Yahya Jammeh

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Yahya Jammeh
يحيا جمح
Gambia President Yahya Jammeh Portrait.jpg
Le colonel Yahya Jammeh en 2006.

Fonctions
2e président de la République de Gambie
Actuellement en fonction
Depuis le 18 octobre 1996
(&&&&&&&&&&&0643117 ans, 7 mois et 7 jours)
Élection 29 septembre 1996
Réélection 18 octobre 2001
22 septembre 2006
24 novembre 2011
Vice-président Isatou Njie Saidy
Prédécesseur Lui-même (chef de l'État)
Chef de l'État de la République de Gambie
28 septembre18 octobre 1996
Prédécesseur Lui-même (président du Conseil des Forces armées)
Successeur Lui-même (président de la République)
Président du Conseil des Forces armées de la République de Gambie
22 juillet 199428 septembre 1996
Vice-président Sanna Sabally
Edward Singhateh
Prédécesseur Sir Dawda Jawara (président de la République)
Successeur Lui-même (chef de l'État)
Biographie
Nom de naissance Yahya Abdul-Aziz Jemus Junkung Jammeh
Date de naissance 25 mai 1965 (1965-05-25) (46 ans)
Lieu de naissance Drapeau : Gambie Kanilai (Gambie)
Nationalité gambienne
Parti politique Alliance patriotique pour la réorientation et la construction
Diplômé de École militaire des Amériques
Profession Militaire
Religion Islam sunnite

Armoiries de la Gambie.svg
Présidents de la République de Gambie

Yahya Jammeh est un officier et homme politique gambien, né le 25 mai 1965 à Kanilai, dans une famille de paysans. Au pouvoir depuis le 22 juillet 1994 après un coup d'État, il est président de la République de Gambie depuis le 18 octobre 1996.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Prise du pouvoir

Lieutenant de l'armée, il accède au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 22 juillet 1994, qui renverse Dawda Jawara qui dirigeait le pays depuis l'indépendance. Jammeh prend alors la tête d'un Conseil dirigeant provisoire des Forces armées qui est dissout le 28 septembre 1996. A cette date, il prend brièvement le titre de chef de l'État.

[modifier] Élections

Il fonde alors l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction qui est, depuis lors, le parti dirigeant de la Gambie. Élu une première fois dans un scrutin douteux le 29 septembre 1996, il est réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 18 octobre 2001 avec près de 53 % des suffrages.

Il obtient sans difficulté un troisième mandat, le 22 septembre 2006 avec 67,33 % des voix contre 26,6 % à son principal opposant, l'avocat défenseur des droits de l'homme Ousainou Darboe. Selon la CEDEAO, le vote a été juste, mais les moyens de la campagne électorale inégaux.[réf. nécessaire]

Il est encore réélu pour un quatrième mandat de cinq ans le 24 novembre 2011 en obtenant 71,5 % des voix, de nouveau devant Ousainou Darboe qui doit se contenter de 17,4 %, Hamat Bah, le troisième candidat réunissant quant à lui un peu plus de 11 %[1].

[modifier] Critiques

[modifier] Restrictions à la liberté de la presse

En 2002, le premier journal francophone de Gambie (L'écho du baobab) voit le jour. Mais, un seul exemplaire sort des presses et plusieurs des journalistes sont emprisonnés par la police secrète gambienne (appelée la NIA), qui enferme également un journaliste congolais dans un cachot pendant deux semaines. Le rédacteur en chef, un Européen, est expulsé du pays et le journal est censuré.

Jammeh est classé comme un prédateur de la liberté de la presse par l'organisation Reporters sans frontières, depuis la promulgation de deux lois restreignant en 2004 et 2005, cette liberté, ainsi que depuis l'assassinat (non élucidé) du journaliste Deyda Hydara, un opposant à Jammeh, en décembre 2004.

[modifier] Violations des droits de l'homme

Le 28 septembre 2009, il n'hésite pas à menacer de mort les défenseurs des droits de l'homme, lors d'une interview à la télévision d'État, accusant ceux qui aideraient ces derniers de vouloir "déstabiliser le pays"[2].

[modifier] Connaissances médicales

En janvier 2007, Jammeh a déclaré qu'il pouvait traiter le SIDA et l'asthme à base d'herbes médicinales[3],[4]. Puis, le 20 août suivant, pendant une émission d'informations diffusée par l'agence de presse contrôlée par l'État, Jammeh a également prétendu qu'il avait développé un remède (toujours à base de plantes) pour soigner l'hypertension artérielle pouvant guérir la maladie avec une seule dose. Il a justifié ses assertions en présentant plusieurs déclarations de certains de ses ministres qui avaient affirmé avoir été guéris grâce à ce médicament.

[modifier] Opinion sur l'homosexualité

Le 15 mai 2008, Yahya Jammeh exige que tous les homosexuels quittent le pays[5]. Il a également ajouté dans son discours que ceux qui protégeaient les homosexuels s'exposeraient à des « conséquences terribles ».

[modifier] Sources

  1. "Yahya Jammeh réélu président de la Gambie" sur Le Monde 25 novembre 2011.
  2. Dépêche AFP du 21 septembre 2009
  3. Le Monde.fr du 24 septembre 2006
  4. SeneWeb du 2 février 2007, avec photos
  5. « Le président demande aux gays de "quitter le pays" », dans Courrier international du 20-05-2008, [lire en ligne]

[modifier] Voir aussi

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