Xikang

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西康省
Province du Xikang
ROC-Xikang.png
Capitale Kangding
Date création 1939
Date suppression 1955
Superficie 451 521 km²
Population 1 748 458
Densité 3,9 / km²

Le Xikang ou Sikang (西康省 ; pinyin : Xīkāng Shěng) est une ancienne province de la République de Chine.

Elle comprenait notamment la plus grande partie de l'ancienne région tibétaine du Kham[1], où vivent les Khampas, un sous-groupe de la population tibétaine. Ainsi que des tibétains Qiang, Zang, Naxi à l'Est, mais également des populations et d'autres ethnies non tibétaines, comme les Yi ou les Han, tandis que la partie ouest était habitée essentiellement par des Tibétains.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1905, alors que l'empire de la dynastie Qing était sur son déclin, les frères Zhao Erfeng et Zhao Erxun, de l'unité han de la Bannière bleue, se partagèrent la tâche de redécouper le plateau du Tibet en différentes régions administratives. L'Amdo et le Kham devinrent les provinces du Qinghai et du Xikang[2].

D'abord « district administratif spécial » en 1905, le Xikang devint officiellement une province en 1939. Jusqu'en 1950, sa capitale a été la ville de Kangding, et son gouverneur le seigneur de la guerre Liu Wenhui.

Dans la réalité, le contrôle chinois ne portait que sur le Kham oriental, les Tibétains contrôlant le Kham occidental (région de Qamdo), le fleuve Yangzi constituant alors la frontière de fait entre Chine et Tibet[3]. Pendant cette période, la région contrôlée par Liu Wenhui devint un centre important de production d'opium[4].

En 1950, après la défaite du Kuomintang face au Parti communiste chinois dans la guerre civile chinoise, la province fut amputée du territoire de Qamdo, officialisant ainsi la situation antérieure, et sa capitale transférée à Ya'an[5]. La province ainsi réduite disparut en 1955, lors de l'intégration du Kham oriental à la province du Sichuan ; quant au territoire de Qamdo, il fut rattaché en tant que préfecture de Qamdo à la région autonome du Tibet lors de sa création en 1965.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert W. Ford, Tibet Rouge, Capturé par l'armée chinoise au Kham, Éditions Olizane, Genève, 1999, (ISBN 2-88086-241-8)
  2. Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, Calmann-Lévy, 2000, chap. 11, p. 126.
  3. « On 10th October 1932, Liu and the Tibetan leaders signed a truce in which it was agreed that the Tibetan forces would remain west of the Yangtze river and the Chinese would remain east of it. The river remained the de facto border between Tibet and China until October 1950 (Peissel 1972 Guibaut 1949) » John Studley, « The History of Kham »,‎ 12 octobre 2004 (consulté le 10 décembre 2007)
  4. « Red Poppies: A Novel of Tibet, Review by Gang Yue », MCLC Resource Center (consulté le 10 décembre 2007)
  5. « Xikang », The Columbia Encyclopedia, Sixth Edition (consulté le 9 décembre 2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]