Nations 2000
- Meilleur joueur de la Ligue des champions en 2002
- Meilleur joueur français de l'année en 1998 et 2002
- Meilleur footballeur de l'année UEFA 2002
- Meilleur milieu de terrain de l'année UEFA en 1998
- Meilleurs footballeurs européens 1954-2004 (UEFA)
- Nommé au FIFA 100
- Champion des champions mondiaux et français de L'Équipe en 1998
- World Soccer Awards, 1998
- RSS joueur de l'année 1998
- Joueur européen de l'année (El Pais) en 1998, 2001, 2002 et 2003
- Premier au Top 50 des personnalités françaises préférées 2000, 2007
- Premier footballeur français du siècle pour L'Équipe, 2000
- Étoile d'Argent France Football en 2003
- Ambassadeur des Jeux méditerranéens en 2003
- Nommé pour le titre du ballon d'or de l'année et du meilleur joueur de la FIFA, après avoir pris sa retraite mi-2006
- Nommé dans la Dream Team FIFA[146]
Statistiques [modifier]
Statistiques détaillées par saison [modifier]
Le tableau suivant récapitule les statistiques de Zinédine Zidane durant la totalité de sa carrière professionnelle.
| Saison | Club | Championnat | Coupe(s) nationale(s) | Supercoupe | Compétition(s) continentale(s) |
Supercoupe UEFA | Coupe intercontinentale | Total | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division | B | B | B | C | B | B | B | B | |||||||||
| 1988-1989 | D1 | 0 | 0 | - | - | - | - | - | 0 | ||||||||
| 1989-1990 | D1 | 0 | 0 | - | - | - | - | - | 0 | ||||||||
| 1990-1991 | D1 | 1 | 0 | - | - | - | - | - | 1 | ||||||||
| 1991-1992 | D1 | 5 | 0 | - | C3 | 0 | - | - | 5 | ||||||||
| Sous-total | 6 | 0 | 0 | - | 0 | 0 | 0 | 6 | |||||||||
| 1992-1993 | D1 | 10 | 1 | - | - | - | - | - | 11 | ||||||||
| 1993-1994 | D1 | 6 | 0 | - | C3 | 2 | - | - | 8 | ||||||||
| 1994-1995 | D1 | 6 | 1 | - | C3 | 1 | - | - | 8 | ||||||||
| 1995-1996 | D1 | 6 | 0 | - | CI+C3 | 5+1 | - | - | 12 | ||||||||
| Sous-total | 28 | 2 | 0 | - | 9 | 0 | 0 | 39 | |||||||||
| 1996-1997 | A | 5 | 0 | - | C1 | 2 | 0 | 0 | 7 | ||||||||
| 1997-1998 | A | 7 | 1 | 0 | C1 | 3 | - | - | 11 | ||||||||
| 1998-1999 | A | 2 | 0 | 0 | C1 | 0 | - | - | 2 | ||||||||
| 1999-2000 | A | 4 | 1 | - | CI+C3 | 0 | - | - | 5 | ||||||||
| 2000-2001 | A | 6 | 0 | - | C1 | 0 | - | - | 6 | ||||||||
| Sous-total | 24 | 2 | 0 | - | 5 | 0 | 0 | 31 | |||||||||
| 2001-2002 | PD | 7 | 2 | 0 | C1 | 3 | - | - | 12 | ||||||||
| 2002-2003 | PD | 9 | 0 | - | C1 | 3 | 0 | 0 | 12 | ||||||||
| 2003-2004 | PD | 6 | 1 | 0 | C1 | 3 | - | - | 10 | ||||||||
| 2004-2005 | PD | 6 | 0 | - | C1 | 0 | - | - | 6 | ||||||||
| 2005-2006 | PD | 9 | 0 | - | C1 | 0 | - | - | 9 | ||||||||
| Sous-total | 37 | 3 | 0 | - | 9 | 0 | 0 | 49 | |||||||||
| Total sur la carrière | 95 | 7 | 0 | - | 23 | 0 | 0 | 125 | |||||||||
Statistiques détaillées par compétition [modifier]
- Championnat : 506 matchs, 95 buts
Division 1 : 200 matchs, 34 buts
Serie A : 151 matchs, 24 buts
Liga : 155 matchs, 37 buts
- Coupes nationales : 61 matchs, 7 buts
Coupe de France : 19 matchs, 2 buts
Coupe de la Ligue : 2 matchs, 0 but
Coupe d'Italie : 15 matchs, 2 buts
Supercoupe d'Italie : 2 matchs, 0 but
Coupe d'Espagne : 19 matchs, 3 buts
Supercoupe d'Espagne : 4 matchs, 0 but
- Coupes d'Europe : 120 matchs, 23 buts
Ligue des champions : 82 matchs, 14 buts
Coupe UEFA : 28 matchs, 4 buts
Coupe Intertoto : 7 matchs, 5 buts
Supercoupe d'Europe : 3 matchs, 0 but
Équipe de France : 108 matchs, 31 buts
- Coupe du monde : 12 matchs, 5 buts
- Championnat d'Europe des nations : 14 matchs, 5 buts
- Éliminatoires de la Coupe du monde : 4 matchs, 4 buts
- Éliminatoires du Championnat d'Europe des nations : 19 matchs, 6 buts
- Rencontres amicales : 59 matchs, 11 buts
- Autres compétitions :
- Coupe intercontinentale : 2 matchs, 0 but
Total toutes compétitions confondues : 797 matchs, 156 buts soit 0,20 but par match
Divers :
- 1 sélection avec l'équipe FIFA, face à l'Italie à Rome en 1998
- 1 sélection avec l'équipe d'Europe, face à celle de la FIFA en 1997 (il rejouera face à la FIFA en 2000, avec l'équipe de France à Marseille)
Buts en sélection [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- 75 millions d'euros est le nombre la plus souvent cité même si la somme exacte reste inconnue.
