Yuz Asaf (Srinagar)

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Le sanctuaire Roza Bal (Lieu de la Tombe du prophète) - Deux noms sur la pancarte : « Ziarati Hazrati Youza Asouph et Syed Nasir-u-din ».

Yuz Asaf ou Youza Asouph est le nom d'un personnage qui est enterré dans le Roza Bal (Lieu de la tombe du prophète) à Srinagar au Cachemire. Une partie de la population locale, qu'elle soit musulmanne ou hindouiste, ainsi que certains sunnites du Cachemire et du Pakistan, reconnaissent Yuz Asaf comme un saint et l'assimilent à Îsâ (Jésus de Nazareth). L'ahmadisme, courant de l'islam apparu à la fin du XIXe siècle, a repris à son compte cette tradition. Pour assurer cette croyance, le mouvement s'appuie aussi sur des textes mentionnant Jésus rédigés en Pāli et sur les mentions de Isa-masiha (« Îsâ le Messie ») dans des textes de la culture hindoue, rédigés en sanskrit.

Un personnage nommé Budasaf ou selon les versions Yuzasaf est connu dans les traditions et légendes de plusieurs religions. La transmission de son histoire vers le christianisme oriental puis occidental semble s'être faite depuis un texte sanskrit du bouddhisme Mahayana, à une version manichéenne au IVe siècle qui a pris place dans la culture musulmane sous le nom de Kitab Bilawhar wa-Yudasaf, texte bien connu dans le Bagdad du VIIIe siècle. Ces écrits christianisés dans leur version géorgienne ont donné naissance à la légende de Barlaam et Josaphat.

Dans la tradition chrétienne, cette histoire est écrite en effectuant un parallèle entre la vie de Yuzasaf et celle du Bouddha Siddhartha Gautama. Sous cette version légendée, le personnage nommé Budhasaf ou Yuzasaf figure sous le nom de saint Josaphat. Celui-ci est devenu un saint chrétien au Moyen Âge et figure dans la première édition imprimée du martyrologe romain (1583).

Toutefois Per Beskow ainsi que plusieurs théologiens chrétiens de renom, estiment que Yuz Asaf est l’adaptation ahmadie du personnage de Yuzasaf dérivé de Budhasaf, lui-même dérivé de la légende de Bodhisattva. Pour eux l'identification de ce personnage à Jésus de Nazareth suivant une christologie messianique particulière a été effectuée à la fin du XIXe siècle par le fondateur de ce mouvement hétérodoxe musulman, Mirza Ghulam Ahmad[1].

Traditions locales et monuments[modifier | modifier le code]

Une partie de la population locale, qu'elle soit musulmanne ou hindouiste, reconnaît Yuz Asaf comme un saint[2],[3][réf. incomplète] ou un prophète. Pour nombre de résidents locaux il s'agit de Jésus de Nazareth (Îsâ)[4], qui après avoir survécu à sa crucifixion aurait vécu une bonne partie du temps de l'autre côté de l'Euphrate et notamment en Inde et serait mort à un âge avancé à Srinagar.

Ils vouent à Yuz Asaf qui pour eux est Jésus — appelé Îsâ-masiha ou simplement almasiha (le Messie) et connu par la population locale également sous les noms de Shahazada nabi (le « Prince prophète ») et de Hazrat Isa sahib (« Son éminence le maître Îsâ »)[4] — un culte tout comme aux saints de l'islam autour du Roza Bal, le tombeau de Yuz Asaf situé à Srinagar[5]. Sur la pierre massive accolée à la pierre tombale de Yuz Asaf ont été gravés l'empreinte de deux plantes de pied stylisées, sur lesquelles figurent deux représentations de cicatrices laissées par un clou qui aurait traversé ses deux pieds, qui montrent que Yuz Asaf est considéré comme un crucifié ayant survécu à son supplice[6]. Cette pierre est toujours recouverte de bougies et d'une abondante couche de cire qui témoignent du culte qui lui est rendu[7].

