Yvré-le-Pôlin

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Yvré-le-Pôlin
Image illustrative de l'article Yvré-le-Pôlin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Pontvallain
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Pontvallain
Maire
Mandat
Christian Lelarge
2014-2020
Code postal 72330
Code commune 72385
Démographie
Gentilé Paulinais
Population
municipale
1 844 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 12″ N 0° 09′ 14″ E / 47.82, 0.153888888889 ()47° 49′ 12″ Nord 0° 09′ 14″ Est / 47.82, 0.153888888889 ()  
Altitude Min. 41 m – Max. 112 m
Superficie 21,84 km2
Localisation

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Liens
Site web www.yvrelepolin.fr

Yvré-le-Pôlin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région des Pays de la Loire, peuplée de 1 844 habitants[Note 1] (les Paulinais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée du Loir, les ruisseaux le Casseau et le Fessard y prennent leurs sources. Le point culminant d'Yvré-le-Pôlin est à 112 m d'altitude et se situe au lieu-dit la Bruyère.

Traversé par la route départementale no 32 (D32), Yvré-le-Pôlin est accessible depuis Le Mans (24 km) par la D323 (anciennement N23) direction Angers, puis la D32 direction Écommoy (10 km).

Yvré-le-Pôlin est situé sur une petite colline. L'altitude du village est entre 95,07 m et 93,26 m, rue du 11-Novembre (rue principale), de 84,85 m, Avenue des Grillons et l'église est à 89,59 m[1]. La commune s'étend sur une superficie de 2 103 hectares. Son sol est soit argilo-calcaire, soit argilo-sableux ou crayeux. Il permet la culture de céréales, pommes et de vignes ; ces dernières ont cependant pratiquement disparues.

La commune est arrosée de trois ruisseaux :

Le village fut desservi par le train à vapeur des Tramways de la Sarthe et plus particulièrement par la ligne Le Mans - Mayet du second réseau. La construction de ce second réseau a débuté en 1893, les trois lignes furent ouvertes entre 1895 et 1898, pour finalement disparaître totalement en 1947. D'une distance de 48,7 km, la ligne Le Mans - Mayet était un véritable tortillard où l'on comptait six stations en 25 km, sans tenir compte des arrêts facultatifs[2].

Il ne reste plus aujourd'hui que la gare au lieu-dit éponyme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Yvré-le-Pôlin
Parigné-le-Pôlin Guécélard, Moncé-en-Belin Saint-Gervais-en-Belin
Cérans-Foulletourte Yvré-le-Pôlin Saint-Ouen-en-Belin
Oizé Requeil Château-l'Hermitage

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom d'Yvré vient d'un mot celtique dont le type primitif est EBORIACUS suivi de EBRIACUS, EVRIACUS, EVREIUM en 1223, IVRE en 1660. En 1140, l'évêque Hugues de Saint-Calais fait mention de la paroisse de Ebriacum sev Ivriacum Paulini vel Polini. Ce Polini était une variante du grec Polos qui signifie Poulain.

Yvré, de même que Parigné, est appelé « le Pôlin » du nom de ses premiers seigneurs. Polin et Sevin (Poolinus et Servinus filius Poolini) figurent comme témoins dans une charte de 1106. Yvré-le-Pôlin était au XIIe siècle et resta longtemps un lieu où l'on élevait des chevaux. Yvré-l'Évêque était quant à lui mentionné en 802 sous le vocable EVIRIACO qui deviendra EBRIACO pour Yvré-le-Pôlin en 1140.

Yvré-le-Pôlin forme, avec Parigné-le-Pôlin, commune limitrophe, un petit pays appelé Paulinais, situé au centre d'un rectangle formé par Écommoy, Pontvallain, Malicorne-sur-Sarthe et La Suze-sur-Sarthe.

L'historique d'Yvré-le-Pôlin est étroitement liée avec la baronnie de la Bataillière, avec le prieuré de Château en l'Hermitage, avec les fiefs de Fessard (ou Fessart), de la Gravelle, de la Touche, de la Rondellière, de la Martinière et de Pezé le Grand.

La désignation des rues de la cité pavillonnaire de l’Évêché, au nord-ouest du bourg, montre l'attachement d'Yvré-le-Pôlin à son histoire en évoquant les personnages historiques suivant :

  • Voisin-Boyer, premier mariage républicain de la commune, le 13 avril 1790 ;
  • Michel Roullier, premier maire de la commune de 1792 à 1793 ;
  • Simon Chouteau, premier maître d'école de la commune, le 29 mai 1795 ;
  • Joseph Papigny, premier conseiller général du canton, élu le 15 novembre 1833.

