Yelena Isinbayeva

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Yelena Isinbayeva Portail athlétisme
Yelena Isinbayeva Doha 2010.jpg
Yelena Isinbayeva lors des Championnats du monde en salle de Doha en mars 2010.
Informations
Disciplines Saut à la perche
Période d'activité 1998-2013
Nationalité Drapeau : Russie Russe
Naissance 3 juin 1982 (32 ans)
Lieu Volgograd
Taille 1,74 m (5 9)
Poids 65 kg (143 lb)
Surnom La Tsarine
Club Railway Troops (2001 - 2011)
Dynamo Volvograd (2011 -)
Entraîneur Yevgeniy Trofimov, Vitaly Petrov
Records
Actuelle détentrice du record du monde du saut à la perche en plein air (5.06)
Distinctions
• Trophée IAAF de l'athlète de l'année en 2004, 2005 et 2008
• Trophée de l'athlète européen de l'année en 2005 et 2008
Trophée Track and Field de l'athlète de l'année en 2004 et 2005
Prix Prince des Asturies des sports 2009
Palmarès
Jeux olympiques 2 - 1
Championnats du monde 3 - 1
Championnats d'Europe 2 1 -

Yelena Gadzhievna Isinbayeva (en russe : Елена Гаджиевна Исинбаева; née le 3 juin 1982 à Volgograd) est une athlète russe pratiquant le saut à la perche. Double championne olympique, aux jeux d'Athènes 2004 et de Pékin 2008, elle est également triple championne du monde et championne d'Europe. Elle est l'actuelle détentrice du record du monde de la perche féminine, avec 5,06 mètres franchis en plein air à Zurich en 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yelena Isinbayeva est née le 3 juin 1982 à Volgograd. Son père, Gadji Gadjiyévitch Isinbaïev, est plombier et, Tabassaran, il est originaire de la République du Daguestan. Le prénom du père ainsi que son patronyme sont la version russe de hadji, celui qui a fait le pèlerinage à La Mecque. Yelena Isinbayeva a une sœur nommée Inna.

Carrière junior[modifier | modifier le code]

Elle débute dans le sport par la gymnastique artistique dans sa ville de Volgograd. Mais, à quinze ans, elle est désormais considérée comme trop grande, 1,74 m, pour la discipline. Elle s'essaye au saut à la perche, sport où elle obtient rapidement de bons résultats.

En 1998, elle remporte les jeux de la jeunesse, compétition disputée à Moscou en franchissant la barre de 4,00 mètres. La même saison, elle participe aux Championnats du monde junior disputés à Annecy.

La saison suivante, elle remporte les championnats du monde de la jeunesse de Bydgoszcz en franchissant 4,10 mètres.

Elle continue sa progression en remportant une autre compétition de jeunes avec les Championnats du monde junior de Santiago du Chili. Avec 4,20 mètres, elle établit un nouveau record du monde junior. Elle participe à ses premiers Jeux olympiques d'été à Sydney où, ne franchissant pas la barre de 4,00 m, elle échoue lors du concours de qualification.

Elle remporte ensuite le Championnats d'Europe junior 2001. La même saison, elle avait auparavant participé, durant la saison hivernale, aux Championnats du monde en salle 2001 à Lisbonne, compétition qu'elle termine à la septième place.

En 2002, elle remporte sa première médaille chez les séniors en finissant deuxième des Championnats d'Europe de Munich en réalisant 4,55 mètres, soit cinq centimètres de moins que sa compatriote Svetlana Feofanova. La troisième place est prise par l'Allemande Yvonne Buschbaum[1].

Premier record du monde, sacre olympique[modifier | modifier le code]

Yelena Isinbayeva en 2003

La lutte avec Feofanova, l'alors détentrice du record du monde, s'accentue l'année suivante. Feofanova établit trois records du monde en salle et remporte le Championnat du monde en salle 2003 devant Isinbayeva[2]. Mais le 13 juillet, à Gateshead, lors du meeting de Crystal Palace, Isinbayeva bat son premier record du monde en réalisant 4,82 mètres[3]. Elle se positionne également parmi les favorites du Championnat du monde de Paris. Lors de ceux-ci Isinbayeva réalise 4,65 mètres, hauteur insuffisante pour rivaliser avec sa compatriote qui réussit 4,75 mètres pour remporter le titre mondial devant l'Allemande Annika Becker[1].

