Zinaïda Volkonskaïa

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La princesse Volkonskaïa en 1814.
La princesse Volkonskaïa en 1829.

La princesse Zinaïda Alexandrovna Volkonskaïa (en russe: Зинаи́да Алекса́ндровна Волко́нская; selon l'ancienne graphie Zénaïde Wolkonsky) née le 3 (14) décembre 1792 à Dresde[1] et morte le 24 janvier (5 février) 1862 à Rome, est une poétesse et femme de lettres russe. Pouchkine l'a surnommée l’impératrice des Muses et de la Beauté.

Biographie[modifier | modifier le code]

Zinaïda Volkonskaïa était la fille du prince Alexandre Mikhaïlovitch Belosselski-Belozerski et de son épouse, née princesse Varvara Iakovlevna Tatichtcheva, et l'épouse du prince Nikita Grigorievitch Volkonsky[2]. Elle vécut principalement à l'étranger après 1812. Elle retourne vivre en Russie en 1817, où elle mène une vie brillante à Saint-Pétersbourg, puis elle repart trois ans après pour l'Italie, avant de s'installer à Moscou, dans le palais familial rue Tverskaïa, en 1824 pour étudier l'histoire ancienne, l'archéologie et l'ethnographie de la Russie. Elle devient membre de la société d'histoire et des antiquités russes en 1825 et réunit dans son salon les personnalités intellectuelles de l'époque, comme Adam Mickiewicz, le prince Baratynski, Dimitri Vénévitinov, Pouchkine, Stepan Netchaïev, etc. Le prince Wiazemski déclara dans une lettre à Tourguéniev que son salon était le château magique d'une fée musicale, où les pensées, les sentiments, les conversations et les mouvements étaient en eux-mêmes des chants. Elle possédait une voix de contralto dont ses invités faisaient l'éloge, lorsqu'elle donnait des concerts chez elle.

Elle écrivit des poèmes et des nouvelles en français, en italien et en russe. Amie de certains décembristes, elle s'attire la froideur de l'empereur et part pour l'Italie en 1829. Dans les années 1830, Zinaïda Volkonskaïa, arrivée de Russie en compagnie de l'académicien russe Stepan Chevyriov, vécut et tint un salon littéraire dans le palais Poli ainsi que dans la Villa Wolkonsky. Elle reçut notamment Gogol à Rome.

Sa conversion au catholicisme fit grand bruit. Elle passe ensuite toute sa vie à Rome se consacrant à la charité. Elle est enterrée à Rome en l'église Saint-Vincent-et-Saint-Anastase de Trevi avec son mari et sa sœur Marie (1787-1857).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Façade du palais Poli (avec la fontaine de Trevi) de Rome qui appartenait à la princesse
  • Quatre nouvelles, publié en français à Moscou en 1819
  • Drame musical en vers Jeanne d'Arc, 1821, la princesse joue le rôle principal à Rome.
  • Tableau slave du Ve siècle, publié en français en 1824 à Paris, en russe à Moscou en 1825 et à Varsovie en 1826
  • Œuvres choisies de la princesse Zénaïde Wolkonsky, publié en français à Paris et en russe à Carlsruhe en 1865, par son fils, le prince Alexandre Volkonsky.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son père était diplomate auprès de la cour de Saxe
  2. Elle se marie en 1810