Yevgeni Ivanovitch Markov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Markov.
Markov 1 Evgeny Ivanovich.jpg

Yevgeni Ivanovitch Markov, né à Moscou et mort en 1828, est un général d'infanterie russe qui exerce des commandements pendant les guerres de la Révolution française et le guerres napoléoniennes.

Carrière[modifier | modifier le code]

Entré dans la carrière militaire en 1770, il combat pendant la guerre russo-turque de 1787-1792. Il est présent à la bataille de Kinburn (en) et gagne la croix de 4e classe de l'ordre de Saint-Georges au siège d'Otchakov.

Il combat ensuite en Pologne en 1792-1794 puis participe à l'expédition russe en Perse de 1796. Nommé colonel le 15 avril 1798, il est promu major-général le 7 octobre 1798.

Le général Markov combat au sein du corps de Korsakov pendant la campagne de Suisse de 1799. Lors de la deuxième bataille de Zürich, il commande l'aile gauche de la division Dourasov entre Höngg et Baden derrière la Limmat[1]. Le 25 septembre au matin, la première attaque française est menée par le général gazan dans son secteur. Après avoir traversé la Limmat l'avant-garde française monte à l'assaut du plateau de Kloster Fahr (de) et en chasse les troupes du général Markov qui, grièvement blessé, est fait prisonnier[2].

Le 25 janvier 1807, à la tête de 9 000 hommes, il est battu par le 1er corps du maréchal Bernadotte[3]. À la bataille d'Eylau, le 8 février 1807, Markov commande l'extrême droite du dispositif russe, autour du village de Schloditten (de)[4]. À Friedland, il est en soutien de l'avant-garde du prince Bagration avec 15 bataillons[5].

En 1812, le lieutenant-général Markov commande le 10e corps de la 3e armée russe de Tormassov. Il passe ensuite sous les ordres de l'amiral Tchitchagov puis est destitué pour incompétence[6].

En 1813, il sert dans l'armée de réserve du général Bennigsen et participe au siège de Hambourg[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gotteri 2003, p. 115
  2. Gotteri 2003, p. 119
  3. Smith 1998, p. 240
  4. Jacques Garnier, « La bataille d'Eylau, une victoire sanglante », Napoléon Ier, no 16,‎ septembre - octobre 2002, p. 30-39 (ISSN 1298-6380)
  5. Renaud Faguet, « La bataille de Friedland », Napoléon Ier, no 12,‎ janvier - février 2002, p. 16-29 (ISSN 1298-6380)
  6. Haythornthwaite, Philip Russian Army of the Napoleonic Wars (1): Infantry p.6 (Osprey)
  7. Russian Officer Corps of the Revolutionary and Napoleonic Wars, Alexander Mikaberidze

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicole Gotteri, La campagne de Suisse en 1799 : « Le choc des géants », Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ 2003 (ISBN 2-909034-35-6)
  • (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Greenhill Books,‎ 1998 (ISBN 1-85367-276-9)