X 4200

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X 4200 (SNCF)

Un X-4200 à la gare d'Avignon-Centre en 1979.

Un X-4200 à la gare d'Avignon-Centre en 1979.

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation X 4201-4210
Surnom Panoramiques, panos
Composition Autorail seul
Couplage Jumelage possible avec d'autres autorails
Constructeur(s) Régie Renault
Mise en service 1959
Retrait 1985
Caractéristiques techniques
Écartement standard
 Carburant gazole
Moteur thermique 1 Moteur MGO 825 CV
 Puissance continue 605 kW
 Transmission électrique
Masse totale 55,5 t
Longueur totale 26,770 m
Vitesse maximale 130 km/h
Places assises
1re cl. 2e cl. Strapontins
Places
44 36 8

L'autorail panoramique X 4200 est un autorail à deux niveaux construit à 10 exemplaires numérotés X 4201 à 4210.

Description[modifier | modifier le code]

La structure de l'autorail panoramique X 4200 présentait la particularité de comprendre une cabine de première classe surélevée, située dans la partie centrale au-dessus du compartiment moteur, offrant une vision à 360° par tous les temps grâce à un dispositif anti-buée.

Cet autorail est équipé de deux bogies, dont un moteur et un porteur, de deux essieux. Sa ligne est due au designer Paul Arzens qui les a revêtus d'une livrée rouge et crème avec toit et bas de caisse gris anthracite. La série a été construite par la branche ferroviaire de la Régie Nationale des Usines Renault ("RNUR") dans l'usine de Choisy-le-Roi.

C'est un autorail réversible à caisse unique, équipé de deux postes de conduite, d'une capacité de 88 places assises, dont 44 en première et 44 (y compris huit strapontins) en seconde classe. Les fauteuils de première classe, sous le dôme supérieur, sont orientables de façon à pouvoir les tourner dans le sens de la marche. Les sièges de seconde classe, également équipés de fauteuils individuels se situent dans deux compartiments au niveau bas, à l'avant et à l'arrière, séparés par les compartiments moteurs et bagages placées au centre. Les voyageurs de 2e classe peuvent voir la voie vers l'avant (ou vers l'arrière dans l'autre compartiment), le poste de conduite n'étant isolé que par une paroi vitrée. Deux places se trouvent tout à fait à l'avant, à côté du conducteur.

Le dôme était formé de 4 éléments en polyester stratifié de 3m50 de long sur 2m80 de large et ne pesait que 780 kg. Les baies vitrés du dôme avec leur joints pesaient 1,000 kg. Le verre extérieur utilisé pour le dôme est de type Athermic, c’est-à-dire partiellement imperméable aux radiations infrarouges.

Ce véhicule est équipé d'un système de ventilation par électro-ventilateurs, indispensable pour maintenir une température acceptable sous le dôme du compartiment de première classe. Une véritable climatisation était prévue mais elle ne fut installée que sur le premier exemplaire de la série (X 4201) qui fut doté d'une véritable réfrigération en 1re classe.

La motorisation est constituée d'un moteur MGO de type V12SH de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM) doté d'une turbo-soufflante Napier type HP 100. Le moteur MGO était semblable à celui des X 2800 (livrés à partir de mai 1957) mais légèrement moins puissant avec 480 kW, soit 800 chevaux (au lieu de 825 ch pour les X 2800). Les problèmes de refroidissement dans le compartiment moteur trop exigu conduisirent à limiter rapidement sa puissance à 600 ch en service commercial.

Le compartiment de première classe est séparé du compartiment moteur grâce à un plancher épais de 13 cm qui permet une protection thermique et acoustique. De la laine de verre et de l'amiante achève la protection thermique et contre les incendies.

La transmission est électrique, le moteur diesel entraînant une génératrice électrique, entraînant deux moteurs placés sur les essieux et tournant sous une tension de 1 000 V.

Grâce à l’utilisation du plastique pour le dôme, les réservoirs, les escaliers… et en adoptant des faces latérales constituées par une poutre triangulée classique, l’X 4200 ne dépasse pas la charge de 16,5 tonnes par essieu ce qui lui permet de circuler sur l’essentiel du réseau ferré français.

L'autorail panoramique peut circuler en formation jumelée de deux engins ou tracter une ou deux remorques. La livrée verte de l'AGRIVAP est spécifique à cette association et n'a jamais été appliquée par la SNCF qui les a toujours dotés de la livrée rouge et crème.

