Yèvres-le-Petit

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Yèvres-le-Petit
Image illustrative de l'article Yèvres-le-Petit
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Brienne-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Briennois
Maire
Mandat
Marie-Christine Mignot-Védrenne
2008-2014
Code postal 10500
Code commune 10445
Démographie
Gentilé Yévrois
Population
municipale
71 hab. (2011)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 46″ N 4° 29′ 29″ E / 48.4794, 4.4914 ()48° 28′ 46″ Nord 4° 29′ 29″ Est / 48.4794, 4.4914 ()  
Superficie 8,35 km2
Localisation

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Yèvres-le-Petit est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

On doit ces renseignements au Dictionnaire Historique de la Champagne Méridionale, d’Alphonse Roserot.

Ce petit village qui compte soixante sept habitants au dernier recensement se trouve être le dernier de la liste alphabétique des communes du département. Si modeste qu’il soit, il n’est pas le dernier dans le cœur de ceux qui y vivent.

Son nom s’orthographiait autrefois Yèvre. C’est une altération du latin Evrea, Evra. L’addition de l’s final ne date que du XIXe siècle. Quant au qualificatif le Petit, il a été autorisé par un décret du 4 février 1919.

Sur le cadastre de 1811 on note les nom des territoires: Averly, le Biat, la Borde, le Chemin des Romains, les Fours, étang Gilles ou Gillet, Perte-Sèche.

À propos du Biat, Courtalon relève que le chef de la famille Le Courtois, originaire de Bourgogne, anoblie par Charles VI en 1396, était seigneur de Blignicourt, mais aussi de Bucey-en-Othe...et du fief de Biat sur le territoire d’Yèvre. La dernière descendante de cette famille éteinte, Louise Le Courtois, porta ses terres dans la famille de Mesgrigny en 1732 : elle épousa Pierre-François de Mesgrigny, vicomte de Troyes, dont il fut maire de 1766 à 1769.

Jusqu’en 1789, Yèvre dépendait de l’intendance et de la généralité de Châlons, élection de Bar-sur-Aube, et du bailliage de Chaumont.

L’intendance était le siège de l’administration de la province. L’intendant représentait le roi.

La généralité : le royaume était divisé en généralités établies pour faciliter la levée des impôts. Chaque généralité était divisée en élections et avait un tribunal appelé bureau des finances

Le bailliage était le tribunal qui rendait la justice sous l’autorité d’un officier du roi, le bailli.

L’Ancien Régime savait administrer la France. Mais les responsables de ces différentes fonctions n’étaient pas des fonctionnaires au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Ils avaient acheté leur charge et celle-ci était héréditaire. C’était leur fonds de commerce et souvent, ils se payaient sur la bête, si l’on ose dire.

Bossuet écrit quelque part: « Les grandes charges peuvent devenir aisément des mines d’or, lorsque ceux qui les possèdent veulent renoncer à leur honneur et à leur conscience ».

Pendant la période révolutionnaire, la commune a fait partie du canton de Chavanges, du 29 janvier au 29 novembre 1790, puis du canton de Rosnay jusqu’en l’an IX, c’est-à-dire en 1800.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2008 2014 Marie-Christine Mignot-Védrenne[1] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 71 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204 179 167 162 166 180 168 178 186
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
178 181 174 105 148 137 146 134 117
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
113 112 111 88 93 102 97 90 83
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
69 81 73 68 59 67 72 74 71
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sous le vocable Saint-Laurent, l'église est du XVe siècle.

Son plan a la forme d’une croix latine : abside, transept, nef et collatéraux. Les piliers sont cylindriques et cantonnés de colonnettes. Une partie manque de chapiteaux.

Négligée, comme beaucoup d’autres, durant des décennies, très endommagée par l’ouragan du 24 décembre 1999 alors qu’une importante tranche de travaux venait d’être effectuée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurs laïques[modifier | modifier le code]

Le fief relevait de Rosnay.

Entre 1227 et 1234, Humbert de Viâpres était vassal de Rosnay à Jasseines et à Yèvre, et, en même temps que lui, Agnès de Viâpres pour ce qu’elle avait à Rosnay, à Jasseines et à Yèvre.

En janvier 1247, Jean de Baaliaco, sans doute Bailly-le-Franc, chevalier, fit don à la maison-Dieu de Saint-Utin, dans la Marne, du quart de son terrage d’’Yèvre (Evra) qui avait été légué par Bertride, fille de Flandrine de Rosnay.

En 1274 ou 1275, Geoffroi de Jasseines avait deux parts du grand terrage d’Yèvre; la moitié était tenue de lui par son frère Ogerin.

En 1317, Jean, fils de Simunni d’Yèvre donna un aveu et dénombrement à la duchesse d’Athènes, comtesse de Brienne. Mais ce n’était peut-être pas pour Yèvre, ces modestes seigneurs détenant souvent plusieurs fiefs en différentes contrées. (Un aveu est un acte qui établit une relation entre deux personnes, qui lie le vassal et son suzerain. Le dénombrement est une déclaration par le vassal des héritages et des droits qu’il tient de son seigneur.)

Il faut aller ensuite jusqu’au XVIIe siècle pour retrouver des noms de seigneurs. Là on voit que la famille de Bove ou des Boves, qui avait acquis en 1563 la seigneurie du chapitre Saint-Etienne de Troyes en était encore en possession en 1604, en la personne de Guillemette des Boves, aussi dame de Courcelles-lez-Brienne ou Courcelles-sur-Voire, femme de Jean de Brion, seigneur de Brantigny, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi.

Guillemette mourut sans doute avant 1627, année où son fils, Philippe de Brion était déjà seigneur d’Yèvre.Il dut mourir avant son père, car en 1636 les successions de Jean de Brion et de sa femme étaient vacantes.

La terre fut sans doute rachetée par la famille Raulet. En 1640, elle appartenait à Claude Raulet, seigneur de Souain, lors de son mariage avec Marguerite de Bossancourt. En 1667 il demeurait à Yèvre.

En 1732, il y avait plusieurs seigneurs, les mêmes que pour Bétignicourt et Jasseines, entre autres une certaine « Minette », Demoiselle de Mellette.

En 1761, Monsieur du Fresne de Longueville. En 1765, Anne de Joybert, aussi Dame de Bétignicourt et de Jasseines.En 1768 et 1771, Mademoiselle Marie-Charlotte Carbon, représentant Monsieur de Trudaine de Fourdrinois, son aïeul. Vers 1789, Congniasse-Desjardins.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]