Zamor

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Zamor

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Zamor en 1994

Nom de naissance Guillerm Zamor
Naissance 8 mars 1951
Colombie
Nationalité Français Drapeau de la France Colombien Drapeau de la Colombie
Activités Peintre, sculpteur, Écrivain
Formation Universidad Javeriana; Université Sorbonne Paris IV
Mouvement artistique Supraréalisme
Influencé par Manierisme,
Art visuel,
Renaissance italienne,

Œuvres réputées

Le Christ Noir (1980),
Saint Jean Eudes(1989),
Soberbio (2007)

Zamor, né le 8 mars 1951 en Colombie, est un peintre et sculpteur français et colombien, connu pour ses grands formats et le traitement de ses sujets masculins et féminins avec une technique qui n’est ni du réalisme, ni de l’hyperréalisme.

Inspiré des Maniéristes italiens, de l'étude des Figures Impossibles et des Anamorphoses, ainsi que de la technique du Trompe-l’œil de la Renaissance, qu'il a étudiée et admirée dans tous les musées d'Europe, de Stockholm à Rome, en passant par Amsterdam, Zurich, Madrid et Paris et qu'il maîtrise avec une grande dextérité en les mélangeant et créant sa propre et unique tendance qu'il appelle "supraréalisme". Comme il en témoigne, « dans le surréalisme les éléments absurdes sont évidents tandis que dans ma peinture supraréaliste l'absurde rentre dans la logique du regard, passant inaperçu ». Zamor vit en Europe depuis 1974, ayant fait de longs séjours à Rome, Florence, Paris, Amsterdam, Zürich, Stockholm et Madrid pour développer et faire ses études humanistiques et créer son style artistique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Bien que décidé à être artiste-peintre sculpteur, ZAMOR guillerm n’a pas voulu étudier les Beaux-arts, considérant qu’une formation humanistique et littéraire le préparerait mieux à sa carrière d’artiste-peintre. Tout d’abord il obtient son DEUG d'Architecture à l’Université Javeriana de Bogota en Colombie où il apprend à fond les principes de la descriptive, perspective, dessin, etc.

Puis il se décide à s’orienter vers des études de Lettres. Il enchaîne sa carrière avec une Maîtrise en Philosophie et Lettres avec une spécialisation en Histoire de L'Université Javeriana de Bogotá[1]. Puis, il part pour Paris en 1974 où il continue ses études de Lettres et il obtient une Maîtrise en Littérature à l'Université de la Sorbonne, Paris IV[2]. Puis un DEA en Histoire de l'Université de la Sorbonne Paris IV[3] et finalement une Licence en Histoire de l'Art à l'Université de Grenoble, France. En 1976, après avoir parcouru les musées d’Europe, il se consacre à la peinture et à la sculpture à Paris.

Carrière d’artiste[modifier | modifier le code]

Expositions en France, années 1970[modifier | modifier le code]

C’est à Grenoble, en France au Café Bayard, qui est le lieu de réunion des artistes, des acteurs et des intellectuels de la ville, que Zamor va faire sa première exposition en 1978. Dès ses débuts, il est remarqué par la presse avec la première interview individuelle[4]. Son style très personnel, inspiré de sujets de nus masculins[5], ainsi qu'une pratique d’une technique classique à l'huile, est reconnue par les critiques [6] Puis s’en suit une série d’expositions individuelles : Galerie Madeleine, Grenoble, 1979[7], Galerie d’Art Moderne, Orange, France en 1979, où M. Ph. Chabro [8] ainsi que le Baron Olivier de Serres[9] écrivent des articles très élogieux sur ce nouvel artiste dans le journal Le Provençal ; suit la Galerie du Musée à Nernier, France, 1979.

En 1980, les journalistes de la région Rhône-Alpes choisissent Zamor pour qu’il représente la région au 91e Salon des indépendants au Grand Palais à Paris[10].

Expositions au Venezuela et en Colombie[modifier | modifier le code]

Fort de ses succès comme artiste en France, Zamor voyage en Colombie pour passer des vacances fin 1979. Peu après son arrivé, il rencontre celui qui sera son modèle pour le Saint Sébastien. Il ouvre un atelier et se met à peindre inspiré par ce modèle et par une autre nature qu’il redécouvre. Au lieu de trois mois il reste un an et demi, lui donnant l’occasion d’exposer dans différents lieux. Tout d’abord dans sa ville natale à la « Casa de la Cultura », Cúcuta, Colombie, puis au Venezuela, à San Cristobal, à la Galerie J.M. Oliveros[11].

