Yngwie Malmsteen

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Yngwie Malmsteen

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Yngwie Malmsteen à Barcelone en 2005.

Informations générales
Surnom Yngwie J. Malmsteen
Nom de naissance Lars Johan Yngve Lannerbäck
Naissance 30 juin 1963 (51 ans)
Stockholm, Drapeau de la Suède Suède
Activité principale Musicien, auteur-compositeur
Genre musical Metal néo-classique[1], power metal, heavy metal[1], hard rock[1], glam metal
Instruments Guitare, basse, claviers, sitar, violoncelle
Années actives Depuis 1978
Labels Polydor, PolyGram, Elektra, Rising Force Records
Site officiel yngwiemalmsteen.com

Yngwie Malmsteen (né Lars Johan Yngve Lannerbäck le 30 juin 1963 à Stockholm) est un guitariste virtuose, et auteur-compositeur suédois. Il est connu pour avoir popularisé le metal néo-classique, une forme de heavy metal inspirée par la musique classique[2]. Il est également reconnu comme l'un des plus grands guitaristes de heavy metal contemporain et de hard rock[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Élevé dans une famille de musiciens, Yngwie Malmsteen décide d'apprendre à jouer de la guitare le 18 septembre 1970, jour du décès de Jimi Hendrix. L'hommage posthume diffusé ce jour-là à la télévision est une révélation : le jeune Yngwie, alors âgé de sept ans, s'imagine « héros de la guitare ». Malmsteen commence donc à jouer sur une guitare acoustique, offerte par sa mère, et acquiert sa première guitare électrique deux ans plus tard. Son deuxième choc musical sera la découverte de l'œuvre du violoniste italien Niccolò Paganini au milieu des années 1970 qui va profondément influencer son jeu[4]. Si l'attitude de Hendrix sur scène est sa toute première influence, c'est le style du violoniste virtuose qui va marquer son approche technique[1]. Il cherchera à faire sonner sa guitare comme le violon du « diable » italien. Par la suite il découvrira Bach et Vivaldi.

Quittant l'école à l'âge de quinze ans, il travaille comme réparateur de guitares dans un magasin de musique de Stockholm. C'est à cette époque qu'il commence à développer l'idée de jouer sur des manches « scallopés »[5], un procédé datant du XVIIe siècle, qu'il reproduira lui-même, quelques années plus tard, sur sa Fender Stratocaster signature[5].

Adolescent, Yngwie Malmsteen crée de nombreux groupes locaux avec lesquels il se produit en Suède[5], sans rencontrer le succès attendu. Certains de ces projets seront présentés au public bien des années plus tard, dans un album intitulé Inspiration (sorti en 1996), album dans lequel sont présentées, entre autres choses, certaines de ses premières démos, datées de 1978 à 1982. C'est le producteur américain Mike Varney de Shrapnel Records, en Californie, qui découvre Yngwie Malmsteen et lui demande de venir aux États-Unis afin de rejoindre le groupe Steeler et d'enregistrer un album pour son label[1]. C'est ensuite le groupe Alcatrazz que Malmsteen rejoint pour enregistrer deux albums, No Parole from Rock 'n' Roll[6] et Live Sentence[7] avant de se lancer dans une carrière solo[1].

Années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

En 1984, Yngwie Malmsteen abandonne donc tous ces projets de groupes pour fonder le sien, Rising Force, devenu The Yngwie J. Malmsteen's Rising Force puis tout simplement Yngwie Malmsteen. L'un des groupes qui l'inspirent est Deep Purple[4]. Il sort alors son premier album intitulé Yngwie J. Malmsteen's Rising Force, célèbre pour sa guitare sortant de flammes et tenue par une sorte de « Dame des enfers ». Ce disque constitue un tournant en termes de virtuosité instrumentale. D'un point de vue musical, cet album est considéré par beaucoup comme une des références incontournables du Metal néo-classique[5]. Rising Force influencera toute une génération de virtuoses (notamment Jason Becker, Michael Romeo, Luca Turilli, Timo Tolkki, Stephan Forté, Vinnie Moore, et Patrick Rondat) et la scène metal européenne power/speed mélodique (Helloween, Gamma Ray).

Sa carrière solo débute ainsi et se poursuit depuis vingt-cinq années au cours desquelles il réalise une vingtaine d'albums, sollicitant quelque neuf chanteurs (lui inclus), douze batteurs, treize bassistes (lui inclus) et cinq claviéristes. Sa carrière discographique est assez variée, résolument néoclassique dans les années 1980, Malmsteen est passé par différentes périodes. Il va élargir son spectre musical même s'il va conserver sa patte classico-moderne immédiatement identifiable. Plus FM ou progressif au début des années 1990, il est revenu depuis une dizaine d'années à un style beaucoup plus metal. De même ses albums comportent souvent différentes couleurs : des instrumentaux néoclassiques (Blackstar, Trilogy Suite Opus 5, Icarus Dream Opus 4), des ballades poignantes (Save our Love, Dreaming Tell Me), des titres très mélodiques et entraînants (Heaven Tonight, Queen in Love, The Only One), des chansons hard-blues (Bedroom Eyes, Freedom isn't Free) des chansons speed (Rising Force, Never Die), et des titres doom (Devil in Disguise, Pyramid of Kheops).