Une inscription dédicatoire située sur les restes d'un monument réputé avoir été construit sous le règne de Gopananda (roi au Cachemire dans la seconde partie du Ier siècle)[8], indique que ce monument a été construit l'année où Yuz Asaf a lancé son appel prophétique[9]. Il ne s'agit pas de l'inscription originale, mais d'une traduction en persan ancien effectuée sous le règne du sultan Zein el-Abdeline, vers 874[10].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Il existe dans la région deux autres monuments qui semblent attester d'un culte ancien à l'égard des fondateurs du christianisme[11], tous deux sont censés être des tombeaux d'une Marie dont on parle dans la tradition chrétienne de l'histoire de Jésus[11]. L'un des deux monuments est situé à Murree au Ladakh, mais l'autre se trouve désormais sur le territoire du Xinjiang chinois[11]. En 1916-1917, lorsque les britanniques projetèrent de démolir celui situé à Murree, parce qu'il se trouvait trop près d'un bâtiment militaire, « les protestations de la population (pourtant hindouiste et musulmane) furent véhémentes[11]. » C'était en effet un lieu de pélerinage pour les deux communautés, le capitaine Richardson renonça donc à son projet[11]. Toutefois l'identification précise des deux Marie dont il serait question s'est perdue au fil des siècles[11]. Aucun des quatre sites n'a été l'objet d'évaluation archéologique avec les moyens actuels[12],[11].

Plus ancienne mention historique[modifier | modifier le code]

Le plus ancien document que Gérald Messadié a pu consulter date de 1766 (1184 de l'hégire). Il mentionne l'inhumation de Sayed Nasr e'Dine Rizvi en 1451 et indique qu'un prophète nommé Yuz Asaf, qui « proclama l'unicité de Dieu jusqu'à sa mort », vint au Cachemire au temps du roi Gopadatta. Il est signé de cinq muftis[13]. Si l'on admet que le personnage enterré à Srinagar est bien celui qui a servi de modèle pour les récits légendés, Al-Tabari (839-923) affirme que Budasab dans sa première période a appelé le peuple à rejoindre la religion des Sabéens[14],[15], c'est-à-dire des baptistes. Budasab est une forme du nom de Yuzasaf/Josaphat que l'on trouve dans les versions du récit en arabe et appelés Kitāb Bilawhar wa Bûd̲âsf.

Vie de Yuz Asaf selon les ahmadis[modifier | modifier le code]

Dans cette christologie créée par Mirza Ghulam Ahmad[16], il est identifié à Îsâ عيسى ou Îsâ fils de Maryam, c'est-à-dire Jésus de Nazareth, qui aurait survécu à sa crucifixion[17]. Après quelques apparitions à ses disciples pour organiser sa prédication, Jésus « grand voyageur » serait parti à l'est de l'Euphrate pour rassembler les Tribus perdues d'Israël, ce qui l'aurait conduit à Srinagar, via Nisibe, Herat, Peshawar[18],[19]. Selon Ghulam Ahmad, toutes ces régions auraient conservées dans leurs traditions le souvenir de son passage et il juge cet itinéraire logique si Jésus recherchait les Tribus perdues d'Israël[18]. Selon les Ahmadis, on retrouve partiellement ces éléments dans la tradition Hindoue, notamment dans le Bhavishya Purana, dont ils se servent aussi pour appuyer leur conviction, qui contient un passage qui raconte une rencontre entre Shalivahana et Îsâ-masiha près de Srinagar quelques années après sa crucifixion[20]. Mirza Ghulam Ahmad indique que selon des traditions présentes dans l'espace perse et en Inde, Jésus aurait été guéri des séquelles de la crucifixion, par une pommade bien précise, qui à la suite de cet événement se serait appelé « Marham-i-Isa » (pommade d'Îsâ). Il utilise l'abondance des mentions de cette pommade dans les traités médicaux en farsi, en arabe, dont un qui d'après lui aurait été compilé à l'époque de Jésus et traduit en arabe sous le règne de Mamun al-Rashid, pour tenter de démontrer l'ampleur de la diffusion de cette tradition et son ancienneté[21]. Les Ahmadis croient que Jésus a pu poursuivre sa prédication jusqu'au Népal et se servent même de certains récits historiques en Pāli concernant Jésus. En revanche, ils estiment que les récits dans cette langue qui font vivre l'enfance de Jésus dans la région, sont des constructions bouddhistes plus tardives qui se servent des traditions qu'ils estiment authentiques. Pour eux, Jésus n'est venu dans la région qu'après sa crucifixion. Ils tentent de démontrer que la prédication de Jésus a influencé le bouddhisme sur plusieurs points et notamment le Bouddhisme mahāyāna qui naît dans le Nord de l’Inde et dans l'Empire kouchan au Ier siècle. Ils en veulent pour preuve que dans ces versions, Budasaf prononce la parabole du semeur[22] tout comme Jésus dans l'évangile selon Marc.