Lors d’un séjour à Bogota, le Conseiller d’état Gustavo Humberto Rodriguez découvre le travail de Zamor et l’invite à exposer au Palais San Carlos, ancien Palais présidentiel, où il organise une exposition en janvier 1981. L’exposition est ensuite réclamée par le Musée d’Art contemporain. La Presse Nationale colombienne découvre un nouvel artiste[12].

Fin 1981, Zamor fait le voyage de retour à Paris. Il laisse tous ses tableaux de grands formats dans les caves du Musée d’Art Contemporain.

Expositions et presse, années 1980[modifier | modifier le code]

De retour de Colombie, Zamor s'installe à Paris. Durant plus d'un an il fréquente le Musée du Louvre, étudiant de façon systématique et avec sa formation d'historien toutes les œuvres du Musée. La ville de Grenoble lui donne un atelier où il s'y installe et affirme son style en introduisant de nouveaux éléments dans sa peinture et dessins: l'Anamorphose et le Trompe–l’œil. En 1985 Zamor expose au Théâtre de Grenoble une seule toile avec tous les dessins autour de son sujet[13].
Le critique d'art et professeur d'histoire de l'Art à Florence (Italie) et à Grenoble (France), Philippe Renard, invite Zamor à la Pieve a Elici, Lucca, en Italie pour lui faire une interview qui apparaîtra dans la Revue "Connaissances des Hommes" à Paris en 1985 [14] et sa traduction en grecque dans la Revue littéraire ΠΟΔΙΟΡΚΙΑ, parue à Athènes en 1985[15].

La Galerie Éolia, 10 rue de Seine à Paris, le remarque et le prend en exclusivité en 1986. Elle organise plusieurs expositions de Zamor qui sont commentées par la presse parisienne : dans la Revue L'Œil[16] le journal Le Figaro [17], l'hebdomadaire Le Point[18] et dans le livre du critique d'Art Gérard Xuriguera aux éditions Mayer[19]. Il passe aussi en vente aux enchères à la Salle Drouot, Cabinet Catherine Charbonneaux, à Paris le 24 avril 1988[20].

Expositions et voyages, années 1990[modifier | modifier le code]

Zamor voyage et travaille beaucoup, faisant que chaque lieu devienne une nouvelle source d'inspiration. Il va de l'Ardèche à Paris et à Grenoble, en France, puis du bord de la mer sous les tropiques, à la campagne sur la Cordillère des Andes et à Porto Rico. Chaque voyage donne l'occasion à des nouvelles expositions. A Bogota, en Colombie, il expose à la Galerie d'Art du World Trade Center en 1991 et 1992[21] et [22] et il expose à Barranquilla, en Colombie, en décembre 1992[23]. Il reste habiter Cartagena, en Colombie, toute l'année 1993 et il part séjourner ensuite en haut de la Cordillère des Andes du fin 1993 à mai 1996 quand il décide rentrer en France. Au début de l'année 1997 on l'invite exposer à San Juan de Porto Rico[24], et de nouveau avec Carolina Herrera en 2000[25].

Style[modifier | modifier le code]

Zamor en 2011.

La meilleure façon de décrire le style de Zamor peut s’apercevoir à travers les différents commentaires de la presse internationale tout au long de sa carrière. Dans ses premières expositions on trouvait que Zamor «…nous propose un monde à la fois érotique, fantastique et superbement alangui, dans ces marécages du corps où s’architecturent les émotions les plus éclectiques … » [26] et puis, de l’autre côté de l’océan on disait que la thématique de Zamor ” …es absolutamente contemporánea… su forma artística está inspirada en los lineamientos clásicos, y el argumento de su pintura, casi helenísticamente, se sumerge en la filosofía y la cultura griega …”[27]. Plus tard, en France, on le réclame par «  … les très beaux dessins de Zamor… dessins d’une telle qualité qu’ils font espérer que le talent de leur auteur sera un jour plus largement reconnu. »[28] et on s’approche déjà à ses sources inspiratrices quand on dit « …ses recherches apparentent son art à la grande époque du maniérisme. Avec lui, naissent les certitudes plastiques modernes dont Rodin a donné le nom : « un art digne de ce nom ne suit pas le passé, il le prolonge » [29] ainsi que sa poésie « … Zamor nous surprend avec des dessins d’une musicalité aérienne, chantant sous son crayon en le laissant vibrer… » [30] et sa qualité «  … Sofia Vari et Zamor, qui, eux sont des dessinateurs chevronnés… » [31] Puis c’est à Paris où on le consacre avec des critiques de journalistes connus « … imaginaire que Zamor, le colombien devenu grenoblois, excite aussi avec ses corps drapés ou ses frontons si minutieusement et si monumentalement dessinés qu’on en a le vertige… » [32] et « ... Zamor est sûr de ses moyens: il façonne avec un futurisme imaginaire la vraisemblance plus que la ressemblance… » paru dans le livre d’anthologie artistique de Xuriguera [33].

