Yvorne

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Yvorne
Blason de Yvorne
Héraldique
Yvorne et son vignoble
Yvorne et son vignoble
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Aigle
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Versvey, Vers-Morey, Vers-Monthey, Yvorne
Communes limitrophes :
Roche (VD), Corbeyrier, Leysin, Aigle, Vouvry (VS), Chessel
Syndic Philippe Gex
Code postal 1853
N° OFS 5415
Démographie
Gentilé Les Vuargnérans
Population 1 036 hab. (31 décembre 2013)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 59″ N 6° 58′ 01″ E / 46.3330555556, 6.9669444444446° 19′ 59″ Nord 6° 58′ 01″ Est / 46.3330555556, 6.96694444444  
Altitude 454 m
Superficie 1 220 ha = 12,2 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Yvorne
Liens
Site web www.yvorne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Yvorne est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 4 mars 1584, un éboulement détruit le village.

Actualité politique[modifier | modifier le code]

La commune d'Yvorne a mené en 2010 un projet de fusion[3] avec les communes voisines de Leysin et d'Aigle. Le projet, bien qu'accepté par les habitants d'Yvorne et de Leysin, a été refusé par les Aiglons pour 43 voix en votation populaire le 26 septembre 2010[4] :

Commune Oui Non Abstentions
Aigle 1168 (49 %) 1211 (51 %) 42
Leysin 455 (53 %) 403 (47 %) 13
Yvorne 252 (52 %) 232 (48 %) 8

La nouvelle commune d'Aigle aurait rassemblé les 13 100 habitants des trois communes initiales[5], sur un territoire de 47,09 km2. La municipalité aurait été portée à 9 membres et le conseil communal à 100 conseillers. Des arrondissements électoraux auraient alors été mis en place pour garantir la représentation des minorités au sein des conseils.

Monuments[modifier | modifier le code]

Maison Blanche Le château de Maison Blanche

Temple réformé (1835-1838), par l'architecte Jean Gunthert[6].

Cure (1837) par l'architecte lausannois Henri Perregaux[7],[8].

Carrière de Truchefardel[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Truchefardel ou La Coche, en bordure de la route, une carrière de marbre jaspé (Malm coralligène) a été exploitée par des carriers anonymes dès le XVIIe siècle, puis par les marbriers Doret au XVIIIe siècle et XIXe siècle. En 1756, Vincent Doret y construit une scie à marbre. Ce matériau, qui se distingue par sa riche coloration alliant le gris, le rouge et le jaune avec des veines noires et blanches, a connu une gloire certaine, puisqu'il a été exporté dans un large rayon, notamment dans tout le Pays de Vaud, ainsi qu'à Berne, à Genève et à Lyon. Parmi les nombreuses utilisations de ce matériau, on peut citer les colonnes du portail de l'hôtel de ville de la Palud, à Lausanne (1674)[9]. De 1905 à 1921, cette carrière est exploitée par la Société des carrières d'Arvel, à qui elle appartient, et où celle-ci exploite principalement de la pierre de taille et de marbrerie sous l'appellation de «Rouge suisse» et «Gris suisse». Cette carrière a également fourni, en 1913-1914, les matériaux utilisés pour la construction du mur de tête suisse du tunnel du Mont-d'Or. La carrière est fermée en 1921[10].

Transports[modifier | modifier le code]

Depuis Yvorne, le col des Agites permet de rejoindre la vallée de l'Hongrin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Statistique annuelle de la population vaudoise au 31.12.2013 », sur Statistiques Vaud (consulté le 28 juillet 2014)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Site internet du projet de fusion http://www.projet-fusion.ch/
  4. Résultat de la votation sur le site de la commune d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2658/la-fusion-echoue-de-peu.html
  5. Communiqué de presse de la municipalité d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2296/yvorne-leysin-et-aigle-revotent-la-fusion.html
  6. Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse,‎ 2011 (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 440
  7. Monique Fontannaz, Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 »,‎ 1986, p. 245-256
  8. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 384-388
  9. Paul Bissegger, «Noir, brun, rouge, violet et jaspé: les marbres du Chablais vaudois», Von Farbe und Farben. Albert Knoepfli zum 70. Geburtstag (Veröffentlichungen des Instituts für Denkmalpflege an der Eidgenössischen Technischen Hochschule Zürich, 4 Zurich 1980, pp. 79-84.
  10. Michèle Grote, Bernard Streiff, Les carrières d'Arvel : une société centenaire, [Villeneuve] : Carrières d'Arvel, 2005, pp. 18-20, fig. 13, le bâtiment d'exploitation de la carrière de La Coche, vue prise vers 1915.

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