Cette thèse sur le sort de Jésus après la crucifixion est appelée l'« évanouissement ». Les autres doctrines sont celles de « la substitution » et celle de la mort effective au cours de son supplice, suivie de sa résurrection.

Origines de l'ahmadisme[modifier | modifier le code]

Mirza Ghulam Ahmad, le fondateur de la tradition ahmadie, un mouvement messianique contemporain d'origine musulmane[23] datant de la fin du XIXe siècle dont il se présente comme le prophète, revendique la présence de Jésus de Nazareth au Srinagar dans une composition d'un personnage inspirée de diverses traditions musulmanes, chrétiennes, hindoues voire hébraïques[24] et persanes.

À partir de 1904[25], vraisemblablement dans une dynamique réformatrice d'un islam aussi bien confronté au mouvement hindou Arya Samaj qu'à l'action des missionnaires chrétiens[26], Ahmad déclare être un avatar de Krishna ainsi que Jésus de Nazareth retourné sur terre comme mahdi[25]. Jésus est présenté sous la dénomination de « Yuz Azaf », une adaptation du nom de Yuzasaf, le personnage de légende qui selon Per Beskow serait lui-même dérivé du mot sanscrit « bodhisattva » et puise ses origines dans une légende bouddhiste[24]. Dans cette christologie inédite, Ahmad affirme que Yuz signifie « Jésus »[27] (ou « Îsâ ») et Azaf, « le Rassembleur »[24].

Ahmad puise également son inspiration dans la littérature mystique médiévale musulmane, particulièrement chez Ibn Arabi de qui il reprend vraisemblablement l'idée de chaîne ininterrompue de prophètes inspirés par Dieu - notion au cœur de son Ahmadiyya[26]. C'est dans cette perspective qu'il se présente comme l'ultime élément d'une chaîne débutée avec Mahomet, comme Jésus est le dernier de celle entamée avec Moïse - ce qui lui permet de faire le parallèle entre Jésus et lui-même - s'aliénant les musulmans sunnites pour lesquels un prophète après Mahomet est inconcevable[26].

Ahmad, pour lequel il est inenvisageable qu'Allah accepte que l'on tue l'un de ses prophètes d'une manière aussi infamante que sur une croix, développe ainsi l'idée selon laquelle Jésus aurait survécu à sa crucifixion, se serait seulement évanoui et aurait été soigné par Allah au moyen d'un onguent connu sous le nom de « pommade de Jésus » (marham-i 'Isâ)[1]. Il se serait alors rendu en Inde[24], à la recherche des tribus perdues d’Israël[1], et aurait vécu jusqu'à l'âge de 120 ans à Srinagar au Cachemire[26]. C'est en 1902 que la presse ahmadie fait ses premières manchettes sur la découverte de la tombe de Jésus dans cette ville[1] et que ce dernier est identifié à l'un des personnages enterrés dans le tombeau dit « Roza Bal », une version s'inspirant probablement d'une légende[28] racontant comment Budhasaf était venu au Cachemire accompagné d'un disciple, y était mort et y avait été enseveli[24].

Article détaillé : Barlaam et Josaphat.

La tradition de « Budhasaf »/« Yuzasaf » dont s'inspire le « Yuz Asaf » des ahmadis est également à l'origine de la tradition chrétienne - essentiellement orientale - de « Ioasaph » en grec ou « Josaphat » en latin[24]. Cette légende de la tombe de Jésus au Cachemire a connu un certain renom médiatique en occident particulièrement à la fin des années 1970[24], relayée par une série d'auteurs et de journalistes ésotéristes occidentaux[29].

