Zénaïde Fleuriot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fleuriot.

Zénaïde Fleuriot

Description de l'image  Zénaïde Fleuriot.jpg.
Nom de naissance Zénaïde-Marie-Anne Fleuriot
Autres noms Anna Edianez
Anna Edianez de Saint-B.
Anna Edianez de L.
Activités Écrivain
Naissance
Drapeau de la France Saint-Brieuc, France
Décès (à 61 ans)
Drapeau de la France Paris, France
Langue d'écriture français
Genres Romans pour jeunes filles
Distinctions Prix de l'Académie française (1873)

Œuvres principales

  • Aigles et Colombes (1973)

Zénaïde-Marie-Anne Fleuriot (Saint-Brieuc, - Paris, ), est un écrivain français qui connut à son époque un très grand succès. Elle écrivit 83 romans destinés aux jeunes filles, dont une part importante a été publiée dès 1884 chez Hachette dans la Bibliothèque rose et la Bibliothèque bleue.

Elle publia ses écrits sous le pseudonyme d'Anna Edianez, Edianez étant l’anagramme de Zénaïde et Anna un dérivé d’un de ses prénoms, Anne. On trouve également sa signature sous les formes suivantes : Anna Edianez de Saint-B. et Anna Edianez de L.[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

La tombe de Zénaïde Fleuriot, Locmariaquer

Zénaïde Fleuriot est née en Bretagne dans une famille chrétienne fidèle aux Bourbons. Ses parents eurent seize enfants dont cinq seulement survécurent. Son père, Jean-Marie, très tôt orphelin de mère, fut élevé par un oncle prêtre, qui fut fusillé à Brest en 1794 pour refus de serment à la Convention. À 14 ans, il s'engagea dans l'armée et combattit à Austerlitz en 1802. Réformé en 1806, il entama des études de droit et devint avoué à Saint-Brieuc. Il perdit sa fortune et sa position en dénonçant la monarchie de Juillet issue des Trois Glorieuses. Zenaïde Fleuriot fut fortement influencée par l'environnement familial d'alors. De 1849 à 1860, elle fut préceptrice des enfants de la famille Guillotou de Kerever, l'hiver à Saint-Brieuc, l'été au Château-Billy à Ploufragan.

Au printemps 1872, Zénaïde Fleuriot, venant rejoindre au bord de la mer sa belle-sœur et ses deux enfants, découvrit avec ravissement Locmariaquer. Elle se prit de tendresse pour ce petit port et s'y fit construire une vaste demeure en 1873, offrant une merveilleuse vue sur le Golfe du Morbihan et lui donna le nom de Kermoareb : « la maison de ma tante ». C'est là qu'elle écrivit notamment Petit chef de famille.

Lorsqu'elle mourut à Paris, son cercueil fut transporté en train depuis la gare de Paris-Montparnasse et fut ramené en terre bretonne au cimetière de Locmariaquer. Le cercueil fut porté par huit marins du village.

La carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Elle publia d'abord quelques essais sous le nom d'Anna Edianez, puis rapidement ses premiers romans sous le nom de Zénaïde Fleuriot. À partir de 1860, elle fréquenta les maisons d'édition.

Après ces premières publications, elle collabora avec le Journal des demoiselles, la Mode illustrée, Le Journal de la jeunesse et à la Bibliothèque rose. Son roman Aigles et colombes fut récompensé par l'Académie française avec un prix de 1500 F.

L'influence des valeurs familiales lui donna en permanence le souci de ne pas blesser la foi chrétienne et les bonnes mœurs. Elle rencontrait de ce fait un grand succès auprès de la bourgeoisie catholique. Ses romans sont traduits en allemand par Hoffmann en Autriche.

Frappée par une suite de deuils et profondément chrétienne, elle songea en 1867 à se faire religieuse cloîtrée. À Rome, elle rencontra la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein, écrivain catholique qui devint sa conseillère. Elle poursuivit néanmoins son œuvre littéraire. De 1874 à 1879, elle dirigea le journal: La Semaine des familles. En plus de tout cela, elle organisa puis dirigea à partir de 1871 une école professionnelle tournée vers la formation de la jeunesse ouvrière.

Postérité[modifier | modifier le code]

En hommage à l'écrivain, des rues ont été baptisées au nom de Zénaïde Fleuriot, dont une à Locmariaquer, Saint-Brieuc et Rennes. La médiathèque municipale de Locmariaquer porte également son nom (Cette médiathèque a été officiellement inaugurée le samedi 19 juin 2010, sous la conduite d'un cortège de personnalités prestigieuses, dont Irène Frain en tant qu’invitée d’honneur).

Romans[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive.

