Younghill Kang

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Younghill Kang (en hangeul : 강용흘, 5 juin 1898 - 2 décembre 1972) est un écrivain sud-coréen et américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kang est un auteur important ayant la double nationalité américaine et coréenne. En effet, après sa participation aux mouvements pour l'indépendance de la Corée, il émigra d'abord au Canada puis aux États-Unis en 1921, pays où il vivra jusqu'à sa mort en 1972. Il fut diplômé des universités de Boston puis de Harvard.

Il devint professeur d'anglais à l'Université de New York.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Kang a d'abord écrit en japonais et en coréen avant de commencer à écrire en anglais en 1928 avec l'aide de son épouse américaine, Frances Keeley. Il a travaillé en tant qu'éditeur pour l'Encylopaedia Britannica et a enseigné à l'université de New York, où il bénéficiera du soutien des universitaires américains pour la publication de son roman The Grass Roof.

C'est ainsi qu'en 1931, son roman The Grass Roof fut publié, premier roman américain coréen. Ce roman valut à son auteur le surnom de "père de la littérature coréenne américaine". Ce roman autobiographique décrit la lutte d'un jeune homme contre l'occupant japonais et son départ de Corée. Le titre anglais signifie « le toit en herbe » ou « le toit herbeux », mais la traduction en français s'intitule Au Pays du Matin calme.

Le livre attira l'attention de la critique, et fut notamment admiré par des auteurs comme Rebecca West ou H. G. Wells, il fut un temps question d'une adaptation au cinéma.

En 1937, il publie L'Est va à l'Ouest. La formation d'un yankee oriental. Ce roman est en quelque sorte la suite de The Grass Roof dans la mesure où il raconte la vie d'un certain Han aux Etats-Unis. Dans ce dernier roman, il revient notamment sur la nostalgie de la terre natale des Coréens résidant aux Etats-Unis. Ce roman met en lumière également le désenchantement de Kang face à l'impossibilité de réaliser ses rêves dans son pays d'adoption. Il cherche alors la rédemption à travers le bouddhisme. Ce dernier roman, plus critique envers la société américaine que son premier roman, mettra plus de temps à recevoir un accueil favorable auprès de la critique.

En plus de ses romans, Kang a aussi beaucoup publié des traductions de textes coréens en anglais. Il a aussi écrit des critiques littéraires pour le New York Times.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Grass Roof (1931)
  • The Happy Grove (1933)
  • East Goes West: The Making of an Oriental Yankee(1937)

Références[modifier | modifier le code]