Xylocopa violacea

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Xylocope violet

Le Xylocope violet[1] (Xylocopa violacea) est un insecte hyménoptère de la famille des Apidae. Il s'agit d'une des espèces d'abeilles nommées Abeille charpentière comme d'autres espèces du genre Xylocopa.

Autres noms vernaculaires : Abeille perce-bois[1], Abeille xylocope[1], Xylocope violacé.

Description[modifier | modifier le code]

Abeille charpentiere 1024.jpg

Les adultes, massifs, mesurent jusqu'à trois centimètres et cinq centimètres d'envergure. Le corps, entièrement noir, avec des reflets bleu métallique, est couvert de poils. Les ailes membraneuses sont translucides mais foncées, leur couleur allant du brun-cramoisi au violet. Le mâle se reconnaît par la présence de deux articles orange à roses près de l'extrémité des antennes[2].

La grande taille, la couleur sombre, les reflets métalliques et le puissant vrombissement peuvent faire confondre cette abeille avec un coléoptère.

Éthologie[modifier | modifier le code]

Une abeille charpentière butinant une fleur de ficoïde.
Une abeille charpentière en train de creuser une rambarde.

Les imagos apparaissent à la fin de l'été, en août en France, et sont solitaires. Leur vol est rapide et très bruyant. Nectarivores, ils butinent principalement sur les légumineuses et sur les labiées, avec une nette préférence pour les genres Lavandula, Salvia et surtout Lathyrus et Wisteria[2].

Bien qu'ils ne soient pas xylophages, leurs robustes mandibules leur permettent de construire leur nid dans du bois ; il se compose de plusieurs galeries parallèles débouchant sur une ouverture unique[3]. Ces galeries peuvent contenir des logettes pour le développement des larves : au printemps, quelques dizaines d'œufs y sont pondus (un par logette), et après éclosion, les larves se nourrissent d'un mélange de pollen et de nectar, déposé par la femelle dans chaque logette lors de la ponte. Les larves, blanc cassé, mesurent de deux à trois centimètres.

Habituellement, elles s'attaquent au bois tendre ou vermoulu, cependant des observateurs du Sud-Ouest 2005 et du Sud-Est 2007 de la France relatent que ces abeilles s'attaquent également à des bois sains, même traités et peints[réf. nécessaire].

Leur nombre semble augmenter. Selon Martine Rebetez[4], climatologue à l'Institut fédéral de recherches WSL, cette augmentation soudaine de leur population serait due au réchauffement climatique.

Il est capable de creuser une galerie dans une pièce de charpente en chêne traité. Cette galerie se termine par un volume suffisant pour faire apparaître une nichée d'une dizaine d'individus. Cet insecte prend soin de fermer l'entrée du nid par une petite boule qui ressemble à du coton. Ils représentent un risque pour les charpentes. On repère les nids par la présence de petits tas de copeaux au sol à l'aplomb des nids.

La femelle possède un dard mais n'est absolument pas agressive.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Une carte de la répartition géographique (France, Luxembourg, Belgique, 2007) est visible page 475 du document[5]. Une autre est directement visible sur ce forum[6]. La source de cette carte semble être P. Rasmont, coauteur du précédent document. Une autre de ces cartes, hélas non datée, est visible sur le site Atlas des hyménoptères[7]. L'espèce a été observée notamment en 2011 dans le Nord-est de la France en Région Alsace et en Bretagne.

Sources et références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]