Plus tard Zamor intègre un nouvel élément dans sa peinture, le Trompe-l'œil, qui se fait remarquer: «… sus acrílicos poseen una magia ilusionista lograda à partir de la técnica del “trompe-l’œil” en una estrecha combinación con personajes desnudos que dan cuenta de su maestría en el dibujo… » [34], confirmé presque de suite en France par Sylvie Perrard : « … ses œuvres s’imposent par le jeu incessant entre le rêve et la réalité… »[35] et ensuite une nouvelle dimension est découverte dans la peinture de Zamor, dans le commentaire fait outre-Atlantique à propos de ses portraits : «A través de sus pinturas, el artista Zamor interpreta el alma, el interior de cada persona… No se sabe dónde termina la obra y donde comienza el marco…” [36]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il travaille avec la Galerie Eolia à Paris, celle-ci le sort en vente aux enchères à Drouot, à Paris, le 24 avril 1988; En Colombie la Corporation « El Minuto de Dios » des Eudistes lui commande un Saint Jean Eudes pour le Musée d'Art Contemporain de Bogotá; Le président de la Colombie, Belisario Betancur, demande à Zamor en 1984 Le Christ Noir, pour faire partie de la Collection Betancur au Palais Présidentiel Nariño de Colombie[37];en 2011 Zamor écrit une LETTRE OUVERTE au Président de la République de Colombie pour réclamer "Le Christ Noir"[38]; d'autres œuvres de Zamor font partie de collections publiques comme Eve, au « Musée de la Mémoire », à Cúcuta, en Colombie ; ainsi que plusieurs dessins qu'acheta la compagnie d'Aviation de Bogotá, pour la Collection Avianca ouverte au public.

Carrière d’historien[modifier | modifier le code]

Pendant ses études d'histoire Zamor travaille comme Maître Assistant auprès du professeur Manuel Lucena Salmoral [39] et publie, comme historien, dans la Revue Universitas Humanísticas de l'Université Javeriana, Bogotá, Colombie, plusieurs études entre 1971 et 1974 : Elementos decorativos del arte Muisca en los volantes de huso (50 pages), D'autres études paléographiques, basés sur les documents originaux du XVIe siècle, conservés dans les Archives Nationales de Colombie : Catálogo de documentos existentes en el Archivo Histórico Nacional para el período 1564 - 1580 (80 pages) ; Ordenanças del Señor Doctor Antonio Gonzalez y del Señor Miguel de Ybarra (20 pages) ; Catálogo de documentos existentes en el Archivo Histórico Nacional para el período 1580 - 1597 (110 pages) ; Encomiendas en el Nuevo Reino de Granada durante el período presidencial del Doctor Antonio Gonzalez (1590 - 1597) (100 pages) ; Catálogo de documentos existentes en el Archivo Histórico Nacional para el período 1597 - 1605 (90 pages) ; Ensuite il écrit le siège de sa ville natale en 1900, El sitio de Cúcuta, publié par l'Instituto de Cultura y Bellas Artes de Cúcuta (50 pages).

Ensuite, à l'université de la Sorbonne à Paris, il est nommé par Monsieur le Professeur Jacques Lafaye comme son maître assistant pendant qu'il fait sa thèse de doctorat en Histoire [3] mais Zamor abandonne ses études en 1976 pour se consacrer à la peinture.

