Yang Jiang

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Yang Jiang

Description de l'image Yang_Jiang_1941.jpg.
Naissance 17 juillet 1911
Pékin
Activité principale
écrivain, traductrice
Auteur
Langue d’écriture chinois

Œuvres principales

Six récits de l'école des cadres

Yang Jiang (Sinogramme traditionnel:楊絳, pinyin : Yáng Jiàng), née le 17 juillet 1911 à Pékin, est une écrivaine et traductrice chinoise. Elle est l'épouse du grand écrivain et érudit Qian Zhongshu (1910-1998).

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Pékin, elle est élevée dans le sud de la Chine. Elle étudie la littérature aux universités Dongwu de Suzhou et Qinghua de Pékin. Elle réside ensuite en Europe, à Londres et Paris, de 1935 à 1938. Puis, à Shanghai, elle est l'auteur de pièces de théâtre « antiromantiques » : À vos souhaits (1944), Prendre le vrai pour le faux (1945) et Duvets emportés par le vent (1947). Après 1949, elle enseigne à l'université Qinghua et fait des recherches à l'université de Pékin et à l'Académie des sciences sur la littérature occidentale. Ses critiques paraissent en 1979 dans un recueil, Boue de printemps. Elle traduit aussi des œuvres européennes : La Vie de Lazarillo de Tormes (1951), Histoire de Gil Blas de Santillane (1956), Don Quichotte (1978)[1].

Son expérience dans une « école des cadres » du Henan de 1969 à 1972, où elle est déportée avec son époux durant la Révolution culturelle, lui inspire ses Six récits de l'école des cadres (1981)[1].

Elle est la sœur d'une autre traductrice, Yang Bi (楊必)(1922-1968). Après la mort de son mari et de sa fille, elle écrivit Nous trois :《我們仨》pour eux.

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1944 : Ni xin ru yi (À vos souhaits), théâtre
  • 1945 : Nong zhen cheng jia (Prendre le vrai pour le faux), théâtre
  • 1947 : Feng xu (Duvets emportés par le vent), théâtre
  • 1979 : Chun ni ji (Boue de printemps), recueil de critiques
  • 1981 : Gan xiao liu ji (Six récits de l'école des cadres), récits
  • 1985 : Jiang yin cha (En quête de thé), souvenirs
  • 1988 : Xi zao (Le Bain), roman

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Six récits de l'école des cadres, trad. du chinois par Isabelle Landry et Zhi Sheng, Christian Bourgois éditeur, Paris, 1983.
  • Sombres nuées, trad. du chinois par Angel Pino, Christian Bourgois éditeur, Paris, 1992.
  • Le Bain, trad. du chinois par Nicolas Chapuis, Christian Bourgois éditeur, Paris, 1992.
  • Mémoires décousus, trad. du chinois par Angel Pino et Isabelle Rabut, Christian Bourgois éditeur, Paris, 1997.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b A. Peyraube, dans André Lévy (dir.), Dictionnaire de littérature chinoise, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 1994, rééd. 2000, p. 364-365

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Numéro spécial « Yang Jiang », Renditions, no 76, automne 2011.
  • Liu Meizhu, « Propos de Yang Jiang recueillis par Liu Meizhu », Perspectives chinoises, numéro 94 , mars-avril 2006. [lire en ligne]
  • Liu Meizhu, « Yang Jiang et ses traductions », in Isabelle Rabut (éd.), Les Belles Infidèles dans l’empire du Milieu : Problématique et pratiques de la traduction dans le monde Chinois moderne, Paris, You Feng, 2010, p. 33-44.
  • Angel Pino, « Yang Jiang (1911-) », Encyclopædia Universalis. [lire en ligne].
  • (en) Christopher G. Rea, « Yang Jiang's 楊絳 Conspicuous Inconspicuousness: A Centenary Writer in China's 'Prosperous Age’ », China Heritage Quarterly, no 26, juin 2011. [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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