Xenopus laevis

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Xenopus laevis

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Xenopus laevis

Classification selon ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Sous-classe Lissamphibia
Super-ordre Salientia
Ordre Anura
Famille Pipidae
Genre Xenopus

Nom binominal

Xenopus laevis
(Daudin, 1802)

Synonymes

  • Bufo laevis Daudin, 1802
  • Pipa bufonia Merrem, 1820
  • Xenopus boiei Wagler, 1827
  • Dactylethra capensis Cuvier, 1830
  • Tremeropugus typicus Smith, 1831
  • Leptopus oxydactylus Mayer, 1835
  • Dactylethra delalandii Cuvier, 1849
  • Xenopus laevis bunyoniensis Loveridge, 1932
  • Xenopus laevis sudanensis Perret, 1966

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Xenopus laevis est une espèce d'amphibiens de la famille des Pipidae[1]. En français elle est nommée xénope lisse, xénope du Cap ou dactylère du Cap.

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre à l'origine au centre et au Sud de l'Afrique, mais a été introduite depuis en France[2], au Chili, en Indonésie, en Sicile en Italie, au Mexique et aux États-Unis[1].

Test de grossesse[modifier | modifier le code]

Cette espèce fut utilisée pour des tests de grossesse dans le test de Hogben, une méthode développée par Lancelot Hogben dans les années 1940-1950. Ce test consistait à injecter l'urine de la femme testée dans l'ovaire de la grenouille, si cette dernière pondait dans les 24 heures suivantes, cela signifiait que le test était positif[3]. Ce test constituait un progrès car l'animal n’avait pas besoin d'être tué et pouvait être réutilisé.

La fin de ce type de test a eu pour effet la dissémination hors des élevages de cette grenouille porteur sain d'un parasite, le Chytridiomycète Batrachochytrium dendrobatidis, un des responsables du déclin des populations d'amphibiens dans différentes régions du monde[4].

Organisme modèle[modifier | modifier le code]

Cette espèce est très utilisée dans les laboratoires comme organisme modèle en biologie du développement.

La première description connue de chytridiomycose chez les amphibiens fut faite sur cette grenouille. Et comme ces xénopes sont vendus en animaleries et utilisés dans des laboratoires du monde entier, il est possible que le champignon se soit transmis depuis l'Afrique jusqu’aux Amériques et à l'Australie par ce biais.

Test de développement en impesanteur[modifier | modifier le code]

Le développement de la larve de cette grenouille et de celle de Xenopus laevis en impesanteur simulée a montré que son embryogenèse était sensible au champ de gravité terrestre. En impesanteur simulée, l'embryon se développe différemment[5].

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Daudin, 1802 : Histoire naturelle des rainettes, des grenouilles et des crapauds, p. 1-108 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Amphibian Species of the World, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Une nouvelle espèce d’amphibien invasive en France voisine !, musée de zoologie de Lausanne, le 30 avril 2006
  3. http://www.jedemarredanslavie.com/le-test-de-grossesse--d--hier-a-aujourd--hui-446.html
  4. (en) Ché Weldon et col, « Origin of the Amphibian Chytrid Fungus », Emerging Infectious Disease, vol. 10, no 12,‎ 2004 (lire en ligne)
  5. Neff, Yokota, Hae Moon Chung, Wakahara & Malacinski, 1993 : Early amphibian (anuran) morphogenesis is sensitive to novel gravitational fields. Developmental biology, vol. 155, no 1, p. 270-274.