Youssouf Ouédraogo

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Youssouf Ouédraogo
Fonctions
Conseiller spécial du Président de la Banque africaine de développement
En fonction depuis le Septembre 2007
Président Donald Kaberuka
Ministre des Affaires étrangères
Javier 1999 – Juin 2007
Président Blaise Compaoré
Premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo puis Paramanga Ernest Yonli
Ambassadeur du Burkina Faso auprès de la Belgique, du Royaume-Uni, du Luxembourg, des Pays-Bas et de l'Union européenne
Mars 1999 – Janvier 1999
Président Blaise Compaoré
Premier ministre
16 Juin 1992 – 22 Mars 1994
Président Blaise Compaoré
Premier ministre Lui-même
Prédécesseur Création du poste
Successeur Roch Marc Christian Kaboré
Président du Conseil économique et social
Avril 1989 – Mai 1992
Ministre du Plan et de la Coopération
Octobre 1987 – Avril 1989
Président Blaise Compaoré
Premier ministre Poste vacant
Ministre de la Planification et du Développement populaire
Aout 1984 – Octobre 1987
Président Thomas Sankara
Premier ministre Poste vacant
Biographie
Nom de naissance Youssouf Ouédraogo
Date de naissance 25 Décembre 1952
Lieu de naissance Tikaré
Nationalité Burkinabè
Enfant(s) 2
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Youssouf Ouédraogo est un économiste, diplomate et homme politique burkinabé, né le 25 décembre 1952 à Tikaré, dans la région du Centre-Nord. Il a occupé de nombreux postes de responsabilité dans son pays et à l’international. Il a été premier ministre du Burkina Faso entre le 16 juin 1992 et le 22 mars 1994. Youssouf Ouédraogo est actuellement conseiller spécial du Président de la Banque africaine de développement (BAD).

Carrière au service de l'État[modifier | modifier le code]

Titulaire d’un doctorat en Marketing[1] obtenu conjointement auprès des Universités de Dijon, Clermont-Ferrand et Lyon III (France), il enseigne à l’Université de Ouagadougou à partir de 1982[2].   

Il s’engage en politique à la demande de Thomas Sankara (président burkinabé de 1983 à 1987) et occupe la fonction de ministre de la Planification et du Développement populaire à partir de 1984[3].

Après la mort de Thomas Sankara en 1987, il devient ministre de la Coopération, un poste qu’il conserve jusqu’en 1989, date à laquelle il devient président du Conseil révolutionnaire et social qu’il transformera par la suite en Conseil économique et social.

Youssouf Ouedraogo est choisi par Blaise Compaoré pour diriger le premier gouvernement de la quatrième République en juin 1992. Promoteur de réformes favorables au secteur privé, il engage notamment son gouvernement dans des négociations avec le FMI et la Banque mondiale pour conclure un accord d'ajustement structurel[4], passage obligé pour accéder aux ressources financières des partenaires techniques et financiers internationaux.

Il pilote la dévaluation du CFA pour le Burkina Faso en 1994 et met en place un programme d'urgence en vue d’amortir les chocs induits. L'échec des négociations avec les syndicats le pousse à la démission en mars de la même année[5].

Diplomatie[modifier | modifier le code]

Youssouf Ouedraogo a également mené une carrière diplomatique. Basé à Bruxelles, il occupe à partir d’octobre 1994 les fonctions d’Ambassadeur du Burkina Faso auprès de la Belgique, du Royaume-Uni, du Luxembourg, des Pays-Bas et de l’Union européenne[6].

Président du Comité des ambassadeurs du Groupe Afrique – Caraïbes - Pacifique (ACP), il en est l’un des principaux négociateurs en face de la Commission européenne lors du renouvellement de la IVème Convention devant régir le partenariat ACP-UE pour la période 1995-1999[7].

Rappelé au Burkina Faso en janvier 1999[8], il est nommé ministre des Affaires étrangères avec rang de ministre d’État[9], un poste qu’il conservera jusqu’en 2007[10].

Il représente l’Afrique au lancement en mars 1999 du Partenariat États-Unis-Afrique pour le 21e siècle[11], aux côtés du président Bill Clinton, le Burkina Faso assurant la présidence de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA). Il milite en faveur de l'accord préférentiel proposé les États-Unis pour favoriser les relations commerciales avec le continent africain (Agoa) ainsi que la création de la Millenium Challenge Corporation[12]. Il organise également au Burkina la deuxième réunion ministérielle de mise en œuvre du partenariat Afrique - Union européenne (2002)[13], puis le dixième Sommet de la Francophonie (2004)[14].

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, Youssouf Ouédraogo rejoint la Banque africaine de développement[15] à la demande de son président, Donald Kaberuka. Il est nommé conseiller spécial auprès de lui, en charge des questions politiques et diplomatiques.

À ce poste, il contribue notamment à l'approfondissement et/ou à l'élargissement des relations de partenariat entre la Banque et ses États membres[16], les Communautés économiques régionales et les institutions internationales. Il défend également l'idée d'un partenariat renforcé entre le Maghreb et l'Afrique Sub-Saharienne[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sommet du G-20 : « il n’y aura pas de solution globale sans l’Afrique » », sur www.afrik.com,‎ (consulté le 23 février 2015)
  2. « Youssouf Ouedraogo », sur forum-ameriques.org (consulté le 3 mars 2015)
  3. « Youssouf Ouedraogo », sur http://fr.allafrica.com/ (consulté le 3 mars 2015)
  4. « Burkina », sur afriquepluriel.net (consulté le 3 mars 2015)
  5. « Youssouf Ouedraogo patron de la diplomatie Burkinabé », sur www.lefaso.net (consulté le 3 mars 2015)
  6. « Présentation des lettres de créance des chefs de mission à Jacques Delors, président de la CE », sur ec.europa.eu (consulté le 3 mars 2015)
  7. « La Francophonie invitée à soutenir les producteurs africains de coton », sur www.coton-acp.org (consulté le 3 mars 2015)
  8. « Kadré Désiré Ouédraogo reconduit comme Premier ministre », sur www.afrique-express.com (consulté le 3 mars 2015)
  9. « Léger remaniement ministériel au Burkina-Fasso », sur www.panapress.com (consulté le 3 mars 2015)
  10. « Le Gouvernement du Fasso » (consulté le 3 mars 2015)
  11. « Un pacte de partenariat avec les pays d'Afrique centrale est proposé par la Belgique au cours du débat général de l'assemblée générale » (consulté le 3 mars 2015)
  12. « Compaore adoubé par Washington » (consulté le 24 février 2015)
  13. « Conférence ministérielle Afrique-Europe à Ouagadougou »
  14. « Youssouf Ouédraogo en Belgique »
  15. « Youssouf Ouedraogo à la BAD »
  16. « Youssouf Ouédraogo: Conseiller spécial du président de la BAD »
  17. « L’Afrique subsaharienne, un relais de croissance pour le Maghreb, selon la BAD »