Yusuf (sourate)

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Yusuf (arabe : ‏‫يوسف‬, Joseph) est la 12e sourate du Coran. Elle comporte 111 versets et c’est la seule sourate révélée en une seule fois. Elle est également la seule à aborder le prophète éponyme. Cette sourate a une grande importance pour le thème de l’interprétation des rêves.

Contenu[modifier | modifier le code]

Après la basmala et trois versets introducteurs, l’histoire de Yusuf est racontée avec l’attention portée à son fils, le rêve de soleil, de lune et d'étoiles qu’il ne peut expliquer à ses frères, et qui va susciter leur jalousie. Yusuf va devenir victime de la haine de ses frères, qui cherchent la meilleure occasion de le jeter dans un puits. la sourate reprend le récit biblique, mais réduit le récit de la séduction de Joseph par la femme de Potiphar, qui est lui-même appelé al-ʿAzīz dans le Coran. Les excuses de Yusuf sont acceptées, car Allah est avec lui. Son vêtement déchiré à l’arrière était la preuve que la femme de Potiphar ne s’était pas protégée des avances répétées de Yusuf, comme elle le prétendait, mais bien que c’était elle qui avait cherché à l’étreindre alors que lui s’enfuyait. Quand la femme de Potiphar invita des égyptiennes à un festin, elle prit des couteaux avec un rafraîchissement. Elle ordonna à Yusuf de venir, et

Charmées de sa beauté, toutes les femmes le comblèrent de louanges. Elles se coupaient les doigts par distraction, et s’écriaient: O Dieu ! ce n’est pas un homme, c’est un ange noble[1].

Après qu'Yusuf eut interprété les rêves de pharaon, la femme vint à lui et avoua qu'Yusuf était un homme de vérité. Cet épisode eut un retentissement sur une légende syrienne, où un Yusuf n’a aucune envie de vengeance contre la femme de Potiphar et qui nourrit ceux qui l’ont mit en prison. Le verset 67 de la sourate décrit comment les frères de Yusuf reçurent de leur père le conseil de ne pas passer par la même porte de la ville quand ils reviendront en Égypte pour acheter du grain, mais de se disperser et rentrer dans la ville par différentes portes en se séparant. Ce détail se retrouve dans la aggada du midrash juif (bereshit Rabba 91, 2).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fin du verset 30 de la sourate Yusuf, traduction de Savary disponible sur Wikisource.