Articles détaillés : Yuz Asaf et Ahmadisme#Christologie ahmadie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

  • Per Beskow, « Modern Mystifications of Jesus. Jesus in Kashmeer », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010
  • Reem A. Meshal et M. Reza Pirbhai, « Islamic Perspectives on Jesus » in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010
  • Yohanan Friedmann, « The Messianic Claim of Ghulad Ahmad », in Peter Schäfer et Mark R. Cohen (dirs.), Toward the Millenium : Messianic Expectations from the Bible to Waco, Éditions Brill, 1998, p. 299-310
  • Marc Gaborieau, « Une nouvelle prophétie musulmane : les Ahmadiyya », ch. XXIV : « Réformes socio-religieuses et nationalisme (1870-1948) », in Claude Markovits (dir.), Histoire de l'Inde moderne, 1480-1950, éd. Fayard, 1994, p. 551-552
  • Yohanan Friedmann, Aspects of Ahmadis Religious Toughts and its Medieval Background, éd. University of California Press 1989
  • Günter Grönbold, Jesus In Indien. Das Ende einer Legende, éd. Kösel-Verlag, 1985

Romans et essais[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Yohanan Friedmann, « The Messianic Claim of Ghulad Ahmad », in Peter Schäfer et Mark R. Cohen (dirs.), Toward the Millenium : Messianic Expectations from the Bible to Waco, éd. Brill, 1998, p. 299-310
  2. Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, Econ ; Holger Kersten, Jesus lebte in Indien – Sein geheimes Leben vor und nach der Kreuzigung, Ullstein-Verlag, Berlin 1998, ISBN 3-5483-5490-4, (1. Auflage: Droemer Knaur, München 1983, ISBN 3-426-03712-2) ; Holger Kersten, Das Jesus-Komplott: die Wahrheit über das Turiner Grabtuch, Heyne-Verlag, München 1997, ISBN 3-453-12307-7 ; Holger Kersten, Der Ur-Jesus - Die buddhistischen Quellen des frühen Christentums, Langen-Müller Verlag, München 1994, ISBN 3-7844-2504-6 ; Holger Kersten, Jesus starb nicht am Kreuz - Die Botschaft des Turiner Grabtuchs, Langen-Müller Verlag, München 1998, ISBN 3-7844-2688-3 ; Mark Bothe, Die "Jesus in Indien' Legende, eine alternative Jesus Erzählung, Grin-Verlag für akademische Texte, 2010
  3. Dr Fida M. Hassnain, The historical Jesus, 2004 ; Dr Fida M. Hassnain, Suzanne Olsson, Roza Bal the Tomb of Jesus, 2008.
  4. a et b Gérald Messadié, op. cit., note no 103, p. 472.
  5. Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, Econ ; Holger Kersten, Jesus lebte in Indien – Sein geheimes Leben vor und nach der Kreuzigung, Ullstein-Verlag, Berlin 1998, ISBN 3-5483-5490-4, (1. Auflage: Droemer Knaur, München 1983, ISBN 3-426-03712-2) ; Mark Bothe, Die "Jesus in Indien' Legende, eine alternative Jesus Erzählung, Grin-Verlag für akademische Texte, 2010 ; Rachid Ahmad Chaudry, La vie cachée de Jésus, Islam International Publication, version française, 2007.
  6. Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note no 103, p. 473.
  7. Gérald Messadié, op. cit., note no 103, p. 473.
  8. Mullah Nadiri, un historien du XVe siècle, mentionne notamment que le roi Gopananda — élu sous le nom de Gopadatta — a restauré la tour appelée « Trône de Salomon » qui a été construite plusieurs siècles avant notre ère ; cf. Holger Kersten, op. cit. et Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 98, p. 459; le roi Gopananda est mentionné dans plusieurs documents dont l'un qui situe un appel de Yuz Asaf à son époque et qui date de 1766 cf. Gérald Messadié, op. cit., note n° 103, p. 472.
  9. Fida Hassnain (en), The fifth Gospel; cité par Gérald Messadié, op. cit., note n° 103, p. 470.
  10. Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 103, p. 470.
  11. a, b, c, d, e, f et g Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 103, p. 466.