En 2004, elle établit deux records du monde en salle lors du meeting de Donetsk, passant 4,81 m puis une barre supérieure de deux centimètres. Après que Feofanova a fait progresser la marque à 4,85 m cinq jours plus tard à Athènes, Isinbayeva reprend la tête des bilans mondiaux en passant la barre de 4,86 m lors des championnats du monde en salle de Budapest, compétition où la Russe devance Stacy Dragila et Feofanova[4].

Lors de la saison estivale, Isinbayeva franchit 4,87 m à Crystal Palace, puis 4,89 m un mois plus tard avant d'atteindre la hauteur de 4,90 m cinq jours tard à Londres.

Le concours de saut à la perche féminin des Jeux olympiques d'Athènes voit la première championne olympique de la spécialité, Stacy Dragila, échouer lors du concours de qualification en raison d'une blessure au pied. Malgré cette absence, la compétition présente un grand intérêt avec l'affrontement des deux Russes, en tête des bilans mondiaux. La Polonaise Anna Rogowska et Feofanova franchissent la hauteur de 4,70 m au premier essai, ce que ne parvient pas à réussir Isinbayeva. Celle-ci décide donc de reporter ses deux essais restant à la barre suivante, 4,75 m. Elle échoue de nouveau, tandis que sa compatriote franchit à sa deuxième tentative, la Polonaise échouant à cette hauteur. Isinbayeva reporte de nouveau son dernier essai à la barre suivante. En réussissant cette hauteur, elle reprend la tête du concours. Feofanova, en échouant une dernière fois à 4,90 m, laisse le titre à sa rivale. Celle-ci, déjà championne olympique demande alors une barre de 4,91 m qu'elle franchit, établissant ainsi un nouveau record du monde[5],[6].

Peu après les jeux, elle se rend au Mémorial Van Damme où elle réussit 4,92 mètres, son huitième record du monde de la saison. Elle remporte ensuite sa première finale mondiale de l'athlétisme, disputée à Monaco.

Ces huit records, et ses deux titres, mondial en salle et olympique, la désigne Athlète IAAF de l'année, le titre chez les hommes étant remporté par l'ethiopien Kenenisa Bekele.

La barrière des 5 mètres[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 2005, elle continue sa chasse au record. Dès la saison hivernale, elle bat à quatre reprises le record du monde en salle, à Donetsk, Birmingham, Liévin et Madrid, cette dernière ville étant l'hôte des Championnats d'Europe en salle. Cette quête de records continue lors de la saison estivale. Elle passe d'abord 4,93 m lors du meeting Athletissima de Lausanne, puis 4,95 m à Madrid. Lors du meeting de Crystal Palace, le 22 juillet, elle passe 4,96 m puis demande une nouvelle barre : elle franchit 5,00 m, barre symbolique que l'Américain Brian Sternberg avait été le premier homme à franchir en 1963.

Les Championnats du monde 2005 à Helsinki sont perturbés par les conditions climatiques. Le concours de saut à la perche féminin est retardé. Cependant, ces conditions ne l'empêchent pas de remporter un premier titre mondial, en établissant de surcroît un nouveau record du monde avec 5,01 m réussis lors de sa seconde tentative. De plus, elle devance sa dauphine, la Polonaise Monika Pyrek, de 41 centimètres[7],[8]. Comme la saison précédente, elle remporte la finale mondiale de l'athlétisme.

En novembre 2005, elle décide de changer d'entraîneur pour travailler avec Vitaliy Petrov, qui avait été celui de Sergueï Bubka. Son but est d'imiter, voire dépasser le palmarès de l'Ukrainien, qui a entre autres battu 35 records du monde[9]. Petrov considère que les ajustements, principalement liés à sa course d'approche, peuvent la conduire aux alentours de 5,15 m, 5,20 m[9].

