Yoram Kaniuk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Yoram Kaniuk

Yoram Kaniuk (hébreu : יורם קניוק) (né le 2 mai 1930 – mort le 8 juin 2013[1]) est un écrivain israélien, peintre, journaliste et critique de théâtre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yoram Kaniuk est né à Tel Aviv. Son père, Moshe Kaniuk, fut le premier conservateur du Musée d'art de Tel Aviv. Son grand-père, professeur d'hébreu, faisait ses propres manuels. La mère de Kaniuk, née à Odessa, était aussi enseignante. Sa famille émigra en Palestine en 1909, année de la fondation de Tel Aviv, et s'installa à Neve Tzedek[2].

À 17 ans, Kaniuk rejoignit le Palmach. En 1948, pendant la guerre d'Indépendance, il fut blessé aux jambes par un soldat anglais. Il fut soigné à New York[2].

Kaniuk épousa Miranda, une chrétienne.

Kaniuk a obtenu en octobre 2011 que le ministère de l'Intérieur israélien change son statut de religion de "juif" à "sans religion parce qu'il estime que le judaïsme en Israël est aujourd'hui synonyme de racisme[3]." [4]

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Kaniuk a publié 17 romans, un mémoire, sept recueils de nouvelles, deux livres d'essais et cinq livres pour des enfants et la jeunesse. Ses livres ont été publiés dans 25 langues et il a gagné des nombreux prix littéraires. Une conférence internationale consacrée aux œuvres de Kaniuk a été tenue à l'Université de Cambridge en mars 2006[5].

Thèmes littéraires et style[modifier | modifier le code]

Les aigles est une histoire de guerre qui traite le sujet de la mort dans la culture israélienne. Son travail a été décrit comme "l'écriture existentielle qui dévie du consensus israélien" et est difficile à catégoriser[5].

Principales œuvres parues en français[modifier | modifier le code]

  • Tante Schlomzion la grande, roman traduit de l'anglais par Hélène Pasquier, Fayard, 1980.
  • Adam ressuscité roman traduit de l'anglais par Robert Duparc et Jean Autret, Stock 1980.
  • La vie splendide de Clara Chiato, nouvelles traduites de l'hébreu par Thérèse Ashkénazi, Stock 1982.
  • Confessions d'un bon arabe, roman traduit de l'anglais par Peter Wauters, Stock 1994.
  • Wasserman, roman traduit de l'hébreu par Erwin Splatz, Gallimard 1994.
  • Comme chiens et chats, roman traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard 1996.
  • Mes chers disparus, roman traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, Fayard 1997.
  • Encore une histoire d'amour, roman traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard 1998.
  • Il commanda l'Exodus, traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard 2000 (prix Méditérranée 2000).
  • Le dernier berlinois, traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard, 2000.
  • Ma vie en Amérique, traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard 2005.
  • Le dernier Juif, roman traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard 2009.
  • La terre des deux promesses (en collaboration avec Émile Habibi), essai traduit de l'arabe et de l'hébreu, Actes Sud, 1996.
  • 1948, récit traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz, Fayard 2012.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur Le Monde Juif du 9 juin 2013.
  2. a et b Interview de Yoram Kaniuk
  3. http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20111011.OBS2197/kaniuk-l-israelien-qui-ne-voulait-plus-etre-juif.html
  4. [1]
  5. a et b Fathoming Yoram Kaniuk