Shangri-La (ville)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Xian de Shangri-La)
Aller à : navigation, rechercher
Idéogrammes chinois Cette page contient des caractères chinois. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Shangri-La (homonymie).
Xiānggélǐlā Shi
Gyalthang 香格里拉
Localisation de Zhongdian dans le ville de Shangri-La (en rose) et la préfecture de Diqing (en jaune)
Localisation de Zhongdian dans le ville de Shangri-La (en rose) et la préfecture de Diqing (en jaune)
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Yunnan
Préfecture Préfecture autonome tibétaine de Diqing
Statut administratif Ville
Code postal 674400[1]
Indicatif 887
Démographie
Population 129 306 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 27° 50′ 00″ N 99° 36′ 00″ E / 27.833333, 99.627° 50′ 00″ Nord 99° 36′ 00″ Est / 27.833333, 99.6  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Chine

Voir la carte administrative de Chine
City locator 14.svg
Xiānggélǐlā Shi

Géolocalisation sur la carte : Chine

Voir la carte topographique de Chine
City locator 14.svg
Xiānggélǐlā Shi
Le monastère de Sumtseling
Maisons tibétaines près de Zhongdian

Le Ville de Shangri-La (tibétain : Gyalthang ; 香格里拉 ; pinyin : Xiānggélǐlā Shi) est une subdivision administrative de la province du Yunnan en Chine. Le bourg de Jiàntáng (建塘镇), situé sur son territoire est le chef-lieu de la préfecture autonome tibétaine de Diqing.

Historique du nom[modifier | modifier le code]

Appelé Gyalthang en tibétain, il a porté dans la seconde moitié du XXe siècle le nom de district de Zhongdian (中甸县 Zhōngdiàn Xiàn) jusqu'à ce qu'il prenne celui de Shangri-La en 2001, du nom de la vallée perdue aux confins du Tibet, siège d'une société parfaite, inventée par James Hilton dans son roman les Horizons perdus (nouvelle) (en) (Lost Horizon), publié en 1933, et dont Frank Capra tirera un (film éponyme) en 1937[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

La population du district était de 129 306 habitants en 1999[3].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Tour d'une dizaine de mètres de haut, moulin à prière auto-pivotant

En 2006, plus de 3 millions de touristes[4], pour la plupart chinois, ont visité la ville de Shangri-La, alors que la population résidente est d'environ 50000 habitants. Selon le directeur local du tourisme, le nombre de touriste a été multiplié par 700 en l'espace d'une décennie[4], et les revenus ont augementé de manière exponentielle.

En raison du développement touristique, Shangri-La serait devenu aujourd'hui un concept marketing où le visiteur se "sent aussi éloigné que possible du paradis mythologique" associé à son nom[4]. Des résidents locaux se plaignent que les bénéfices du boom ne sont pas répartis de manière équitable entre les nouveaux venus et les Tibétains[4]. Face au flot de vistieurs, la culture traditionnelle s'érode continuellement[5] [4], la soif du profit ayant remplacé la vie harmonieuse passée[4] et les résidents locaux ne voient même plus qu'ils seraient en train de perdre leur propre culture[5].

Impact sur l'environnement[modifier | modifier le code]

Une étude meniée par l'université du Yunnan en 2007 conclut que la "consommation écologique" d'un touriste en huit jours à Shangri-La équivaut à plus de la consommation d'un résident en six mois[6].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • le petit potala, temple tibétain ;
  • le moulin à prières géant sur les hauteurs de la ville de Xianggelila ;
  • une école de lamas, où les élèves produisent à la main divers types de thangkas tibétains ;
  • les fêtes traditionnelles : danses folkloriques et traditions matrimoniales ;
  • le parc national du Pota tso où l'on trouve un lac à 3 700 m d'altitude, des paysages de steppe et de forêt et l'emplacement d'un ancien temple ayany, consacrant le lieu où le bodhisattva Guanyin aurait été divinisé ;
  • les vêtements en laine de yak tissés par des méthodes traditionnelles, vendus dans de nombreuses boutiques locales.

Le 11 janvier 2014, la ville de Dukezong à Shangri-la, dont l'origine remonte à 1300 ans, est détruite par les flammes. Les causes de l'incendie reste inconnus[7]. Après celui survenu à Sertar, c'est le second incendie qui frappe une région tibétaine en 2 jours[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie

"Ombre Chinoise" de Christophe Masson (Éditions Revoir, 2014) dont une partie se déroule à Shangri La.

Sur les autres projets Wikimedia :