Pour la troisième année consécutive, elle se rend à Donetsk, ancien lieu d'entraînement de Bubka, et y établit un nouveau record du monde en salle. Durant cette saison hivernale, elle remporte un nouveau titre mondial lors des mondiaux en salle de Moscou.

Lors de la saison estivale, elle réalise de bonnes performances, 4,90 m à Lausanne, 4,91 m à Londres mais ne parvient pas à atteindre les 5,00 m. Lors des Championnats d'Europe à Göteborg, elle remporte le dernier titre qui ne figure pas encore à son palmarès, mais en se contentant d'une hauteur de 4,80 m. Pour la troisième saison consécutive, elle remporte la finale mondiale. Elle remporte également la coupe du monde sous les couleurs de la Russie.

Nouveau titre mondial et premières désillusions[modifier | modifier le code]

Yelena Isinbayeva franchissant 4,80 m à Osaka

Comme désormais chaque saison, Isinbayeva bat le record du monde en salle à Donetsk.

Lors de la saison estivale, Isinbayeva se voit confronter à un nouvel objectif : le saut à la perche féminin figure parmi les épreuves de la Golden League 2007. Les premières étapes de celle-ci sont ponctuées de victoires, avec entre autres des sauts de 4,91 m au meeting Gaz de France et 4,90 m au Golden Gala de Rome.

Lors des mondiaux 2007 d'Osaka, ces deux principales adversaires, la Tchèque Katerina Badurová et Feofanova s'arrêtent à 4,75 m, échouant toutes les deux à 4,80 m, hauteur que Isinbayeva franchit à son second essai. Elle demande alors 5,02 m, ce qui serait un nouveau record, mais échoue lors de ses trois tentatives[10]. Elle termine la saison en remportant les dernières étapes de la Golden League, se partageant le million de dollars octroyé aux vainqueurs avec l'Américaine Sanya Richards[11]. Elle remporte également une nouvelle fois la finale mondiale.

Après une nouvelle saison hivernale ponctuée d'un record du monde en salle à Donetsk et une médaille d'or aux mondiaux en salle de Valence, elle renoue avec les sommets en établissant un nouveau record du monde lors du Golden Gala avec 5,03 m. Ce record se produit près de trois ans après son dernier record du monde en plein air. Elle explique ce délai par divers changements : changement de technique, d'entraîneur, de vie personnelle. Elle reconnait également que les performances de l'Américaine Jennifer Stuczynski, 4,90 m puis 4,92 m, ont eu une importance sur son réveil : « When Stuczynski jumped 4.90 then 4.92 it made me so angry because everyone started to say: 'Isinbayea is finished, we have a new star' »[12]. 18 jours plus tard, le 29 juillet 2008, à Monaco pour le dernier meeting avant les Jeux olympiques, elle bat de nouveau son propre record du monde au troisième essai pour le porter à 5,04 m.

Le 18 août 2008, elle bat le record du monde aux Jeux de Pékin au dernier essai avec 5,05 m. Par la même occasion elle établit un nouveau record olympique. Elle obtient ainsi une nouvelle médaille d'or olympique. Cette médaille lui était assurée lorsqu'elle avait réussi 4,85 m à son premier essai, sa dernière rivale, l'Américaine Jennifer Stuczynski ne parvenant pas à franchir 4,90 m tandis que Feofanova termine troisième[13].

Le 15 février 2009, à Donetsk, elle est la première femme à passer la barre des 5 mètres en salle, établissant ainsi un nouveau record du monde. C'est la sixième année consécutive qu'elle bat le record du monde lors de cette réunion. Lors de cette édition, elle le fait deux fois : une première à 4,97 m après avoir échoué deux fois un centimètre plus bas, puis cinq mètres lors de son second essai[14].

Yelena Isinbayeva lors des mondiaux de Berlin 2009.