  12. Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 98, p. 459.
  13. Gérald Messadié, op. cit., note n° 103, p. 472.
  14. Gündüz Sinasi, The Knowledge of Life: The Origins and Early History of the Mandaeans, in Supplements to the Journal of Semitic Studies,, 1994, édité par Oxford University Press à Londres, p. 31.
  15. Daniel Gimaret (Kitāb Bilawhar wa Bûd̲âsf 1971) définit dix sources principales dans la tradition islamique : Le manuscrit de Halle-Taymuriyya, conservé en deux parties, la première partie à Halle (Allemagne) et la fin à la bibliothèque Taymuriyya au Caire, La version de Ibn Babuya, La Qasida d'Aban al-Lahiqi, Les Rasa'il Ihwan as-Safa, Les adab Buzurgmihr cf. Daniel Gimaret Kitāb Bilawhar wa Bûd̲âsf 1971 - Page 38 "Les âdâb Buzurgmihr 1. « Nous rattachons au groupe des versions « prébarlaamiennes » une œuvre qui est, en réalité, une des sources du K. Bilawhar. En effet, les pp. 89-91 et 100-109 de B sont la reproduction plus ou moins fidèle d'un texte ... » et Bulletin d'études orientales - Volume 24 - Page 98 Institut français de Damas - 1971 « ... de la prose arabe classique (1), en particulier la littérature dite d'adab — anthologies, sentences de dévots ou de sages, ... ni les âdâb Buzurgmihr interpolés dans le K. Bilawhar, et que Miskawayh a rapportés à la suite du K. Gävidän Ilirad. » et aussi Melhem Chokr Zandaqa et zindīqs en Islam au second siècle de l'Hégire - Page 200 1993 « Le troisième est un manuel de sagesse mazdéen attribué à Buzurgmihr 88. traduit en arabe aux IIe/Ve siècle, et où l'auteur ... La traduction arabe porte le titre de Âdâb Buzurgmihr, elle est conservée par Miskawayh dans al-Hikma al-hâlida, ... » En plus la tradition de Yudasaf se retrouve dans : Ain-ul-Hayat de Ibn-i-Muhammad Hade Muhammad Imail, Allamah Majlisi (1616–1698), Waqiat-i-Kashmir de Muhammed Azam Dedamari (1747), Qisa Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar (texte anonyme en ourdou, du XVIIIe siècle).
  16. Per Besko, « Jesus in Kashmir », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-463
  17. Fida M. Hassnain, The historical Jesus, 2004 ; Dr Fida M. Hassnain, Suzanne Olsson, Roza Bal the Tomb of Jesus, 2008.
  18. a et b Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre IV.
  19. La carte du voyage de Jésus selon les Ahmadis.
  20. Traduction du texte sur Jésus contenu dans le Bhavishya Purana.
  21. cf. Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre III, Mouvement musulman Ahmadiyya, 1965 - 103 pages, réédité en français en 1987 chez « Regent Press ».
  22. Mc 4. 1-9
  23. Yohanan Friedmann, « Amadiyya », in Encyclopaedia of the Qurān, vol. I, éd. Brill, 2001, pp. 50-51
  24. a, b, c, d, e, f et g Per Beskow, « Modern Mystifications of Jesus. Jesus in Kashmeer », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-464 ; voir aussi
  25. a et b cf. Wilfred Cantwell Smith, « Amadiyya », in The Encyclopaedia of Islam, éd. Brill, 1996, vol. I, pp. 301-303
  26. a, b, c et d Denise Brégand, « La Ahmadiyya au Bénin  », in Archives de sciences sociales des religions, no 135, 2006, pp.73-90
  27. Ce qui ne se retrouve dans aucune langue précédemment ; cf. Per Beskow, op. cit., 2010, p. 463
  28. la version arabe de cette légende, le Kitab Bilawhar-wa -Budhasaf avait été publiée à Bombay en 1888–1889 cf. Beskow, op. cit. 2010, p.463
  29. voir Wilhelm Schneemelcher, New Testament Apocrypha, Vol. 1 : Gospels and Related Writings, éd. John Knox Press, 1991 ; Gerald O'Collins et Daniel Kendall, Essays in Christology and Soteriology, éd. Gracewing Publishing, 1996 ; Günter Grönbold, Jesus in Indien : das Ende einer Legende, éd. Kosel Verlag, 1985