Yanette Delétang-Tardif

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Yanette Delétang-Tardif, née à Roubaix en 1902 et décédée à Paris en 1976, est une poétesse française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yanette Delétang naît le 18 juin 1902 à Roubaix ; fille de Maurice Delétang, industriel, et de Marie Troupeau. Épouse de Raymond Tardif, elle en eut un fils Jean-Loup ; elle perd son époux[1]. Elle publie son premier recueil, Éclats, en 1929 et apporte son concours à plusieurs revues où on l'accueille parmi les poètes confirmés.

Peu portée vers le surréalisme, elle rejoindra les "Amis de Rochefort" dès la création de l'École par Jean Bouhier en 1941. En dehors de cette pléiade d'auteurs dont elle s'est sentie proche, tout en défendant des conceptions personnelles de la poésie qui parfois l'en éloignaient — par exemple en ne rejetant pas Mallarmé —, Yanette Delétang-Tardif nourrissait également de l'admiration pour les Romantiques allemands et le Nerval des Chimères. En 1942 elle reçoit le prix Stéphane Mallarmé pour l'ensemble de son œuvre[2].

Jean Cocteau fit son portrait Madame Delétang-Tardif, 1943

Citations de Y. Delétang-Tardif[modifier | modifier le code]

  • Comme on est las chaque jour de la tentation de paroles qui ne font jamais qu'éclairer leur contraire, leur pôle extrême. Comme on aime le silence avec les vertus de mer calme dont chaque goutte peut devenir la tempête d'une vie.
  • La poésie est toujours une soumission à la rupture.
  • Fixez ce qui est familier, cela devient inquiétant./ Fixez ce qui est inquiétant, cela devient familier.
  • La vie doit être de plus en plus ce que veut la liberté intime de l'être, quitte à devenir n'importe quoi.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Éclats (Aristide Quillet, 1929)
  • Générer (Aristide Quillet, 1930)
  • Vol d'oiseaux (Aristide Quillet, 1931)
  • Confidences des îles (Corréa, 1934)
  • Briser n'est rien (Sagesse, 1934)
  • La colline (Debresse, 1935)
  • Morte en songe (Sagesse, 1938)
  • Pressentiment de la rose (Cahiers de Rochefort, 1941)
  • Poèmes du vitrier (Poètes, 1941)
  • Tenter de vivre (Denoël, 1943)
  • Sept chants royaux (Éditions du Rond-Point, 1945)
  • Les Séquestrés (Gallimard, 1945)
  • La nuit des temps (Seghers, 1951)
  • Les emblèmes (Subervie, 1957)
  • Almanach (C.E.L.F. Malines, 1958)
  • Les éléments perdus (Subervie, 1963)
  • Traductrice de Gœthe -en collaboration avec Maurice Betz-[3] ; des contes de Grimm[4] et de Goya, gravures et lithographies de Enrique Lafuente Ferrari[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui est qui en France Jacques Lafitte, Stephen Taylor 1977
  2. Denoël éditeur
  3. page de titre
  4. site Gallimard
  5. Alsatica