Yamao Yōzō

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Yamao Yōzō est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Yamao, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Yamao Yōzō
山尾 庸三

alt=Description de l'image Yozo Yamao.gif.
Naissance 5 novembre 1837
Drapeau du Japon Domaine de Chōshū, Japon
Décès 21 décembre 1917 (à 80 ans)
Nationalité Drapeau du Japon Japonaise
Profession
Samouraï, ingénieur, enseignant, homme politique
Formation

Le vicomte Yamao Yōzō (山尾 庸三?), né le 11 novembre 1829 au domaine de Chōshū et décédé à l'âge de 80 ans le 21 décembre 1917, est un samouraï japonais qui devint un membre influent du gouvernement durant l'ère Meiji.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Yamao est né à Aio-Futajima, un village du domaine de Chōshū (actuelle ville de Yamaguchi dans la préfecture du même nom). Il reçoit la formation traditionnelle de samouraï dans une école privée à Edo. Avec Itō Hirobumi, il est l'un des membres des cinq de Chōshū qui quittent discrètement le Japon à Nagasaki en 1863 pour aller étudier au Royaume-Uni alors que la politique d'isolement du shogunat Tokugawa interdit les voyages à l'étranger.

Études en Écosse[modifier | modifier le code]

Après des premières études à l'University College de Londres avec les autres membres des cinq de Chōshū, Yamao réside à Glasgow de 1866 à 1868. Il habite durant ce séjour au domicile de Colin Brown et travaille au chantier naval de Robert Hapier (ingénieur) (en) sur le fleuve Clyde. Durant cette période, il suit les cours du soir au collège d'Anderson (actuelle université de Strathclyde) où il rencontre Henry Dyer, qui deviendra conseiller étranger au Japon, mais ne sympathise pas avec lui[1].

Retour au Japon[modifier | modifier le code]

Après la restauration de Meiji, Yamao rejoint le nouveau gouvernement de Meiji et dirige brièvement les chantiers navals de Yokohama (aujourd'hui fusionnés dans la compagnie Ishikawajima-Harima). LorsqueHenry Dyer arrive au Japon en 1873, Yamao est vice-ministre des Travaux publics de façon provisoire et est ainsi le fondateur de l'école impériale d'ingénieurs du Japon ainsi que de l'école impériale d'art du Japon et du Kobu Daigakkō, qui deviendra plus tard le département de technologie de l'université impériale de Tokyo. Il est également président de la société d'ingénieurs du Japon pendant 36 ans et fonde une école pour les aveugles et les sourds.

Yamao assume le poste de recteur de l'école imépriale d'ingénieurs et est un fervent partisan de la nécessité d'une éducation technique pour soutenir l'industrialisation du Japon. Henry Dyer et Yamao ont de bonnes relations durant cette période, renforcées par leurs études communes.

Yamao est plus tard élevé au titre de vicomte (shishaku ) selon le système de pairie kazoku.

Auld Lang Syne[modifier | modifier le code]

Yamao aurait vraisemblablement introduit la populaire chanson écossaise Auld Lang Syne au Japon où elle est renommée Hotaru no Hikari (« La lumière des lucioles ») et est chantée lors des cérémonies de remise des diplômes des lycées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Henry Dyer, Dai Nippon, the Britain of the East: A study in national evolution, Adamant Media Corporation,‎ 2002 (ISBN 978-1-4021-8920-3)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Beasley, W. G. The Meiji Restoration. Stanford: Stanford University Press, 1972.
  • (en) Andrew Cobbing, The Japanese discovery of Victorian Britain : early travel encounters in the Far West, Richmond, Surrey, Japan Library,‎ 1998 (ISBN 1-873410-81-6)
  • Craig, Albert M. Chōshū in the Meiji Restoration. Cambridge: Harvard University Press, 1961.

Lien externe[modifier | modifier le code]