En début de la saison estivale, elle est battue aux essais lors du meeting de Crystal Palace par la Polonaise Anna Rogowska[15]. Le 17 août 2009, lors des championnats du monde de Berlin, elle connaît la première véritable désillusion de sa carrière en ne franchissant aucune barre. Elle débute son concours à 4,75 m, alors que sa meilleure performance de l'année est de 4,85 m. Après un premier échec à cette hauteur, elle décide de reporter ses deux sauts suivants pour la barre successive de 4,80 m, la Polonaise Anna Rogowska ayant franchit cette barre. Mais elle échoue de nouveau à 4,80 m et laisse le titre à son adversaire, sans marque mesurée (NM), ce qui la classe dernière du concours[16].

Le 28 août 2009, durant la 5e étape de la Golden League à Zurich, Yelena bat son propre record du monde en passant au premier essai à 5,06 m. Elle prend par la même occasion sa revanche sur Rogowska, qui se classe 2e avec 4,76 m[17]. Ce nouveau record du monde est le 27e de sa carrière (15 en plein air et 12 en salle). Elle se rapproche encore un peu plus du record de Bubka qui a battu 35 fois le record du monde du saut à la perche chez les hommes (18 fois en extérieur et 17 fois en salle).

Le 4 septembre 2009, Yelena emporte le meeting Mémorial Van Damme à Bruxelles en sautant à 4,70 m. Elle échoue trois fois dans sa tentative de record du monde à 5,07 m. Cette victoire lui permet de gagner le jackpot de la Golden League 2009 aux côtés de Sanya Richards et Kenenisa Bekele. C'est la 2e fois de sa carrière qu'elle emporte la Golden League avec sa victoire en 2007. Le 12 septembre 2009, elle gagne la Finale mondiale de l'athlétisme avec 4,80 m.

Saison 2010, pause et reprise en 2011[modifier | modifier le code]

Lors de la saison en salle de 2010, elle arrive aux Championnats du monde en salle à Doha avec la meilleure performance mondiale de l'année, 4,85 m, réussie par deux reprises à Moscou et à Donestk. Le 12 mars 2010, elle se qualifie de justesse pour la finale du saut à la perche en réussissant à franchir 4,55 m à son dernier essai, elle prend tout de même la tête des qualifications grâce à ce saut. Deux jours plus tard, lors de la finale, elle commence son concours à 4,60 m qu'elle réussit dès son premier essai. Par la suite, elle tentera de passer 4,75 m où elle échouera par trois fois. Yelena échoue au pied du podium, prenant une 4e place inhabituelle. Le titre revient à la brésilienne Fabiana Murer qui a franchi 4,80 m, soit 20 cm de plus que Yelena.

Le 10 avril 2010, Yelena Isinbayeva annonce une « pause à durée indéterminée » qualifiée d'« absolument nécessaire » dans sa carrière notamment due aux revers connus lors des mondiaux de Berlin (aucune barre franchie) et des championnats du monde en salle de Doha (4e, au pied du podium). La jeune femme alors âgée de 27 ans avoue ne « pas complètement tirer un trait sur l'intégralité du circuit estival ou sur les Championnats d'Europe ». Selon son entraîneur, Vitaliy Petrov, il faut « comprendre la machine et comment elle se sent à l'intérieur »[18]. Finalement, Yelena ne participera ni à la Ligue de Diamant ni aux Championnats d'Europe qui, en son absence, sont emportés par une autre russe restée souvent dans l'ombre de Yelena : Svetlana Feofanova.

Yelena Isinbayeva reprend la compétition le 6 février 2011 à Moscou après une pause de 11 mois. Elle réalise 4,81 m et échoue par trois fois à 4,91 m, elle réalise donc les minimas pour les championnats d'Europe en salle à Paris et se dit heureuse de reprendre la compétition[19]. Cependant, elle est contrainte de déclarer forfait pour cette compétition en raison d'une infection virale[20]. Le 13 mars 2011, elle annonce au site de l'IAAF qu'après cinq ans de collaboration, elle quitte son entraîneur, Vitaly Petrov pour retrouver Evgeniy Trofimov, son premier entraîneur ; elle quitte ainsi la ville de Formia en Italie pour retourner à Volgograd, sa ville natale[21]. Dans le même temps, elle décide de changer de club et de passer du Railway Troops où elle est licenciée depuis 2001 afin de passer dans le Dynamo Volvograd[22].