En 1997, il délaisse le hard rock le temps d'enregistrer, avec l'orchestre philharmonique de Prague, quelques compositions personnelles fortement inspirées par la musique de Vivaldi. Le résultat, un mélange de musique classique et de solo de guitare électrique, sort l'année suivante sous le titre Concerto Suite For Electric Guitar & Orchestra In Eb Minor, Opus I - Millenium : Zappa ou Uli Roth s'y étaient déjà frottés.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Malmsteen à Barcelone, en Espagne, en 2005.

Après la sortie de War to End All Wars en 2000, le chanteur Mark Boals quitte le groupe, et est remplacé par l'ancien chanteur de Rainbow Doogie White. En 2003, Malmsteen se joint à Joe Satriani et Steve Vai dans le supergroupe G3. En 2005 Unleash the Fury est commercialisé au label Spitfire Records. Comme expliqué dans une édition du magazine Guitar World, le nom de l'album s'inspire de « l'incident de l'avion » survenu lors d'un vol en partance pour le Japon lors d'une tournée en 1988[8]. Malmsteen explique que le nom de l'album inspire à la fois son énergie et l'incident[9]. La sortie de l'album Unleash the Fury est suivi de la sortie du DVD de Concerto Suite For Electric Guitar And Orchestra in E Flat Minor, Op. 1 – With The New Japan Philharmonic Live. Selon Malmsteen, il s'agit de leur premeir concert live avec un orchestre, une expérience qu'il décrit comme « amusante mais extrêmement effrayante[9]. »

En 2007, Malmsteen est honoré dans la version Xbox 360 du jeu vidéo Guitar Hero II. Le joueur peut recevoir le prix Yngwie Malmsteen pour avoir tapé 1 000 notes successivement, ou plus[10]. En février 2008, le chanteur Doogie White est remplacé au profit de Tim « Ripper » Owens, ancien chanteur de Judas Priest et d'Iced Earth ; il devient le neuvième chanteur d'Yngwie en solo, un poste qu'il occupe jusqu'en 2012. Leur collaboration se concrétise sur Perpetual Flame et sur la tournée. Grâce à son arrivée, Yngwie sort l'album le plus heavy-speed de sa discographie. Perpetual Flame est le premier album sorti sous le label Rising Force Records qu'Yngwie crée fin 2008 et qui devrait lui permettre d'avoir son indépendance artistique. Après une procédure judiciaire, il peut obtenir les droits sur tous ses albums, sauf les cinq premiers. Il est donc prévu dans l'avenir des rééditions de ses anciens albums remasterisés ou réenregistrés (comme War to End All Wars peut-être), et des sorties de lives.

En mars 2009 sort la compilation Angels of Love, qui est une curiosité dans sa discographie : Malmsteen, dans un style beaucoup plus dépouillé qu'à l'accoutumée, réenregistre des versions instrumentales et acoustiques de quelques-unes de ses anciennes ballades. Le résultat est surprenant et est bien accueilli par les fans qui y voient comme une alternative bienvenue à l'intense Perpetual Flame. En août 2009, le magazine Time classe Malmsteen Nà la neuvième place de sa liste des 10 meilleurs guitaristes de tous les temps[11]. En octobre 2009 sort Live In Korea, un DVD filmé par une chaîne de télévision coréenne lors de la tournée War to End All Wars[12],[13]. Si l'objet plait pour son contenu, les fans pestent pour la piètre qualité de la bande vidéo utilisée. Une compilation, High Impact, sort en décembre 2009 avec une reprise inédite de Michael Jackson, Beat It, enregistrée après le décès du chanteur.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Yngwie Malmsteen à Gävle, en Suède, le 7 juillet 2012.

En avril 2010, Yngwie refoule les scènes de l'est en se produisant à Moscou et Saint-Pétersbourg. En 2010 sortent Raw Live, un DVD fait de prises télé et d'enregistrements pirates, et Relentless, un nouvel album commercialisé le 23 novembre 2010. Yngwie fait une apparition au Late Night with Jimmy Fallon avec Dana Carvey le 3 février 2011 pour la promotion de son album[14]. Le 6 août 2011, Malmsteen fait une autre apparition aux États-Unis, jouant une reprise de Star Spangled Banner avant un mtach entre les St. Louis Cardinals et les Florida Marlins au Sun Life Stadium[15]. Bien que rarement dans son pays natal la Suède, Malmsteen y joue un concert en 2012. Le 7 juillet, il finit avec le Getaway Rock Festival de Gävle, aux côtés de Nightwish et Manowar. Le 5 décembre 2012, Yngwie fait paraître l'album Spellbound, un disque presque exclusivement instrumental où Yngwie joue à peu près tout.

Le 12 juin 2014, Yngwie entame la première date de sa tournée annoncée, Guitar Gods 2014 Tour, au F. M. Kirby Center de Wilkes Barre, en Pennsylvanie, accompagné des guitaristes Bumblefoot et Gary Hoey de Guns N' Roses[16].

