Yumbulagang

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Yumbu Lhakhang
Image illustrative de l'article Yumbulagang
Yumbu Lhakhang, 1939
Type Fort
Dzong du Tibet
Propriétaire initial Gouvernement tibétain
Destination initiale Place forte
Coordonnées 29° 08′ 33″ N 91° 48′ 10″ E / 29.1426, 91.8026529° 08′ 33″ Nord 91° 48′ 10″ Est / 29.1426, 91.80265  
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine

Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet

(Voir situation sur carte : Région autonome du Tibet)
Yumbu Lhakhang
Yumbu Lhakhang
Yumbu Lhakhang
Photo datant de l'expédition allemande au Tibet, 1939
Photo de 1939

Le palais de Yumbulagang (ou Yumbu Lhakhang ou encore Yungbulakang) est une ancienne forteresse de la vallée du fleuve du Yarlung Tsangpo, près de Lhassa au Tibet.

Situation[modifier | modifier le code]

Yumbulakang se dresse sur une colline bordant la rive orientale du Yarlung Tsangpo dans le sud-est du Comté de Naidong, à 9 km au sud de Tsetang dans la préfecture de Shannan (Région autonome du Tibet, République populaire de Chine). La forme de la colline évoque la silhouette d'une biche (yumbu), d'où le nom de la construction, « palais de la biche ».

Historique[modifier | modifier le code]

Selon une légende de la religion Bön, Yumbulagang serait le premier bâtiment construit au Tibet sous le règne du premier roi Nyatri Tsenpo au IIe siècle av. J.-C..

Sous le règne du premier roi Niechi, la tribu de Yarlung accrut graduellement son pouvoir et conquit d'autres territoires de tribus importantes dans le secteur, pour finir par l'unification des terres en un royaume du Tibet au VIIe siècle sous le règne du roi Songtsen Gampo.

Sous le règne du 28e roi Lha Thothori Nyantsen au Ve siècle, un stupa d'or et un Sutra, que personne ne pouvait lire, tomba du ciel sur le toit du bâtiment, et une voix dans le ciel aurait déclaré : « Dans cinq générations, viendra celui qui pourra comprendre leur signification ! » [1].

Plus tard, Yumbulagang fut le palais d'été du 33e roi du Tibet, Songtsen Gampo et des princesses Bhrikuti et Wencheng. Après que Songtsen Gampo eut transporté son siège principal à Lhassa, Yumbulagang devint une sorte de chapelle, et sous le règne du 5e Dalaï-Lama, Ngawang Lobsang Gyatso, un monastère de l'école Gelugpa du Bouddhisme tibétain.

Totalement détruit au cours de la révolution culturelle, l'ensemble fut reconstruit en 1982, d'après d'anciens plans. Les bâtiments furent consacrés par le 10e Panchen Lama en 1984[2].

L'intérieur[modifier | modifier le code]

L'ensemble est divisé en une partie avant, une construction de 3 étages, et une partie arrière, une grande tour comme celle d'un château. Sont conservées dans le palais les statues du Bouddha Thiesung Sangjie, le roi Niechi, du premier Roi de Tibet, de Songsten Gampo et d'autres rois du Tibet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A History of Tibet by the Fifth Dalai Lama of Tibet (bod kyi deb ther dpyid kyi rgyal mo’i glu dbyangs, auteur 5e Dalai Lama, traduit du tibétain par Zahiruddin Ahmad, Bloomington, Indiana University 1995), ISBN 0-933070-32-2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eva M. Dargyay, The Rise of Esoteric Buddhism in Tibet, Motinal Banarsidass, Delhi, 1979) (ISBN 8120815777), S. 4.
  2. Marc Moniez, Christian Deweirdt, Monique Masse, Le Tibet, Éditions de l'Adret, Paris, 1999 (ISBN 2-907629-46-8).

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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