Yelena Isinbayeva effectue sa rentrée estivale le 15 juillet 2011 à Heusden-Zolder. Elle emporte le concours en réalisant 4,60 m au premier essai après avoir rencontré le même succès à 4,50 m. En revanche, elle échoue par trois fois à 4,70 m dans un concours marqué par des perturbations climatiques. Cette performance la hisse temporairement au dixième rang mondial[23]. Elle ne parvient cependant pas à franchir la moindre barre lors de sa seconde compétition de la saison au meeting de Lignano (trois échecs à 4,60 m) le 19 juillet. Par la suite, Yelena renonce à sa participation au meeting de Lucerne le 21 juillet pour cause de blessure à la main lors de l'échauffement[24]. Après ces deux incidents, Yelena participe pour la première fois à la Ligue de diamant qui se tient le 29 juillet à Stockholm. Elle emporte facilement le concours en franchissant tout d'abord 4,64 m avant de passer 4,76 m soit la seconde meilleure performance de la saison[25].

Le bronze à Londres 2012[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 2012, Yelena Isinbayeva commence sa saison en salle par une victoire à Volgograd, sa ville natale, lors de la Governor's Cup où elle franchit 4,70 m[26] mais dans le même temps, la Britannique Holly Bleasdale s'attaque à son record du monde en salle (qui est de 5,00 m alors que Bleasdale tente 5,01 m) après avoir franchi 4,87 m ; l'Anglaise échoue néanmoins par trois fois[27]. Elles s'affrontent ensuite à Bydgoszcz le 8 février 2012, et Yelena Isinbayeva s'impose avec une barre à 4,68 m (ce qui était par ailleurs sa première barre) tout comme Bleasdale mais en la dépassant aux essais[28]. Le 14 février 2012, Isinbayeva réalise à Liévin pour le Meeting du Pas-de-Calais son premier saut à plus de 4,80 m depuis environ un an et reprend la 3e place aux bilans mondiaux[29]. Le 23 février elle bat son record du monde en salle au meeting de Stockholm en passant une barre à 5,01 m, retrouvant son niveau de 2009[30]. Élue athlète européenne du mois de février par l'EAA, Isinbayeva enchaîne sur les championnats du monde en salle qu'elle remporte avec 4,80 m devant Vanessa Boslak[31]. Ce titre lui permet de terminer 2e athlète européenne du mois de mars[32]. Le 10 juillet, elle remporte le concours du Meeting international d'athlétisme de Sotteville-lès-Rouen avec un saut à 4,75 m.

Lors des Jeux olympiques de Londres 2012, Yelena Isinbayeva, qui est en piste pour un troisième sacre olympique consécutif, est battue en finale et termine 3e de l'épreuve avec une barre à 4,70 m juste derrière l'Américaine Jennifer Suhr qui remporte la médaille d'or en franchissant 4,75 m au 2e essai. La Cubaine Yarisley Silva franchit également 4,75 m mais est battue aux essais et remporte l'argent. Par la suite, Isinbayeva déclare à France Télévisions, lors d'une interview avec Nelson Monfort : « Je suis vraiment contente. C'est comme une médaille d'or pour moi. Il n'y a pas eu de choses tellement décevantes dans le passé, ces trois dernières années. Je pense que ce bronze me dit : Yelena, n'arrête pas, alors que j'envisageais d'arrêter après les Jeux de Londres. Je ne sais pas à quoi m'attendre pour Moscou pour les Championnats du monde d'athlétisme 2013, bien sûr j'y serai! »

Troisième titre mondial en 2013[modifier | modifier le code]

Isinbayeva aux championnats du monde 2013.

Le 13 août 2013, lors des Championnats du monde de Moscou au Stade Loujniki, elle remporte son troisième titre mondial, en effectuant un saut à 4,89 m, qui lui permet de devancer Jennifer Suhr (4,82 m) et Yarisley Silva (4,82 m). C'est son premier titre majeur depuis 2008 et sa victoire aux jeux olympiques de Pékin[33]. Elle annonce alors une pause dans sa carrière avant un éventuel retour pour les jeux de Rio de Janeiro en 2016[34].

