Yves Simon (philosophe)

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Yves René Marie Simon (1903-1961) est un philosophe politique chrétien français, parfois qualifié de « philosophe de la France libre » en référence à son soutien à la Résistance sous le gouvernement de Vichy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yves Simon suit les cours de Jacques Maritain à l'Institut Catholique de Paris, et enseigne à l'Institut Catholique de Lille de 1930 à 1938. En 1938, il est engagé à l'Université Notre-Dame de South Bend (Indiana) aux États-Unis. La Seconde guerre mondiale l'empêchant de rentrer en France, Simon reste professeur dans cette université jusqu'en 1948. Cette année-là, il quitte l'Université Notre-Dame pour rejoindre le Committee on Social Thought de l'Université de Chicago, université dans laquelle il reste comme professeur jusqu'à sa mort. En 1975, il est dit que son décès "a privé l'Occident d'un de ses théoriciens politiques les plus originaux et distingués".

Yves Simon a laissé de nombreux documents inachevés, et nombre de ses publications ont été posthumes. Son fils Anthony Simon est devenu directeur de l'Institut Simon R. Simon, dédié à cette tâche. Les écrits laissés par Simon se trouvent actuellement à l'Université Notre-Dame.

Pensée[modifier | modifier le code]

Simon a posé le pied dans plusieurs disciplines. Son domaine s'est concentré sur le thomisme ou la philosophie scolastique. Par exemple, il était en 1955 l'un des nombreux contributeurs à la traduction de l'œuvre de Jean de Saint-Thomas (1589-1644) en anglais.

Cependant, son nom reste attaché à son travail en philosophie morale et politique. Il défendait ainsi la position traditionnelle de Thomas d'Aquin sur l'action morale et les vertus. Grand défenseur de l'idée que cette idée était compatible avec la démocratie libérale occidentale, il pensait que les Catholiques français avaient fait erreur en soutenant que la foi catholique supposait l'adhérence à la monarchie, à la manière d'Action Française.

Notes et références[modifier | modifier le code]