Xavier Orville

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Xavier Orville

Xavier Orville est né le 3 janvier 1932 à Case-Pilote, en Martinique. Il effectua ses études secondaires au lycée Victor-Schœlcher de Fort-de-France où il décrocha son baccalauréat de philosophie. Puis, il quitta la Martinique en 1952. Il continue ses études par une agrégation d'espagnol et un doctorat du IIIe cycle à la Faculté de Lettres de Toulouse. Le sujet de sa thèse était « Le Monde caraïbe dans l'œuvre romanesque de Alejo Carpentier ». Il enseigna l'espagnol au lycée polyvalent du Mirail (Toulouse).

Plus tard, il devint le conseil culturel du président sénégalais Léopold Sédar Senghor (1979-1981) puis à son successeur, Abdou Diouf (1981-1982). Par la suite, il fut chef de la mission d'action culturelle au Rectorat des Antilles-Guyane et fut aussi chargé d'enseigner à cette université. Il décéda des suites d'un cancer le 19 août 2001.

Il est le père du chanteur comique Rodolphe Orville (dit: Henry Lebatteur) et le parrain du guitariste martiniquais Xavier Orville Junior.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
  • Délice et le Fromager, Paris, Grasset, 1977.
  • La Tapisserie du temps présent, Paris, Grasset, 1979.
  • L'Homme aux sept noms et des poussières, Paris, Grasset, 1980.
  • Le Marchand de larmes, Paris, Grasset, 1985.
  • Laisser brûler Laventurcia, Paris, Grasset, 1989.
  • Cœur à vie, Paris, Stock, 1993.
  • La Voie des cerfs-volants, Paris, Stock, 1994.
  • Moi, Trésilien-Théodore Auguste, Paris, Stock, 1996.
  • Le Corps absent de Prosper Ventura (préface de Martine Le Coz), Paris, Du Rocher, 2002.
Nouvelles
  • Koubaril, Toulouse, Gutenberg, s.d.
  • Le Parfum des belles de nuit, Saint-Maur, Sépia, 1996.
  • « Sous-marins », in Bernard Magnier (dir.), À peine plus qu'un cyclone aux Antilles, Cognac, Le Temps qu'il fait, 1998, p. 31-36.
Théâtre

Certaines pièces de Xavier Orville ont été mises en scène et publiées, comme Cœur de vie (Paris, Stock, 1993) et La Romance (1994). Traversée a été jouée par le théâtre du Flamboyant de la Martinique en octobre 1995 et présentée au Festival des francophonies à Limoges.

Articles
  • « Création romanesque et conception antillaise du monde », Parcours, n° 13-14.
  • « Écrire dans la Caraïbe aujourd'hui », Conjonction, n° 202 (1997), p. 81-86.

Distinctions littéraires[modifier | modifier le code]

Les œuvres à son insu[modifier | modifier le code]

  • Patrick Chamoiseau, « Les Mémoires d'un arbre » (compte-rendu de Délice et le Fromager), Le Naïf, magazine antillais, n° 142, 7-13 septembre 1977.
  • Jérôme Garcin,« Les mots, quelle magie ! » (compte-rendu de L'Homme aux sept noms et des poussières), Les Nouvelles littéraires, 8 janvier 1981, p. 33.
  • Bernard Magnier, « L'Homme aux sept noms et des poussières » (compte-rendu), Notre Librairie, juillet 1982, p. 90-91.
  • Bernard Magnier, « Même plus de quoi pleurer » (compte-rendu du Marchand de larmes), La Quinzaine littéraire, 16 juin 1985.
  • Gunter Reus, « La présence de la nature en nous ; entretien avec Xavier Orville », Southern African Writing : Voyages and Explorations, ed. Goeffrey V. Davis. Amsterdam/Atlanta, Rodopi, 1994, p. 199-205.
  • Charles H. Rowell, « Une densité de symboles : une interview avec Xavier Orville » (A Density of Symbols : An Interview with Xavier Orville (trad. Mohamed B. Taleb-Khyar et Véronique McNelly), Callaloo, n° 38, hiver 1989, p. 158-169.
  • Nathalie Schon, « Sexualité et sacré dans l'œuvre de Xavier Orville », Notre Librairie, juillet-septembre 2003, p. 100-105.

Liens externes[modifier | modifier le code]