Zaleucus

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Zaleucus, d'après Promptuarii Iconum Insigniorum de Guillaume Rouillé

Zaleucus (ou Zaleucos, Ζάλευκος) est un philosophe et législateur grec des Locriens (peuple d'Italie), vivant au VIIe siècle av. J.-C.. Son existence est mise en doute par les historiens.

Il aurait vécu à Locres épizéphyrienne dans la première moitié du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Il est vraisemblablement un riche éleveur, même si une vieille légende persiste à faire de lui un esclave.

Il a passé à tort pour avoir été disciple de Pythagore, qui vécut un siècle plus tard.

Les Locriens-Épizéphyriens le vénéraient à l'époque de Cicéron pour un code de lois qu'ils lui attribuaient. Le préambule du code de Zaleucus a été conservé en substance par Diodore de Sicile et textuellement par Jean de Stobée.

Zaleucos aurait été le premier à donner comme norme une loi écrite, et le premier à fixer, dans le texte de la loi, la peine encourue, précédemment laissée à la discrétion du juge[1],[2].

Une de ses lois prononçait que l'adultère aurait les yeux crevés : son fils ayant été convaincu de ce crime, Zaleucus voulut lui appliquer la loi ; le peuple ayant demandé sa grâce, Zaleucus se contenta, dit-on, de lui faire crever un œil, mais il s'en fit crever un à lui-même. Une autre loi interdisait de se rendre au sénat armé. Il s'y rendit un jour avec une arme par nécessité, arme qu'il utilisa pour un sacrifice afin que la loi ne fût pas bafouée en en faisant un usage acceptable.

Accordant une extrême importance à la conservation des lois une fois établies, il ordonna que « quiconque voudrait y changer quelque chose serait obligé, en proposant sa nouvelle loi, d'avoir la corde au cou, afin d'être étranglé sur le champ, au cas qu'elle valût moins que l'autre. » François-Xavier de Feller commente qu'« il serait à souhaiter que dans un temps où les esprits oisifs et tracassiers ébranlent la législation de tous les peuples, par des réformes et des innovations qui n'annoncent que confusion et désordre, de si vieilles et si sages ordonnances fussent remises dans toutes leur vigueur. On sait que les Lacédémoniens étendaient l'horreur de ces changements jusque sur les règles de musique. »

Source[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Savoirs de l'écriture: en Grèce ancienne sur Google Livres », dans Cahiers de Philologie, vol. 14 p. 16 (ISSN 2859393226 et 9782859393229)
  2. (de) Max Mühl: « Die Gesetze des Zaleukos und Charondas » dans Klio. vol. 22, Leipzig, 1929, p. 105–124 et 432–463