Zara la vampire

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Zara la vampire
Série
Scénario Giuseppe Pederiali
Dessin Birago Balzano
Genre(s) érotisme

Personnages principaux Zara
Frau Murder
Dracula

Pays Drapeau de l'Italie Italie
Titre original Zora la vampira
Éditeur Drapeau de la France France: Elvifrance
Première publication Drapeau de l'Italie Italie: 1972
Drapeau de la France France: 1975
Périodicité mensuel
Format 13/18
Nb. d’albums Drapeau de la France France: 142

Zara la vampire (Zora la vampira en italien) est une bande dessinée italienne créée en 1972 d'après une idée originale de l'écrivain Giuseppe Pederiali[1]. La réalisation des albums (291 numéros en Italie), publiés par l'éditeur et écrivain Renzo Barbieri, sera confiée en partie à Giuseppe Pederiali (alias Rubino Ventura) pour les scenarii et à Birago Balzano qui dessinera la majeure partie des vignettes (environ 270 épisodes). Les jaquettes quant à elles étaient confiées à divers dessinateurs italiens tels qu'Alessandro Biffignandi ou Giuseppe Dangelico Daeni (1939-2010) par exemple.

Cette série sera publiée en Italie de 1972 à 1985 et en France, de 1975 à 1987, en version censurée, par Elvifrance, la branche française des éditions italiennes Ediperiodici.

Personnage[modifier | modifier le code]

Zara (ou Zora) Bapst, puis Lady Norton après son troisième mariage, est une jeune aristocrate anglaise du milieu du XIXe siècle possédée par l'esprit de Dracula. Tantôt l'acolyte de ce dernier, tantôt son ennemie mortelle selon les facéties du scénario, elle devient la servante de Satan au côté de son amie, Frau Murder, et seule ou accompagnée, elle tente d'assouvir sa soif de luxure et de sang. Elle présente également un côté humain qui fait d'elle un personnage attachant et ambivalent. Elle aura deux enfants aux cours de ses aventures, une fille Aline, qui deviendra reine de Pologne, un fils Gregory dont le père est le roi des Incas et un beau-fils, Edward, lors de son quatrième mariage avec le duc de Hasting.

Zara la vampire était l'une des séries phares d'Elvifrance et mêlait fantastique, horreur et érotisme, voire pornographie dans les derniers numéros. Les scénarios enchaînent très souvent les péripéties rocambolesques, multipliant les croisements d'intrigues qui se terminent souvent en eau-de-boudin. À noter que son physique fut en partie inspiré par Catherine Deneuve, ce qui est assez visible sur la couverture du premier numéro.

Frau Murder finira transformée en statue d'or et, dans le dernier épisode de la série italienne, Zara se noie. Cependant, la popularité du personnage était telle qu'elle incita Elvifrance à modifier la dernière page dans l'édition française pour publier quelques épisodes supplémentaires, dessinés par un autre dessinateur. Elvifrance publiera ainsi cent quarante-deux numéros des aventures de la célèbre vampire et de sa complice, s'autorisant même de faire passer l'intrigue du XIXe siècle au XXe siècle.

Censure[modifier | modifier le code]

La version française des épisodes de Zara la vampire fut extrêmement censurée dans les cent premiers numéros, au point parfois de rendre l'histoire incohérente. Ainsi, les vignettes représentant dans la version italienne des sexes en érection ou des vagins en gros plans furent soit éliminées, recadrées ou obscurcies par Elvifrance aux endroits par trop licencieux. Des épisodes entiers furent même éliminés, car jugés trop choquants pour le goût français. Il en fut ainsi par exemple d'un nain qui voulait agrandir son sexe pour plaire à Zara ou d'un noir manchot[2], qui se servait du sien, démesuré, pour tuer ses victimes[3].

Notons encore que si l'homosexualité féminine est présentée très avantageusement dans la série, les homosexuels par contre sont tournés systématiquement en dérision, assumant toujours un rôle négatif et méprisable dans l'intrigue.

Titres des épisodes[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

En 2000, un film parodique, Zora la vampira, fut réalisé en Italie mais, hormis l'hommage présent dans le titre, n'avait pas de lien avec la BD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sergiio Rossi, Le grandi eroine del fumetto erotico italiano, in Maledette, VI Amero, Neri Pozza, Vicenza, 2007, p.111.
  2. No 144, juillet 1980 : L'Uccello Prensile et no 145, août 1980 : La Vampira Ha Sete.
  3. Sergio Rossi, ibidem, p.128 (traduction française)

Liens externes[modifier | modifier le code]