Yao (peuple d'Asie)

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Femme yao et panier tressé, porté sur le dos
Femmes yao, les non-mariées ont la chevelure cachée
Femmes yao montrant leur chevelure


Les Yao (, hanyu pinyin : Yáo zú ; vietnamien : người Dao) sont un groupe ethnique constituant l'un des cinquante-six groupes ethniques officiellement identifiés par la République populaire de Chine.

Ils résident dans les terres montagneuses du Sud-Ouest et du Sud de la Chine, ainsi que dans les pays limitrophes : Birmanie, Laos et Viêt Nam.

À la fin du XXe siècle, ils étaient environ 2 600 000 en Chine[1]. Les Yao habitent également dans le nord de Laos, dans le nord du Viêt Nam et en Birmanie. Ils sont environ 60 000 en Thaïlande, et représentent l'une des six principales tribus des collines. Ils s'appellent eux-mêmes les Mien (ce qui signifie « personne ») ou Iu-Mien.

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines des Yao remontent à 2000 ans au moins, dans la province chinoise du Hunan.

Les peuples Yao et Miao ont compté parmi les rebelles durant les Rébellions Miao qui se sont élevées contre la dynastie Ming.

Alors que les Chinois Han s'établissaient dans le sud de la Chine, les Yao se retirèrent dans les montagnes entre le Hunan et Guizhou au nord et entre Guangdong et Guangxi au sud en s'étendant vers l'est du Yunnan[2]

Vers 1890, le gouvernement de Guangdong a commencé à prendre des mesures contre les Yao au nord-ouest du Guangdong[3]

Religion, culture[modifier | modifier le code]

Leur religion écrite est basée sur l'animisme, mais beaucoup ont été convertis au bouddhisme et au christianisme.

En Thaïlande, les paysannes Yao gardent en permanence autour du cou un boa de fourrure rouge écarlate. Leurs enfants sont coiffés d'un bonnet brodé avec trois gros pompons symbolisant le bonheur, la richesse et la longévité.

Les vêtements sont tissés par les femmes et richement décorés de broderies parfois très fines. Des parures de bijoux sont ajoutées à l'occasion des fêtes.

Les paysannes Yao ont une caractéristique particulière : elles ne coupent leurs cheveux que deux fois dans leur vie, une fois à 18 ans et une fois à 38 ans ; c'est en effet, pour leur ethnie, un critère de beauté. Elles coiffent leurs cheveux en les remontant sur leur tête, et en ajoutant à leur coiffure des cheveux déjà coupés ou tombés, qu'elles ont reçus comme héritage de leur mère et de leur grand-mère.

En 2009, une exposition organisée au musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy (France) a présenté les peintures sacrées des Yao[4].

En Chine, la plupart des Yao habitent désormais les villes où les mariages entre Yao et Han sont fréquents, mais ces couples mixtes choisissent pour leurs enfants la nationalité yao plutôt que han, en raison de la discrimination positive dont bénéficient les minorités, notamment lors des examens universitaires, ce qui gonfle artificiellement le nombre des Yao.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 2 637 421 selon le recensement de 2000 : (en)(zh) China Statistical Yearbook 2003, p. 48
  2. Wiens, Herold Jacob (1967). Han Chinese expansion in South China. Shoe String Press. p. 276.
  3. The Chinese times, Volume 4. Tientsin : The Tientsin printing Co.. 1890. p. 24. Consulté 2011-06-27. From January, 1890, to December, 1890 (Stanford Library)
  4. Exposition sur l'art religieux des Yao à Vichy au musée des arts d'Afrique et d'Asie