Revenus, contrats et primes[modifier | modifier le code]

Isinbayeva est l'une des rares athlètes, avec le Jamaïcain Usain Bolt, à signer de très gros contrats publicitaires. Elle est en contrat avec Toyota et a signé un contrat de 1,5 million de dollars annuels avec l'équipementier chinois Li Ning, en remplacement de son précédent équipementier Adidas[35],[36]. La perchiste russe percevrait ainsi 7,5 millions de dollars sur cinq ans[37].

En 2007, elle se partage le million de dollars octroyé aux vainqueurs de la Golden League 2007 avec l'Américaine Sanya Richards. Deux ans plus tard, Yelena emporte la Golden League 2009 et partage le million de dollars de nouveau avec Sanya Richards mais également avec Kenenisa Bekele.

En 2009, elle remporte la Finale mondiale de l'athlétisme et gagne ainsi la somme de 30 000 dollars, soit environ 20 500 euros[38].

Elle est également l'une des athlètes les plus chères sur le circuit : ses apparitions se chiffrent à 50 000 euros par meeting, la victoire valant 11 000 euros de primes supplémentaires. Une prime supplémentaire de 35 000 euros lui est attribuée pour chaque record du monde. Elle joue d'ailleurs de celle-ci en faisant évoluer le record du monde de la spécialité centimètre par centimètre, ne dérogeant à cette règle qu'en de très rares occasions.

Engagement personnel[modifier | modifier le code]

Yelena Isinbayeva est membre du club des Champions de la Paix, un collectif de nombreux athlètes de haut niveau créé par Peace and Sport, organisation internationale basée à Monaco et œuvrant pour la construction d'une paix durable grâce au sport.

En août 2013, lors de la conférence de presse qui suit son troisième titre mondial à Moscou, elle prend position pour le respect de la loi russe interdisant la « propagande homosexuelle »[39]. Elle déclare ainsi en anglais : « Si vous permettez de militer et de faire toutes ces choses dans la rue, c'est inquiétant pour notre pays, car nous nous considérons comme des gens normaux. Les hommes vivent avec les femmes, et les femmes avec les hommes[40]. » Elle provoque aussitôt un tollé médiatique en Occident et de vives réactions chez de nombreux athlètes internationaux (Nick Symmonds, Maryse Ewanjé-Epé…)[réf. nécessaire]. Par ailleurs, la championne d'heptathlon des Jeux du Commonwealth de New Delhi Louise Hazel propose au Comité international olympique (CIO) de priver la perchiste russe de son statut d'ambassadrice des Jeux olympiques de la Jeunesse[41].Au lendemain de sa déclaration, Yelena Isinbayeva dit s'être mal exprimée en raison de sa mauvaise maîtrise de la langue anglaise[réf. nécessaire]. Jacques Rogge, président du CIO, critique ces propos homophobes tenus durant les championnats : "C'est décevant. Heureusement qu'elle a rectifié ses propos. Mais elle n'aurait pas dû intervenir ainsi." Malgré les clarifications apportées, le CIO étudie la possibilité de lui retirer ses fonctions d'ambassadrice auprès des Jeux olympiques de la jeunesse et de maire du village olympique de Sotchi en 2014[42]. Ce n'est finalement pas le cas. Le 7 fevrier 2014, alors qu'elle est enceinte de son premier enfant, elle fait partie des derniers relayeurs de la flamme olympique lors de la Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2014.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Compétition Lieu Place Hauteur
1998 Jeux mondiaux de la jeunesse Moscou 1re 4,00 m
1999 Championnat du monde de la jeunesse Bydgoszcz 1re 4,10 m
2000 Championnats du monde junior Santiago du Chili 1re 4,20 m
2001 Championnats du monde en salle Lisbonne 7e 4,25 m
Championnats d'Europe junior Grosseto 1re 4,40 m
2002 Championnats d'Europe Munich 2e 4,55 m
2003 Championnats du monde en salle Birmingham 2e 4,60 m
Championnats du monde Paris Saint-Denis 3e 4,65 m
Championnats d'Europe espoirs Bydgoszcz 1re 4,65 m
2004 Championnats du monde en salle Budapest 1re 4,86 m
Jeux olympiques Athènes 1re 4,91 m
Finale mondiale Monaco 1re 4,83 m
2005 Championnats d'Europe en salle Madrid 1re 4,90 m
Championnats du monde Helsinki 1re 5,01 m
Finale mondiale Monaco 1re 4,74 m
2006 Championnats du monde en salle Moscou 1re 4,80 m
Championnats d'Europe Göteborg 1re 4,80 m
Finale mondiale Stuttgart 1re 4,75 m
coupe du monde Athènes 1re 4,60 m
2007 Championnats du monde Osaka 1re 4,80 m
Finale mondiale Stuttgart 1re 4,87 m
2008 Championnats du monde en salle Valence 1re 4,75 m
Jeux olympiques Pékin 1re 5,05 m
2009 Championnats du monde Berlin 11e
Finale mondiale de l'athlétisme Thessalonique 1re 4,80 m
2011 Championnats du monde Daegu 6e 4,65 m
2012 Championnats du monde en salle Istanbul 1re 4,80 m
Jeux olympiques Londres 3e 4,70 m
2013 Championnats du monde Moscou 1re 4,89 m

