Y'a que la vérité qui compte

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Y'a que la vérité qui compte
Genre Talk Show
Présentation Pascal Bataille
Laurent Fontaine
Pays Drapeau de France France
Langue français
Production
Durée 2 heures environ
Format d’image 16/9
Format audio Stéréo
Société de production Loribel
Diffusion
Diffusion TF1
rediffusion sur AB1
Date de première diffusion 10 juin 2002
Date de dernière diffusion 27 novembre 2006
Public conseillé Tout public

Y'a que la vérité qui compte était une émission télévisée animée par Pascal Bataille et Laurent Fontaine, diffusée sur TF1 du 10 juin 2002 au 27 novembre 2006 et rediffusée sur AB1.

Concept [modifier]

Des anonymes invitent des proches sur le plateau pour leur faire une déclaration importante. Le proche invité (mis au courant et pris en main par un messager de l'émission) n'a aucune idée de la raison de son invitation, ni de la personne qui souhaite lui parler, avant d'entrer sur le plateau. À ce moment, les deux proches sont séparés par un rideau et ne peuvent se voir que par l'intermédiaire de deux écrans de télévision. Cela permet à l'invité de connaître la personne qui a souhaité la rencontrer et il ne tient alors qu'à lui de décider s'il veut bien lui parler ou non. Si c'est le cas, le rideau s'ouvre et l'invité peut connaître la raison de sa présence sur le plateau (déclaration d'amour, retrouvailles, etc.).

Critiques [modifier]

Emmanuelle Anizon, une journaliste de Télérama inventa de toute pièce une fausse histoire qui lui permit d'entrer comme témoin dans l'émission du 31 octobre 2005 avec la complicité d'une amie. « Il y a 17 ans, Emmanuelle a couché avec le petit ami de sa meilleure amie, Patricia. Après coup, elle le lui a avoué, confuse, devant une pizza quatre fromages et ne se sont jamais revues. » : l'histoire intéresse la production qui prépare alors l'enregistrement. Dans son article, qui fait la une de Télérama pour l'occasion, la journaliste détaille avec ironie les préparatifs de l'émission, la journée d'enregistrement ainsi que les jours qui ont suivi la diffusion de l'émission. Elle révèle surtout l'existence d'un contrat avant d'entrer sur le plateau empêchant les candidats de refuser la diffusion des images.

Une femme qui avait participé à l'émission du 3 mai 2004 fut ensuite agressée par son ex-conjoint cinq jours après la diffusion. L'homme fut condamné à cinq ans de prison avec sursis pour agression sexuelle. Bataille et Fontaine n'ont émis aucun commentaire mais ont rappelé que la jeune femme avait donné son accord à la diffusion de l'émission. La victime accuse la production de ne pas lui avoir révélé le vrai principe de l'émission et lui avoir assuré que son ex-petit ami, qu'elle ne souhaitait déjà pas voir, ne serait pas là. Lorsqu'elle comprend que c'est celui-ci qui l'a fait venir, elle refuse d'ouvrir le rideau, quitte le plateau et refuse que la séquence soit diffusée. L'émission est diffusée malgré tout et cinq jours plus tard son ex-conjoint se rend chez elle, et l'agresse sexuellement pour, semble t-il, lui faire payer l'affront en public qu'il a subi. L'avocat de la victime demande alors une condamnation en appel pour engager la responsabilité civile de la société de production Loribel. Sam, ancien collaborateur de l'émission, révèle dans son livre intitulé La vérité est au bout du couloir la suite de cette affaire sordide. Les deux animateurs producteurs ne reconnaîtront pas leurs torts dans cette affaire mais seront quand même reconnus coupables par la justice et devront verser une indemnité très faible à celle-ci. L'émission a fait d'autres victimes à en croire le livre.

Cinéma [modifier]

Le film documentaire 20 minutes de bonheur, réalisé par Oren Nataf et Isabelle Friedman, décrit la fabrication de l'émission, filmée pendant quatre mois en 2006. Laurent Fontaine et Pascal Bataille ont tenté de faire interdire la sortie du film en salles, mais leur requête est finalement refusée en novembre 2007, pour une sortie effective en septembre 2008.