Période antique[modifier | modifier le code]

On connait peu de choses concernant le passé historique d'Yvré-le-Pôlin, cependant, il est possible de retrouver certains témoignages et certains documents historiques.

Au niveau des documents historiques, d'après Julien Rémy Pesche, une très belle céraunie en silex de 85 cm de longueur sur 20 cm de largeur à la base, trouvée en 1833 dans les vignes du lieu-dit le Ribert, à l'est du bourg, était conservée au musée archéologique du Mans[3].

En 1897, Monsieur Roquet, instituteur à Saint-Gervais-en-Belin a trouvé une hache polie dans les murs de clôture de la ferme dite du Calvaire, sur le chemin du village[4].

De plus, en septembre 1905, un maillet considéré comme appartenant à l'ère préhistorique a été trouvé dans la haie d'une ferme, à l'entrée du bourg d'Yvré-le-Pôlin. Taillé dans une pierre dure, verdâtre, non polie, à grains assez fins, sorte de grès dont l'origine n'a pu être déterminée, a un poids de 485 gr, une longueur de 112 mm et une hauteur de 47 mm. Cedit maillet a été estimé comme peu commun et la préparation de sa perforation centrale a été estimée rare[5].

Aussi, des vestiges de voie romaine auraient été observés au lieu-dit la Chouanne, sur la limite est du village, le long de l'ancienne route du Mans au Lude, que sa transformation en chemin de grande communication (vraisemblablement la départementale D307) aura probablement fait disparaître[3]. Ces traces de voie romaine ont d'ailleurs aussi été retrouvées à Chateau-l'Hermitage, Luché-Pringé et Le Lude[6].

XVIIe et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

À partir du 15 janvier 1760 et avant la réorganisation départementale du 17 février 1800, Yvré-le-Pôlin faisait partie du canton de Saint-Jean-de-la-Motte avec les communes de Cérans-Foulletourte, La Fontaine-Saint-Martin, Oizé, Pringé et Mareil. Le canton de Pontvallain, quant à lui, regroupait alors les commune de Luché, Mansigné, Requeil et Château-l'Hermitage. La composition actuelle du canton de Pontvallain est donc la même depuis le 17 février 1800.

Le mardi 6 octobre 1711, aux alentours de 20 h, Monsieur Rouillard, vicaire, rapporte un tremblement de terre de deux secousses ressenti, aussi, à Neuvy-en-Champagne, Voivres-lès-le-Mans et Arçonnay.

Au cours du XVIIe siècle, des épidémies sévirent à plusieurs reprises sur la paroisse, faisant à chaque fois de nombreux morts. Celle de 1609, amenée par la disette, ne disparut que vers 1640. La rougeole, en 1642, et la dysenterie, en 1706 et 1769, furent aussi très mortelles.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Les habitants du Paulinais semblent avoir peu souffert de la tourmente révolutionnaire de 1789 mais ont toutefois laissé le souvenir d'affrontements entre Républicains et Chouans. Par ailleurs, bien que la grande majorité des habitants de la commune semblait se ranger derrière les Républicains, tout comme Cérans, certains témoignages attestent Yvré-le-Pôlin comme étant le refuge de tous les Chouans du canton et soulignent sa réputation de « noyau » de la Chouannerie avec Mézeray, Saint-Jean-du-Bois et Luché[7].

A contrario, certains documents attestent du rassemblement de Républicains, notamment à Pontvallain, où l'église, utilisée comme refuge, aura été brûlée par les Chouans.

En 1791, les réquisitions, ordonnées par l'État, pour l'approvisionnement de l'armée et des magasins de tout ce qui lui était nécessaire, s’abattirent sur la commune. Ces réquisitions qui pénalisaient principalement les habitants des campagnes, produisaient partout une irritation très violente et amplifiaient l'exaspération de la population. Le 28 mars (8 germinal), les Administrateurs du département créèrent un magasin d'avoine de 180 quintaux au chef-lieu du canton, qui était alors Saint-Jean-de-la-Motte. Ces 180 quintaux devaient alors servir « à la nourriture des chevaux de la nouvelle levée pris dans le canton » et la commune d'Yvré-le-Pôlin fut taxée de 30 quintaux (correspondant à environ 1 470 kg) (Saint-Jean-de-la-Motte fut taxé à fournir 40 quintaux, Cérans 30, Oizé 26, Mareil 25, La Fontaine-Saint-Martin 15 et Pringé 14)[8].