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Yngwie Malmsteen – guitare, chant (1978–1982, depuis 1984)
  • Ralph Ciavolino – basse, chant (depuis 2012)
  • Mark Ellis – batterie, percussions (depuis 2013)
  • Nick Marino – claviers, chant (2005–2006, depuis 2010)

Chronologie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Les premiers enregistrements de Malmsteen, au sein de Steeler :

Au sein d'Alcatrazz :

Albums solo[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Malmsteen apparaît également dans divers projets ou tributes :

En 2003, Malmsteen a partagé l'affiche du G3 aux côtés de Joe Satriani et Steve Vai :

  • G3 live in Denver

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Yngwie Malmsteen a également participé à plusieurs projets vidéo (apparitions lors de tributes) ou publié ces propres projets (concerts ou cours de guitare en VHS ou DVD) :

  • Hear 'N Aid (au bénéfice de l'Éthiopie)
  • Metallic Live '84 (Alcatrazz)
  • Tokyo Budokan '85 (tournée Marching Out)
  • Live in Leningrad '89 (tournée Odyssey)
  • REH Instructional Master Series (1991) réédité en DVD
  • Leo Fender Benefit (1992)
  • Live at Budokan '94 (tournée The Seventh Sign)
  • PLAY LOUD (vidéo pédagogique de 1996)
  • LIVE!! (Brésil, 1998, tournée Facing the Animal)
  • Full-Shred (DVD Young Guitar magazine de 1999)
  • Concerto Suite Live (2002)
  • Far Beyond the Sun (DVD remaster d'une partie des lives à Leningrad 89 et Budokan 85 avec quelques clips et une interview)
  • Live Budokan 94 réédition sous le label Rising Force Records
  • Live Animal réédition sous le label Rising Force Records du live brésilien de 1998
  • Live Korea réédition sous le label Rising Force Records d'un live de la tournée War to End All Wars 2001
  • Raw Live édité sous le label Rising Force reprends des vidéos inédites du maestro

Les lives à Budokan 85, et Leningrad 89, sont sortis en version intégrale en import japonais remasterisées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Steve Huey, « Yngwie Malmsteen », sur Allmusic (consulté le 17 décembre 2014).
  2. Stephan Forté, « Les secrets du metal - Études de Style », Guitarist Magazine, Hors Serie N° 29,‎ mars 2009, p. 14-15.
  3. Valeria Manferto de Fabianis (dir.) et Ernesto Assante (trad. Camille Fanler, préf. Adrian Belew), Les Génies de la guitare rock, Vercelli, Italie, White Stars,‎ 2009, 343 p. (ISBN 978-88-6112-262-8), p. 280-283.
  4. a et b (en) « The next guitar legend? », Guitar World,‎ janvier 1986.
  5. a, b, c et d (en) « Biography », sur yngwiemalmsteen.com (consulté le 24 avril 2013).
  6. (en) Eduardo Rivadavia, « No Parole from Rock 'n' Roll », sur Allmusic (consulté le 17 décembre 2014).
  7. (en) Eduardo Rivadavia, « Live Sentence », sur Allmusic (consulté le 17 décembre 2014).
  8. (en) « Literature Study Guides - By Popularity », sur eNotes.com (consulté le 17 décembre 2014).
  9. a et b (en) « CAS – Central Authentication Service », sur Gateway.proquest.com.ezproxy1.library.arizona.edu (consulté le 17 décembre 2014).
  10. (en) « Yngwie Malmsteen Award Achievement in Guitar Hero II », sur Trueachievements.com (consulté le 17 décembre 2014).
  11. (en) « Time Magazine Picks the 10 Best Electric Guitar Players (including Yngwie) », sur Fretbase,‎ 24 août 2009 (consulté le 17 décembre 2014).
  12. (en) « Yngwie Malmsteen: Live in Korea », sur Amazon (consulté le 17 décembre 2014).
  13. (en) « YNGWIE MALMSTEEN: 'Live In Korea' DVD Details Revealed », sur Blabbermouth,‎ 1er octobre 2009 (consulté le 17 décembre 2014).
  14. (en) « YNGWIE MALMSTEEN On Late Night With Jimmy Fallon ; Video Available », sur Blabbermouth,‎ 4 février 2011 (consulté le 17 décembre 2014).
  15. (en) « Yngwie Malmsteen’s Relentless Fall Journey », sur Pollstar,‎ 19 juillet 2011 (consulté le 17 décembre 2014).
  16. (en) « Guitar Gods Tour 2014 – Yngwie Malmsteen/Gary Hoey/Bumblefoot | rockinconcertreviews », sur Rockinconcertreviews.wordpress.com,‎ 27 juin 2014 (consulté le 17 décembre 2014).
  17. (en) « No Parole from Rock 'n' Roll - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  18. (en) « Live Sentence - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  19. (en) « Rising Force - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  20. (en) « Marching Out - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  21. (en) « Trilogy - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  22. (en) « Odyssey - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  23. (en) « Trial by Fire: Live in Leningrad - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  24. (en) « Eclipse - Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).
  25. (en) « Fire and Ice -Billboard », sur Allmusic (consulté le 24 avril 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]