Y'a d'la joie

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Y'a d'la joie

Chanson par Charles Trenet
Sortie 1938
Enregistré janvier 1938
Durée 2 min 33 s
Genre Chanson française
Auteur-compositeur Charles Trenet
Label Raoul Breton

Y'a d'la joie (élision de « il y a de la joie ») est une chanson française écrite et composée en 1936 par Charles Trenet, l'une des plus connues de son répertoire et qui l'a rendu célèbre auprès du public.

Description[modifier | modifier le code]

Sur un rythme entraînant avec des phrases simples et des allitérations et des paroles optimistes, la chanson avec légèreté évoque la joie de vivre, en mêlant des scènes de la vie quotidienne (un boulanger qui fait son pain, un facteur qui distribue son courrier, le métro qui sort du tunnel de la station Javel et revoit le ciel) à d'autres plus fantaisistes (la Tour Eiffel qui part en balade) ou ironiques (un percepteur qui arrête de travailler). Mais le narrateur finit par s'apercevoir qu'il était en train de rêver.

Histoire[1],[2],[3][modifier | modifier le code]

La chanson a été écrite par Charles Trenet alors qu'il effectue son service militaire à la caserne d'Istres, qu'il a intégrée en octobre 1936, et où il s'ennuie beaucoup. Il confie ainsi qu'il l'a créée pour se donner du courage en balayant la cour de la caserne.

Elle a été interprétée pour la première fois sur la scène du Casino de Paris le 10 février 1937 par Maurice Chevalier, vedette du music-hall de l'époque. La chanson lui avait été apportée par le producteur Raoul Breton. Chevalier avait d'abord refusé face au surréalisme de certains passages (la Tour Eiffel qui part en balade), avant de se laisser convaincre par Breton, aidé en cela par Mistinguett, qui croyait aussi en Trenet[4].

En septembre 1937, devant le succès remporté par cette chanson qu'il a enregistrée, Maurice Chevalier fait monter Charles Trenet sur la scène du Casino de Paris pour en présenter l'auteur à son public (ce qui ne se fait pas généralement), qui l'ovationne. Avant d'être appelé sous les drapeaux, Charles Trenet avait déjà commencé une carrière artistique dans le duo Charles et Johnny, mais restait encore relativement méconnu : c'est donc là son premier contact avec le public à grande échelle.

Un mois plus tard, Charles Trenet est libéré de ses obligations militaires, et Raoul Breton le fait alors engager par le Théâtre de l'ABC pour assurer la première partie du spectacle de Lys Gauty. C'est là qu'il pourra interpréter lui-même sa chanson : c'est le début du succès pour le jeune chanteur.

Contexte[modifier | modifier le code]

Cette chanson correspond bien à l'air du temps de l'époque : elle arrive dans un contexte d'insouciance, à l'heure où les réformes sociales du Front populaire en 1936, font découvrir les loisirs aux Français (avec notamment la réduction du temps de travail à 40 heures hebdomadaires, et la création des congés payés, quelques années avant que ne débute la Seconde Guerre mondiale[3].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Charles Trenet », sur RFI Musique.
  2. Jerry Lacombe, « Hommage Charles Trenet le fou chantant ».
  3. a et b « Entrée « Y'a d'la joie » », sur Encarta (enregistrée sur Internet Archive le 23 juillet 2008).
  4. Jean-Pierre Pasqualini, Cent ans de chansons, Atlas et Atlen,‎ 1996 (ISBN 2-7312-1938-6), p. 53.
  5. « Fiche de Badoit », sur MusiqueDePub.TV.