Aussi, en plus des réquisitions des grains, des chevaux et du bétail, les autres sujets de mécontentement furent l'obligation de livrer ses denrées, l'enrôlement plus ou moins forcé des fils des exploitations agricoles familiales et le montant de l'impôt qui finit par excéder celui exigé sous l'Ancien Régime[9]. Aussi, l'arrêt du commerce international, l'exil des grandes maisons nobles et la suppression des ordres religieux, dispensateurs d'aumônes, induiront un important chômage et donneront le coup de grâce à la fabrication des étamines, fleuron de l'industrie du département Sarthois[9].

D'ailleurs, bien que la fabrication des étamines soit une des spécialités Sarthoises du XVIIe et XVIIIe siècle, il n'existe que peu voire pas de traces de cette activité que ce soit à Yvré-le-Pôlin ou dans le canton de Saint-Jean-de-la-Motte (regroupant Cérans-Foulletourte, La Fontaine-Saint-Martin, Mareil, Oizé, Pringé, Saint-Jean-de-la-Motte et Yvré-le-Pôlin) ou encore dans l'actuel canton de Pontvallain (regroupant Cérans-Foulletourte, Château-l'Hermitage, La Fontaine-Saint-Martin, Mansigné, Oizé, Pontvallain, Requeil, Saint-Jean-de-la-Motte, Yvré-le-Pôlin)[10].

La commune d'Yvré-le-Pôlin a été fondée en 1792.

XIXe au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1804, Yvré-le-Pôlin comptait 1 335 habitants (337 feux) et le grenier à sel dépendait de la ville du Mans. Cette population augmenta jusqu'en 1831 — on comptait alors 1 602 habitants — puis chuta régulièrement. En 1954, seulement 866 habitants furent recensés. Aux alentours de 1900, il y avait environ 1 250 âmes, la commune comptait 36 commerçants et artisans (six épiceries, six cafés, trois couturières, deux boulangers, deux bouchers, deux volailleurs, deux menuisiers, deux forgerons, deux tonneliers, un repasseuse, un grainetier, un charron, un cordonnier, un sabotier, un mécanicien, un maçon, un bourrelier, un modiste) ainsi que cinquante fermes et bordages.

Au niveau, des témoignages retrouvés, le journal d'un soldat américain narre le passage de ce dernier à Yvré-le-Pôlin durant la Première Guerre mondiale (1918-1919)[11].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason d'Yvré-le-Pôlin.

Les armoiries de Yvré-le-Pôlin se blasonnent ainsi :
D'azur aux deux poulains d'argent affrontés soutenus d'une gerbe de blé d'or.

Les poulains d'argent sur fond d'azur, évoquent les origines et les richesses de la localité telles qu'elles sont connues depuis le XIIe siècle.
La gerbe d'or, quant à elle, évoque la vocation rurale du village.

La composition des armoieries d'Yvré-le-Pôlin est due à Gabriel Emmonet et le dessin a été exécutée par Le Bled.
Ces armoieries ont été adoptées par le Conseil Municipal d'Yvré-le-Pôlin en sa séance de délibération du 12 mai 1977 et dûment homologuées à la Préfecture de la Sarthe et aux Archives Nationales de Paris.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Michel Roullier    
1793 1807 Bernard Clottereau    
1807 1808 Pierre Dronne    
1808 1828 François Dubois    
1828 1858 François Degoulet    
1858 1871 Edmond Pellier    
1871 1874 Napoléon Sarcé    
1874 1878 Henri Lavollée    
1878 1904 Napoléon Sarcé    
1904 1910 Hyppolite Sarcé    
1910 1912 Alfred Sarcé    
1912 1925 Joseph Couillard    
1925 1945 Pierre Chapin    
1945 1956 Auguste Chero    
1956 1971 Michel Devault   Instituteur
1971 1995 Henri Blanchard    
1995 mars 2014 Jean-Louis Brou   Professeur
mars 2014 en cours Christian Lelarge[12] Sans étiquette Agent de maitrise

Population et société[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 844 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

En 2008, la population est de 1 896 habitants, pour 801 habitations et est principalement jeune (23 % de 0 à 14 ans et 23 % de 30 à 44 ans).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 265 1 289 1 340 1 510 1 602 1 557 1 523 1 545 1 558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 470 1 428 1 408 1 372 1 286 1 253 1 281 1 248 1 269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 250 1 229 1 220 1 080 1 054 1 004 942 908 866
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
864 942 1 386 1 740 1 619 1 665 1 845 1 896 1 844
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie d'Yvré-le-Pôlin repose essentiellement sur le travail des artisans locaux. Parmi ces derniers, la boulangerie Aux P'tits Mitrons polinais avec comme spécialité la Polinette. Cette baguette, issue d'une recette secrète, est façonnée à la main.