Autres récompenses[modifier | modifier le code]

Elle a été élue athlète de l'année par l'IAAF en 2004, 2005 (le titre homme étant attribué à l'éthiopien Kenenisa Bekele)[43] et 2008 (titre masculin attribué au Jamaïcain Usain Bolt).

Elle a également été élue athlète de l'année par le magazine Track & Field News en 2004 et 2005 et athlète européen de l'année par l'Association européenne d'athlétisme en 2005 et 2008.

Elle a également reçu le Laureus World Sportswoman of the Year en 2007 et 2009[44].

Le 2 septembre 2009, elle a reçu le prix Prince des Asturies des sports, distinction espagnole qui récompense des travaux d'envergure internationale dans différents domaine tel que les arts, les sciences, la coopération internationale, la communication ou les sports[45].

Elle reçoit fin 2013 un prix pour l'ensemble de sa carrière de la part de l'IAAF à l'occasion du Gala de l'athlétisme à Monaco[46].

Resultats en Golden League[modifier | modifier le code]

Record et statistiques[modifier | modifier le code]

Records du monde battus[modifier | modifier le code]

Ces tableaux détaillent les records du monde du saut à la perche battus par Yelena Isinbayeva durant sa carrière.

En plein air
Performance Lieu Date
5,06 m (actuel RM) Zurich 28 août 2009
5,05 m Pékin 18 août 2008
5,04 m Monaco 29 juillet 2008
5,03 m Rome 11 juillet 2008
5,01 m Helsinki 12 août 2005
5,00 m Londres 22 juillet 2005
4,96 m Londres 22 juillet 2005
4,95 m Madrid 16 juillet 2005
4,93 m Lausanne 5 juillet 2005
4,92 m Bruxelles 3 septembre 2004
4,91 m Athènes 24 août 2004
4,90 m Londres 30 juillet 2004
4,89 m Birmingham 25 juillet 2004
4,87 m Gateshead 27 juin 2004
4,82 m Gateshead 14 juillet 2003
En salle
Performance Lieu Date
5,01 m Stockholm 23 février 2012
5,00 m Donetsk 15 février 2009
4,97 m Donetsk 15 février 2009
4,95 m Donetsk 16 février 2008
4,93 m Donetsk 10 février 2007
4,91 m Donetsk 12 février 2006
4,90 m Madrid 6 mars 2005
4,89 m Liévin 26 février 2005
4,88 m Birmingham 18 février 2005
4,87 m Donetsk 12 février 2005
4,86 m Budapest 6 mars 2004
4,83 m Donetsk 15 février 2004
4,81 m Donetsk 15 février 2004

Meilleures performances de l'année[modifier | modifier le code]