Écrits[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée de l'internet, Zamor étudie l'informatique pour pouvoir mettre en ligne toute la collection de ses œuvres.
De 1998 a 2004 il conçoit et crée son site Web, www.zamor.com, et le met en ligne en 2004.
En 2011 conçoit et crée un autre site Web, www.zamor.fr, pour faire la publication en E-books de ses livres inédits écrits parallèlement à sa carrière de peintre:
Tout d'abord un essai philosophique et biographique écrit entre 1999 et 2002, Le Quêteur d'âmes, (640 pages):
Puis un essai philosophique sur et pour les êtres sensibles écrit entre 2010 et 2011: L'être Sensible ou Lettres sans cible aux êtres sensibles, (285 pages).
Ensuite un roman écrit en 2002 qui continue le sujet du "Quêteur d'âmes" mais sous une autre forme littéraire: A l'ombre des manguiers, (285 pages).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pontificia Universitas Javeriana, Licentiati in philosophia et litteris, Historia in specie, bogotá 12 décembre 1972
  2. Université de Paris-Sorbonne (Lettres et Civilisations), dossier Nº 220, 16 décembre 1975, Titulaire de la Maîtrise sans mention de spécialité avec les certificats d'études supérieures de maîtrise suivants: C2 "Littérature des nations hispano-américaines" - novembre 1975, et un mémoire sur le sujet suivant: "La violencia en Colombia a través de la literatura", avec mention très bien et félicitations du jury
  3. a et b Université de Paris-Sorbonne (Lettres et civilisations) Paris IV, Dossier Nº A 737, Inscription du sujet de thèse en vue du doctorat du troisième cycle "Recherche sur les présidents d'Audience en Nouvelle Grenade de 1565 à 1605", Rapporteur: Monsieur le Professeur LAFAYE, Paris, 17 juin 1977)
  4. Dauphiné Libéré, Grenoble, France, 1978
  5. Revue Rhône-Alpes, Grenoble 23 mars 1979
  6. Journal Dauphiné Libéré, Grenoble 19 mars 1979
  7. Journal Rhône-Alpes, 23 mars 1979
  8. Journal Le Provençal, Orange, 1979
  9. Journal Le Provençal, Orange, 1979
  10. 91e Salon des indépendants, Catalogue, Paris, Grand Palais mars 1980 [1]
  11. Presse sur Zamor au Venezuela
  12. Presse Nationale colombienne
  13. Presse exposition Théâtre de Grenoble
  14. Revue "Connaissances des Hommes", Par Philippe Renard, Paris, janvier 1985 [2]
  15. Revue littéraire ΠΟΔΙΟΡΚΙΑ, Athènes, Grèce, 1985
  16. Revue l'Œil, Paris, 30 janv. fév. 1988 [3],
  17. Journal « Le Figaro », Paris, 30 déc. 1986
  18. Hebdomadaire "Le Point", Paris, 5 janvier 1987
  19. Le Dessin dans l'art contemporain, Gérard Xuriguera, Paris, Éditions Mayer, 1987 [4]
  20. Catalogue de Ventes aux enchères Salle Drouot, Paris, 1988
  21. « Lecturas Dominicales del Tiempo », 27 sept. 1992
  22. Journal "El Nuevo Siglo", Bogotá, Colombie, 24 sept. 1992
  23. Journal "El Heraldo", Barranquilla, Colombie, déc. 1992 Barranquilla
  24. Presse sur Zamor à Porto Rico en 1997
  25. Presse sur Zamor à Porto Rico en 2000 2000
  26. Olivier de Serres- Journal “Le Provençal”, Avignon, France, sept. 1979
  27. J.J. Villamizar Molina, “Diario Católico” ,San Cristóbal, Venezuela, sept. 1980 [5]
  28. « Le Dauphiné Libéré », Grenoble, France, janv. 1985
  29. Philippe Renard, Revue « Connaissance des hommes », Paris, France, Janv. Fév. 1985 [6]
  30. « Les Affiches », Grenoble, France, janv. 1985
  31. Jean-Louis Ferrier, Hebdomadaire « Le Point », Paris, France, janv. 1987 [7]
  32. Journal « Le Figaro », Paris, France, 30 déc. 1986
  33. « Le dessin, le pastel, l’aquarelle Dans l’Art contemporain » par Gérard Xuriguera, Paris, France. déc. 1987 [8]
  34. Journal « El nuevo siglo », Bogota, Colombie, sept. 1992
  35. Sylvie Perrard, Journal « Le Dauphiné Libéré » Grenoble, France, 28 déc. 1998 [9]
  36. Lucy Rodrìguez-Bacardi, “Vanidades”, Miami, USA, Juin 2000
  37. Donation du Christ Noir à la Collection Betancur du Palais Présidentiel de Colombie [10]
  38. Lettre Ouverte au Président de la Colombie pour réclamer le "Christ Noir" [11]
  39. Biographie et publications de l'historien Espagnol, Docteur Manuel Lucena Salmoral [12]