Yvré-le-Pôlin fait partie des 5 000 communes rurales de moins de 2 000 habitants à avoir bénéficié d'une subvention de 10 000 € dans le cadre de l'École numérique rurale (ENR) du plan de relance français de 2009. Cette subvention a permis d'offrir une connexion Internet aux classes de primaires ainsi qu'à la Maison de l'enfance et de la jeunesse créée en 2006, équipée d'une salle informatique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin

L'église Saint Martin[modifier | modifier le code]

L'église, qui date de la fin du XIVe siècle, est de style gothique, voûtée, en bois, à clocher en flèche, et est dédiée à saint Martin. Certaines parties, en revanche, sont beaucoup plus anciennes telle que la nef bas-côté sud et la tour du clocher qui sont du XIIe siècle et le chœur sur du XIIIe siècle. Nef qui est précédée d'une tour clocher et de deux bas-côtés. Le chœur, quant à lui, est flanqué de deux chapelles de la fin du XVIIIe siècle. Le bas-côté nord date du milieu du XIXe siècle, période à laquelle l'église a subi d'importantes restaurations.

La grosse cloche de l'église fut baptisée le 27 août 1730 sous le nom de Marie, Jeanne, Christophe. Ce baptême fut réalisé par le curée Jacques Henri Maulny avec Christophe de Corbin de Varennes comme parrain et Marie Jeanne Philippe de Guitton d’Yvré comme marraine.
La petite cloche fut baptisée la première fois le 17 septembre 1716 sous le nom de Charles, Louis, François. Elle est bénite à nouveau sous le nom de Michelle, Charlotte, Martin le 6 mai 1717, avec comme parrain Michel Léonor de La Rivière et comme marraine, Françoise Charlotte de Tragin, veuve de François de Guitton.
En 1807, elle est une nouvelle fois bénie par le curé Simon Gaudin, elle se nomme alors Martine. Après restauration, avec la participation de Mme Lebled et de la commune, elle fut une nouvelle fois bénie par l'abbé François Bailly, le 8 juin 1995.

La dernière restauration de l'église date de 1986-1987. La rosace, construite en roussard, grès ferrugineux typique de la région, est classée aux monuments historiques.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Touche. Elle était dotée de la métairie de la Touche et des lieux de la Guillotière et de la Petite Martinière. Dans la première moitié du XIVe siècle, Catherine des Essarts donna ces biens au prieuré du château. En 1791, Jacques Fournier, de Cérans, acheta comme bien national la métairie de la Touche. La Guillotière fut achetée par Julien Cosnard et la Petite Martinière par Julien Guimier, tous deux d'Yvré. Elle est devenue une très grande ferme dont les bâtiments n'ont pas été restaurés.
  • La chapelle Saint-Michel de la Rondelière. Elle fut acquise en 1791 comme bien national par Pierre Jamin, de Requeil.
  • La chapelle de Fessard (prieuré Sainte Anne). Elle fut détruite pendant la Révolution et transformée en moulin à fécule, alimenté par le Fessard.
  • La chapelle Saint-Michel du Grand Pezé. Elle avait titre de châtellerie et appartenait à l'abbaye de la Couture du Mans. La peste infestait la ville, les religieux y amenèrent les malades. En 1484, elle fut transformée en léproserie ; des salles gardent encore des traces de cette époque.
  • La Cour seigneuriale. Avec sa ferme attenante, elle était situé près de l'église. Elle fut habitée par Maître Corbin, qui s'est rendu célèbre par la fabrication de fausse monnaie, puis Marin Rottier de Madrelle qui l'acheta en 1754. D'abord transformée en usine à papier, elle devint vers 1900 une usine électrique qui alimentait le village.
  • Le château de Jupilles. Il appartenait au XVe siècle à Maître Jehan de Beaumont.
  • Le château de la Noirie. Situé au milieu de la lande du Bourray, il appartenait au XIXe siècle à Pion de La Noirie. Situé au cœur d'un domaine forestier de 170 ha, la maison de maître et une partie des communs ont été construites entre 1820 et 1824 sur des terrains, vendus en 1794 comme bien national, faisant partie de l'apanage du frère du Roi, (plus tard le roi Louis XVIII). La tour a été ajoutée en 1937 ainsi que le reste des communs.
  • Le château de la Bruyère. Lieu de naissance d'Abel Pavet de Courteilles, professeur de langues orientales et de Jean-Marie Pavet de Courteilles, colonel d'infanterie tombé à Gravelotte.