Services effectués[modifier | modifier le code]

  • Les X 4201 à X 4204 ont circulé à partir du 31/05/1959 le célèbre train "Le Cévenol" Marseille - Nîmes - Alès - Clermont-Ferrand - Le Mont-Dore. Sur le "Cévenol", ils étaient souvent associés à un X 2400 puis un X 2800 encadrant deux, voire trois remorques. En 1978, le "Cévenol" perdit ses autorails panoramiques aux profit d'X 2800 modernisés.
  • Les X 4205 et X 4206 ont effectué le 31/05/1959 le 1er train "Alpazur" entre Genève et Digne via Grenoble. Ce train périodique d'été (de juin à septembre) nécessitait chaque été le détachement au Centre Autorails de Grenoble de quatre autorails X 4200 marseillais de 1959 à 1971.
Lors de leurs séjours dans la capitale des Alpes et du Dauphiné à Grenoble les X 4200 assurèrent aussi quelques relations Aix-les-Bains - Chambéry - Grenoble - Valence (et retour) et Grenoble - Genève (et retour). Ils tractaient une à deux remorques. Sur l'"Alpazur", ils étaient souvent associés à un X 52000, X 52100 ou X 2400 encadrant deux, voire trois remorques.
  • Les X 4200 ont également circulé, entre autres, sur le littoral languedocien -Marseille - Cerbère), sur la Côte d'Azur (Toulon et Nice), sur la ligne de la Côte bleue et dans le briançonnais. En fin de carrière, ils effectuèrent quelques rotations sur Alès et Bessèges et Alès - Génolhac. Les 5 derniers engins de ce type ont été retirés de la circulation en 1985.

Lignes parcourues[modifier | modifier le code]

Dépôts titulaires[modifier | modifier le code]

  • Marseille-Saint-Charles (de 1959 à 1960) avec détachement pendant l'été de plusieurs engins au Centre Autorails de Grenoble pour la relation "Alpazur"
  • Marseille-Blancarde, (de 1960 à 1982, puis transfert à Nîmes le 23/05/1982) avec détachement pendant l'été (jusqu'en 1975) de plusieurs engins au Centre Autorails de Grenoble pour la relation "Alpazur"
  • Nîmes (du 23/05/1982 au 01/06/1985, avec les X 4202, X 4204, X 4206, X 4207 et X 4208, les autres ayant été réformés auparavant)
Répartition du matériel
Engins Mise en service Radiation livrée Dépôts
X 4201 1er avril 1959 31 décembre 1980 Origine Marseille Blancarde
X 4202 4 mai 1959 31 décembre 1983 Origine Nîmes
X 4203 14 mai 1959 15 juin 1985 Origine Nîmes
X 4204 28 mai 1959 15 juin 1985 Origine Nîmes
X 4205 11 juin 1959 31 décembre 1981 Origine Marseille Blancarde
X 4206 29 juin 1959 15 juin 1985 Origine Nîmes
X 4207 2 juillet 1959 29 septembre 1984 Origine Nîmes
X 4208 31 juillet 1959 15 juin 1985 Origine Nîmes
X 4209 28 septembre 1959 21 février 1983 Origine Nîmes
X 4210 19 décembre 1959 16 septembre 1982 Origine Nîmes

Engins conservés[modifier | modifier le code]

  • X 4204 : confié[Par qui ?] à la Régie Renault et classé au titre objet des monuments historiques le 11 février 1998[1].
  • X 4203 : récupéré par Agrivap en 2001, ses pièces vont servir à la restauration du X 4206[2].
  • X 4206 : ex-CITEV, récupéré par Agrivap en 2005, doit être restauré avec les pièces du X 4203[2].
  • X 4208 : restauré en 1986 par Agrivap, roule depuis pour le Train touristique du Livradois-Forez[2]. Repeint dans la livrée spécifique de cette association, les véhicules de série arboraient la livrée classique rouge et crème de la SNCF.


Le train touristique du Livradois-Forez

Modélisme[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, Paris, Éditions N.M.,‎ 1969, réédition 1978.
  • Olivier Constant, « Encyclopédie du matériel moteur SNCF », t. 4 : « Les autorails des années 1950 à nos jours (2) », Le Train.
  • « Les autorails panoramiques X 4200 et autres autorails spéciaux », Le Train, no spécial 39.
  • Jean Tricoire, « Les trains des Alpes », Le Train, no spécial 57,‎ avril 2009.
  • Aurélien Prévot, « Les X 4200 sous la loupe », Ferrovissime, Auray, LR Presse, no 26,‎ avril 2010 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Frédéric Didelot, « Une vedette nommée Panoramique », Ferrovissime, Auray, LR Presse, no 27,‎ juin 2010 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • William Lachenal, « Les autorails panoramiques », Connaissance du Rail, no 350-351,‎ juin-juillet 2010, p. 6 à 12
  • Aurélien Prévot, « Les X 4200 : le prestige à l'économie », Ferrovissime, Auray, LR Presse, no hors-série 1,‎ juin 2014 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Article externe[modifier | modifier le code]