Saut à la perche[47]
Année Hauteur Date Lieu Rang[48]
2001 4,46 m 31 août 2001 Berlin 15e
2002 4,60 m 14 juin 2002 Dreux 7e
2003 4,82 m 13 juillet 2003 Gateshead 1re
2004 4,92 m 3 septembre 2004 Bruxelles 1re
2005 5,01 m 12 août 2005 Helsinki 1re
2006 4,91 m 28 juillet 2006 Londres 1re
2007 4,91 m 6 juillet 2007 Paris Saint-Denis 1re
2008 5,05 m 18 août 2008 Pékin 1re
2009 5,06 m 28 août 2009 Zurich 1re
2010 - - - -
2011 4,76 m 29 juillet 2011 Stockholm 4e

Saisons[modifier | modifier le code]

2004[modifier | modifier le code]

  • 27 juin 2004 Gateshead au Norwich Union Super GP : 4,87 m. Record du monde et 1re place.
  • 4 juillet 2004 Athènes au Athens Super GP Tsiklitiria : 4,65 m. 2e place.
  • 30 juillet 2004 Londres au Norwich Union British GB : 4,90 m. Record du monde et 1re place.
  • 24 août 2004 lors des Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes : 4,91. Record du monde et 1re place.
  • 3 septembre 2004 Bruxelles au Mémorial Van Damme : 4,92 m. Record du monde et 1re place.
  • 19 septembre 2004 Monaco à la finale mondiale : 4,83 m. Record des championnats et 1re place.

2005[modifier | modifier le code]

  • 12 février 2005 Donetsk au Zepter Pole Vault Stars : 4,87 m. Record du monde et 1re place.
  • 18 février 2005 Birmingham au Norwich Union Grand Prix : 4,88 m. Record du monde et 1re place.
  • 26 février 2005 Liévin au Meeting Gaz de France du Pas-de-Calais : 4,89 m. Record du monde et 1re place.
  • 6 mars 2005 Madrid au Championnats d'Europe en salle : 4,90 m. Record du monde et 1re place.
  • 5 juillet 2005 Lausanne au Athletissima : 4,93 m. Record du monde et 1re place.
  • 10 juillet 2005 Réthymnon au 21e Vardinoyiannia : 4,70 m. 1re place.
  • 16 juillet 2005 Madrid au meeting de Madrid 2005 : 4,95 m. Record du monde et 1re place.
  • 22 juillet 2005 Londres au Norwich Union London Grand Prix : 5,00 m. Record du monde et 1re place.
  • 26 juillet 2005 Stockholm au DN Gala : 4,79 m. 1re place.
  • 12 août 2005 Helsinki au Championnats du monde : 5,01 m. Record du monde et 1re place.
  • 26 août 2005 Bruxelles au Mémorial Van Damme : 4,93 m. 1re place.
  • 4 septembre 2005 Moscou au Russian Challenge : 4,60 m. 1re place.
  • 10 septembre 2005 Monaco à la Finale mondiale : 4,74 m. 1re place.
  • 17 septembre 2005 Shanghai au Shanghai Golden Grand Prix : 4,65 m. 1re place.
  • 19 septembre 2005 Yokohama au Super Track & Field Meet : NM.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Isinbayeva », sur www.radio-canada.ca (consulté le 29 août 2009)
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  3. « Norwich Union Classic 2003 », sur www.les-sports.info (consulté le 7 septembre 2009)
  4. (en) « Pole Vault 2004 », sur www.iaaf.org (consulté le 7 septembre 2009)
  5. « sinbayeva très haut perchée », sur www.rfi.fr,‎ 25 août 2009 (consulté le 7 septembre 2009)
  6. (en) « Athens 2004 Timetable - Pole Vault », sur www.iaaf.org (consulté le 9 septembre 2009)
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  12. (en) « "I am stronger now in my personal condition....Before I was full of problems” - Isinbayeva - ÅF Golden League, Rome », sur www.iaaf.org,‎ 12 juillet 2008 (consulté le 11 septembre 2009)
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  48. Classement établi par l'IAAF en fonction des meilleures performances de l'année

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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