Lieux[modifier | modifier le code]

  • La Bataillière. Lieu de bataille relatif au combat de la Bataillère, de 1795, entre les Républicains et les Chouans, confirmé par Julien Rémy Pesche[3] ainsi que par la proximité des lieux-dits la République et la Chouanne respectivement à 2 km à l'ouest et à 1,5 km au nord-est du lieu-dit la Bataillière. De plus, comme l'explicite Julien Rémy Pesche, le territoire d'Yvré-le-Polin a été plusieurs fois, dans les dernières années du XVIIe siècle, le théâtre d'hostilité entre les Républicains et les Chouans, auxquelles les habitants n'ont pas pris part[3].
Cette terre, à laquelle les derniers possesseurs donnèrent le nom de baronnie, était possédée, en 1407, par Macé Mernoys, écuyer, et relevait de la baronnie de Château-du-Loir. Elle fut, par la suite, en 1756, annexée par Marin Rottier de Madrelle, chanoine de l'église du Mans. Au niveau de ce lieu-dit, se situe l'un des point culminants de la commune (107m) ainsi qu'une borne géodésique.
  • Le Grand Pezé. Châtellenie habitée en 1527 par Mgr Fumée, évêque de Beauvais, descendant de l'illustre chancelier de Louis XI.
  • Le Ribert. Dans ses vignes, furent trouvées au XIXe siècle deux haches en silex et une très belle céramique exposée au Musée d'archéologie et d'histoire du Maine.
  • Le Bourray. La lande du Bourray qui couvrait une grande partie d'Yvré-le-Pôlin s'étendait aussi sur sept autres communes. Elle se divisait en grand et petit Bourray, séparés par le ruisseau des Filières. Au début du XIIIe siècle, la Reine Blanche (soit Blanche de Castille, mère de Saint Louis, régente du royaume de 1226 à 1236 et 1248 à 1252, soit la Reine Bérengère, veuve de Richard Cœur de Lion) accorda aux riverains du Bourray droits d'usage et de passage dans cette lande du domaine royal, à la condition de faire tous les dimanches une prière pour le repos de son âme. Cette commémoration se pratiquait encore en 1790. Le Bourray fut vendu par l'État en 1807. Au début du XIXe siècle, cette forêt était infestée de loups. De nombreuses personnes et enfants furent dévorés ; on n'osait plus exposer les enfants à la garde des troupeaux ni sortir de chez soi sans armes à feu, piques ou brocs.
  • Le Presbytère. La cure était située au sud du village, dans un îlot formé par un des ruisseaux : le Casseau. Le presbytère se situait au lieu-dit la Cure, au niveau de l'ancienne caserne de pompier, modifiée en espace communal et centre de tri.

Religion[modifier | modifier le code]

Au fil des années passées, Yvré-le-Pôlin a notamment été rythmée par une vie religieuse qui permet actuellement de bénéficier de documents et de témoignages historiques.

Plusieurs curés se sont succédé au sein de la commune.

  • Georges Froger, docteur en théologie, 1616
  • René Durand, 1633
  • Charles Lepaintre, 1719
  • Urbain Richardeau, chanoine, grand chapelain de l’église royale et collégiale de Saint-Pierre du Mans
  • Jacques Henry Maulny, 1743
  • Jean Charles Clément, bachelier de la Sorbonne, 1747
  • Alexandre de Cattay, bachelier de la Sorbonne, doyen rural d’Oizé, 1792
  • Simon Gaudin (né à Bazouges-sur-le-Loir en 1754 ; mort curé d'Yvré-le-Pôlin en 1842)
  • Robert Badereau
  • Michel Dubois
  • François Bailly
  • Germain Leguen
  • Renaud Laby
  • Benoît Pierre

Actuellement, la paroisse de Cérans-Foulletourte regroupe les communes de Cérans-Foulletourte, Oizé, La Fontaine-Saint-Martin et Yvré-le-Pôlin.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Le Pôle Santé Sud est le centre hospitalier le plus proche se situant sur la commune du Mans à 23 km, accessible en moins de 30 minutes. Une pharmacie ainsi qu'un masseur kinésithérapeute sont également présents.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles sont présentes sur la commune d'Yvré-le-Pôlin :

  • L'école maternelle Au fil du Casseau accueille 90 enfants à la rentrée 2012, répartis dans quatre classes et emploie une équipe éducative de cinq enseignants et de quatre employés municipaux.
  • L’école primaire Marie-Louise Gendron-Aîné accueille à la rentré 2012 138 élèves pour cinq instituteurs[15].