- Le record tient jusqu'en 2009, où le transfert de Cristiano Ronaldo de Manchester United au Real Madrid pour 94 millions d'euros, le détrône devenant le transfert le plus cher de l'histoire.
Zidane, une vie secrète [modifier]
- Lahouri 2008, 16
- Lahouri 2008, 112
- Lahouri 2008, 114
- Lahouri 2008, 112-113
- Lahouri 2008, 120
- Lahouri 2008, 117
- Lahouri 2008, 118
- Lahouri 2008, 118-119-120
- Lahouri 2008, 121
- Lahouri 2008, 185
- Lahouri 2008, 186
- Lahouri 2008, 187
- Lahouri 2008, 188
- Lahouri 2008, 189
- Lahouri 2008, 190
- Lahouri 2008, 193
- Lahouri 2008, 193-194
- Lahouri 2008, 195
- Lahouri 2008, 197
- Lahouri 2008, 205-206
- Lahouri 2008, 206
- Lahouri 2008, 210-211
- Lahouri 2008, 218
- Lahouri 2008, 220
- Lahouri 2008, 223
- Lahouri 2008, 222-223
- Lahouri 2008, 228
- Lahouri 2008, 229
- Lahouri 2008, 230
- Lahouri 2008, 227
- Lahouri 2008, 248
- Lahouri 2008, 249
- Lahouri 2008, 123
- Lahouri 2008, 124
- Lahouri 2008, 125
- Lahouri 2008, 126
- Lahouri 2008, 128
- Lahouri 2008, 132
- Lahouri 2008, 135
- Lahouri 2008, 140
Zidane : 110 minutes pour partir [modifier]
- Caioli 2007, 157
- Caioli 2007, 158
- Caioli 2007, 159
- Caioli 2007, 159
- Caioli 2007, 93
- Caioli 2007, 93
- Caioli 2007, 95
- Caioli 2007, 96
- Caioli 2007, 97
- Caioli 2007, 98
- Caioli 2007, 99
- Caioli 2007, 32
- Caioli 2007, 36
- Caioli 2007, 45-46
- Caioli 2007, 37
- Caioli 2007, 38
- Caioli 2007, 39
- Caioli 2007, 40
- Caioli 2007, 41
- Caioli 2007, 42
- Caioli 2007, 43
- Caioli 2007, 15
- Caioli 2007, 29-30
- Caioli 2007, 31
Zidane : le roman d'une victoire [modifier]
- Franck 1999, 114
- Franck 1999, 117-118
- Franck 1999, 120
Autres références [modifier]
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- (fr) Chabal avec Zidane et Parker au musée Grévin, sur sportune.fr. Consulté le 17 février 2011
- (es) Erik Garin, « Mediterranean Games 1993 (France) », sur rsssf.com. Mis en ligne le 28 janvier 2001, consulté le 18 mai 2013
- Fiche de Zinédine Zidane, sur fff.fr, FFF. Consulté le 18 mai 2013
- Zidane, étoile d’or dans le ciel Bleu, sur fifa.com, FIFA. Consulté le 18 mai 2013
- (en) « France honors World Cup winners - Government gives Legion of Honor to players, coaches », CNN/SI, 1/09/1998.
- Zidane évoque un «sentiment d'amour, dépêche lequipe.fr, 6 janvier 2007
- Trophées UNFP - Zidane «touché», dépêche lequipe.fr, 20 mai 2007.
- (en) FIFA DREAM TEAM: Maradona voted top player sur The Indian Express, 19 juin 2002
- Statistiques de Zinédine Zidane sur footballdatabase.eu
- Fiche de Zinédine Zidane, sur le site de la FFF
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Pierre-Louis Basse, Zidane / Dugarry : Mes copains d'abord, Éditions Mango, novembre 1998, relié, 95 p. (ISBN 978-2-842701-18-5).