  • 1857 : La Fontaine du moine rouge (nouvelle qui remporta le prix du concours organisé par la revue littéraire lyonnaise La France littéraire).
  • 1859 : Souvenirs d'une douairière (c'est son premier succès populaire. On se dispute alors ses feuilletons à la Semaine des familles, au Journal des Demoiselles et à la Mode illustrée).
  • 1860 : Marquise et Pêcheur.
  • 1861 : Ève.
  • 1861 : La Vie en famille.
  • 1861 : Une famille bretonne.
  • 1862 : La Fille du serrurier
  • 1862 : Sans beauté.
  • 1863 : Histoire pour tous
  • 1863 : Un cœur de mère.
  • 1863 : Réséda.
  • 1864 : Au hasard (recueil de nouvelles).
  • 1864 : Yvonne de Coatmorvan.
  • 1865 : Les Prévalonnais.
  • 1866 : Le Chemin et le but.
  • 1866 : Une saison au bord de la mer (suite du Chemin et le but).
  • 1866 : Sans nom.
  • 1866 : La Clef d'or.
  • 1866 : La Glorieuse.
  • 1867 : L'Oncle trésor.
  • 1867 : Une année de la vie d'une femme.
  • 1867 : Une chaîne invisible.
  • 1868 : Petite belle.
  • 1868 : Alix (en deux volumes).
  • 1868 : Histoire intime.
  • 1869 : Deux bijoux.
  • 1869 : Mon sillon.
  • 1870 : À l'aventure.
  • 1870 : Ce pauvre vieux.
  • 1870 : Notre passé.
  • 1871 : Entre absents.
  • 1871 : Une parisienne sous la foudre.
  • 1871 : Siège de Paris.
  • 1872 : Mes héritages.
  • 1872 : Marga (le second tome de Ce pauvre vieux).
  • 1872 : Les Mauvais Jours : note d'un bourru sur le siège de Paris.
  • 1872 : Notre capitale Rome.
  • 1873 : Aller et retour Paris-Paray-le-Monial.
  • 1873 : Aigles et Colombes (recevra un prix de l'Académie française).
  • 1873 : Les Pieds d'argile (en deux volumes).
  • 1873 : Théâtre chez soi.
  • 1873 : Le Petit Chef de famille.
  • 1874 : En congé.
  • 1874 : Armelle Trahec.
  • 1874 : Plus Tard ou le jeune chef de famille (le second tome de Petit Chef de famille).
  • 1874 : Bigarette.
  • 1875 : Monsieur Nostradamus.
  • 1876 : La Petite Duchesse.
  • 1877 : Un fruit sec.
  • 1877 : Un enfant gâté.
  • 1877 : Miss idéal.
  • 1878 : Les Aventures d'un rural (en deux volumes).
  • 1878 : Raoul Daubry (le troisième tome de Petit chef).
  • 1878 : Grand cœur.
  • 1880 : Bonasse.
  • 1880 : La Rustaude.
  • 1880 : Mandarine.
  • 1880 : Tranquille.
  • 1880 : Tourbillon.
  • 1881 : Tombée du nid (le deuxième tome de Mandarine).
  • 1881 : Alberte (le deuxième tome de Petite Duchesse).
  • 1881 : Charybde et Scylla.
  • 1881 : Cadette.
  • 1882 : Bouche en cœur.
  • 1882 : Gildas l'intraitable.
  • 1882 : Faraude.
  • 1882 : Cadok.
  • 1883 : Caline.
  • 1883 : L'Héritier de Kerguignon (le deuxième tome de Cadok).
  • 1883 : Sous le joug (le deuxième tome de Gildas l'intraitable).
  • 1884 : Désertion.
  • 1885 : Caline[2],[3]
  • 1885 : Ces bons Rosaëc (le deuxième tome de Désertion).
  • 1885 : Feu et flamme.
  • 1887 : Le Clan des têtes chaudes.
  • 1887 : Au Galadoc (le deuxième tome du Clan des têtes chaudes).
  • 1887 : Le Cœur et la tête (le deuxième de Tranquille et Tourbillon).
  • 1888 : De trop.
  • 1888 : L'Exilée du Val Argand (le deuxième tome de Le Cœur et la tête).
  • 1888 : Parisiens et Montagnards.
  • 1889 : Les Premières pages.
  • 1889 : Cœur muet.
  • 1889 : Loyauté.
  • 1890 : Bengale (le deuxième tome de Galadoc).
Publications posthumes 
  • 1891 : Rayon de soleil.
  • 1892 : Papillonne.
  • 1897 : Mon dernier livre.

Note : à la liste de ses romans, il faut ajouter Grancœur publié en 1933 par la librairie Hachette.

Citations[modifier | modifier le code]

Madame Parpalaid, à Knock : « Sur le parcours, le paysage est délicieux. Zénaïde Fleuriot l'a décrit dans un de ses plus beaux romans, dont j'ai oublié le titre. »

(Knock, Acte I, scène 1).

« Je mourrai avec la passion de la mer ; elle me produit l'effet d'une zone intermédiaire entre la terre et le ciel. »

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Locmariaquer : Plaquette d'information publiée par l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Michel de Locmariaquer (1995) (pages 23 –24)
site Internet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Loup Avril, Mille Bretons, dictionnaire biographique, Les Portes du large, Saint-Jacques-de-la-Lande, 2002, (ISBN 2-914612-10-9).
  • Emmanuel Salmon-Legagneur, Les noms qui ont fait l’Histoire de Bretagne, Coop Breizh/Institut Culturel de Bretagne, 1997, (ISBN 2-84346-032-8) et (ISBN 2-86822-071-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Source BnF
  2. Notice n° : FRBNF30441719 de la Bibliothèque nationale de France.
  3. Ce titre sera rebaptisé Caline, jeune fille pour l'édition de 1950 chez Hachette. Illustrations de A. Pécoud.