La commune propose également un restaurant scolaire, une maison des jeunes et de l'enfance ainsi que des assistantes maternelles.

Associations[modifier | modifier le code]

Une vingtaine d'associations regroupant plus de 600 adhérents (soit un tiers des habitants) proposent leurs services.

La Rue minante (association de développement et de promotion de la culture en milieu rural) organise régulièrement le festival des Yvrékéennes du Rock'Fort dans différents villages du canton de Pontvallain. L'art de rue remplit alors les rues du village durant toute la journée et deux chapiteaux hébergent les différents concerts et spectacles pendant toute la nuit.

Le festival des Yvrékéennes du Rock'Fort a été organisé en 2003 à Yvré-le-Pôlin, en 2004 à Cérans-Foulletourte, en 2005 à Pontvallain, en 2006 à Yvré-le-Pôlin, en 2008 à Pontvallain, en 2009 à Cérans-Foulletourte, accueillant artistes de cirque, de rue et groupes de musique locaux et nationaux.

L'Armap, Association pour le maintien de l’agriculture paysanne à Yvré-le-Pôlin constituée d'une trentaine de familles soutenant l'agriculture biologique locale. Cette association distribue des paniers de légumes frais biologiques.

Yvré Céran Basket, créé en 1973 à l'initiative de l'Amicale laïque sportive de Cérans-Foulletourte. L'association sportive regroupe des équipes de basketball issues des villages du canton de Pontvallain.

L'Union sportive d'Yvré-le-Pôlin, le club de football de la commune.

L'Amicale loisirs et culture d'Yvré-le-Pôlin accueille enfants et adultes pour des séances de gymnastique.

Bernard Perrigne, d'Yvré-le-Pôlin est le président fondateur du Comité de commissaires automobiles (CCA). Ce comité a vu le jour en 1991 et a pour but de recruter et de former des commissaires de piste pour les courses automobiles, tel que les 24 heures du Mans.

Label[modifier | modifier le code]

La commune possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris depuis 2004[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Yvré-le-Pôlin est jumelée, tout comme les neuf communes du canton de Pontvallain, avec la ville de Visbek, en Allemagne, depuis 1988.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[17].
  1. Repères de nivellement géodésique IGN
  2. Gérard Oudart, Maurice Ginestière, La Sarthe autrefois, Horvath,‎ 1993, p. 28
  3. a, b, c et d Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, t. 6 : Communes de Sar à Yvr, Le Mans, Bondu,‎ 1842 (lire en ligne), p. 639-640
  4. Séance du 23 mai 1907, Bulletin de la Société préhistorique française, t. 4,‎ 1907, p. 255
  5. M.J. Bossavy, Maillet d'Yvré-le-Pôlin, Bulletin de la Société préhistorique française, t. 3,‎ 1906, p. 25-36
  6. Société d'Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, Bulletin de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts du Mans, t. 4, Le Mans,‎ 1843, p. 92
  7. Henri Roquet, Revue historique et archéologique du Maine, t. 30, seconde semestre, Le Mans,‎ 1891, p. 346-347
  8. Henri Roquet, Revue historique et archéologique du Maine, t. 30, seconde semestre, Le Mans,‎ 1891, p. 341
  9. a et b Histoire de la chouannerie Sarthoise. Consulté le 9 novembre 2011.
  10. L'activité textile en Sarthe aux 17ème et 18ème siècles. Consulté le 12 novembre 2011.
  11. Hugh C. Hulse, Mémoires de guerre d'un soldat américain (1918-1919) : le bon endroit, L'Harmattan,‎ 2007
  12. http://www.lemans.maville.com/actu/actudet_-sarthe.-les-nouveaux-maires-et-adjoints-elus-ce-week-end_fil-2523312_actu.Htm
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  15. Ouest-France du 13 sept 2012, Deux nouveaux enseignants à l'école primaire - Yvré-le-Pôlin
  16. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 8 décembre 2012)
  17. Site de l'IGN.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, Le Mans, Bondu, 1842
  • Gérard Oudart, Maurice Ginestière, La Sarthe autrefois, Editions Horvath, 1993

Liens externes[modifier | modifier le code]

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