Wulfnoth Godwinson

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Wulfnoth Godwinson (v. 1040-1094) est le sixième fils de Godwin de Wessex, et le frère cadet d'Harold II d'Angleterre. En 1051, pour témoigner de sa loyauté, Godwin envoie Wulfnoth et Hakon (le fils de son fils aîné Sven) comme otages auprès d'Édouard le Confesseur. Godwin, exilé, revient l'année suivante à la tête d'une armée, et de nombreux soutiens d'Édouard fuient alors l'Angleterre, parmi lesquels l'archevêque de Cantorbéry Robert de Jumièges. C'est probablement à ce moment-là que Wulfnoth est remis à la garde du duc Guillaume de Normandie.

Lorsque celui-ci devient roi d'Angleterre, après la bataille d'Hastings et la mort de Harold (1066), il ne libère pas Wulfnoth, probablement pour éviter une révolte de partisans de la maison de Godwin. À sa mort, en 1087, il accorde une amnistie générale, mais si son fils et successeur sur le trône d'Angleterre Guillaume le Roux emmène Wulfnoth outre-Manche, il ne le libère pas pour autant. D'après Orderic Vital, Wulfnoth meurt captif à Salisbury, après avoir passé la majeure partie de sa vie en détention. Il est possible qu'il ait embrassé une carrière monastique.

Il est l'objet de l'une des épitaphes de Geoffroi de Cambrai[1] :

La noblesse de ses aïeux, ses manières simples,
Ses avis assurés et jugements honorables,
La force de son corps et le feu de son esprit,
Tout cela glorifie le comte Wulfnoth.
Exil, prison, ténèbres, enfermement, chaîne,
Reçoivent le garçon et abandonnent le vieillard.
Pris dans des liens humains, il les porta patiemment,
Lié encore plus étroitement au service de Dieu.
Au printemps, quand les Poissons étaient réchauffés par le soleil de février
Le neuvième jour sous Hermès fut le dernier pour lui.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frank Barlow, The Godwins: The Rise and Fall of a Noble Dynasty, Pearson Education,‎ 2003, 216 p. (ISBN 9780582784406, lire en ligne), p. 164-165