- Dan Franck, Zidane : Le roman d'une victoire, Éditions Robert Laffont, septembre 1999, broché, 236 p. (ISBN 978-2-744132-24-7).
- Sébastien Lahmani, Zinédine Zidane : L'empreinte d'un champion, Éditions G.E.P, janvier 2000, broché.
- Jean Philippe, Zidane : le roi modeste, Éditions L'Archipel, mai 2002, broché, 216 p. (ISBN 978-2-841873-80-7).
- Alexis Nolent, Zidane : champion de vie, Casterman, mai 2005, bande-dessinée, 47 p. (ISBN 978-2-203-37605-2).
- Étienne Labrunie, Zidane : Maître du jeu, Timée-Editions, mai 2005, broché, 141 p. (ISBN 978-2915586190).
- Fabrice Jouhaud, La bande à Zidane, Éditions Solar, février 2006, broché, 88 p. (ISBN 978-2-263041-14-3).
- Frédéric Lohezic, Zinédine Zidane : Respect !, Éditions Michel Lafon, mars 2006, broché, 158 p. (ISBN 978-2749904269).
- Frédéric Hermel, Zinédine Zidane : Un portrait du 21e siècle, Éditions, mai 2006, album, 35 p. (ISBN 978-2-258071-97-1).
- Vanessa Caffin, Générations Zidane : Générations Zidane : Bravo et merci 1994-2006, Éditions Solar, août 2006, 139 p. (ISBN 978-2-263042-52-2).
- Patrick Fort et Jean Philippe, Zidane : De Yazid à Zizou, Éditions L'Archipel, août 2006, broché, 281 p. (ISBN 978-2-841878-90-1).
- Anne Delbée, La 100e minute, Éditions Les Quatre Chemins, octobre 2006, 109 p. (ISBN 978-2-847841-59-6).
- Jean-Philippe Toussaint, La mélancolie de Zidane, Les Éditions de Minuit, novembre 2006, poche, 17 p. (ISBN 978-2-707319-99-9).
- Baptiste Blanchet et Thibault Fraix-Burnet, Zidane : Le dieu qui voulait juste être un homme, Éditions Ramsay, novembre 2006, broché, 335 p. (ISBN 978-2-841148-42-4).
- Luca Caioli, Zidane : 110 minutes pour partir, Éditions Prolongations, juin 2007, broché, 219 p. (ISBN 978-2-916400-16-7).

- Philippe Dubath, Zidane et moi : Lettre d'un footballeur à sa femme, Éditions de l'Aire, juillet 2009, broché, 86 p. (ISBN 978-2-881086-50-2).
- Besma Lahouri, Zidane, une vie secrète, Éditions Succès du livre, mai 2010, broché, 298 p. (ISBN 978-2-081-20427-0).

- (es) Ortego Enrique, Zidane : la elegancia del héroe sencillo, Everest, juin 2011, 240 p. (ISBN 978-8-444103-24-2).
Filmographie [modifier]
- Le film des réalisateurs Philippe Parreno et Douglas Gordon intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle (sorti en salle le 24 mai 2006) consacre une carrière de joueur à travers le match Real Madrid - Villarreal, filmé par des caméras HD. Surprenante coïncidence, ce film-match s'achève sur l'expulsion de Zidane sur carton rouge, comme en finale de coupe du monde quelques mois plus tard.
- Canal Satellite et Studio Canal ont réalisé un DVD en 2002 avec le concours de Zinédine Zidane. Intitulé Zinédine Zidane, comme dans un rêve, le média retrace son parcours et dresse son portrait au travers de différents reportages, documentaires et interviews.
- Il apparaît également dans les films Goal !, Goal ! 2 et dans Astérix aux Jeux olympiques (film)
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) Site officiel
- Zidane : "Nous nous étions juré que nous ne lâcherions pas", sur FIFA.com
- Dossier Zidane sur lequipe.fr
- (en) Zinédine Zidane sur l’Internet Movie Database
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Zinédine Zidane
- Footballeur international français
- Joueur de l'AS Cannes
- Joueur des Girondins de Bordeaux
- Joueur du Juventus FC
- Joueur du Real Madrid
- Vainqueur de la Coupe du monde de football
- Joueur vainqueur de l'Euro de football
- Lauréat du Ballon d'or
- Footballeur sélectionné plus de 100 fois en équipe nationale
- Officier de la Légion d'honneur
- Sportif kabyle
- Personnalité marseillaise
- Membre des Enfoirés
- Naissance en 1972
- Naissance à Marseille
- Étudiant de l'université de Limoges