Xian de Sêrtar
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| Sèdá Xiàn 色达县 |
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Localisation du xian de Sêrtar (en rose) dans la préfecture de Garzê (en jaune) |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Province | Sichuan | |
| Préfecture | Garzê | |
| Statut administratif | Xian | |
| Code postal | 626600[1] | |
| Démographie | ||
| Population | 34 152 hab. (1999) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Localisation | ||
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Le xian de Sêrtar (色达县 ; pinyin : Sèdá Xiàn) est un district administratif de la province du Sichuan en Chine. Il est placé sous la juridiction de la préfecture autonome tibétaine de Garzê.
Sommaire |
L'institut bouddhiste de Larung Gar[modifier]
Khenpo Jigme Phuntsok (1933-2004), lama Nyingmapa a fondé l’institut bouddhiste de Serthar (également appelé institut bouddhiste de Larung Gar ou Larong Gar, près de la ville de Serthar (en chinois, Seda ), apparemment sans permission des autorités chinoises qui semblent avoir fermé les yeux sur ses activités, tant qu’elles n’étaient pas politiques. La popularité de l'institut s'est accrue jusqu'à attirer 8 500 étudiants dont environ 1 000 Chinois de la Chine continentale. En 1999, le « front uni du travail du Sichuan » fit pression sur lui au sujet de la question de son soutien au dalaï-lama, et exigea qu’il réduise le nombre des étudiants de l'institut. Pendant l'été 2001, plus de 8 000 étudiants furent expulsés et environ 2 000 maisons détruites sous la supervision d'équipes militaires et policières armées. Khenpo Jigme Phuntsok aurait été emmené par les autorités, emprisonné puis placé en résidence surveillée à Chengdu. Il y décéda le 7 janvier 2004 à 70 ans au Tibet, à la suite d'une maladie cardiaque pour laquelle il devait être opéré dans un hôpital militaire[2].
Démographie[modifier]
La population du district était de 34 152 habitants en 1999[3].
Manifestations de 2012[modifier]
Le 24 janvier 2012, selon une organisation pro-tibétaine de nouvelles violences entre manifestants tibétains et police chinoise ont fait au moins deux morts dans la localité de Xian de Sêrtar. Les autorités chinoises ont annoncé que « des groupes séparatistes étrangers » ont pour objectif la déstabilisation du gouvernement. Selon des sources citées par Radio Free Asia, « une sorte de loi martiale a été imposée ». Un bonze du monastère de Drakgo, contacté directement par l'Agence France-Presse, a considéré que 1000 à 2000 policiers ceinturaient le monastère : « Nous soignons à l'intérieur du monastère 32 personnes blessées, dont deux dans un état critique. L'une a une balle dans le crâne. »[4].
Notes et références[modifier]
- (en) Codes postaux et téléphoniques du Sichuan, (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel
- Tibet Information Network (aujourd'hui disparu), repris sur le site Tibet-info, 20/08/2001.
- (en) National Population Statistics Materials by County and City - 1999 Period, in China County & City Population 1999, Harvard China Historical GIS
- Tibet : nouvelle journée de violences, Pékin dénonce l'étrangerCanoe, Agence France-Presse, 24 janvier 2012
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Andreas Gruschke, The Cultural Monuments of Tibet’s Outer Provinces: Amdo, vol. 2. The Gansu and Sichuan Parts of Amdo, White Lotus Press, Bangkok, 2001.
- Tsering Shakya, The Dragon in the Land of Snows. A History of Modern Tibet Since 1947, London, 1999, (ISBN 0-14-019615-3).
Lien externe[modifier]
- (zh) Page descriptive